Skip to main content

Les premières récoltes sont en cours, mais l'est et le sud-est font face à la Crise (Phase 3 de l’IPC)

  • Mise à jour du suivi à distance
  • République centrafricaine
  • Août 2019
Les premières récoltes sont en cours, mais l'est et le sud-est font face à la Crise (Phase 3 de l’IPC)

Télécharger le rapport

  • Messages clé
  • PERSPECTIVE PROJETÉE À JANVIER 2020
  • Messages clé
    • La petite récolte est en cours et la récolte principale débutera en octobre, ce qui améliorera la disponibilité de la nourriture. Cependant, les fortes précipitations en cours et l'insécurité restreignent l'acheminement de l'aide alimentaire et perturbent le fonctionnement du marché. La phase de Crise (Phase 3 de l'IPC) sont attendus dans l'est et le sud-est, bien que d'autres zones soient en train de s'améliorer à la phase Stress (Phase 2 de l'IPC) ou Minimale (Phase 1 de l'IPC).

    • En juillet, l'acheminement de l'aide humanitaire n'était pas important dans Haut-Kotto, Basse-Kotto, Mbomou et Haut-Mbomou. Seuls 11 pour cent de la population du Haut-Mbomou ont reçu une assistance et aucune donnée n'est disponible sur les autres préfectures. Les fortes pluies jusqu'en octobre, combiné à l'insécurité, devraient continuer à limiter l'acheminement. La plupart des ménages ont probablement des déficits de consommation alimentaire indicatifs de la phase de Crise (Phase 3 de l'IPC), mais l'accès à des récoltes limitées et à des aliments sauvages devrait prévenir des résultats pires.

    ZONEANOMALIES ACTUELLESANOMALIES PROJETÉES

    Nationale

    Selon une mise à jour de juillet de la PAM et la Commission des Mouvements de Population, la population actuelle de PDI est de 581 000 personnes. La dernière mise à jour de l'OIM, en juin, faisait état d'une population de PDI de 464 000 personnes. Il existe probablement une différence entre les méthodologies de suivi des déplacements, car les rapports de terrain n'indiquent pas une augmentation rapide de nouveaux déplacements de juin à juillet.

    La tendance au retour de déplacés internes dans leurs localités d’origine et des réfugiés dans les pays voisins devrait se poursuivre. Au Cameroun voisin, plus de 5 700 Centrafricains ont été enregistrés en date du 31 juillet comme volontaires pour le retour, selon UNHCR.

    Nationale

    Les prix des denrées de base ont augmenté en août comparativement à l’année passée à la même période en raison des ruptures dans l’approvisionnement des marchés lié à la dégradation des routes et aux raquettes que subissent les transporteurs.

    La disponibilité de nouvelles récoltes, tout en réduisant la demande des ménages, va renforcer l’offre sur les marchés et contribuer à la baisse saisonnière des prix. Toutefois, dans les zones difficiles d’accès les prix resteront encore élevés jusqu’à la fin des pluies. 

    Les préfectures de l’Est et du Sud-Est

    Ces préfectures enregistrent en août 40 pour cent du total des PDI. L’accès humanitaire et aux marchés est difficile en raison du mauvais état des routes pendant la saison de pluies et de l’insécurité précaire. En juillet, 11 pour cent seulement de la population de Haut-Mbomou ont bénéficié d'une aide alimentaire. Les données ne sont pas disponibles pour les préfectures restantes.

    Sur la base du nombre de bénéficiaires atteint en juillet, l'aide alimentaire devrait atteindre moins de 25 pour cent de la population en août et septembre. Les informations sur l'assistance planifiée d'octobre à janvier n'ont pas encore disponibles. Bien que les ménages aient accès à des récoltes limitées et à des aliments sauvages, des déficits alimentaires sont à prévoir.

     


    PERSPECTIVE PROJETÉE À JANVIER 2020

    Après le retard de l’installation de la saison des pluies, les précipitations normales à fortes depuis juin ont augmenté les cumuls saisonniers pour atteindre une moyenne supérieure à la moyenne dans la majeure partie de la RCA (Figure 1). Dans l’est et dans certaines régions de l’ouest, comme Paoua, des pluies persistantes et abondantes ont provoqué des inondations en août, perturbant de manière négative l’accès routier et le fonctionnement du marché. Fin août, une grande partie de l’ouest était confrontée à un excès de pluie modéré à élevé et à un risque d’inondation associé, particulier Haute-Kotto, Vakaga, Bamingui-Bangoran et Ouham (Figure 2). Par contre, des déficits modérés de pluviométrie persistent dans les préfectures de Bangui, Kemo et Ombella-Mpoko, mais les quantités de pluie sont satisfaisante pour soutenir le développement des cultures.  Pendant le reste de la saison des pluies sur la période septembre-octobre, les précipitations devraient être supérieures à la moyenne à l’est et normales à l’ouest (ACMAD, aout 2019).

