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Le coût du panier alimentaire journalier double dans la capitale

  • Mise à jour des messages clés
  • République centrafricaine
  • Mai 2020
Le coût du panier alimentaire journalier double dans la capitale

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  • Messages clé
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    • En mai, les ménages pauvres des préfectures de forte présence de PDI ont du mal à répondre à leurs besoins alimentaires minimaux pendant la période de soudure, bien qu’une assistance alimentaire irrégulière puisse contribuer à réduire les déficits de consommation. Les autres populations qui ont des déficits comprennent les ménages pauvres où les groupes armés sont actifs et les ménages dépendant des revenus journaliers dans les centres urbains. La Crise (Phase 3 de l’IPC) persiste dans certaines préfectures de l’est et du nord, tandis qu’un nombre plus élevé de ménages sont probablement en Crise (Phase 3 de l’IPC) à Bangui et Bambari. Dans l’ouest, le centre et le sud, où les ménages ont meilleur accès aux aliments sauvages et la production agricole 2019/20 était supérieure à la moyenne, la hausse des prix des denrées de base expose les ménages pauvres à l’insécurité alimentaire aigue Stress (Phase 2 de l’IPC).

    • Au 28 mai, le ministère de la santé a confirmé 755 cas de COVID-19, dont 731 sont actifs. Cette augmentation rapide est surtout liée aux cas importés par voie terrestre à partir du Cameroun selon les communiqués de presse du dit ministère. Pour éviter cela, les autorités ont durci les mesures restrictives en interdisant le transport de passagers sur le principal axe entre Bangui et la frontière avec le Cameroun. Selon des informateurs clés, REACH, et des données de la Douane Centrafricaine, cela renforce davantage le ralentissement de flux entrants de denrées alimentaires et affecte négativement l’approvisionnement des marchés de la capitale et les préfectures du pays. Les restrictions à la distanciation sociale ont entravé les activités de moyens de subsistance du secteur informel, bien que le transport de taxi-moto et la main-d’œuvre dans la maçonnerie se poursuive et qu’il existe une demande pour la confection et commercialisation de masques de protection.

    • Dans le nord, l’insécurité continue de perturber le fonctionnement normal des marchés et l’accès des ménages à leurs champs, en particulier dans les zones de Batangafo, Birao, Bria, Kaga-bandoro et Ndélé. En fin avril, par exemple, les affrontements meurtriers entre deux groupes armés dans la ville de Ndélé ont entrainé plus de 9 000 déplacées vivant sur le site de la MINUSCA. Des tensions ont entrainé des restrictions de mouvement des organisations humanitaires et des contraintes dans la fourniture de l’assistance. Néanmoins, au cours du mois d’avril, 3 680 personnes ont reçu une assistance en vivres dans les localités de Mouka et Ouadda (préfecture de Haut-Kotto), 4 474 personnes à Kouango dans la préfecture de Ouaka et plus de 10 000 personnes dans la préfecture de Vakaga (OCHA, avril 2020).

    • La baisse de l’offre sur les marchés et les pratiques spéculatives entraînent des prix plus élevés des denrées de base à travers le pays, mais en particulier dans les centres urbains de Bangui et de Bambari. Dans l’ensemble du pays, le prix moyen d’une cuvette de maïs, de manioc et de sorgho enregistre en mai des hausses d’environ 50 pour cent par rapport à mai 2019. Le prix moyen de la cuvette de riz importé a augmenté autour de 76 pour cent. Par rapport au mois de mars avant la pandémie, les hausses de prix à court terme sont en moyenne de 11 pour cent pour le maïs, 17 pour cent pour le manioc, 50 pour cent pour le sorgho, 20 pour cent pour l’huile et 70 pour cent pour le riz importé. L’insécurité contribue aussi à une hausse atypique des prix dans la préfecture de Bamingui-Bangoran où les prix ont doublé sur le marché de Ndélé par rapport à l’année passée. Par contre, dans la préfecture de Haute-Mbomou, les prix des denrées de base ont baissé de 25 à 50 pour cent par rapport à mai 2019 en raison de le calme relatif et de l’assistance alimentaire réalisée.

    • La hausse des prix réduit considérablement le pouvoir d’achat des ménages, avec des effets négatifs sur l’accès des ménages à la nourriture. À Bangui, par exemple, selon les informateurs clés, le coût du panier alimentaire pour les repas journaliers d’un ménage de quatre personnes a doublé pour atteindre environ USD 4 contre environ USD 2 avant le début la pandémie. Bien que les ménages pauvres s’approvisionnent en nourriture dans leurs jardins, en particulier dans les zones périurbaines, beaucoup sont contraints de diminuer la taille des portions et le nombre de repas pris par jour. En milieu rural, les ménages pauvres ont plus recours aux produits de cueillette (mangues, igname sauvage et patate sauvage) et de la faune comme source alimentaire alternative pour répondre à leurs besoins minimums en calories.

    Cette mise à jour des des messages clés présente une analyse succincte des conditions actuelles d'insécurité alimentaire aiguë et de toute évolution de la dernière projection de FEWS NET concernant les résultats de l'insécurité alimentaire aiguë dans la géographie spécifiée. Pour en savoir plus sur le travail, cliquez ici.

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