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Une augmentation de l’ampleur de Stress de l’échelle d’insécurité alimentaire aiguë

  • Mise à jour sur la sécurité alimentaire
  • Niger
  • Février 2014
Une augmentation de l’ampleur de Stress de l’échelle d’insécurité alimentaire aiguë

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  • Messages clé
  • Situation Nationale Actuelle
  • Suppositions Mise à Jour
  • Perspective Estimée Jusqu'à Juin 2014
  • Messages clé
    • L'insécurité alimentaire aiguë actuelle est marquée par le Stress (IPC Phase 2!) dans certaines zones agropastorales et pastorales des régions de Tillabéri, Tahoua, Zinder et Diffa. Alors que beaucoup de ces ménages renoncent aux dépenses non alimentaires afin de satisfaire leurs besoins alimentaires, certains ménages ne peuvent répondre à leurs besoins qu’avec l’aide humanitaire.
    • La hausse plus significative des prix va engendrer une augmentation du nombre de zones dans les régions cités ci-dessus où la majorité des ménages vont dépendre des assistances alimentaires pour couvrir leurs besoins alimentaires en avril-juin 2014. Ces zones peuvent enregistrer quelques ménages qui vont connaître des déficits dans la consommation alimentaire malgré les assistances alimentaires surtout en mai-juin 2014.
    • A la faveur d‘une normalisation progressive des flux internes et transfrontaliers, les offres sur les marchés sont suffisantes, mais les prix des aliments de base sont encore plus élevés sur la majorité des marchés sauf pour le maïs dont les prix évoluent vers la tendance de la moyenne quinquennale.

    Situation Nationale Actuelle

    Les résultats de la mission conjointe CILSS/FEWS NET/FAO/PAM/Gouvernement d’évaluation des marchés et la sécurité alimentaire montrent un fonctionnement typique des marchés caractérisés par un approvisionnement suffisant à la faveur d’une bonne disponibilité locale et d’une normalisation des flux transfrontaliers. Les stocks sur les marchés proviennent de la production nationale et des importations dont les volumes sont semblables à ceux d’une année normale. Toutefois, dans la région de Diffa, à l’exception du maïs produit localement sur le Lac Tchad, des circuits de commercialisation plus longs sont utilisés pour les importations des autres produits du Nigéria. Les flux d’exportation, ont aussi repris pour les cultures de rente, sauf dans la région de Diffa. Cette situation a pour corollaire une normalisation des sources de revenus des ménages dans les zones non-déficitaire sur le plan de la production des cultures de rente.

    La demande et l’exportation d’animaux se sont rétablies et évoluent dans la tendance moyenne. Ils sont dessus de la situation observée en 2013 où les transactions ont été perturbées par le conflit au nord-est Nigéria et la faible présence des commerçants exportateurs sur les marchés. A la faveur de nouveaux marchés à bétail à proximité de la frontière avec le Nigéria et l’utilisation de circuits alternatifs, les demandes et les ventes d’animaux sont devenues normales avec des effets significatifs positifs sur les prix des animaux et les revenus des ménages. Suite au déficit fourrager enregistré, les résidus des cultures constituent des recours pour l’alimentation des animaux. Le recours massif à ces aliments complémentaires pour les animaux a fait augmenter les prix de la paille et autres résidus des cultures de 70 à 80 pour cent par rapport à la moyenne.

    L’analyse de l’accessibilité des ménages aux céréales, faite sur la base des données collectées par la mission conjointe d’évaluation des marchés en février 2014, montre que 15 à 20 pour cent des ménages producteurs disposent encore de stocks en février 2014 contre 20 à 35 pour cent en moyenne, mais la majorité fait recours aux marchés pour les approvisionnements.

