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Insécurité alimentaire globalement minimale malgré le délai des programmes sociaux

  • Mise à jour sur la sécurité alimentaire
  • Niger
  • Février 2013
Insécurité alimentaire globalement minimale malgré le délai des programmes sociaux

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  • Messages clé
  • Situation nationale actuelle
  • Suppositions mise à jour
  • Perspective estimée jusqu'à juin 2013
  • Messages clé
    • Le programme social du gouvernement vise à répondre aux besoins alimentaires de 865 000 personnes contre 4 million en moyenne pendant la même période. Ce programme était planifié pour la période de janvier à mai. Toutefois, la mise en œuvre des appuis est susceptible de commencer deux mois plus tard que prévu mais n’aura pas un impact très significatif sur la sécurité alimentaire compte tenu de l’accès alimentaire favorable et de certaines interventions que mènent les partenaires humanitaires.

    • L’offre locale est normale sur les marchés ce qui assure la grande partie des disponibilités en mil. Pourtant, des prix plus hauts que la moyenne saisonnière persistent suite à une forte demande provenant des institutions et des ménages consommateurs dont le nombre s’accroit sur les marchés à cause de la diminution normale des stocks céréaliers et la réduction des bras valides en migration cette année par rapport à la normale. 

    • A part le niveau élevé des prix, aucune anomalie importante n’est observée sur les marchés frontaliers malgré la pression potentielle liée à une augmentation du nombre de réfugiés dans l’ouest du pays. De même, les rapports précoces sur les pertes agricoles au Nigeria n’ont pas encore provoqué des tendances atypiques sur les marchés clés du commerce transfrontalier. 


    Situation nationale actuelle

    La mission conjointe CILSS/FEWS NET/PAM d’évaluation des marchés et la sécurité alimentaire a pu noter de bonnes disponibilités sur tous les marchés des régions visitées à la faveur des récoltes qui ont été globalement bonnes et qui assurent la plus grande partie des offres de mil et sorgho. Les offres locales (des commerçants locaux et producteurs) dominent dans les approvisionnements des marchés en mil, sorgho et niébé, soit 60% à 100%, alors qu’en 2012 à la même période, les importations représentaient 100%. Toutefois, pour le maïs, les importations du Nigéria et du Bénin se déroulent normalement et représentent 100% des quantités sur les marchés sauf sur le marché de Diffa commune où les offres sont à 100% constituées par le maïs produit dans le Lac Tchad.  Actuellement, les flux sont surtout internes des zones de production vers les zones de consommation. Les flux du Niger vers des pays comme le Nigéria et le Ghana sont normaux et concernent les cultures de rente (niébé, sésame, souchet) et le bétail. 

    Des producteurs sont de plus en plus impliqués dans la demande de consommation de céréales. Contrairement aux mois passés où la demande émanait principalement des institutions et des commerçants pour la reconstitution des stocks, le recours aux marchés devient important chez les producteurs dans toutes les localités du pays où on observe progressivement l’épuisement normal des stocks mais aussi un nombre réduit de migrants par rapport à la moyenne à la faveur des bonnes conditions d’emplois locaux et des problèmes sécuritaires dans certains pays d’accueil dont le Nigéria.

    La santé animale connaît une amélioration significative cette année à la faveur des bonnes disponibilités fourragères et d’une vaste campagne à temps de vaccination qui a concerné même les animaux des refugiés maliens. Les présentations et les ventes d’animaux suivent la tendance saisonnière normale sur les marchés intérieurs. A la faveur des bons états d’embonpoint des animaux, leur valeur marchande est supérieure à celle de la moyenne et de 2012. Les exportations par les commerçants du Niger et ceux des pays comme le Nigéria se font normalement mais à un rythme moins important par rapport aux mois passés marqués par des demandes de consommation pour les fêtes de fin d’année.  

