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Insécurité alimentaire «minimale» favorisée par une disponibilité alimentaire moyenne

  • Mise à jour sur la sécurité alimentaire
  • Niger
  • Novembre 2013
Insécurité alimentaire «minimale» favorisée par une disponibilité alimentaire moyenne

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  • Messages clé
  • Situation nationale Actuelle
  • Suppositions Mise à Jour
  • Perspective Estimée Jusqu'à Mars 2014
  • Messages clé
    • Malgré une légère baisse de la production nationale estimée à 2,5 pour cent par rapport à la moyenne, la production agricole disponible en novembre 2013 permet de couvrir les besoins alimentaires actuels des ménages. L’insécurité alimentaire aiguë des ménages est Minimale (IPC Phase 1) en novembre 2013 et va se stabiliser à ce niveau jusqu’en décembre 2013 pour tout le pays (Figure 1).

    • L’épuisement des stocks céréaliers, les niveaux élevés des prix des céréales et la baisse de la valeur marchande des animaux vont se traduire, en janvier-mars 2014, par des difficultés à protéger les moyens d’existence dans certaines zones de Tillabéri, Tahoua, Zinder et Diffa. L’insécurité alimentaire aiguë dans ces zones va évoluer et se situer en Stress (IPC Phase 2) en janvier-mars 2014 (Figure 2).

    • Suite aux effets des inondations sur les moyens d’existence des ménages et sur la situation nutritionnelle des enfants, combinés aux effets des chocs sécuritaires dans certains pays voisins du Niger, le gouvernement du Niger a élaboré un plan de réponse d’urgence et de résilience au profit de 1,133 millions de personnes, soit sensiblement la moyenne des cinq dernières années.


    Situation nationale Actuelle

    L'estimation de la production agricole, faite en octobre/novembre 2013 par la direction des statistiques du Ministère de l’Agriculture et validée par la mission conjointe CILSS/FEWS NET/FAO/PAM/Gouvernement d’évaluation préliminaire des récoltes de la campagne agricole de l’hivernage 2013/14, a donné une production céréalière brute de 4 292 510 tonnes, dégageant une disponibilité en mil, sorgho, maïs et fonio de 3 648 634 tonnes, en légère baisse de 2,5 pour cent par rapport à la moyenne quinquennale. Si cette production dégage un excédent céréalier variant entre 50 000 tonnes à plus de 200 000 tonnes dans les régions de Tahoua, Maradi et Dosso, le déficit enregistré dans les régions de Zinder, Diffa et Tillabéri se situe entre 49 000 tonnes et 87 000 tonnes suite à la baisse de la production enregistrée dans les départements de Magaria, Doungass, Nguigmi, Diffa, Mainé Soroa, Ouallam et Tillabéri. Ainsi, les importations de céréales (surtout en riz et blé) seront critiques pour combler le déficit que dégage le bilan de la campagne agricole. Les évaluations de la production des cultures de rente donnent respectivement plus de 1,5 millions de tonnes, plus de 380 000 tonnes et environ 39 000 tonnes pour le niébé, l’arachide et le sésame, soit des récoltes en hausse de 14 à 26 pour cent par rapport à la moyenne.

    Les disponibilités alimentaires sont aussi composées par les stocks initiaux constitués par le reliquat de la disponibilité alimentaire de la campagne agricole 2012/2013, estimé à un niveau moyen de 169 274 tonnes, dont 46 000 tonnes de stocks publics et 89 236 tonnes de stocks paysans. A la faveur des récoltes en cours, les ménages, même ceux des zones de déficits de production, ne font pas recours aux achats pour accéder à l’alimentation en novembre 2013, sauf en zones pastorales.

    Le bilan fourrager calculé par le Ministère de l’Élevage est déficitaire de 6,7 millions de tonnes de matières sèches. Ce déficit est deux à trois fois moins sévère que ceux de 2011 et 2009 qui sont les années d’importants déficits fourragers. Il est causé surtout par la forte baisse de production fourragère enregistrée dans l’extrême Ouest et Est de la zone pastorale affectée par une mauvaise pluviométrie. La production de fourrage est moyenne à bonne dans la partie centrale de la zone pastorale. Toutefois, en Novembre 2013, le disponible fourrager et en eaux d’abreuvement est suffisant pour couvrir les besoins des animaux. Cette disponibilité va fortement baisser dès février/mars 2014 principalement dans les zones pastorales de Ouallam, Abalak, Tchirozérine et Nguigmi alors que son épuisement s’observe normalement en avril/mai.