    Les animaux constituent une source importante pour accéder à la nourriture, surtout pour des ménages pastoraux, qui se procurent, avec la vente d’un bouc 150 à 159 kilogrammes de mil en janvier 2014 contre une moyenne de 131 kilogrammes, soit une augmentation d’environ 15 à 21 pour cent. Les cultures de rente, dont la production locale constitue encore la source des approvisionnements, contribuent aussi significativement à l’accès alimentaire des ménages grâce à leurs prix de vente qui dépassent la moyenne de 37 à 64 pour cent. L’équivalent céréalier de 100 kilogrammes de ces produits (niébé, arachide, sésame, etc.) est de 130 à 150 kilogrammes de mil en février 2014, soit des quantités de céréales plus importantes que celles obtenues en moyenne à la même période.

    Les prix des céréales persistent dans leur évolution à la hausse par rapport à la moyenne quinquennale avec des niveaux plus élevés de 8 à 43 pour cent pour le mil, 8 à 31 pour cent pour le mais et 11 à 27 pour cent pour le sorgho. Les augmentations les plus élevées par rapport à la moyenne de la saison sont enregistrées sur les marchés de Diffa, Zinder, Maradi et d’Agadez où la demande pour l’exportation ou pour la consommation est forte. Bien que les termes de l’échange soient actuellement en faveur des vendeurs de cultures de rente et des animaux, on s’attend que les prix des céréales se maintiennent au-dessus de la moyenne dans les mois à venir quand les ménages vont, de plus en plus, dépendre des achats pour couvrir leurs besoins.

    La situation est calme pour la sécurité alimentaire des ménages en février 2014 mais dans certaines zones des départements de Ouallam, Tahoua, Matameye, Magaria, Mirriah, et N’Guigmi, un nombre important de ménages n’arrive à couvrir les besoins alimentaires qu’avec les assistances alimentaires sociales y compris sous forme de cash et food for work (indiqué avec des « ! » dans la carte Near Term). Dans ces zones touchées par des déficits agricoles, les ménages sont confrontés à des revenus de l'élevage en dessous de la moyenne pour faire face à leurs besoins alimentaires. Ils font retour à l'achat plus tôt que normale pour répondre à leurs besoins alimentaires.


    Suppositions Mise à Jour

     Le comportement des indicateurs de sécurité alimentaire confirment les perspectives sur la sécurité alimentaire projetées pour la période de janvier à juin 2014.


    Perspective Estimée Jusqu'à Juin 2014

    Les approvisionnements des marchés vont se poursuivre de façon suffisante surtout que la demande normale va augmenter suite aux achats institutionnels en mars/avril et les besoins de semences en mai/juin. Les prix vont évoluer au dessus de la moyenne pendant cette période du scénario, mais le niveau d’insécurité alimentaire aiguë sera globalement « Minimal » (IPC Phase 1). Toutefois, dans les zones agropastorales et pastorales de N’Guigmi, Ouallam, Tahoua auxquelles vont venir s’ajouter celles de Matameye, Diffa, Mainé Soroa, Mirriah et Magaria, les ménages pauvres et très pauvres vont dépendre des assistances alimentaires planifiées pour satisfaire leurs besoins alimentaires et seront en « Stress » d’insécurité alimentaire (IPC Phase 2!) en mars-juin 2014. A l’intérieur de ces zones, bien que significativement plus de 80% des ménages ne souffriront pas de déficit de consommation, une minorité de ménages plus touchés par des déficits agricoles ne pourront pas couvrir leurs besoins alimentaires même avec les assistances alimentaires, ce qui les expose à la phase « Crise » d’insécurité alimentaire aiguë (IPC Phase 3).

    Figures Calendrier Saisonnier pour une Année Typique

    Figure 2

    Calendrier Saisonnier pour une Année Typique

    Source: FEWS NET

    Millet prices in January 2014 compared with the five-year average for January

    Figure 2

    Millet prices in January 2014 compared with the five-year average for January

    Source: FEWS NET

    Figure 3

    Source:

    Cette mise à jour des perspectives sur la sécurité alimentaire présente une analyse des conditions actuelles d'insécurité alimentaire aiguë et de toute évolution de la dernière projection de FEWS NET concernant les résultats de l'insécurité alimentaire aiguë dans la géographie spécifiée au cours des six prochains mois. Pour en savoir plus sur le travail, cliquez ici.

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