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Aggravation de l’insécurité alimentaire dans la région de Diffa

  • Perspectives sur la sécurité alimentaire
  • Niger
  • Juillet - Décembre 2015
Aggravation de l’insécurité alimentaire dans la région de Diffa

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  • Messages clé
  • Contexte national
  • Messages clé
    • La saison pluvieuse 2015 a connu une installation tardive dans les régions agricoles du pays et dans les zones pastorales ou on observe une prolongation de la période de soudure pastorale.

    • Cependant après le retard observé, la saison des pluies bénéficie depuis la première décade de juillet 2015 d’un régime pluviométrique favorable pour la mise en place définitive des semis et pour un développement végétatif normal des cultures en places. Les prévisions saisonnières indiquent des cumuls pluviométriques moyens à supérieur à la moyenne pour le reste de la saison.

    • Malgré la période de soudure en cours qui correspond à une forte dépendance à l’achat, les prix de consommation pour les céréales évoluent selon une tendance inférieure à celle de la moyenne saisonnière grâce à une offre suffisante sauf dans la région de Diffa ou le conflit lie à Boko Haram perturbe le fonctionnement normal des échanges.

    • Excepte dans la région de Diffa ou les ménages sont dans une situation de Crise (Phase 3 de l’IPC) dû à les effets de conflit Boko Haram, l’insécurité alimentaire aiguë peut rester globalement Minimale (Phase 1 de l’IPC) dans le reste du pays entre octobre et décembre suite à l’amélioration de disponibilité et accès alimentaire pendant la période de récolte et de meilleures conditions pastorales.


    Contexte national
    Situation actuelle

    L’installation de la saison agricole connait un retard si on compare la situation des semis à celle de l’année passée et celles des années antérieures. Cependant depuis la fin du mois de juin et début du mois de juillet, le régime pluviométrique s’est amélioré dans toutes les régions agricoles du pays avec des cumuls décadaires de de 100 à 200 millimètres enregistres dans les zones les plus arrosées. Même si le cumul pluviométrique saisonnier montre un déficit sur la majeure partie des postes de suivi, la bonne repartie spatiotemporelle a permis d’augmenter significativement la couverture en semis qui, de 32 pour cent à la 2eme décade de juin, atteint 50 pour cent à la troisième décade de juin et passe à 68 pour cent et 86 pour cent pour cent respectivement à la première décade et 2eme de juillet. Ce niveau de couverture est légèrement au-dessous de 89 pour cent en 2014 et 92 pour cent en moyenne à la même période. Les taux de réalisation des semis sont presque a 100 pour cent dans les régions de Dosso, Tahoua, Tillabéri, Maradi alors qu’ils sont à 78 pour cent a Zinder et 21 pour cent a Diffa. La majorité des villages agricoles sans semis au 20 juillet 2015 sont observés dans la région de Zinder ou les villages agricoles qui n’ont pas encore de semis réussis, sont estimes a 73 pour cent à Belbedji, 46 pour cent à Dungass, 36 pour cent à Goure et 34 pour cent a Tanout. Pour appuyer les ménages pauvre de déficit céréaliers et assurer une bonne couverture des superficies en semis, 16 000 tonnes de semences améliorées sont mises en place, en juin 2015, par l’Etat et ses partenaires au profit de 664 031 ménages répartis dans 237 communes du pays.

    Les conditions hydriques enregistrées jusque-là ont permis de satisfaire les besoins en eau des cultures localement dans les régions de Maradi, Zinder, Tahoua, Dosso et Tillabéri. Dans ces localités, l’indice de satisfaction des besoins en eau des cultures varie de 80 à 100 pour cent. Cette situation a favorisé le développement phénologique des cultures et les stades varient de la levée à un début de montaison pour la culture du mil observé dans les départements de Dioundiou et de Gaya (Région de Dosso). Pour les autres cultures telles le sorgho le niébé et l’arachide la levée reste le stade dominant. La situation phytosanitaire est globalement calme au cours de la décade. Pour une lutte efficace en cas d’attaques des cultures pendant la période d’hivernage, 239 153 litres de pesticides sont disponibles correspondant à une capacité d’intervention de 314 000 ha pour une prévision de 300 000 ha soit une couverture de plus de 100 pour cent.

