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La forte demande continue d’entrainer les prix des céréales à la hausse

  • Mise à jour sur la sécurité alimentaire
  • Niger
  • Mars 2013
La forte demande continue d’entrainer les prix des céréales à la hausse

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  • Messages clé
  • Situation nationale actuelle
  • Suppositions mise à jour
  • Perspective estimée jusqu'à juin 2013
  • Messages clé
    • Suite à la persistance de la forte demande provenant des consommateurs, des privés et surtout des institutions, la hausse des prix des céréales (surtout le mil) observée en février 2013 est la plus élevée des 5 dernières années avec des augmentations variant entre 14 et 40 pour cent par rapport a la moyenne enregistrées sur les principaux marchés. Toutefois, ces prix anormalement élèves ne constituent pas actuellement un facteur limitant significativement l’accès alimentaire des ménages.

    • En ce moment, les ménages pauvres font recours fortement aux marchés pour  satisfaire leurs besoins alimentaires.  Cependant, l’accès et le pouvoir d’achat permettent de maintenir l’insécurité alimentaire  globalement à un niveau minimal grâce à la disponibilité des stocks céréaliers au niveau de certains ménages et à la faveur des revenus de la main d’œuvre, de la vente de cultures irriguées et des animaux. 

    • Néanmoins, dans certains départements de Tillabéri les interventions humanitaires du programme social du gouvernement et des partenaires sont nécessaires en mars 2013 pour éviter un déficit de consommation alimentaire. 


    Situation nationale actuelle

    Le fonctionnement des marchés encore globalement dominé par les acteurs locaux (commerçants et producteurs) dont les offres continuent de constituer les proportions les plus importantes des disponibilités de céréales sur les marchés. Ces flux internes sont en baisse normale par rapport aux mois passés suite à l’épuisement progressif des stocks des producteurs locaux qui, d’ailleurs habituellement à cette période de pré-soudure, adoptent des comportements de gestion rationnelle des stocks.

    Les importations de céréales du Nigéria ont commencé à faire leur apparition sur les marchés même les quantités sont encore faibles par rapport à l’année mais conformes à une situation normale où les produits importés rentrent significativement dans les transactions suite à l’épuisement des stocks locaux producteurs mieux appréciés. Normalement, à partir d’avril/mai, les disponibilités seront presque entièrement constituées des céréales importées sur la majorité des marchés.

    La pression de la demande est encore forte sur les marchés suite à l’accroissement normal du nombre de ménages demandeurs mais aussi et surtout de la poursuite des achats institutionnels pour la reconstitution des stocks de sécurité. Selon les profiles des zones de moyens d’existence, la production agricole propre assure 3 à 4 mois de consommation pour les ménages pauvres et très pauvres coïncidant avec la période de février/mars pendant laquelle, les marchés représentent normalement 90 à 100 pour cent de leurs sources de nourriture.   Leurs achats viennent s’ajouter à ceux des éleveurs et des institutions notamment le gouvernement à travers l’Office des Produits Vivriers du Niger (OPVN) pour amener la demande à un niveau au dessus de la moyenne saisonnière en mars 2013. Dans le cadre des achats directs faits par l’OPVN cette année, les quantités totales sont estimées à 18 622 tonnes de céréales dont 4 919 tonnes achetées et 13 703 tonnes dont les achats  sont en cours.

    De façon générale, les prix se situent à des niveaux plus hauts que la moyenne des 5 dernières années pour toutes les céréales de base mais surtout pour le mil qui est la céréale la plus consommée par les ménages ruraux. Des niveaux significatifs de hausse que la moyenne quinquennale (plus de 30 pour cent) sont observés sur des marchés de mil situés dans les régions de Maradi et Zinder qui reçoivent une demande locale de consommation à laquelle s’ajoute la demande commerciale des autres régions du pays. Compte tenu de la pression de la demande qui va continuer et de l’épuisement des stocks des producteurs, les prix vont continuer leur évolution à la hausse avec des rythmes mensuels de 5 à 10 pour cent si les importations n’arrivent pas ou ne se font pas régulièrement suite à une faible offre sur les marchés sources ou des dysfonctionnements à cause de problèmes sécuritaires.

