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Hausse atypique des prix des denrées alimentaires pendant cette période de soudure

  • Perspectives sur la sécurité alimentaire
  • Niger
  • Juin 2017 - Janvier 2018
Hausse atypique des prix des denrées alimentaires pendant cette période de soudure

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  • CONTEXTE NATIONALE
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    • La campagne agricole d’hivernage a démarré dans la majeure partie de la zone agricole et agropastorale du pays avec des activités agricoles dominées par les semis qui couvrent plus de 78 pour cent des villages agricoles. Comme d’habitude, c’est une saison d’opportunités d’activités de moyens d’existence pour les ménages pauvres qui gagnent des revenus moyens leur permettant de maintenir des conditions de sécurité alimentaire favorables et de rester en l’insécurité alimentaire aiguë Minimale (Phase 1 de l’IPC) jusqu’au moins janvier 2018 dans les zones agricoles.

    • La saison est toutefois caractérisée par une installation très timide des pluies en zones pastorales affectées, du coup, par une période soudure plus longue. Cette situation occasionne des dépenses financières additionnelles pour l’entretien des animaux dont l’embonpoint et les prix ne favorisent pas l’accès alimentaire des ménages pauvres. A la faveur d’une installation définitive des pluies en fin juillet, l’insécurité alimentaire actuelle en Stress (Phase 2 de l’IPC) pourrait s’améliorer et évoluer en insécurité alimentaire Minimale (Phase 1 de l’IPC) à partir d’aout pour la plupart des ménages dans la zone pastorale.

    • L’offre de céréales sur la plupart des marchés est faible en juin à cause de la faiblesse des flux du Nigeria consécutive à la poursuite des mesures restrictives et la hausse des prix sur les marchés sources du Nigéria. La demande est la tendance saisonnière normale d’augmentation occasionnée par les besoins en semences pour les cultures pluviales, les besoins liés au Jeun du Ramadan et ceux liés à la reconstitution des stocks par les éleveurs de retour de la transhumance. Cela s’est traduit par des hausses de prix significatives de plus de 25 pourcent par rapport à la moyenne quinquennale sur certains marchés comme ceux de Maradi, Zinder et Agadez.   

    • Suite à la persistance de la crise sécuritaire qui perturbe le fonctionnement normal des marchés et les principaux moyens de subsistance tels que la pêche et la vente de poivron et de bétail, l’insécurité alimentaire aiguë de Crise (Phase 3 de l’IPC) va être observée dans la région de Diffa jusqu’au moins janvier 2018. L’assistance humanitaire doit se poursuivre pour éviter davantage de déficits de consommation alimentaires chez les ménages pauvres particulièrement dans les zones inaccessibles à l’aide humanitaire.


    CONTEXTE NATIONALE
    Situation actuelle

    La situation actuelle du pays est marquée par une saison agricole d’hivernage en installation progressive normale avec des pluies dont les premières ont été enregistrées depuis le mois d’avril/mai 2017. Le cumul pluviométrique saisonnier, estimé au 20 juin 2017, est excédentaire sur 62 pourcent des postes suivis comparativement à 2016. Les données de la pluviométrie estimée par satellite (RFE) décadaire du 1er avril au 10 juin montrent aussi des pluies moyennes à excédentaires dans la plupart du pays par rapport à la moyenne estimée sur dix ans (Figure 1).

    A la faveur des précipitations enregistrées, sur les 12 384 villages agricoles suivis par la direction des statistiques, 9 605 villages ont effectué les semis de mil au 20 juin 2017, soit 78 pourcent contre 68 pourcent en 2016 à la même période. Les taux de couverture en semis les plus importants, soit plus de 90 pourcent sont réalisés dans les régions de Tillabéry et Dosso, suivis par les régions de Tahoua et Maradi avec plus de de 80 pour cent dans. Dans toutes les régions, les taux de couverture des semis au 20 juin 2017 sont supérieurs à ceux de l’année passée à la même période.  