    La situation pastorale se caractérise par une période de soudure relativement longue avec le retard observé dans l’installation de la campagne agro-sylvo-pastorale. L’alimentation du bétail est pour l'essentiel constituée de pâturage naturel (jeunes pousses stade levée, paille de brousse, herbacées pérennes ligneux fourragers en abondance) et des résidus agricoles stockés. Cette disponibilité fourragère est renforcée par des compléments alimentaires de proximité de son de blé et de tourteau de graine de coton de 18 820 tonnes mis en place par l’Etat et ses partenaires dans les différentes régions du pays. L’abreuvement des animaux s’effectue aussi bien autour des puits et des forages pastoraux qu’au niveau des points d’eau de surface favorisés par les pluies. L’embonpoint des animaux est globalement passable et pourrait s’améliorer dans les semaines à venir avec le développement généralisé du tapis herbacé. Un début de mouvements d’animaux habituel est observé avec une orientation du sud vers le nord afin de libérer les quelques champs de culture comportant des semis. Toutefois à Tillabéri, il a été observé un mouvement inhabituel des troupeaux importants (toutes espèces confondues) venus du Mali transhument dans le département de Bankilaré mais également en zone pastorale de Banibangou et Inatès. Cette situation imprévue risquerait de rompre le fragile équilibre entre la charge bétail et le disponible fourrager en juillet mais l’équilibre pourrait être rétabli à partir d’aout a la faveur d’un bon déroulement de la saison en zones pastorales.

    En ce qui concerne les marchés, ils sont bien approvisionnés en produits alimentaires par les commerçants importateurs en provenance du Benin, Nigeria et Burkina Faso et par les producteurs excédentaires qui ont commencé le déstockage avec l’installation de la campagne 2015. L’offre des produits alimentaires est renforcée par les opérations des ventes à prix modéré de 23 000 tonnes de céréale a un prix de 13 000F le sac de 100 kg organisées par l’Etat et ses partenaires de juillet à septembre 2015. La demande de ces aliments de bases est assurée par les ménages en zones de déficit structurels et les éleveurs et reste comparables à la normale. Cette situation relative à l’offre et à la demande des ménages a permis de maintenir les prix des produits alimentaires stables à baisse en juin 2015 par rapport à la même période de 2014 et à la moyenne. Le prix moyen national du mil en cette période est de 19 000F le sac de 100kg contre 23 000F en 2014 et 22 800F pour la moyenne de cinq ans. Des baisses de plus de 20 pour cent pour le maïs, le mil et le sorgho sont enregistrées en juin 2015 par rapport à la moyenne quinquennale sur la plupart des marchés du pays. Toutefois des hausses normales de une à huit pour cent des prix de céréales sont observées sur certains marchés suivis tels Gaya pour le maïs (7,5 pour cent) et Diffa (5 pour cent) pour le sorgho.

    L’accès aux aliments par les ménages pauvres demandeurs est assuré principalement par la vente des animaux, de la paille, du bois, de la main d’œuvre, de la vente du lait et/ou sous-produits et du gardiennage des animaux. Si les prix de la main d’œuvre agricole et de la vente de bois se situent comme d’habitude respectivement entre 1000F et 1500Ff par homme/jour et 250F à 500F le tas, le prix de la paille a fortement augmenté par rapport à la même période de 2014. Cette situation est imputable au retard observé dans l’installation de la campagne 2015 qui n’a pas favorisé le développement du tapis herbacé. Dans le Département de Ouallam où la vente de la paille constitue une source de revenus important pour les ménages pauvres et très pauvre, la charge de charrette d’âne est actuellement vendue, par les ménages pauvres qui gagnent en moyenne à 30 000F contre 27 500F en 2014. Pour l’essentiel, les prix du lait, des sous-produits animaux et du gardiennage des animaux sont comparables à leur niveau moyen.