    Malgré la situation atypique des marchés, la sécurité alimentaire des ménages se caractérise par un accès et une consommation alimentaire normaux, même chez les ménages pauvres. Ils sont assurés par les stocks propres de céréales, de produits irrigués et les revenus de la vente d’animaux dont les prix sont plus hauts que la moyenne, la vente de main d’œuvre, de produits irrigués et forestiers. A la faveur d’une forte demande, les prix des animaux et leurs termes de l’échange aux céréales sont supérieurs à la moyenne de 12 à 18 pour cent par rapport au moyen des 5 dernières années. Le prix de la paille de brousse se vent plus cher par rapport aux mois passés et des prix au dessus du prix moyen suite à la hausse de sa demande consécutive à la baisse du disponible fourrager. Les prix des produits horticoles (choux, tomate, pomme de terre, laitue) permettent de disposer en moyenne d’1 kilogramme de mil contre 0,2 kilogramme en 2012 et 0,8 kilogramme en moyenne.


    Suppositions mise à jour

    Le comportement des indicateurs de sécurité alimentaire confirment les perspectives sur la sécurité alimentaire projetées pour la période de janvier à juin 2013. 


    Perspective estimée jusqu'à juin 2013
    • En avril/mai-juin, les stocks céréaliers vont s’épuiser dans une manière saisonnière ainsi que les produits des cultures irriguées qui constituent les principales sources d’alimentation et de revenus des ménages. Les marchés seront les principales sources de nourriture et les revenus seront essentiellement constitués par les ressources financières des migrants de retour et par la vente de main d’œuvre pour les travaux agricoles.
    • La demande de céréales va rester forte et les prix vont rester au dessus de leur niveau moyen mais vont progressivement évoluer d’une manière saisonnière vers ou au-dessus les mêmes niveaux que ceux de 2012 surtout si la campagne agricole 2013/14 s’installe normalement. 
    • La disponibilité seront assurées par les importations à partir d’avril/mai jusqu’en septembre. Elles seront renforcées par les produits locaux qui seront déstockés en cas de bonne allure de la saison prochaine. Toutefois, la situation sécuritaire au Nigéria et les baisses de production suite aux inondations pourraient perturber les flux et se traduire des baisses des importations avec des ruptures qu’on observer sur certains marchés notamment ceux de Maradi. 
    • Le programme social du gouvernement va contribuer à renforcer les moyens d’existence des ménages pauvres et très pauvres en avril-mai/juin 2013 et à partir de juillet/août/septembre, les opérations de vente à prix modéré et de blanket feeding vont améliorer l’accessibilité aux aliments.
    • On n’attend pas des anomalies négatives sur les moyens d’existence des ménages éleveurs. Malgré la rupture de la transhumance vers le Mali, les conditions pastorales locales plus favorables que habituellement permettent le maintien de troupeaux plus nombreux le mouvement interne Nord-Sud du pays.
    • Suite au prix élevés et à l’arrêt de certains volets des programmes d’assistance sociales, l’accès aux aliments sera réduit avec de déficit de consommation alimentaire en juin pour les ménages pauvres et très pauvres, surtout ceux des départements de Tillabéri, Ayorou et Torodi dont l‘insécurité alimentaire sera en IPC Phase 2 : Stress en mai-juin 2013.
    Figures Calendrier saisonnier pour une année typique

    Figure 1

    Calendrier saisonnier pour une année typique

    Source: FEWS NET

    Cette mise à jour des perspectives sur la sécurité alimentaire présente une analyse des conditions actuelles d'insécurité alimentaire aiguë et de toute évolution de la dernière projection de FEWS NET concernant les résultats de l'insécurité alimentaire aiguë dans la géographie spécifiée au cours des six prochains mois. Pour en savoir plus sur le travail, cliquez ici.

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