    La saison n’a pas significativement démarré en zones pastorales. Les quelques pluies enregistrées en zone pastorale ont permis une germination localisée des herbacées dont le stade dominant varie de la germination à la levée et qui constituent des zones de pâture pour les petits ruminants selon les analyses de la direction du développement pastoral. Globalement, l’alimentation du bétail en zone pastorale est principalement composée de pâturage naturel (paille de brousse, herbacées pérennes et ligneux fourragers en régénération). L’abreuvement des animaux s’effectue en grande partie au niveau des points d’eau souterrains (puits cimentés, forages) en zones pastorales. Aussi, quelques points d’eau de surface (mares permanentes et semi permanentes) en zone pastorale et agropastorales formés suite aux précipitations enregistrées servent de lieux d’abreuvement.

    Suite à l’installation encore timide de la saison des pluies en zones pastorales, on observe de fortes concentrations d'animaux dans les zones agricoles et agropastorales car les conditions alimentaires du bétail sont encore médiocres dans la zone pastorale où les disponibilités en pâturages et en eaux restent quasi nulles. La soudure pastorale est démarrée précocement cette année et sa prolongation baisse les revenus des ménages pauvres pastoraux dus aux coûts élevés pour entretenir le bétail.

    En ce qui concerne les marchés, les circuits commerciaux entre le Nigeria et les zones structurellement déficitaires du Niger sont moins actifs cette année contrairement à une année moyenne à cause des mesures restrictives au Nigéria, la situation sécuritaire sur certains circuits au nord Nigéria, la dépréciation continue du naira et le manque d’incitation à transférer les céréales locales vers le Niger en lien avec la hausse des prix sur les marchés sources du Nigéria. Toutefois, les importations à partir du Benin, Togo, Ghana et Burkina Faso se poursuivent normalement et approvisionnent régulièrement les marchés de Niamey, Dosso et Tillabéry. Aussi, les opérations de vente à prix modéré de céréale par l’Etat se poursuivent au niveau national.

    En outre, la demande sur les marchés reste forte à cause de l’avènement du ramadan en juin, les besoins pour les semences et la reconstitution des stocks par les éleveurs de retour de la transhumance. Toutefois, la demande est plus forte pour le mil qui est la principale céréale consommée au Niger. Cette situation est évidente quand on regarde la différence observée sur les marchés qui affichent des prix plus élevés pour le mil local par rapport aux autres céréales locales. Les prix sont restés globalement stable entre avril et mai mais à des niveaux élevés. La plus importante hausse de 27 pourcent a été observée sur le marché d’Agadez due à la forte demande. Comparés à mai 2016 les prix affichent des niveaux atypiques beaucoup plus élevés pour le mil de 60 pourcent à Zinder et 54 pourcent à Agadez, et pour le sorgho de 61 pourcent à Zinder et 53 pourcent à Maradi en raison de la baisse des offres sur ces marchés. Comparés à la moyenne quinquennale, des hausses significatives ont été enregistrées de 31 pourcent pour le mil à Maradi et pour le sorgho de 30 pourcent à Zinder et 34 pourcent pour à Maradi.

    Les prix du bétail demeurent inférieurs aux normes saisonnières en raison de la dépréciation continue du naira qui ne favorise pas l’exportation du bétail vers le Nigéria (plus grande destination) et des coûts élevés pour entretenir le bétail. Du coup, les termes de l’échange bouc/mil et bovin/mil restent globalement en dessous de leurs valeurs moyennes sur cinq ans de 10 à 30 pourcent à Maradi, Sabon Machi (Maradi), Soubdou (Zinder), Tanout (Zinder) et Abalak (Tahoua).

    La situation sécuritaire connait un nouveau développement dans le pays avec les attaques répétées enregistrées dans les régions de Tillabéry et Tahoua depuis le début de cette année. Cette situation va impacter négativement la sécurité alimentaire des populations suite à la déclaration de l’état d’urgence dans ces deux (2) régions de Tahoua et Tillabéry en plus de Diffa ou des mesures de restrictions des mouvements des personnes et des biens sont en vigueur. Dans la région de Diffa, cette crise sécuritaire dure depuis 2015 à cause du conflit Boko Haram et maintient encore environ 250 000 personnes en déplacement qui se répartissent entre déplacés internes (majoritaire), réfugiés et retournés. Par ailleurs, 50 000 réfugiés maliens sont toujours logés dans les camps de réfugiés à Ayorou, Ouallam et Filingué (Tillabéry) et d’autres sont présents dans la région de Tahoua.