    Pour le commerce de bétail, les prix des animaux n’ont pas connu une dégradation significative. Ils ont évolué sur plusieurs marchés stables à des baisses légères par rapport à la même période de 2014 et à la moyenne. Cette situation est favorable à la demande Nigériane sur les principaux marchés à bétail d’Ayorou, de Mangayzé, Téra, (Tillabéri), Tchinta (Tahoua), Boureimi, Bagagi (Dosso) et une stratégie des éleveurs à mettre aux marchés les animaux qui ont de l’embonpoint acceptable. Ces commerçants Nigérians comme d’habitude approvisionnent les marchés en céréales et achètent des animaux au retour. Ces demandes auxquelles s’ajoute la demande locale des projets pour la reconstitution des cheptels au profit des populations vulnérables et de l’embouche en prélude de la fête de tabaski ont stabilisé la valeur marchande. D’une manière générale les termes de l’échange sont en faveur des éleveurs dans presque toutes les régions et sont supérieurs à leur niveau moyen. Un bouc de plus d’un an permet à un éleveur d’avoir 131Kg de mil en juin 2015 contre 120Kg en moyenne. Des baisses des termes de l’échange bouc/mil de 11 pour cent par rapport à la moyenne quinquennale sont toutefois observées dans la région de Diffa où la situation sécuritaire liée au conflit en Libye et à la persistance de Boko Haram a significativement impacté le flux commercial entre la région et le Nigeria.

    Dans la région de Diffa, la situation alimentaire et nutritionnelle continue de se dégrader suite aux nouveaux développements de la situation sécuritaire et les détériorations des moyens d’existence des populations. Les mauvaise conditions sécuritaires provoquent non seulement des déplacements de populations du Nigeria vers la région et l’intérieur de la région, mais empêchent aussi la mise en valeur des terres de cultures (pour la production de maïs et de poivron principales sources de revenus en nature et en cash pour les ménages). Les activités économiques des populations sont compromises sous les effets conjugués de la mauvaise pluviométrie 2014 et des problèmes sécuritaires qui empêchent la mise en exploitation des terres de cultures de maïs et de poivron dans les vallées du Lac Tchad et de la Komadougou Yobe. Les autres activités économiques dans la sud de Diffa, notamment la pèche et la vente de poisson, pratiquées au tour du Lac Tchad, se sont arrêtées avec pour corollaire la perte des revenus gagnes grâce la pratique de ces activités économiques.

    Suppositions

    Les scenarii les plus probables de la sécurité alimentaire de juillet à décembre 2015 se basent sur des suppositions fondamentales par rapport à l’évolution du contexte national, qui sont :

