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Situation de Crise (Phase 3 de l’IPC) malgré le bon démarrage de la campagne agricole

  • Mise à jour du suivi à distance
  • République centrafricaine
  • Avril 2016
Situation de Crise (Phase 3 de l’IPC) malgré le bon démarrage de la campagne agricole

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  • Messages clé
  • Perspective Projetée À Septembre 2016
  • Messages clé
    • Selon le rapport d’Alerte Précoce et Surveillance de la Sécurité Alimentaire en mars 2016, la pluviométrie estimée au 20 mars 2016 est supérieure à celle de mars 2015 et la moyenne des trente dernières années. Cela favorise la poursuite des activités saisonnières telles que la préparation des terres et les semis générant des revenus agricoles qui sont, toutefois, inferieurs à la moyenne compte tenu de l’insécurité qui réduit l’offre de travaux agricoles. 

    • Malgré le début des pluies, la situation pastorale n’a pas connu une amélioration à cause du confinement des éleveurs dans des zones localisées suite à l’insécurité. L’offre du bétail a significativement baissé par rapport à 2012/2013 (période pré-crise) dû à des pertes et des vols et se traduit par des revenus inférieurs à la moyenne quinquennale. La majorité des éleveurs n’arrivent pas à vendre leurs produits à cause des entraves aux échanges commerciaux constituées par le conflit.

    • Selon les estimations d'OCHA de mars 2016, 421 300 personnes sont en déplacement à Bangui et dans les préfectures du Sud-Ouest, du Centre et du Nord-Ouest. La plupart des ménages dans ces zones font face à de faibles disponibilités alimentaires, un accès limité aux marchés et des structures sociales de base perturbées. L’insécurité alimentaire de Crise (Phase 3 de l’IPC) va persister avec des déficits de consommation dans ces zones jusqu’au moins en septembre 2016.

    ZONE

    ANOMALIES ACTUELLES

            ANOMALIES PROJETÉES

    National

     

     

    • Hausse significative des prix des produits alimentaires importés et du bétail
    • Des revenus inférieurs à la moyenne de la plupart des sources de revenu
    • Détérioration des moyens d’existence
    • Diminution des approvisionnements des marchés
    • Baisse atypique du niveau des stocks chez les ménages et sur le marché
    • Confinement des animaux dans des zones localisées à cause de la persistance du conflit
    • Des hausses des prix des denrées importés jusqu’à la fin de la période de soudure 
    • Des baisses des produits locaux suite à une faible demande locale
    • Poursuite des revenus inférieurs à la moyenne
    • Difficultés d’accès aux aliments suite à la baisse du pouvoir d’achat
    • Poursuite de la baisse des flux de céréales
    • Soudure plus marquée et plus précoce que d’habitude et recours précoce aux marchés

    Les déplacés, retournés et familles hôtes du Nord-Ouest, du Centre, et du Sud-Ouest

    • Baisse du nombre des personnes déplacées dans les familles d’accueil et dans des sites
    • Perte des moyens d’existence et du pouvoir d’achat de produits de consommation
    • Baisse significative de la disponibilité alimentaire en lien avec la baisse de production
    • Reprise timide des activités génératrices de revenu
    • Diminution d’approvisionnements des marchés situés dans les zones de conflits
    • Pauvre consommation alimentaire

    Perspective Projetée À Septembre 2016

    Avec la mise en place des nouvelles autorités du pays en avril, les conditions de sécurité civile semblent se stabiliser par rapport aux mois passés. Toutefois, des attaques de groupes armées et des incidents violents sont perpétués dans les zones de Bangui et dans les préfectures du Sud-Ouest, du Centre et du Nord-Ouest (ex. Ouham, Ouham Pendé, et Haut Mbomou). La persistance de l’insécurité continue à maintenir certains ménages en déplacements dans les camps de déplacés du pays et de réfugié en dehors du pays ou dans les familles d’accueil. Selon les estimations d'OCHA de mars 2016, le nombre total de personnes déplacées atteint 421 300 dont Bangui et la préfecture d’Ouham constituant les plus grandes concentrations. Toutefois, ce chiffre est en légère baisse de 10 pour cent comparé à décembre 2015, traduisant la volonté de la majorité des déplacés de retourner dans leurs villes d’origine (70 pour cent) ou d’être redéployer dans une autre région (28 pour cent) selon une enquête récente de l’OIM sur les intentions de retour en mars 2016.

