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La situation de sécurité alimentaire est en phase de crise en RCA

  • Mise à jour du suivi à distance
  • République centrafricaine
  • Avril 2013
La situation de sécurité alimentaire est en phase de crise en RCA

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  • Messages clé
  • Préface
  • Perspective projetée à septembre 2013

  • Préface

    La chute du gouvernement et l'insécurité civile en cours en la République Centrafricaine (RCA) contribue à une évolution de l’insécurité alimentaire dans le pays. L’incertitude sur la dynamique de la situation continue à rendre difficile la tendance la plus probable de l’insécurité alimentaire dans le pays. Donc, l’analyse porte sur la continuation de la situation actuelle et sera actualisée au fur et à mesure que des nouvelles informations seront disponibles.

    Messages clé
    • Les analyses de la sécurité alimentaire aigüe du mois d’avril entrevoient une dégradation de la situation par rapport au premier trimestre de l’année à cause de faible disponibilité alimentaire, des difficultés d’approvisionnement des marchés et de la perturbation des structures sociales de base. Les ménages des régions du centre, du nord et de l’est resteront en Crise (Phase 3 de l’IPC) jusqu’aux prochaines récoltes en septembre. 

    • Les régions du sud et de l'ouest du pays ont eu en mars une augmentation de l'insécurité civile, des déplacements des ménages, des problèmes du pillage, et des hausses atypiques des prix alimentaires. Cependant, les récoltes en décembre dans ces zones  n'ont pas été perturbées par le conflit au même degré des régions du nord, du centre et de l'est.  Dans les régions du sud et de l'ouest, les ménages pauvres seront en Stress (IPC Phase 2) jusqu'à septembre. 

    ZONE

    ANOMALIES ACTUELLES

    ANOMALIES PROJETÉES

    National

     

     

    Zones traversées par la crise depuis décembre (Bamingui, Kemo, Haut Mbomou, MBomou, Basse Kotto, Ouaka et Vakagua)

    • L’approvisionnement des marchés est faible par rapport à une année typique et on observe une hausse généralisée des prix des denrées alimentaires  de base (manioc et céréales sèches) comparé à l'année dernière à la même période.

     

    • La préparation des terres pour entamer la prochaine campagne n'a pas encore commencé. Cependant il commence au début de mars pendant une année normale.
    • Le niveau d’approvisionnement restera faible par rapport à la tendance saisonnière et les prix des denrées alimentaires poursuivront leur hausse jusqu’à la fin de la période de soudure en septembre.

     

    • La relance de la prochaine campagne agricole se fera avec retard voir même hypothétique dans ces zones. Ceci pourrait rendre les récoltes inferieures à la normale en septembre.

    Perspective projetée à septembre 2013

    Entre décembre 2012 et mars 2013, la République centrafricaine a connu des combats opposant la coalition « SELEKA » et Forces armées centrafricaines « FACA » qui ont fini par la prise du pouvoir par la SELEKA en mars 2013. Dans certaines régions, les récoltes de la saison dernière ont été retardées dû aux conditions humides et donc les ménages récoltaient toujours au moment où l’insécurité civile s'est intensifiée en mi-décembre. Beaucoup des ménages ont fui leurs fermes et/ou ont souffert des dégâts ou des vols aux cultures pas encore récoltées. Par conséquent, les niveaux de stocks alimentaires dans ces zones ont épuisé plus tôt que d'habitude. En outre, plus de 175 000 personnes se sont  déplacées à l’intérieur du pays et plus de 29 000 ont trouvé refuge dans les pays voisins (Tchad, RDC, Cameroun et Sud Soudan) à cause de l'insécurité civile selon l'organisation onusienne OCHA.

    L'insécurité persistante entrave les efforts humanitaires et l'acheminement de l'aide aux populations déplacées dans les zones traversées par l'insécurité civile depuis décembre 2012 (Bamingui, Kemo, Haut Mbomou, MBomou, Basse Kotto, Ouaka et Vakagua). En outre, de nombreuses organisations humanitaires ont connu des pillages importants de leurs entrepôts, ceci pourrait ralentir par conséquent le redémarrage des programmes humanitaires.

