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Les marchés des céréales et les prix affichés ont encore un comportement typique

  • Perspectives sur la sécurité alimentaire
  • Niger
  • Avril - Septembre 2015
Les marchés des céréales et les prix affichés ont encore un comportement typique

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  • Messages clé
  • Contexte National
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    • Au niveau national, les disponibilités alimentaires sur les marchés et dans les ménages restent typiques et à la faveur d’une demande de consommation, encore faible, les prix sur les marchés sont moyens voire bas.

    • L’insécurité alimentaire, globalement Minimale (Phase 1 de l’IPC) dans le pays en avril 2015, est toutefois préoccupante dans certaines régions. Les stocks céréaliers vont fortement diminuer d’ici septembre ainsi que le disponible fourrager en mai-juin 2015 dans la zone agropastorale de Ouallam, Tanout et Goure, de la zone agricole de Doungass et de la zone pastorale de Ouallam, Tanout, Abalak et Tchintabaraden. Les ménages pauvres resteront en Stress (Phase2 de l’IPC) et ne pourront pas satisfaire tous leurs dépenses essentielles.

    • Une insécurité alimentaire aiguë de Stress (Phase 2 de l’IPC) affecte aussi les déplacés du conflit de nord-est Nigeria présents dans la sud de la région de Diffa. Les pasteurs du nord de Diffa (Nguigmi) sont aussi fortement affectés suite aux opportunités de commercialisation limitées et aux prix élevés des denrées alimentaires. Les zones pastorales de Nguigmi resteront en Crise au moins jusqu’en septembre.


    Contexte National
    Situation actuelle

    Selon les résultats définitifs de la campagne agricole d’hivernage 2014, publiés par la direction des statistiques du ministère de l’agriculture en fin mars, la production nationale disponible en céréales (mil, sorgho, maïs, fonio, riz et blé), est d’un peu plus de 4.1 millions. Cette production (en mil, sorgho, mais, riz, fonio et blé), sans la prise en compte des stocks de report, les importations commerciales et les dons, permet de couvrir 95 pour cent des besoins de consommation de la population nigérienne pour l’année de consommation 2104/15.

    Si on considère les productions maraichères dont la campagne a bénéficié d’une disponibilité en eau et d’un appui en intrants du gouvernement et de ses partenaires dont la FAO, les disponibilités alimentaires seront renforcées au niveau national. Ces ressources alimentaires d’appoint pourraient même juguler les déficits céréaliers enregistres principalement dans les régions de Zinder et Tillabéri.

    Cette situation de bonnes disponibilités alimentaires nationales se manifeste par des offres en grande partie constituées par les céréales locales pour le mil, sauf sur les marches de Diffa ou les céréales sont importées des autres régions ou des pays voisins. Les importations (principalement de Nigeria, Burkina Faso et Benin) se déroulent normalement pour les autres céréales (maïs et sorgho) sauf dans les régions de Diffa ou l’insécurité entrave les flux.

    Le comportement de la demande locale de consommation montre également une stabilisation des disponibilités au des ménages surtout avec la contribution des produits maraichers qui comptent de plus en plus dans les habitudes alimentaires des populations. En effet, la demande est stable et elle est exprimée principalement pour le mil local qui est la principale céréale consommée au Niger en situation typique. Cette situation est évidente quand on regarde la différence observée sur les marchés qui affichent des prix plus élevés pour le mil local par rapport au mil importé du Nigéria et aux autres céréales locales.

    Les marchés céréaliers fonctionnent bien avec des niveaux d’approvisionnement moyens à bons. Les prix sont globalement stables à bas par rapport a la moyenne. Ils ont atteint, en mars 2014, des niveaux situés entre 100 à 200 XOF par Kg pour le mil sur les marches de Maradi, Tahoua et Zinder ou les prix plus bas sont observes et entre 200 et 280 XOF par kg sur les marches de Diffa, Agadez et Tillabéri qui ont les prix les plus hauts. Dans tous les cas, des baisses de 3 à 30 pour cent sont observées en comparaison avec la moyenne des 5 dernières années.

    Pendant ce mois d’avril, l’accès alimentaire des ménages, qui ne possèdent pas de denrées propres, est assuré principalement par la vente des produits maraîchers, de la paille, du bois et de la main d’œuvre. La perte des revenus de la vente du poivron et des produits de pèche dans la région de Diffa suite aux mesures de restriction qui frappent ces activités consécutivement à l’insécurité liée à Boko Haram, constitue un obstacle à l’accès alimentaire pour les ménages de la zone qui dépendent fortement de ces moyens d’existence.