    • Malgré une installation retardée de la saison des pluies, les prévisions saisonnières indiquent une progression de la saison qui est moyenne à supérieur à la moyenne. Les cumuls pluviométriques pourraient être moyens, ou au moins suffisant pour la culture (Figures 1 et 2), avec une fin de saison comparable à la tendance saisonnière normale.
    • Les cultures pourraient bénéficier, en aout, septembre et octobre, de conditions hydriques favorables pour un bon développement de leur cycle végétatif et donner une production en mil et sorgho moyenne. Les récoltes vont intervenir à partir d’octobre et vont améliorer les disponibilités et les revenus de la main d’œuvre agricole comme habituellement.
    • Même si la campagne pastorales a se débuté en retarde, selon les prévisions saisonnières, les pluies vont se stabiliser vers normales à supérieurs à la normal. Les conditions pastorales vont s’améliorer à partir de fin juillet et permettant une amélioration de l’embonpoint des animaux et de la production laitière en octobre jusqu’en décembre 2015.
    • Les prix des animaux vont rester stables jusqu’en juillet mais vont connaitre une hausse normale à partir du mois d’août jusqu’en décembre 2015 à la faveur de l’amélioration de l’embonpoint des animaux et une forte demande pour la Tabaski en septembre/octobre et les fêtes de fin d’année.
    • Les marchés seront suffisamment approvisionnés en produits alimentaire qui sont principalement importés par les commerçants à partir du Benin, du Nigéria, et du Burkina Faso en juillet/aout et septembre et avec les flux internes en octobre/novembre/décembre pendant la période de récolte. Les flux commerciaux entre le Niger et ces pays sources d’approvisionnement seront normaux sauf pour les flux en provenance du nord-est Nigéria où la situation sécuritaire va impacter les flux vers la région de Diffa.
    • La demande sur les marchés sera en augmentation typique pendant la fin de l’année de consommation en juillet/aout/septembre et va baisser selon la tendance saisonnière dès octobre. Toutefois, la demande additionnelle sera occasionnée par la présence des refugiés maliens dans les régions de Tillabéri et Tahoua et des personnes déplacées du Nigeria dans la région de Diffa.
    • On s’y attend à les récoltes moyenne pour le mil et sorgho (aliments de base principales), qui auront lieu en octobre jusqu’en décembre. Ces récoltes vont permettre de réduire la demande sur les marches comme habituellement et vont occasionner une tendance à la baisse des prix des produits alimentaires sur les marches,
    • Les conflits au Nord Nigeria, en Libye et au Mali et leurs effets en termes de déplacements de personnes vont persister et les personnes refugies/retournes seront en nombre stables ou en augmentation d’ici décembre 2015 ;
    • La demande et les prix de la main d’œuvre agricole resteront normaux entre juillet et décembre.
    • La disponibilité de la paille de brousse va s’améliorer à partir d’aout et son offre va augmenter comme d’habitude et les prix vont suivre la tendance normale.
    • La reconstitution du stock national de sécurité en vue des interventions de vente à prix modéré et de distribution gratuite de vivres, va atteindre le niveau programmé avec les récoltes/disponibilités qui seront moyennes a bonnes.
    • Les programmes d’assistances du gouvernement seront exécutés en aout et septembre comme prévue dans le plan d’assistance alimentaire.
    • Les interventions humanitaires au profit des refugies maliens, les refugies/retournes du Nigeria pourraient être entravé par le climat d’insécurité qui va continuer surtout dans la région de Diffa.
    Résultats les plus probables de la sécurité alimentaire

    Dans la majorité des zones agricoles et agropastorales, principalement dans les régions de Maradi, Tahoua, le Nord Zinder et le Sud de Tillabéri, la plupart des ménages va accéder aux quantités de nourriture suffisantes pour couvrir leurs besoins alimentaires. Toutefois, les pauvres dans plusieurs zones accèderont grâce aux assistances interannuelles et ne vont pas pouvoir faire des dépenses socioéconomiques pour éviter la dégradation des moyens d’existence et de la malnutrition en juillet/aout et septembre. C’est alors globalement une situation d’insécurité alimentaire Minimale (Phase 1 de l’IPC) qui va caractériser ces zones à l’intérieur desquelles il y’aura certains ménages qui seront en situation de Stress (Phase 2 IPC) entre juillet et septembre. Les récoltes qui vont commencer en octobre et s’intensifier en novembre et décembre vont permettre l’autoconsommation et améliorer les revenus de la main d’œuvre. La majorité des ménages vont se nourrir et faire des dépenses sans dépendre de l’assistance, ce qui va faire évoluer les zones agricoles dans une situation d’insécurité Minimale (Phase 1 IPC) entre octobre et décembre.

