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Insécurité alimentaire grandissante avec COVID-19 venant s’ajouter à l’insécurité civile

  • Mise à jour des messages clés
  • Niger
  • Mai 2020
Insécurité alimentaire grandissante avec COVID-19 venant s’ajouter à l’insécurité civile

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    • Les effets de l’insécurité civile continuent d’aggraver l’insécurité alimentaire des ménages pauvres et déplacées. Les cas d’incidents sécuritaires continuent d’augmenter passant de 492 cas en 2019 de janvier à avril 2019 à 523 cas en 2020 à la même période. Les régions les plus affectées par cette insécurité et les déplacements de personnes qu’elle provoque sont Diffa, Tillabéry et Tahoua ou les personnes déplacées sont estimées à 223 048 personnes en avril 2020 contre 184 634 personnes à la même période en 2019. Les personnes déplacées ainsi que les ménages hôtes continuent de vivre dans une situation d’insécurité alimentaire de Crise (Phase 3 de l’IPC).

    • A la date du 27 mai, le Niger a enregistré 955 cas de COVID-19 qui affecte toutes les régions. Toutefois, les cas COVID-19 de Niamey représentent près de 80 pour cent des cas enregistrés suivi par Zinder avec 12 pour cent des cas et Agadez avec 3,5 pour cent des cas confirmés cumulés. Les mesures prises par les pouvoirs publics pour lutter contre le COVID-19, axées sur l’interdiction des mouvements et des contacts entre les personnes, impliquent une réduction significative de l’accès aux revenus pour les ménages ruraux et urbains et une baisse de l’accès alimentaire dans plusieurs zones du pays.  Ainsi suite au COVID-19 et aux mesures de lutte contre sa propagation, 10 à 15 pour cent des ménages pauvres de ces zones basculent dans une insécurité alimentaire de Crise (Phase 3 de l’IPC).

    • Les marchés sont bien approvisionnés en produits alimentaires grâce aux flux qui sont exemptes des mesures de restrictions. Les pertes d’emplois locaux et de la migration suite aux mesures interdisant les déplacements des personnes, réduisent le pouvoir d’achat de produits de consommation et donc affaiblit la demande des ménages agropastoraux sur les marchés. Les prix des animaux inférieurs à la moyenne suite aux restrictions et le mauvais état physique du bétail consécutif au déficit fourrager provoquent une baisse des revenus des éleveurs et une augmentation de leurs dépenses pour l’entretien des animaux.  Une situation de Stress (Phase 2 de l’IPC) est observée dans la zone pastorale mais pourrait évoluer en Minimale (Phase 1 de l’IPC) à partir de juillet avec la fin de la soudure pastorale et l’installation définitive de la campagne agropastorale.

    • Les perturbations des marchés, les fortes réductions des revenus dues à la perte des principaux moyens d’existence en milieux urbains continuent d’altérer les conditions de sécurité alimentaire chez les ménages pauvres urbains et péri-urbains qui dépendent des activités économiques informelles et qui n’arrivent plus à couvrir leurs besoins alimentaires. En dépit de l’assouplissement des mesures restrictives à Niamey, la réduction des revenus continue d’engendrer une insécurité alimentaire de Crise (IPC Phase 3) pour ces ménages.

    Cette mise à jour des des messages clés présente une analyse succincte des conditions actuelles d'insécurité alimentaire aiguë et de toute évolution de la dernière projection de FEWS NET concernant les résultats de l'insécurité alimentaire aiguë dans la géographie spécifiée. Pour en savoir plus sur le travail, cliquez ici.

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