Skip to main content

La demande assurée par les stocks

  • Mise à jour sur la sécurité alimentaire
  • Niger
  • Juin 2013
La demande assurée par les stocks

Télécharger le rapport

  • Messages clé
  • Situation nationale actuelle
  • Suppositions mise à jour
  • Perspective estimée jusqu'a septembre 2013
  • Messages clé
    • Les marchés sont bien approvisionnés avec toutefois des offres en mil, maïs et sorgho sur les marchés de l’Ouest et du centre du Niger (Tillabéri, Niamey, Tahoua) constituées, en grande partie, par les importations anormalement élevées du Mali, du Burkina Faso et du Bénin plutôt du Nigéria, qui est la source habituelle de ces zones. Suite aux prix élevés,  la demande s’affaiblit pour le mil substitué par le sorgho dont la parité des prix entre les marchés domestiques (du Zinder et Maradi), et ceux du Nigéria est favorable aux importations.

    • Les stocks au niveau de certains producteurs et les appuis en semences de l’Etat et Partenaires au bénéfice des ménages pauvres sont suffisants pour couvrir les besoins de semences et de consommation sans recouvrir significativement aux marchés. 

    • Les prix des céréales maintiennent des niveaux plus élevés que la moyenne quinquennale de 41 pour cent  (mil) et 58 pour cent (sorgho) sur les marchés de Maradi et Zinder. L’impact sur la consommation alimentaire est globalement faible à la faveur des stocks détenus par certains producteurs, de l‘assistance alimentaire et des revenus des cultures horticoles. 

    • Toutefois dans la région de Diffa, suite à la perte des transferts et la réduction des revenus des cultures de rente et des animaux liés au conflit au Nigéria, les quantités d’aliments achetés et consommés par les ménages pauvres ont significativement diminué. Une insécurité alimentaire niveau d’IPC Phase 2 : Stress prévaut dans la zone et pourrait persister jusqu’en septembre.


    Situation nationale actuelle
    • Les prévisions des pluies analysées pour cette campagne agricole par la réunion de PRESAO en mai  prévoient un cumul pluviométrique normal ou légèrement excédentaire pour les régions de l’Ouest et du Centre du Niger où des dates de début et de fin de saison normales à localement tardives sont prévues. Cela se traduit, d’une part, par une forte probabilité de conditions favorables au bon développement des cultures et d’autre part par des pertes possibles de cultures suite aux inondations dans la vallée du Fleuve Niger, de la Komadougou et dans les zones de Bas-fonds.
    • La campagne agricole s’installe timidement mais progressivement à la faveur des précipitations qui ont permis à 2383 villages, soit 20 pour cent d’effectuer des semis partiels à la première décade de juin 2013 contre 42 pour cent à la même période en 2012, selon la direction des statistiques de l’agriculture. Malgré ce nombre réduit de villages ayant semé, la situation de cette campagne se situe encore dans la période normale de démarrage avec des dates moyennes de début établies entre juin et début juillet sur la majeure partie de la zone agricole. A la faveur des précipitations enregistrées, la situation des cultures est marquée par des stades plus avancés de levées avancées observées dans certaines localités de Dosso, Maradi et Zinder.
    • Les évaluations des récoltes des cultures maraichères sont en cours par les services du ministère de l’agriculture. Ces cultures sont supposées produire un équivalent céréalier estimé à plus 500 000 tonnes. Compte tenu de la bonne production de céréales en 2012, les produits maraichers, soit environ 80 pour cent, sont destinés à la vente. 
    • Dans les zones de production au Niger, les marchés sont bien approvisionnés avec une offre constituée en grande partie par les importations de céréales du Mali, du Burkina Faso et du Bénin plus intenses que d’habitude. Les résultats de l’évaluation conjointe CILSS/FEWS NET/PAM/FAO/SIMA des stocks en juin 2013 montrent que l’importance significative des flux du Burkina Faso, du Mali et du Bénin dans les approvisionnements des marchés du Niger est surtout occasionnée par les niveaux des prix plus bas que ceux du Nigéria où les marchés subissent une forte demande locale de céréales et des restrictions des échanges internes et externes engendrées par les problèmes sécuritaires. Cela se manifeste par des prix sur les marchés du Nigéria plus hauts de 10 à 40 pour cent que leur moyenne alors sur les marchés du Burkina Faso, c’est plutôt une baisse d’environ 5 pour cent qui est observée.  La situation relative aux régions de Maradi et Zinder est caractérisée par une offre en mil composée en grande partie par le mil local dont les prix élevés ont conduit à la substitution par le sorgho dont les prix sont plus abordables sur les marchés sources du Nigéria. Toutefois, cette substitution a entrainé une forte demande et des hausses variant entre 30 et 58 pour cent par rapport à la moyenne des 5 ans passés sur les principaux marchés de consommation du Niger.
    • Dans la région de Diffa, l’offre du mil est en baisse par rapport à une année normale et les commerçants ne détiennent pas de grands stocks comparables à la moyenne. Toutefois, l’offre, la demande et le prix du maïs sont relativement stables en générale cette année grâce à la bonne production locale.   Les prix du mil ont fortement augmenté sur les marchés sources du Nigéria où le mil se vend plus cher que la moyenne de 26 pour cent, ce qui diminue son importation. Aussi, les problèmes sécuritaires au Nigéria empêchent les éleveurs de la région de Diffa à exporter les animaux vers ce pays qui est le principal débouché après la Libye. Les prix des animaux ont alors baissé de 24 pour cent par rapport à la moyenne se traduisant par une dégradation de 40 pour cent des termes de l’échange bouc par rapport au mil. Suite aux pertes de revenus saisonniers et la dégradation des termes d’exchange, cette zone est en IPC Phase 2 : Stress.