    Dans les zones pastorales de la région de Tahoua et Tillabéri, les ménages vont dépenser plus que d’habitude pour nourrir les animaux et pour acheter les produits céréaliers en juillet du fait de l’extension court de la période de soudure pastorale provoquée par le retard de l’installation de la saison des pluies. Les conditions vont vite s’améliorer en août/septembre avec la régénération des pâturages qui va occasionner une réhabilitation des animaux et de leur valeur marchande qui sera en hausse surtout en octobre, novembre et décembre. Une insécurité alimentaire en Stress (Phase 2 de l’IPC) sera observée chez les ménages pauvres de ces zones pastorales jusqu’en juillet, ce qui deviendra alors une insécurité Minimale (Phase 1 de l’IPC) à partir d’aout.

    Dans la zone agropastorale au sud de la région de Diffa, les problèmes sécuritaires qui persistent, vont continuer de perturber les circuits d’échange et d’approvisionnements des marches et conduire aussi à une baisse significative de la production des cultures céréalières et de rente dans la zone à cause des problèmes d’accès aux champs de cultures. La demande de consommation de céréales sera en hausse avec la présence des personnes en déplacements. Les populations locales pauvres et les personnes déplacées seront soumises à des difficultés énormes pour couvrir leurs besoins de consommation et de protection des moyens d’existence suite à un dysfonctionnement des marches, la perte des moyens d’existence et du pourvoir dans un contexte d’acheminement difficile de l’aide alimentaire. Une insécurité alimentaire en Stress ! (Phase 2 ! de l’IPC) va affecter la majeure partie de la zone en juillet jusqu’en décembre 2015.

    Dans la zone pastorale de la région de Diffa, les activités de moyens d’existence restent fortement perturbées surtout la vente d’animaux et la migration de travaille vers la Libye et le Nigeria. Les ménages pauvres vont continuer de perdre les revenus à cause non seulement d’une faible demande à l’exportation, de la baisse de la pratique de la migration génératrice de revenus des transferts et de la faible valeur de la main d’œuvre locale. Les ménages pauvres de cette zone auront un pourvoir d’achat de céréales insuffisant pour satisfaire toutes leurs besoins alimentaires essentiels. Les ventes plus que d’habitude de bétail, de main d’œuvre et les aides alimentaires ne vont atteindre la majorité située dans les villes éloignées compte tenu de l’insécurité prévalent dans la zone. Ils vont rester en Crise (Phase 3 de l’IPC) jusqu’au moins décembre.

    Pour plus d'informations sur les perspectives des zones de préoccupation, veuillez, s'il vous plaît, cliquer en haut de la page pour télécharger le rapport complet.

    Figures Calendrier Saisonnier pour une Année Typique

    Figure 1

    Calendrier Saisonnier pour une Année Typique

    Source: FEWS NET

    Carte des résultats actuels de la sécurité alimentaire, juillet 2015

    Figure 2

    Carte des résultats actuels de la sécurité alimentaire, juillet 2015

    Source: FEWS NET

    Figure 1.  Les tendances du cumul de pluies étant donne les précipitations déjà donné en 2015 – zone en production de mil, Zi

    Figure 3

    Figure 1

    Source: USGS/FEWS NET

    Figure 2.  Les tendances du cumul de pluies étant donne les précipitations déjà donné en 2015 – Ouallam, Niger

    Figure 4

    Figure 2

    Source: USGS/FEWS NET

    Figure 1

    Source:

    Afin d’estimer les résultats de la sécurité alimentaire pour les prochains six mois, FEWS NET développe les suppositions de base concernant les événements possible, leurs effets, et les réponses probables des divers acteurs. FEWS NET fait ses analyses basées sur ces suppositions dans le contexte des conditions actuelles et les moyens d’existence locaux pour développer des scénarios estimant les résultats de la sécurité alimentaire. D’habitude, FEWS NET prévient du scénario le plus probable. Pour en savoir plus, cliquez ici.

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