    Avec le début d’installation de la campagne agricole en juin, les migrants seront de retour avec pour corollaire une diminution typique des transferts qui ont soutenu l’accès aux céréales pendant une bonne partie de la période de consommation pour les ménages pauvres fortement liés aux stratégies migratoires comme moyen d’existence. Au même moment, les activités agricoles en cours favorisent la préparation des champs et la réalisation des semis qui procurent des opportunités de revenus normaux à supérieurs de varient de 2 000 FCFA à 3 5000 FCFA contre 1 500 à 2 000 FCFA en moyenne pour les ménages pauvres. Les autres stratégies de moyens d’existence telles que la vente de bois de chauffe et la vente de la paille procurent des revenus au-dessus de la moyenne à cause de l’allongement de la soudure pastorale. Toutefois, les sources de revenu comme la vente de lait et le gardiennage s’amenuisent et connaissent un ralentissement saisonnier.

    Les autres sources de revenus et de nourriture sont constituées par les assistances alimentaires planifiées et exécutées dans le cadre du plan national de soutien aux populations vulnérables. Les modalités d’intervention comprennent entre autres le cash for work, food for work, distribution gratuite de vivres, l’appui en semences d’urgence et distribution de suppléments alimentaires aux enfants et aux femmes enceintes et allaitantes. Les réalisations dans le cadre de la mise en œuvre du plan national de soutien du gouvernement aux populations vulnérables, a permis d’assister en gros 1 351 926 personnes estimées en insécurité alimentaire sévère avec 26 006 tonnes de céréales vendus à prix modérés en mars, avril, mai 2017, 8 600 tonnes distribuées gratuitement, 385 532 365 FCFA distribués sous forme de cash for work, 26 000 tonnes d’aliments vendus à prix modéré et 7 000 tonnes de semences distribuées aux ménages vulnérables.

    Malgré des niveaux élevés des prix des produits agricoles et la baisse atypique de la valeur marchande des animaux, globalement, des changements significatifs dans l’accès alimentaires ne sont pas perceptibles à l’exception de la région de Diffa qui connait une dégradation des sources de revenus en relation avec le conflit Boko Haram. Les stratégies de moyens d’existence adoptées et les assistances alimentaires permettent aux ménages pauvres de maintenir leur accès aux aliments de base et de traverser la période de soudure sans pour autant faire recours aux stratégies d’adaptations négatives.

    Ainsi, au vu des conditions favorables globalement, les résultats de la sécurité alimentaire indiquent une insécurité alimentaire Minimale (Phase 1 de IPC) en juin avec des cas de Stress (Phase 2 IPC) pour les ménages éleveurs pauvres qui ont dû vendre plus d’animaux que d’habitude pour faire face aux dépenses alimentaires et celles liées à l’entretien des animaux à cause de la plus longue durée de la soudure pastorale. Le pays continue de connaitre toutefois, une insécurité alimentaire en phase Crise (Phase 3 IPC) localisée dans la région de Diffa et observée chez les populations pauvres locales et déplacées de la région de Diffa.

    Suppositions

    Les scenarii les plus probables de la sécurité alimentaire de juin 2017 à janvier 2018 se basent sur des suppositions fondamentales par rapport à l’évolution du contexte national, qui sont :