    Suppositions mise à jour

    Le comportement des indicateurs de sécurité alimentaire confirment les perspectives sur la sécurité alimentaire projetées pour la période d’avril à septembre 2013. 


    Perspective estimée jusqu'a septembre 2013
    • Globalement, l’insécurité alimentaire continuera à se situer au niveau Phase 1 « Minimale » autour du pays, à la faveur des flux de céréales importes  des pays où les productions sont bonnes et les stocks commerçants à des niveaux suffisants. Les disponibilités sur les marchés seront aussi renforcées et suffisantes pendant la période de soudure grâce aux déstockages qui seront favorisés par une campagne agricole à allure normale. Compte tenu du prix élevé du mil aussi bien sur les marchés du Nigéria que ceux du Niger, le sorgho constituera la céréale la plus demandée sur les marchés de consommation de Maradi, Zinder et Tahoua, ce qui pourrait conduire à une augmentation plus significative que actuellement des prix pendant la soudure agropastorale.
    • Dans la région de Diffa, fortement dépendante du Nigéria pour les importations de céréales et l’exportation de poivron et de bétail, le statu quo de la situation sécuritaire va engendrer des manques à gagner en termes de revenus suite au retour des migrants et des baisses des prix des animaux et des cultures de rente dont le poivron. Les ménages pauvres ne vont pas pouvoir acheter et consommer les quantités de nourriture suffisantes suite à cette dégradation du pouvoir d’achat et de juin à septembre 2013 ils feront face à une insécurité alimentaire phase 2 « stress ». 
    Figures Calendrier saisonnier pour une année typique

    Figure 1

    Calendrier saisonnier pour une année typique

    Source: FEWS NET

    Cette mise à jour des perspectives sur la sécurité alimentaire présente une analyse des conditions actuelles d'insécurité alimentaire aiguë et de toute évolution de la dernière projection de FEWS NET concernant les résultats de l'insécurité alimentaire aiguë dans la géographie spécifiée au cours des six prochains mois. Pour en savoir plus sur le travail, cliquez ici.

    Get the latest food security updates in your inbox Sign up for emails

    The information provided on this Website is not official U.S. Government information and does not represent the views or positions of the U.S. Agency for International Development or the U.S. Government.

    Jump back to top