    Les sources de revenus qui permettent aux ménages pauvres et très pauvres d’accéder à la nourriture sont aujourd’hui très peu diversifiées par rapport à une année normale dans les zones affectées par le conflit au cours de ces derniers mois. Actuellement, les principales sources de revenus qui leur permettent de se procurer de l’argent ne se limitent qu’aux travaux temporaires auprès des commerçants et quelques nantis à un niveau au-dessous de la moyenne. Pendant une année normale, les ventes du coton constituent une source importante de revenu pour les ménages dans les régions du nord mais ces ménages n'ont pas pu vendre leur production de coton à cause de l'insécurité civile.

    Les flux internes de produits alimentaires sont relativement faibles et les marchés sont toujours moins approvisionnés par rapport à une année normale en cette période à cause de la précarité de la situation sécuritaire et de la faible disponibilité des denrées alimentaires, qui a son tour, est causée par la non effectivité des récoltes dans les régions du nord, de l’est et du centre, greniers du pays. Selon l'évaluation conjointe en février 2013, le coût d'un panier de produits alimentaires en février 2013 a augmenté de 10 à 40 pour cent par rapport à l'année dernière, selon la région du pays. Par conséquent l’accessibilité physique et économique des denrées alimentaires par les ménages pauvres devient de plus en plus difficile.

    Le défi majeur demeure au niveau de la relance des activités agricoles pour la prochaine campagne agricole. Ces activités doivent commencer au début de mars avec la préparation des terres et qui, jusqu’à l à n’ont pas encore commencé à cause des effets de la crise qui ont fait perdre aux populations les semences et autres intrants  dans les régions du nord, de l’est et du centre. Au regard du contexte actuel, le lancement de la campagne agricole dans ces régions serait hypothétique. Cependant, dans les régions du sud et de l’ouest du pays moins affectées par le conflit, la campagne agricole a normalement débuté avec la préparation des terres en mars.

    La situation alimentaire reste toujours difficile dans plusieurs localités. Elle se caractérise par un accroissement relatif de la demande pour les denrées alimentaires à cause de l’épuisement des réserves alimentaires des populations plus tôt que normal, un ralentissement dans l’approvisionnement des marchés et une hausse continue et sensible des prix des denrées alimentaires. Tous ces indicateurs se conjuguent avec la baisse du pouvoir d’achat des populations et rendent la situation alimentaire précaire. Dans les régions du nord, du centre et de l’est, les ménages sont actuellement en Crise (Phase 3 de l’IPC) et ils y resteront jusqu’aux prochaines récoltes. Par contre, les ménages des régions du sud et de l’ouest moins touchées par la crise resteront en Stress (Phase 2 de l'IPC) toute la période de soudure à cause de l’instabilité liée à l’accès à l’alimentation et de l’entrave sécuritaire ne permettant pas l’utilisation efficace des avoirs relatifs aux moyens d’existence.

    A partir de septembre, grâce aux produits de récolte qui amélioreront la disponibilité alimentaire dans les régions du sud et de l’ouest et au revenu issu du salariat agricole pendant les récoltes qui renforcera les capacités d’achat, les ménages pauvres seront capable de subvenir à leurs besoins alimentaires et non alimentaires de base et  seront par conséquent en l'insécurité alimentaire Minime (Phase 1 de l'IPC). Cependant, dans les zones du nord et du centre-est ayant connu la retard dans le lancement de la campagne agricole et la timidité dans les interventions des acteurs humanitaires dans ces zone, les ménages pourront subvenir à leurs besoins alimentaire de base, mais seront incapables de s’engager dans les dépenses alimentaires non-essentielles et seront en Stress (Phase 2 de l'IPC) en septembre.

    Figures Calendrier saisonnier pour une année typique

    Figure 1

    Calendrier saisonnier pour une année typique

    Source: FEWS NET

    Dans le suivi à distance, un coordinateur travaille d’un bureau régional avoisinant. En comptant sur les partenaires pour les données, le coordinateur applique l’approche de développement des scenarios pour faire l’analyse et élaborer les rapports mensuels. Comme les données peuvent être moins disponibles que dans les pays avec des bureaux de FEWS NET, les rapports de suivi à distance peuvent montrer moins de détail. Pour en savoir plus sur le travail, clique ici.

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