    Sur le plan pastoral, le rapport de synthèse des résultats de la campagne pastorale publie par la direction du développement pastorale, estime la production fourragère disponible à 14 324 098 tonnes de matière sèche (TMS) contre un besoin de 22 760 805 TMS soit un déficit fourrager global de 8 436 709 TMS. En ce moment qui coïncide avec le début de la période typique de soudure pastorale, toutes les régions sont déficitaires sur le plan fourrager avec des déficits de plus 2 millions de tonnes de matières sèches enregistrés dans les régions de Tahoua et Tillabéri. L’appréciation de la situation fourragère par département montre que les déficits les plus importants en zone pastorale sont observés dans Téra, Abalak, Diffa, Maine Soroa et Nguigmi. Le suivi de la situation pastorale par le SAP indique des pâturages médiocres voire inexistants dans la zone pastorale de Bosso, N’guigmi, Mainé-Soroa, dans la région de Diffa et nord-est de Tchintabaraden, Tassara et Abalak dans la région de Tahoua.

    En raison de la disponibilité limitée de pâturages au Niger pour répondre aux besoins des animaux, les ménages s’engagent dans la transhumance. Le mouvement des animaux à la recherche de zones de bonne production fourragère et des points d’eaux se fait plus entre les régions du pays qu’entre le Niger et les pays voisins. Cette situation a significativement accentué l’épuisement du disponible fourrager qui est déjà déficitaire suite aux baisses importantes des précipitations de la campagne passée et se traduit par un début précoce de la soudure dans plusieurs zones pastorales. Le niveau de la transhumance dans la partie Est du Niger surtout dans la région de Diffa, est perturbée suite à l’intensification de la situation sécuritaire du Nigéria en fin d’année 2014.

    Afin d’améliorer la disponibilité alimentaire pour les animaux et éviter une dégradation significative de leur état d’embonpoint, environ 10 800 tonnes d’intrants bétails (son de blé et tourteau) sont d’ores et déjà disponibles dans les régions pour la vente commerciale et sociale à des prix réduits (400 XOF et 500 XOF respectivement pour le sac de 50 kg de son de blé et du tourteau) soit 50 pour cent moins cher que ceux observés sur les marchés. Les achats de ces compléments alimentaires du bétail contribuent significativement a l’alimentation des animaux et a maintenir leur état d’embonpoint.

    Les marches a bétail fonctionnent normalement sauf dans la région de Diffa ou les transactions sont fortement affectées par la crise sécuritaire au Nigeria, cela se manifeste par une diminution des commerçants exportateurs qui craignent les attaques des groupes armés. L’offre d’animaux est généralement moyenne. La demande reste globalement interne et externe par les commerçants surtout Nigérians. Les prix de vente des animaux publiés par le système d’information sur les marchés à bétail (SIMB) pour le mois de mars 2015, sont restés en mars 2015 pour toutes les espèces à un niveau supérieur à la moyenne des cinq ans. Ils sont en hausse de 22 pour cent pour les taureaux, de 20 pour cent pour les béliers et 3 pour cent pour les boucs. Ces hausses cachent des disparités car dans la région de Diffa et dans le département d’Abalak, les marchés à bétail présentent plutôt des baisses variant entre 10 et 30 pour cent en comparaison avec la moyenne saisonnière.

    Les ménages éleveurs vendeurs de bétail pour acheter les céréales sont dans une situation de termes d’échange qui leur est favorable car avec la vente d’une tète de bouc, ils arrivent à accéder, en moyenne, à des quantités de mil à peu près 25 pour cent plus élevées que la quantité obtenue en moyenne sur les cinq dernières années.

    Le lait et les produits dérivés constituent des sources de revenus pour les ménages éleveurs. Toutefois, la disponibilité en lait et son offre est jugée en baisse de 50 pour cent par rapport à la moyenne, principalement dans les régions de déficit fourrager, notamment Diffa, Tahoua et Tillabéri. Cette situation de baisse de l’offre pourrait expliquer que le prix du lait est en mars 2015, deux fois plus élevé que son niveau moyen. Cela laisse supposer qu’il n’ya pas de changements significatifs sur les revenus de la vente de lait.

    La situation sanitaire est caractérisée par une apparition précoce des maladies saisonnières. Selon une situation présentée par le Ministère de la sante publique le 18 avril 2015, toutes les régions sanitaires du pays, sauf Diffa, enregistrent des cas de méningite. Le nombre total enregistrés est de 905 cas dont 63 nouveaux cas enregistrés entre le 17 et 18 avril 2015. Le nombre total de cas enregistres l’année passe a la même période est estime à seulement 242 cas de méningites. Plus de 50 pour cent des cas sont pour la seule région de Niamey. Selon les seuils épidémiques de l’OMS, les districts sanitaires de Niamey 2, de Gaya et Doutchi sont en épidémie.

