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La hausse des incidents sécuritaires et des prix limite l’accès alimentaire aux ménages

  • Mise à jour des messages clés
  • Niger
  • Mai 2022
La hausse des incidents sécuritaires et des prix limite l’accès alimentaire aux ménages

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    • Le Niger continue de faire face à une insécurité prévalente dans l’extrême ouest, l’extrême sud-est et centre sud du pays. L’escalade de l’insécurité est surtout observée dans la partie extrême ouest, notamment dans la région de Tillabéry qui a enregistré 136 cas d’incidents sécuritaires de janvier au 16 mai 2022 contre 93 cas à la même période en 2021 selon OCHA.  Au cours de cette même période de janvier au 16 mai 2022, les incidents sécuritaires ont provoqué 54 588 nouveaux déplacés selon OCHA alors que du début de la crise sécuritaire jusqu’au 16 mai 2022, la région compte au total 115 150 personnes déplacées internes selon le ministère de la gestion des catastrophes et de l’action humanitaire.

    • La campagne agricole pluviale s’installe progressivement avec des pluies utiles qui ont permis d’effectuer des semis partiels dans les régions de Maradi, Zinder, Dosso et Tillabéry. L’Etat Nigérien et ces partenaires ont appuyé les ménages vulnérables avec des semences d’urgence placées. La campagne de cultures irriguées se poursuit avec une progression dominée par les récoltes en cours pour la laitue, le chou, la pastèque, la tomate, la pomme de terre, l’oignon et le riz.

    • Les prix des denrées alimentaires continuent leur ascension à la hausse entamée depuis décembre 2021 et atteignent des niveaux dépassant 25 à 30 pourcents, ce qui est bien au-delà de la moyenne quinquennale. Toutefois, des prix dépassant 40 à 60 pourcents la moyenne quinquennale sont relevés sur les marchés de Abala, Ayorou, Téra, Gotheye et Torodi qui sont les zones les plus affectées par l’escalade des incidents sécuritaires. Les prix des produits alimentaires importés du marché international notamment l’huile végétale, les produits laitiers, le blé et ses produits dérivés connaissent aussi une hausse généralisée de 50 pourcents et plus suite à la baisse de leur disponibilité consécutive à la crise ukrainienne qui perturbe le fonctionnement des circuits commerciaux internationaux.

    • Dans les zones pastorales, la situation est marquée par un épuisement des stocks fourragers et des dépenses croissantes des ménages éleveurs dominés par celles liées à l’entretien des animaux suite à des prix des aliments bétail atteignant des niveaux jamais égalés au cours de ces 10 dernières années. L’embonpoint des animaux est toutefois moyen tout comme leur valeur marchande à la faveur de la demande soutenue pour l’embouche en prélude à la fête de Tabaski. Les termes de l’échange chèvres/mil sont favorables avec un ratio moyen de 1 bouc pour 1,5 sac de mil.

    • L’insécurité alimentaire dominante dans le pays est le Stress (Phase 2 de l’IPC) avec un niveau plus élevé de Crise (Phase 3 IPC) prévalant dans la région de Tillabéry et le Nord Tahoua. L’assistance alimentaire fournie de façon suffisante mensuellement dans la région de Diffa et le sud de Maradi affectés par l’insécurité leur permet de rester dans une situation d’insécurité alimentaire similaire au Stress ! (Phase 2 ! IPC).

    Cette mise à jour des des messages clés présente une analyse succincte des conditions actuelles d'insécurité alimentaire aiguë et de toute évolution de la dernière projection de FEWS NET concernant les résultats de l'insécurité alimentaire aiguë dans la géographie spécifiée. Pour en savoir plus sur le travail, cliquez ici.

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