    • Selon les résultats du 4ème Forum des prévisions climatiques saisonnières (PRESASS) en Afrique soudano-sahélienne en mai 2017, on s’attend à des cumuls pluviométriques moyens à excédentaires à l’Ouest du pays et moyens a déficitaires à l’Est, des dates de début de saison précoces, des dates de fin de saison tardives et des séquences sèches plus longues en début et vers la fin de la saison. Ces conditions hydriques estimées globalement favorables laissent supposer des productions agricoles moyennes a excédentaires. Toutefois les pauses pluviométriques prévues pourraient perturber le développement normal des cultures et favoriser l’occurrence des insectes nuisibles cultures tels que la chenille mineuse d’épis du mil dans les zones concernées.
    • Aussi, l’installation de la saison sera effective en juillet avec des pluies estimées moyennes qui vont permettre une émergence et un bon développement des fourrages et des points d’eaux favorables à l’état d’embonpoint, la valeur marchande et la production laitière des animaux en juillet 2017-janvier 2018. Toutefois, dans la région de Diffa, le mouvement des animaux sera perturbé en raison des effets résiduels du conflit social au Nigéria.
    • Pour la production de riz irrigue en saison sèche le long du fleuve Niger et des autres bassins de production, des récoltes moyennes interviendront comme d’habitude en juin-juillet et viendront renforcer les disponibilités chez les ménages. Toutefois, les prévisions saisonnières des pluies se confirment, la seconde campagne de production de riz en saison hivernage sera affectée par des écoulements excédentaires a moyen dans le bassin moyen du fleuve Niger se traduisant par une disponibilité en eau acceptable pour les cultures irriguées augurant de bonnes perspectives de récoltes et des opportunités de revenus moyens mais aussi et surtout des risques élevés d’inondations avec impact significatif sur les superficies et les production de riz irrigué.
    • Les activités agricoles ont commencé dans plusieurs cas avec les préparations des sols et les semis. Cela permet de maintenir une demande moyenne pour la main d’œuvre et des opportunités d’auto-emplois locaux telles que la vente de paille et de bois.  Les revenus tirés de ces activités pourraient évoluer au-dessus de la moyenne jusqu’en juillet 2017 suite à l’avènement du ramadan en période hivernale et à l’allongement de la période de soudure pastorale.
    • Malgré le déstockage par les grands commerçants et producteurs en juin-aout 2017 pour financer la campagne agricole en cours, l’offre sur les marchés devrait évoluer en dessous de la moyenne à cause du maintien des mesures restrictives au Nigeria. En raison de la dépréciation continue du Naira par rapport au FCFA, l’exportation du bétail et du niébé vers le Nigeria à partir des marchés du Niger vont continuer à engendrer des revenus en dessous de la moyenne et des baisses atypiques de pouvoir d’achat pour les éleveurs et les producteurs de cultures de rente. Par ailleurs, les flux internes et transfrontaliers vont se poursuivre normalement et approvisionner régulièrement les marchés structurellement déficitaires du Niger.
    • La demande sur les marchés va significativement augmenter autour de juin-juillet à cause des besoins de semences en vue de la préparation de la campagne agricole, la reconstitution des stocks par les éleveurs de retour de la transhumance, le retour des migrants et l’avènement de Ramadan. A cela s’ajoute la dépendance des ménages déplacés ou abritant des réfugiés dans la région de Diffa qui s’approvisionnent plus tôt que d’habitude avec des quantités supérieures aux normes saisonnières. Cela pourrait maintenir l’évolution haussière des prix à des niveaux atypiques par rapport à ceux de l’année passée et de la moyenne quinquennale. Cela pourrait également limiter l’accès alimentaire des ménages pauvres.
    • La hausse des prix des denrées alimentaires de base va se poursuivre jusqu’en septembre 2017 à cause des disponibilités moyennes à inférieures à la moyenne saisonnière sur certains marchés. Par contre, à partir d’octobre jusqu’en janvier 2018, à la faveur des récoltes qui vont améliorer les disponibilités sur les marchés et dans les ménages, les prix vont évoluer à leur niveau moyen et dans certains cas en dessous de la moyenne saisonnière.
    • Le marché de bétail va continuer à être perturbé par la baisse de la valeur de la Naira et les effets du déficit fourrager enregistré cette année. Toutefois, en raison de la fête de Ramadan et de Tabaski, il est probable que la demande augmente et entrainer une pression à la hausse sur les prix par rapport au mois passé. Cependant, les prix demeureront en-dessous de la moyenne quinquennale due à la baisse de la demande à l’exportation vers le Nigeria qui constitue le plus gros débouché.
    • Les admissions au niveau des centres de prise en charge de la malnutrition aigüe seront en hausse en période de soudure juin à septembre 2017 suivant les tendances saisonnières et l’incidence pourrait se situer au même niveau que la médiane nationale entre 14 et 15. Cette situation est d’autant plus préoccupante dans les zones affectées par le conflit de Boko Haram où le taux pourrait dépasser la médiane à cause des déficits alimentaires et des problèmes d’eau, d’hygiènes et assainissement dont font face les ménages déplacés.
    • On s’attend à ce que les achats de céréales, en cours, soient réalisés pour la réserve alimentaire stratégique et que le plan national de soutien reçoive le financement requis pour toute la planification des assistances alimentaires en période de soudure et post-soudure soient réalisées au bénéfice de toutes les cibles identifiées.
    • Le conflit civil au nord Nigeria et l’insécurité civile aux frontières Libyenne et malienne vont persister et perturber le fonctionnement des marchés ainsi que les principales sources de revenus et de nourriture dans la région de Diffa ainsi que les régions de Tahoua et Tillabéry
    Résultats les plus probables de la sécurité alimentaire