    Dans la région de Diffa, suite aux nouveaux développements de la situation sécuritaire au Nigeria et ses manifestation dans la zone de Diffa en février 2015, le nombre des déplacés a brusquement augmente passant de moins de 100 000 personnes a environ 150 000 personnes (selon les chiffres officiels). La tension sécuritaire se maintient avec les attaques récentes dans les iles du Lac Tchad et les mouvements de populations vont connaitre une évolution dans les mois à venir.

    La situation alimentaire des personnes déplacées dépend des assistances humanitaires qui sont apportées selon le statut et la durée dans la zone. La plupart personnes déplacées qui ont relativement duré sont pris en charge par les organisations humanitaires. La ration est composée de céréale (500g/personne/jour), de légumineuse (100g/personne/jour) et d’huile (25g/personne/jour). Pour les enfants, la ration est composée CSB+ (200g/enfant/jour). Ces prises en charge assurées par l’Etat et ses partenaires ont concerné environ 75-80 pour cent de la population déplacée et deviennent plus importantes avec la formalisation de l’’ouverture de camps à Sayam Forage depuis décembre 2004 et à Kablewa. Les personnes déplacées et non encore enregistrées ne reçoivent pas de façon officielle des assistances, ils commencent à faire le petit commerce pour subvenir à leurs besoins alimentaires mais pourraient subir des déficits alimentaires compte tenu de la détérioration du tissus socioéconomique de la zone.

    Les ménages des familles hôtes sont aussi dans leur majorité dans une situation alimentaire caractérisée par la baisse des disponibilités alimentaires suite au déficit de production céréalière et fourragère, la pression des personnes déplacées sur les maigres stocks mais aussi et surtout à cause des mesures de sécurité qui entravent le bon déroulement des activités génératrices de revenus. Pour le poivron, la principale culture de rente de la zone, en plus de la baisse de la production suite aux réductions des superficies emblavées en 2004 à cause la dégradation du climat sécuritaire, le circuit de commercialisation est perturbe par la baisse de la demande a l’exportation et aussi et surtout par les mesures des autorités locales interdisant la collecte et le transport par véhicule.

    Les autres activités économiques dans la sud de Diffa, notamment la pèche et la vente de poisson, pratiquées dans le foyer de la tension sécuritaire au tour du Lac Tchad, sont frappées par les mêmes mesures de restriction.

    Suppositions

    Les scenarii les plus probables de la sécurité alimentaire d’avril à septembre 2015 se basent sur des suppositions fondamentales par rapport à l’évolution du contexte national, qui sont:

    • Les stocks céréales des paysans vont épuiser comme en année normale en avril/mai avec toutefois des épuisements précoces dans les zones déficitaires de Zinder et Tillabéri.
    • La production des cultures irriguées et de décrue va prendre fin en avril-mai avec des résultats moyens à la faveur des appuis en semences et en équipements.
    • Les récoltes des cultures irriguées de riz en saison sèche auront lieu en mai-juin et renforceront la disponibilité alimentaire des ménages dans les régions du Fleuve Niger.
    • Les marchés seront suffisamment approvisionnés en produits alimentaire qui sont principalement importés par les commerçants à partir du Benin, du Nigéria, et du Burkina Faso. Les flux commerciaux entre le Niger et ces pays sources d’approvisionnement seront plus importants que la moyenne pour combler les déficits de la disponibilité céréalière sauf les flux en provenance du nord-est Nigéria où la situation sécuritaire a impacté les flux vers la région de Diffa.
    • La demande sur les marchés sera en augmentation typique suite à un accroissement du nombre des ménages demandeurs suite a l’augmentation du nombre de ménages sans stocks, aux retours des migrants, des transhumants et au Jeun de Ramadan en juin-juillet. Une pression de la demande sera occasionnée par la présence des refugiés maliens et des personnes déplacées du Nigeria.
    • Les ressources fourragères vont continuer à diminuer en avril/mai/juin pendant la période de soudure pastorale, mais la situation sera atténuée par les compléments d’aliments sauf dans la région de Diffa Ou une forte concentration dans les zones plus sécurisées ou une surcharge sera observée avec une aggravation des conditions pastorales déjà critique suite au déficit et le non départ vers le Lac Tchad.
    • Il n y a aucune indication d’abord que l’installation de la saison pluvieuse ne sera que normale en zones agricoles et agropastorales en mai/juin et en zone pastorale en juillet/août et progrès de la saison comme d’habitude.
    • La demande et les prix de la main d’œuvre agricole seront normaux en juin, juillet, aout, septembre. La demande et le prix de la main d’œuvre pour les travaux de préparation des sols et de se mis en mai-juin 2015 et pour l’entretien des cultures pluviales seront normaux dans les zones productrices en juillet-septembre 2015 à la faveur des conditions pluviométriques favorables pour la campagne agricole.
    • Les conditions de pâturages et d’abreuvement des animaux vont s’améliorer en juillet-aout-septembre avec l’installation normale attendue de la saison dans la zone pastorale. La production et la consommation de lait seront normales en juillet-août-septembre 2015 grâce à la reprise de ressources pastorales.
    • L’embonpoint des animaux qui va se détériorer pendant la période de mai-juin, va commencer à se rétablir à partir de juillet. Les prix des animaux vont baisser dans les zones de déficits fourragers pour amorcer leur hausse normale à partir de juillet jusqu’en septembre 2015 à la faveur de l’amélioration de l’embonpoint des animaux et une forte demande d’embouche pour la Tabaski. Les termes d’échange animaux/céréales seront en baisse de 10 à 20 pour cent par rapport à 2014 mais seront normaux à hauts en juillet-septembre 2015.
    • La reconstitution du stock national de sécurité de 30 000 tonnes, en cours jusqu’en fin avril, en vue des interventions de vente à prix modéré et de distribution gratuite de vivres, va atteindre le niveau programmé.
    Résultats les plus probables de la sécurité alimentaire

