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La violence renouvelée restreint l'accès des ménages aux sources de nourriture à Vakaga

  • Mise à jour des messages clés
  • République centrafricaine
  • Septembre 2019
La violence renouvelée restreint l'accès des ménages aux sources de nourriture à Vakaga

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    • Les deux derniers mois ont enregistré un regain de violence entre groupes armés, notamment Obo dans le Haut-Mbomou, Kaga-Bandoro dans la Nana-Gribizi, Bakouma dans le Mbomou, Zangba et Mingala dans la Basse-Kotto, et Birao dans la Vakaga. Cela a perturbé les activités de subsistance dans ces zones et rend difficile l’accès des ménages pauvres aux sources de nourriture. À Birao, les violences ont entrainé 38 morts et plus de 19 000 déplacées. De nombreux ménages à Birao n’ont pas accéder à leurs champs avant les grandes récoltes de mil et de sorgho et l’accès aux produits de cueillette et de chasse reste aussi limité. Par ailleurs, en raison de des hostilités la frontière avec le Soudan, adjacente à la Vakaga et à la Haute-Kotto, a été fermée en septembre et pourrait réduire les échanges. En conséquence, l’insécurité alimentaire s’est intensifiée dans les zones touchées par le conflit, qui sont déjà en la phase Crise (Phase 3 de l’IPC).

    • Bien que les récoltes nationales devraient toujours être supérieure à la moyenne quinquennale récente, les déficits de précipitations dans l’ouest de la RCA ont entraîné des récoltes faibles pour la première saison par rapport à la normale. Toutefois les récoltes en cours de la seconde saison ont bénéficié d’une pluviométrie favorable. En général, les disponibilités alimentaires d’octobre à mars seront meilleures que l’année dernière dans les préfectures du Centre et de l’Ouest. Comme mentionné ci-dessus, certains ménages dans les préfectures touchées par le conflit dans l’Est peuvent être incapables d’accéder à leurs récoltes et de les consommer. L’augmentation de l’offre alimentaire nationale a déjà entraîné une baisse des prix sur les marchés comparativement à septembre 2018. Sur les marchés de Bambari, par exemple, le prix de la patate a baissé de 40 pour cent en septembre par rapport à l’année écoulée.

    • Malgré l’augmentation de la disponibilité et de l’accès aux denrées alimentaires dans la plupart des préfectures, les prix de la nourriture restent élevés dans l’Est en raison du conflit, le mauvais accès aux routes et les perturbations des activités de récolte. Sur le marché d’Obo à Mbomou, la cuvette de manioc coûte six fois plus cher que dans les marchés de l’Ouest en septembre. Les prix élevés des denrées alimentaires, l’accès réduit aux les récoltes et les activités de moyens de subsistance et l’accès irrégulier à l’assistance alimentaire continuent d’entrainer en la phase Crise (Phase 3 de l’IPC). En juillet et août, l’assistance alimentaire a touché seulement environ 10 pour cent de la population dans les préfectures de Mbomou et de Haut-Mbomou ; les données ne sont pas disponibles pour d’autres préfectures.

    Cette mise à jour des des messages clés présente une analyse succincte des conditions actuelles d'insécurité alimentaire aiguë et de toute évolution de la dernière projection de FEWS NET concernant les résultats de l'insécurité alimentaire aiguë dans la géographie spécifiée. Pour en savoir plus sur le travail, cliquez ici.

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