    Les perspectives de la production agricole restent favorables et il est probable que la production de 2019 sera supérieure à la moyenne des cinq dernières années, mais inférieure à la normale avant la crise en 2013. La superficie cultivée est supposée avoir augmentée compte tenu l’amélioration relative de la sécurité et l’accès des ménages aux champs. Les retours de déplacés internes et externes dans leurs localités d’origine ont aussi contribué à l’augmentation de la superficie plantée. En outre, de nombreux ménages ont reçu des distributions gratuites de semences et d’autre intrants du gouvernement ou de partenaires humanitaires. Le gouvernement et ses partenaires ont fourni des semences à environ 135 000 producteurs , mais cette dotation est intervenue un peu tard en juin et juillet pour la plantation dans certaines zones. Bien que la production devrait globalement être supérieure, la production locale dans les préfectures de Haute-Kotto et Haut-Mbomou devrait être inférieure à la moyenne quinquennale. Dans ces préfectures, les PDI représentent respectivement 90 et 60 pour cent de la population, et leur accès aux champs est toujours limité en raison de l’insécurité.

    Le début de la petite récolte a commencé en juillet au sud et en août au nord. Les ménages ont accès à leurs propres cultures ou achètent ces aliments sur les marchés, notamment du maïs, arachide, légumes verts et les produits de cueillette comme champignons, chenilles, et igname sauvage. Toutefois, les prix des denrées de base restent élevés dans les centres urbains, en raison des coûts de transport élevés et des difficultés de séchage des cultures comme le manioc pendant la saison des pluies, ainsi que des taxes illicites imposés sur les axes routiers. Par ailleurs, une maladie de cultures touche le manioc dans la préfecture de Kemo et environnant, principale zone de ravitaillement pour la ville de Bangui. Par rapport au mois d’aout 2018, le prix du maïs enregistre des hausses moyennes de 22 pour cent sur les marchés de Bangui et Bambari et 50 pour cent sur les marchés de Bangassou et Bria. La hausse du prix du manioc atteint 70 pour cent sur ces différents marchés.

    La disponibilité de la petite récolte entraîne progressivement des améliorations de la sécurité alimentaire. De nombreux PDI et ménages hôtes, qui ont aussi accès un peu d’aide alimentaire humanitaire, sont en la phase Stress (Phase 2 de l’IPC). La récolte principale en octobre, y compris les récoltes de mil et de sorgho dans le nord, entraînera une amélioration plus généralisée de la disponibilité et de l’accès à la nourriture, même dans les centres urbains. Certaines zones peuvent même s’améliorer a Minimale (phase 1 de l’IPC), mais les communautés d’accueil avec une présence élevée de PDI et des sites de PDI risquent de rester en la phase Stress (IPC Phase 2), en particulier à Nana-Gribizi, Ouaka, Ouham. L'augmentation de l'insécurité pendant la saison sèche peut avoir des effets négatifs sur d'autres zones, lorsque des conflits communautaires et des déplacements de population liés aux mouvements de transhumance sont probables, en particulier le long des passages.

    Dans les préfectures de Haute-Kotto, Basse-Kotto, Mbomou, et Haute-Mbomou – où l’insécurité et les conflits limitent les activités agricoles et provoquent des pénuries dans l’approvisionnement des marchés et des prix élevés des denrées de base – les PDI et des ménages hôtes continuent à faire face aux déficits de consommation alimentaire. En raison du mauvais état des routes et des incidents sécuritaires plus fréquents, l’aide alimentaire fournie n’est pas régulière. En juillet, le PAM a pu acheminer des vivres à partir de l’Ouganda afin d’apporter des rations de 20 jours à environ 7 600 bénéficiaires dans la zone de Obo, représentant environ 11 pour cent de la population de la préfecture de Haut-Mbomou. Bien que les ménages récoltent certaines cultures pour la consommation, la phase Crise (Phase 3 de l’IPC) restera probablement jusqu’en janvier.

    Figures Map of precipitation anomalies. Cumulative rainfall is average to above average since June across most of CAR. However, moder

    Figure 1

    Figure 1

    Source: FEWS NET/USGS

    Carte des précipitations excédentaires du basin. Fin août, une grande partie de l’ouest était confrontée à un excès de pluie

    Figure 2

    Figure 2

    Source: FEWS NET/USGS

    Central African Republique Seasonal Calendar
Saison des pluies : avril à octobre dans le sud et juillet à septembre dans le

    Figure 3

    Figure 1

    Source: FEWS NET

    Dans le suivi à distance, un coordinateur travaille d’un bureau régional avoisinant. En comptant sur les partenaires pour les données, le coordinateur applique l’approche de développement des scenarios pour faire l’analyse et élaborer les rapports mensuels. Comme les données peuvent être moins disponibles que dans les pays avec des bureaux de FEWS NET, les rapports de suivi à distance peuvent montrer moins de détail. Pour en savoir plus sur le travail, clique ici.

    Get the latest food security updates in your inbox Sign up for emails

    The information provided on this Website is not official U.S. Government information and does not represent the views or positions of the U.S. Agency for International Development or the U.S. Government.

    Jump back to top