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Les ménages pauvres font face à une forte inflation des denrées alimentaires en cette période de soudure

  • Mise à jour des messages clés
  • République centrafricaine
  • Mai 2022
Les ménages pauvres font face à une forte inflation des denrées alimentaires en cette période de soudure

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    • Les prix des aliments de base principalement importés (riz, haricot blanc, huile végétale, farine de blé, et poissons) continuent d’augmenter et demeurent supérieurs à ceux de l’année dernière a la même période sur l’ensemble des marchés. Les principaux facteurs qui occasionne l’inflation des prix sont : les restrictions de ventes de produits céréaliers et d’huile de la part Cameroun et les impacts de la crise en Ukraine des couts élevés des cours mondiaux des matières premières agricoles et des hydrocarbures.

    • Les approvisionnements en produits alimentaires de base sur les marchés sont faibles dans les zones sous occupation armée. Les menaces croissantes d'engins explosifs sur les axes routiers perturbent les chaines d'approvisionnement avec des répercussions sur la disponibilité et probablement sur les prix des produits. L’accès et le fonctionnement des marchés sont moyens dans les zones moins touchées par les conflits (comme Dimbi et Bangui).

    • Les activités génératrices de revenus et les stratégies de moyens d’existence des populations dans les zones où la situation sécuritaire est encore instable sont gravement perturbées compte tenu de la persistance des tensions et des exactions. Selon la Commission Mouvement de Populations, en avril 2022 le nombre total des personnes déplacées internes (PDIs) dans le pays était estimé à 658 265, soit une augmentation de 8 471 (1.38%) par rapport au mois précédent, avec les plus fortes concentrations dans les préfectures de Ouham–Pende, Ouham, Nana-Gribizi, Ouaka, Basse-Kotto, et Haute-Kotto. Les nouvelles vagues de déplacements sont principalement dues aux affrontements armés et aux incursions, notamment dans les couloirs de transhumance de l’Ombella-M’Poko et l’Ouham-Pendé, Mboumou, et la Bamingui-Bangoran.

    • Même avec d’un cumul pluviométrique saisonnier supérieur à la moyenne en mai (PAM-VAM, CHIRPS/UCSB), les conflits et les problèmes d'insécurité, notamment en Ouham et Ouham-Pendé, Ouaka, le Mboumou, et l’Ombella-M’Poko, ont fortement réduit les superficies agricoles emblavées au cours de la présente campagne agricole par rapport à l’année dernière. L’insécurité alimentaire reste très préoccupante étant donné l’accès considérablement limité des ménages aux champs pour les activités agricoles et les opportunités d’ouvrières, réduisant leur accessibilité à la nourriture ainsi que leurs moyens de subsistance.

    • La hausse des prix et la faiblesse de l'offre dans les zones touchées par le conflit limitent l'accessibilité alimentaire. Les ménages pauvres et très pauvres des préfectures du sud-est et les déplacés internes des préfectures du nord-ouest, du nord-est et du centre sont actuellement confrontés à une insécurité alimentaire de Crise (Phase 3 de l'IPC) jusqu'aux récoltes de septembre 2022. Les zones moins affectées par les conflits vivent une insécurité alimentaire aiguë Minimale (Phase 1 de l’IPC) ou Stress (Phase 2 de l’IPC).

    Cette mise à jour des des messages clés présente une analyse succincte des conditions actuelles d'insécurité alimentaire aiguë et de toute évolution de la dernière projection de FEWS NET concernant les résultats de l'insécurité alimentaire aiguë dans la géographie spécifiée. Pour en savoir plus sur le travail, cliquez ici.

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