    Dans la majorité des zones agricoles et agropastorales qui ont enregistre des excédents céréaliers et ou des bons stocks de reports sont observes, les ménages ont pu bénéficier des contributions des cultures de rente irriguées pour renforcer les disponibilités alimentaires et rallonger la durée des stocks propres. Dans ces zones situées principalement dans les régions agricoles et agropastorales de Maradi, Tahoua, le Nord Zinder et le Sud de Tillabéri, la majorité des ménages vont pouvoir accéder aux quantités de nourriture suffisantes pour couvrir leurs besoins alimentaires, faire des dépenses socioéconomiques pour éviter la dégradation des moyens d’existence et de la malnutrition. C’est alors globalement une situation d’insécurité alimentaire Minimale (Phase 1 de l’IPC) qui va caractériser ces zones qui seront plus importantes en termes d’étendue dans le pays.

    Dans les zones a déficit de production agricole et fourragère localisée dans la bande Sud-est de la zone agricole de Zinder, la bande Nord de la agropastorale de Tillabéri et dans la partie pastorale de la région de Tahoua et Tillabéri, les ménages vont plus dépendre des marches qui vont afficher des prix hauts pour les céréales et des bas prix pour les animaux. Toutefois, les déficits auxquels les ménages seront soumis seront de faible ampleur et seront combles par les assistances annuelles. Une insécurité alimentaire en Stress (Phase 2 de l’IPC) sera observée chez les ménages pauvres de ces zones pastorales en avril-mai-juin et ceux des zones agricoles et agropastorales en juin-juillet-aout-septembre.

    Dans la zone agropastorale de la région de Diffa, l’insécurité civile et les mesures de restriction des mouvements prises par les autorités locales par mesure de sécurité, vont se traduire par une augmentation du nombre de personnes dépendantes des assistances alimentaires notamment les ménages pauvres déficitaires et les personnes déplacées. Ces populations seront soumises à des difficultés énormes pour couvrir leurs besoins de consommation et de protection des moyens d’existence, ils seront en Stress ! (Phase 2 ! de l’IPC) jusqu’en septembre 2015 grâce aux assistances.

    Dans la zone pastorale de la région de Diffa, les activités de moyens d’existence sont fortement perturbées surtout la vente d’animaux et la migration vers la Libye et le Nigeria. Les prix des animaux sont en baisse à cause non seulement d’une faible demande à l’exportation mais aussi de la perte d’embonpoint consécutive au déficit fourrager. Les revenus sont en forte baisse entrainant de faibles pouvoirs d’achat de produits de consommation. Les ménages pauvres de cette zone restent en Crise (Phase 3 de l’IPC) durant toute la période d’avril-juin et juillet-septembre.

     

    Pour plus d'informations sur les perspectives des zones de préoccupation, veuillez, s'il vous plaît, cliquer en haut de la page pour télécharger le rapport complet.

    Figures Calendrier Saisonnier pour une Année Typique

    Figure 1

    Calendrier Saisonnier pour une Année Typique

    Source: FEWS NET

    Carte des résultats actuels de la sécurité alimentaire, Avril 2015

    Figure 2

    Carte des résultats actuels de la sécurité alimentaire, Avril 2015

    Source: FEWS NET

    Figure 3

    Source:

    Afin d’estimer les résultats de la sécurité alimentaire pour les prochains six mois, FEWS NET développe les suppositions de base concernant les événements possible, leurs effets, et les réponses probables des divers acteurs. FEWS NET fait ses analyses basées sur ces suppositions dans le contexte des conditions actuelles et les moyens d’existence locaux pour développer des scénarios estimant les résultats de la sécurité alimentaire. D’habitude, FEWS NET prévient du scénario le plus probable. Pour en savoir plus, cliquez ici.

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