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Nette amélioration de l’état des cultures mais des facteurs risque persistent

  • Mise à jour sur la sécurité alimentaire
  • Niger
  • Septembre 2013
Nette amélioration de l’état des cultures mais des facteurs risque persistent

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  • Messages clé
  • Situation actuelle
  • Suppositions mise à jour
  • Perspective estimée jusqu'à decembre 2013
  • Messages clé
    • Amélioration significative de l’état des cultures en septembre à la faveur des pluies fortes et régulières depuis fin juillet/début août pourrait s’attendre à une production céréale nationale proche a la moyenne, avec une prévision des pluies pour se produire à travers septembre.  Cependant, les semis tardifs à Tillabéri et Diffa signifient qu’avec ce calendrier, il y aura une production localisée inférieure à la moyenne.

    • Les niveaux prix des céréales sont plus bas en août 2013 qu’en août 2012, mais sont encore hauts de 20 à 40 pour cent par rapport à la moyenne au centre et de l’Est du pays. Globalement, en août/septembre, les prix ont amorcé une baisse saisonnière dont l’ampleur est plus forte que celle de la moyenne saisonnière sauf sur à Tahoua, Zinder, et Diffa.

    • L’assistance institutionnelle alimentaire et les récoltes des feuilles et produits céréaliers en septembre améliorent l’accès alimentaire à travers le pays dont le niveau d’insécurité alimentaire aigue reste Minimal (IPC Phase 1)  sauf dans le département de Nguigmi où les ménages pauvres font face  toujours à IPC Phase 2 : Stress. 


    Situation actuelle

    La situation de la campagne agricole 2013/14

    Contrairement à la phase d’installation des cultures en mai/juin, la phase de croissance et reproduction bénéficie, depuis fin juillet/début août de conditions agro météorologiques favorables. Les pluies fortes et régulières ont été très favorables à une croissance normale des cultures dans les régions agricoles et pastorales du pays. Les cultures du mil et du niébé sont aux stades normaux de grenaison/maturité et de fructification sur 20 à 50 pour cent des superficies emblavées dans les régions productrices de Tahoua, Zinder, Maradi et Dosso. La production agricole attendue dans ces régions sera globalement moyenne, et la production sera aussi bonne pour les cultures de rente, surtout le niébé, l’arachide, le sésame et le souchet dans toutes les régions et l’oignon à Agadez à la faveur des bonnes conditions hydriques et de la faible ampleur des infestations par les ennemis des cultures.

    Dans les autres régions, notamment Tillabéri et Diffa, les cultures céréalières sont affectées par un retard de semis et croissance. A Nguigmi (Diffa) il s’agit des semis tardifs effectués en mi-août et qui n’ont bénéficié qu’un mois de pluies suivies de sécheresse. A Ouallam, Tillabéri et Say (Tillabéri), le déficit de production serait lié au retard de semis et de croissance des cultures. Suite à cet ensemble de facteurs défavorables, les productions attendues en mil et sorgho seront réduites jusqu’à 60 pour cent dans ces régions par rapport à la moyenne correspondant à une perte de 10 à 12 pour cent de production nationale.  La production locale serait prévue pour durer environ deux mois dans les régions. Cependant ce déficit ne va pas impacter fortement la sécurité alimentaire dans le pays où le niveau de production nationale attendu sera globalement suffisant.

    La situation pastorale est caractérisée par la fin de la longue période de soudure à la faveur des fortes précipitations enregistrées depuis juillet dans la zone. Le mouvement et la concentration des animaux sont devenus normaux grâce au développement de la végétation et le remplissage des points d’eaux en zones pastorales. L’état d’embonpoint et l’état sanitaire des animaux évoluent normalement et contribuent à l’amélioration de la valeur marchande et l’équivalent céréalier des animaux. Toutefois, les longues périodes de sècheresse des mois de mai et juin et même en juillet se sont traduites par des bandes de faibles productions fourragères observées comparativement à la moyenne principalement dans les départements de Tanout, Abalak, Tchintabaraden, Gouré et Nguigmi.  Les éleveurs dans ces zones, pourraient assister à une perte de poids des animaux à partir du mois de mars.