    Avec des revenus globalement moyens issus des activités saisonnières telles que la main d’œuvre agricole, la cueillette, la vente de paille, l’artisanat et le petit commerce, la majorité des ménages dans les zones agricoles et agropastorales arrivent à satisfaire leurs besoins alimentaires. Chez les ménages pauvres des zones localisées de moyens d’existence agricole et agropastorale ce sont les assistances planifiées qui seront exécutées pour maintenir l’insécurité alimentaire sous pression en juin-septembre 2017. La situation alimentaire va s’améliorer à partir d’octobre 2017 jusqu’en janvier 2018 avec l’arrivée des nouvelles récoltes et l’auto consommation des quantités suffisantes de nourriture. L’insécurité alimentaire Minimale (Phase 1 de l’IPC) va prévaloir pour la plupart des ménages dans ces zones au moins jusqu’en janvier 2018.

    Suite à l’ampleur des effets des déficits fourragers et la durée plus longue de la période de soudure pastorale, le niveau élevé des prix des denrées de base sur les marchés et les dépenses supplémentaires pour l’entretien du bétail, les conditions défavorables de sécurité alimentaire vont persister dans toutes les zones de moyens d’existence pastorale. Cela va maintenir des situations de Stress (Phase 2 de l’IPC) pour certains ménages pauvres dans ces zones jusqu’au mois août 2017. Toutefois, les apports de l’hivernage en termes de régénération des pâturages et remplissage des principaux points d’eau en aout/septembre sont susceptibles d’améliorer les conditions pastorales et garantir les résultats d’une insécurité alimentaire Minimale (Phase 1 IPC) qui va continuer au moins jusqu’en janvier 2018.

    Dans la région de Diffa, les ménages pauvres résidents et les déplacés restent incapables d’exploiter de façon optimale leurs moyens d’existence du fait de la poursuite du conflit civil Boko Haram et restent dépendants des assistances humanitaires.  L’insécurité alimentaire de Crise (Phase 3 de l’IPC) ou Stress (Phase 2 ! de l’IPC), grâce avec l’assistance humanitaire vont persister entre juin 2017et janvier 2018 pour la plupart de ces ménages particulièrement ceux vivant dans des zones inaccessibles pour les aides.

     

    Pour plus d'informations sur les perspectives des zones de préoccupation, veuillez, s'il vous plaît, cliquer en haut de la page pour télécharger le rapport complet.

    Figures Carte des résultats actuels de la sécurité alimentaire, juin 2017

    Figure 1

    Carte des résultats actuels de la sécurité alimentaire, juin 2017

    Source: FEWS NET

    Calendrier Saisonnier pour une Année Typique

    Figure 2

    Calendrier Saisonnier pour une Année Typique

    Source: FEWS NET

    Afin d’estimer les résultats de la sécurité alimentaire pour les prochains six mois, FEWS NET développe les suppositions de base concernant les événements possible, leurs effets, et les réponses probables des divers acteurs. FEWS NET fait ses analyses basées sur ces suppositions dans le contexte des conditions actuelles et les moyens d’existence locaux pour développer des scénarios estimant les résultats de la sécurité alimentaire. D’habitude, FEWS NET prévient du scénario le plus probable. Pour en savoir plus, cliquez ici.

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