    La saison hivernale a démarré normalement et selon le rapport d’Alerte précoce et Surveillance de la Sécurité Alimentaire en mars 2016, la pluviométrie estimée au 20 mars 2016 est supérieure à celle de mars 2015 et de la moyenne des trente dernières années. Cela favorise la poursuite des activités saisonnières telles que la préparation des terres et les semis générant ainsi des revenus qui doivent permettre aux ménages pauvres de maintenir leur accès aux denrées de base. Cependant, selon l’enquête CFSAM, le conflit a engendré une baisse de la production animale de 46 pour cent, la pêche de 40 pour cent, la production des deux principales cultures de rente à savoir le coton de 42 pourcent et celle du café de 28 pour cent par rapport aux niveaux d'avant la crise 2012/2013. La plupart des ménages affectés ont des sources de nourriture et de revenu limitées. Les autres activités génératrices de revenu telles que les travaux temporaires et le petit commerce se poursuivent en avril, mais procurent des revenus en dessous de la période d’avant crise 2012/2013 à cause de la faible demande en lien avec le faible pouvoir d’achat des ménages.

    Selon le rapport de la mission conjointe FAO/PAM d’évaluation des récoltes menée en novembre 2015, la production vivrière 2015/2016 est inférieure de 54 pour cent par rapport à la production de 2012/2013 (niveau pré-crise) mais se situe à 10 pourcent au-dessus de celle de 2014. Par conséquent, les stocks des ménages n’ont pas été reconstitués à leur niveau optimal, et les offres sur les marchés seront limitées tout au long de la période restante de consommation (avril-septembre). Cela se traduit par un amenuisement précoce des stocks alimentaires et une dépendance accrue des ménages sur les marchés pour leurs approvisionnements.  

    Malgré le démarrage relativement normal de la saison des pluies, le mouvement du bétail est toujours limité suite au confinement des éleveurs dans des zones localisées à cause de la persistance du conflit. Cela pourrait créer un surpâturage dans les zones habitées, ce qui risquerait d’impacter négativement sur l’embonpoint des animaux. L’offre de bétail en baisse par rapport à 2012/2013 s’est traduite par des revenus inférieurs à la moyenne quinquennale. Les prix ont aussi évolué à la hausse de 25 pourcent à Bangui entre la période d’avant-crise 2012/2013 et octobre 2015, mais la majorité des éleveurs n’arrivent pas à vendre leurs produits suite à la baisse de la demande locale liée au faible pouvoir d’achat des ménages et des difficultés d’accès aux marchés urbains.

    En dépit de l’appel lancé par le nouveau gouvernement pour la reprise normale des activités économiques et administratives, le commerce reste toujours perturber par la persistance du conflit. Les flux internes et transfrontaliers de produits alimentaires sont relativement faibles et les marchés sont toujours moins approvisionnés par rapport à la période d’avant crise 2012/2013.

    La situation sanitaire reste préoccupante avec les années d'instabilité et d'insécurité qui impactent négativement sur le système de santé en RCA selon le rapport de l’UNICEF sur la situation humanitaire de mars 2016 qui signale 131 cas de méningite dans le nord de la préfecture d'Ouham. Aussi, entre janvier et février, au total 4.259 enfants parmi les populations d'accueil, les sites de déplacés et les enclaves ont été admis pour le traitement de la malnutrition aiguë sévère (MAS). Cela augmente le risque de résurgence de certaines maladies et des taux élevés de malnutrition aigüe globale.

    Au regard de la persistance du conflit, des sources de nourriture et de revenu inférieures à la moyenne, la faible disponibilité alimentaire, et des difficultés d’accès aux denrées alimentaires par les ménages pauvres, la situation alimentaire et ses perspectives resteront précaires à Bangui et dans les régions du Nord-Ouest, du Sud, et du Centre-Ouest. L’insécurité alimentaire de Crise (Phase 3 de l’IPC) ainsi des déficits de consommation vont persister jusqu’au moins en septembre 2016.

    Dans le suivi à distance, un coordinateur travaille d’un bureau régional avoisinant. En comptant sur les partenaires pour les données, le coordinateur applique l’approche de développement des scenarios pour faire l’analyse et élaborer les rapports mensuels. Comme les données peuvent être moins disponibles que dans les pays avec des bureaux de FEWS NET, les rapports de suivi à distance peuvent montrer moins de détail. Pour en savoir plus sur le travail, clique ici.

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