    De façon générale, les prix des céréales de base sont hauts en comparaison avec la moyenne des 5 dernières années mais enregistrent une baisse par rapport à la même période de l’année 2012. Malgré que les produits disponibles sur les marchés soient en grande majorité locaux et typiquement chers par rapport à aux produits importés,  les prix de cette année sont encore au dessus de la moyenne quinquennale de 19 à 25 pour cent pour les céréales locales (mil et sorgho) et de 8 à 10 pour les céréales importées (riz et maïs).

    Les interventions d’urgence du gouvernement sont identifiées et programmées pour répondre aux besoins alimentaires d’environ 865 000 personnes en janvier jusqu’en mai 2013 et d’environ 1.1 million de personnes pendant la période de soudure, soit de juin à septembre 2013. En plus, il est programmé la mis en œuvre d’actions de relèvement précoce et de renforcement de la résilience au profit d’environ 3 millions de personnes. Néanmoins, les partenaires humanitaires mène des actions de redressement sous forme de food et cash for asset au profit d’environ 400 000 personnes dans toutes les régions du Pays dans le cadre des appuis à la mise en œuvre du programme du gouvernement.


    Suppositions mise à jour

    Le comportement des indicateurs de sécurité alimentaire confirment les perspectives sur la sécurité alimentaire projetées pour la période de janvier à juin 2013. 


    Perspective estimée jusqu'à juin 2013
    • Globalement, on attend que la demande de consommation demeure forte et les prix des céréales vont continuer à rester au dessus de leur niveau moyen mais vont progressivement évoluer d’une manière saisonnière vers des niveaux qui pourraient être comparables à ceux de 2012.  Les disponibilités seront assurées par les productions locales en mil et en cultures irriguées en mars/avril et par les importations à partir d’avril/mai jusqu’en septembre 2013.  Pourtant, étant donnée les pertes des tubercules et céréales, et l’insécurité au Nigeria, la suivie des tendances commerciales des importations céréalières est important à partir de mars pour observer d'observer les anomalies qui peuvent apparaître, surtout pour le  mil et sorgho.
    • Le programme social du gouvernement va démarrer en mars 2013 et les actions identifiées combinées aux autres ressources alimentaires notamment les cultures irriguées, les revenus de la main d’œuvre, la sécurité alimentaire restera stable pendant toute la période de mars à mai 2013 avec toutefois des dégradations dues  aux prix élevés en juin-septembre 2013 dans les régions de Tillabéri, Maradi, Tahoua et Diffa. 
    • Pour les ménages pastoraux, le bon état d’embonpoint va continuer à maintenir la valeur marchande normale des animaux et leurs prix à des niveaux hauts vont garantir des bons termes de l’échange bétail/céréales. Suite à la reprise du conflit au Mali, l’insécurité risque d’empêcher le déroulement typique de la transhumance des animaux dans les zones de l’ouest du pays  vers le Nord Mali, en décembre-juin normalement.  Le suivi est nécessaire pour signaler des dysfonctionnements dans les systèmes pastoraux à l’entrée de la période de soudure pastorale entre avril et juin. 
    • En avril/mai-juin la majorité des ménages vont commencer à épuiser leurs stocks céréaliers et avec la fin des cultures irriguées les ressources alimentaires vont fortement diminuer et retourneront aux marchés pour s’approvisionner. Suite à l’arrêt de certains volets des programmes d’assistance sociales, l’accès aux aliments pour les ménages pauvres dont le nombre augmente suite au retour des migrants sera réduit et de déficit de consommation alimentaire va s’observer en avril –mai et juin pour les ménages pauvres et très pauvres, surtout ceux des départements de Tillabéri, Ayorou et Torodi dont l‘insécurité alimentaire sera en IPC Phase 2 : Stress.
    Figures Calendrier saisonnier pour une année typique

    Figure 1

    Calendrier saisonnier pour une année typique

    Source: FEWS NET

    Cette mise à jour des perspectives sur la sécurité alimentaire présente une analyse des conditions actuelles d'insécurité alimentaire aiguë et de toute évolution de la dernière projection de FEWS NET concernant les résultats de l'insécurité alimentaire aiguë dans la géographie spécifiée au cours des six prochains mois. Pour en savoir plus sur le travail, cliquez ici.

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