    D’une manière générale, les mouvements des animaux sont amorcés, pour le moment, en direction du Sud dans les régions de Tahoua, Diffa, Tillabéri, Dosso et de Maradi et de l’Ouest dans la région de Zinder. Ces mouvements ont, comme d’habitude pour destination, la zone agricole et les pays voisins (Nigeria, Bénin, Tchad, Burkina Faso).

    La situation alimentaire des ménages pastoraux est caractérisée par une amélioration de 16 à 61 pour cent des prix des animaux par rapport à la moyenne d’octobre à la faveur de l’état normal de l’embonpoint des animaux dont la demande est soutenue grâce à la fête de Tabaski et les besoins pour la fête de fin d’année. Cette forte hausse de la valeur marchande des animaux permet d’atténuer l’impact de la hausse des prix des céréales sur le pouvoir d’achat des ménages éleveurs. Les prix des animaux vont évoluer de manière stable en janvier-mars 2014, sauf dans les zones pastorales de Diffa, Tahoua et Zinder où des baisses seront observées suite à une dégradation de l’état d’embonpoint du bétail. Toutefois, les termes de l’échange bétail par rapport aux céréales vont diminuer en comparaison avec leur niveau moyen en février/mars.

    Avec les récoltes en cours des cultures pluviales et aussi les stocks de report, les marchés sont suffisamment approvisionnés. Toutefois, les produits céréaliers issus des nouvelles récoltes n’ont pas significativement atteints les marchés où dominent encore les produits importés du Nigéria, Bénin, Burkina Faso et Mali.

    La demande de céréales est dominée par celle provenant des commerçants et des éleveurs. Les producteurs sont surtout des acteurs de l’offre de produits de rente dont le niébé et l’arachide. L’Etat et les autres institutions ont reporté les opérations d’achat de céréales à la période de décembre jusqu’en mars/avril 2014. Une partie de ces achats, soit 20 000 tonnes des 60 000 tonnes de céréales programmées par le gouvernement, sera faite en achats directs auprès des producteurs et les 40 000 tonnes seront achetées en appel d’offres. 

    En octobre 2013, les prix des céréales persistent dans leur évolution à la hausse par rapport à la moyenne quinquennale avec des niveaux plus élevés de 24 à 60 pour cent pour le mil et 32 à 36 pour le sorgho. Les niveaux d’augmentation des prix des céréales les plus élevés par rapport aux niveaux moyens de la saison sont enregistrés sur les marchés de Diffa et d’Agadez où la demande locale est forte et les offres de céréales sont encore faibles.


    Suppositions Mise à Jour

    Le comportement des indicateurs de sécurité alimentaire confirment les perspectives sur la sécurité alimentaire projetées pour la période d’octobre 2013 à mars 2014.


    Perspective Estimée Jusqu'à Mars 2014

    De façon générale, l’insécurité alimentaire aiguë continuera à se situer au niveau Minimale (IPC Phase 1) dans le pays en novembre-décembre 2013 à la faveur des termes d’échange favorables aux éleveurs, des disponibilités de céréales renforcées par les nouvelles récoltes et des revenus des cultures de rente et de main d’œuvre qui permettent de renforcer les stocks céréaliers et d’effectuer les dépenses non alimentaires. Pour les mois de janvier à mars, les disponibilités céréalières propres vont se réduire et s’épuiser au niveau de la majorité des ménages pauvres et très pauvres  bien que les revenus vont se stabiliser avec les transferts et les cultures irriguées qui offrent des opportunités d’emplois agricoles locaux. Cependant, suite à l’épuisement des stocks céréaliers,  la protection des moyens d’existence sera fortement réduite pour les ménages pauvres et très pauvres des zones agropastorales et pastorales de l’Ouest (Ouallam, Tillabéri), du centre (Tahoua, Keita, Abalak) et de l’Est (Nguigmi, Diffa) qui seront soumis à un Stress (IPC Phase 2) alimentaire pendant cette période de janvier-mars 2014 car le pouvoir d’achat de céréales sera significativement limité à couvrir les besoins alimentaires à cause des niveaux des prix plus élevés que la moyenne.

    Figures

    Figure 1

    Source:

    Cette mise à jour des perspectives sur la sécurité alimentaire présente une analyse des conditions actuelles d'insécurité alimentaire aiguë et de toute évolution de la dernière projection de FEWS NET concernant les résultats de l'insécurité alimentaire aiguë dans la géographie spécifiée au cours des six prochains mois. Pour en savoir plus sur le travail, cliquez ici.

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