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L’insécurité alimentaire aigue de Crise (Phase 3 de l’IPC) persiste encore chez les ménages pauvres dans les régions affectées par l’insécurité civile

  • Mise à jour des messages clés
  • Niger
  • Avril 2024
L’insécurité alimentaire aigue de Crise (Phase 3 de l’IPC) persiste encore chez les ménages pauvres dans les régions affectées par l’insécurité civile

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    • L’insécurité alimentaire est en Crise (Phase 3 de l’IPC) dans les régions de Tillabéry, Tahoua, Diffa et Maradi. Elle fait suite à l’insécurité qui, en plus, de réduire significativement les disponibilités alimentaires dans les zones affectées, empêche les activités génératrices de revenus et limite les capacités d’accès aux aliments pour les ménages pauvres dont au moins 20 pour cent ont une consommation réduite par rapport à leurs besoins énergétiques malgré qu’ils se sont engagés dans de stratégies d’adaptation négatives. Cette insécurité alimentaire se limite en Stress ! (Phase 2 ! de l’IPC) pour les ménages pauvres des régions de Diffa et Maradi grâce aux assistances alimentaires en quantité de nourriture suffisante pour au moins 3 repas par jour. L’insécurité alimentaire de Stress (Phase 2 de l’IPC) est l’échelle d’insécurité alimentaire dominante dans le pays qui affecte tous les ménages pauvres de toutes les zones de moyens d’existence car cette période coïncide avec l’épuisement des stocks céréaliers et fourragers ainsi qu’avec le niveau élevé des prix des denrées alimentaires. Le faible niveau des prix de la main d’œuvre agricole et la baisse des prix des animaux limitent le pouvoir d’achat des ménages pauvres de toutes les zones de moyens d’existence à l’achat d’aliments destinés à leur consommation alimentaire. 
    • Le disponible fourrager est épuisé dans les zones pastorales, et l’insécurité entrave la mobilité des troupeaux vers les zones de repli fournies en ressources fourragères. A cela s’ajoute une limitation de l’accès aux aliments pour bétail à cause de leurs prix qui sont de 50 pour cent au-dessus du prix moyen. Les animaux se trouvent dans une situation de détérioration de leur état d’embonpoint et de leur valeur marchande en dépit d’une amélioration de 10 pour cent des exportations et d’un début d’amélioration de la valeur de la Naira observée en mi-avril 2024. En effet, les prix des animaux sont encore un niveau inférieur à celui de l’année passée et de la moyenne quinquennale, respectivement de 10 à 15 pour cent et 4 à 10 pour cent. Et cela se manifeste par des termes de l’échange en baisse de 22 pour cent par rapport à 2023 et de 25 à 45 pour cent par rapport à la moyenne quinquennale. 
    • La situation sécuritaire est au statu quo eu égard aux incidents sécuritaires qui sont continuent dans tous les foyers de conflit mais surtout dans le du Liptako Gourma. Cette crise sécuritaire constitue le principal facteur déterminant de l’insécurité alimentaire de Crise (Phase 3 de l’IPC) observée dans les régions affectées où en plus de la perte des productions agricoles et pastorales suite aux abandons des champs de cultures, l’insécurité provoque une perturbation des marchés et des opportunités économiques ainsi qu’une flambée des prix des denrées alimentaires. Par ailleurs, dans le cadre de la lutte contre cette insécurité, les autorités du pays, ont pris une décision d’interdiction de tout déplacement dans les zones d’opérations militaires sans escortes militaires. Cette nouvelle mesure va constituer un facteur de limitation additionnel des distributions d’assistances alimentaires y compris dans les régions de Diffa et Maradi car les couts liés aux escortes militaires n’ont pas été prévus dans les plans de réponse humanitaire.      
    • Les activités saisonnières liées à la production maraichère et à la préparation des champs de cultures pluviales constituent les principales sources de revenus pour les ménages pauvres. Toutefois, compte tenu des réductions des superficies consécutives à l’insécurité et la suroffre de main d’œuvre liée à la présence des migrants saisonniers et des personnes déplacées, les salaires journaliers pour les travaux de récoltes des cultures maraichères et de préparation des champs ont baissé d’environ 20 pour cent par rapport aux salaires journaliers moyens.   
    • La situation des marchés est caractérisée par la poursuite de la baisse des approvisionnements particulièrement pour les céréales importées (maïs et riz).  Le niveau actuel de l’offre accuse une baisse de 30-50 pour cent par rapport à la moyenne surtout pour le maïs du fait de l’effet conjugué de la baisse des disponibilités et de la poursuite de la fermeture de la frontière Niger-Bénin malgré sa réouverture officielle par les autorités béninoises. Toutefois, ils ont connu une amélioration par rapport aux mois passés de fermeture des frontières car avec la réouverture des frontières du Nigéria, les flux transfrontaliers du Nigéria ont augmenté d’intensité passant de 2 camions de maïs et sorgho par jour pendant la période de fermeture des frontières à 5 camions par jour actuellement. Les prix maintiennent leur évolution à la hausse estimée à 34 pour cent pour le maïs et le riz importé chacun et 31 et 26 pour cent pour le sorgho et le mil par rapport à la moyenne quinquennale. 

    Citation recommandée: FEWS NET. Niger Mise à jour des messages clés Avril 2024: L’insécurité alimentaire aigue de Crise (Phase 3 de l’IPC) persiste encore chez les ménages pauvres dans les régions affectées par l’insécurité civile, 2024.

    Cette mise à jour des des messages clés présente une analyse succincte des conditions actuelles d'insécurité alimentaire aiguë et de toute évolution de la dernière projection de FEWS NET concernant les résultats de l'insécurité alimentaire aiguë dans la géographie spécifiée. Pour en savoir plus sur le travail, cliquez ici.

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