    Suite aux fortes pluies, les régions ont enregistré des cas d’inondations causant des dégâts surtout dans les régions de Maradi, Tillabéri, Dosso, Tahoua et Agadez. La plupart des pertes concernent les biens, avec un minimum de pertes sur les actifs productifs. Un programme d’assistance d’urgence en vivres et en non-vivres est exécuté en faveur d’environ 200,000 ménages sinistrés identifiés dans toutes les régions.  Malgré les pertes importantes, les inondations saisonnières cette année sont toujours à un niveau plus faible que l’année dernier.

    L’assistance institutionnelle alimentaire et les récoltes des feuilles et produits céréaliers en septembre améliorent l’accès alimentaire a travers le pays se situe au niveau insécurité alimentaire Minimale IPC Phase 1 en septembre, sauf dans le département de Nguigmi. A Nguigmi le déficit de protection des moyens d’existence, l’effet des prix élevés et la réduction des revenus saisonniers placent les ménages pauvres et très pauvres en IPC Phase 2 « stress ».

    La situation des marchés

    L‘approvisionnement des marchés s’est significativement améliorés grâce aux déstockages locaux. Malgré le statu quo de la situation sécuritaire, les flux de mil et sorgho du Nigéria viennent en petites quantités (d’environ un quart de la moyenne) vers les marchés de Zinder et Maradi où les nouvelles récoltes ont commencé. Les approvisionnements n’arrivent pas cependant à satisfaire la demande sur les marchés enclavés comme ceux de Nguigmi et Agadez dont l’accès est rendu difficile suite  de la situation sécuritaire nord-est Nigéria. Les prix des céréales sont encore hauts de 20 à 40 pour cent par rapport à la moyenne quinquennale sur les marchés de Tahoua, Agadez, Maradi, Zinder et Diffa alors qu’ils sont stables à baisse sur les autres marchés, comme les marchés de Niamey, Tillabéri et Dosso bénéficiant de l’offre du Burkina Faso et Mali. Ces prix ont toutefois amorcé la tendance de saisonnière à la baisse avec une ampleur plus significative que la tendance moyenne des 5 dernières sur la majorité des marchés. La même tendance baissière est observée sur les marchés de cultures de rente dont les prix sur les marchés de Maradi et Zinder se situent à 250 F en septembre 2013 contre 561 F le kg en août 2013 sur le marché de Bakin Birdji à cause des récoltes en cours et aux promesses de bonnes productions. 


    Suppositions mise à jour

    Le comportement des indicateurs de sécurité alimentaire confirment les perspectives sur la sécurité alimentaire projetées pour la période de juillet à décembre 2013.


    Perspective estimée jusqu'à decembre 2013

    De façon générale, l’insécurité alimentaire continuera à se situer au niveau IPC Phase 1 Minimale dans le pays en octobre-décembre à la faveur des disponibilités de céréales liées aux nouvelles récoltes et le payement en nature et en cash de la main d’œuvre agricole, distribution gratuites ciblées et de vente à prix modérés. Pour les mois à venir, les disponibilités dans les ménages seront bonnes pour l’autoconsommation en octobre-décembre et les marchés seront approvisionnés au rythme de la demande car les producteurs vont stratégiquement vendre d’abord les produits de rente. 

    Dans le département de Nguigmi (Diffa), le mauvais fonctionnement des marchés de céréales suite au mauvais état des routes et la baisse des revenus la de main d’œuvre à cause de la mauvaise allure de la saison agricole soumettent les ménages pauvres et très pauvres à une incapacité à faire face aux dépenses non-alimentaires en septembre. La demande de main d’œuvre hors de la zone en octobre-décembre et sur les sites de production du mais de décrue vont améliorer l’accès et la consommation alimentaire et les revenus pour les dépenses non-alimentaires. Leur situation alimentaire va se situer au niveau insécurité alimentaire IPC Phase 2 en octobre-décembre 2013. 

    Figures Calendrier saisonnier pour une année typique

    Figure 1

    Calendrier saisonnier pour une année typique

    Source: FEWS NET

    Figure 2

    Source:

    Cette mise à jour des perspectives sur la sécurité alimentaire présente une analyse des conditions actuelles d'insécurité alimentaire aiguë et de toute évolution de la dernière projection de FEWS NET concernant les résultats de l'insécurité alimentaire aiguë dans la géographie spécifiée au cours des six prochains mois. Pour en savoir plus sur le travail, cliquez ici.

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