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Nette amélioration de la sécurité alimentaire et progression de la campagne agricole

  • Perspectives sur la sécurité alimentaire
  • Mauritanie
  • Octobre 2012 - Mars 2013
Nette amélioration de la sécurité alimentaire et progression de la campagne agricole

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  • Messages clé
  • Presentation nationale
  • Zones de preoccupation
  • Evenements qui pourraient changer les scenarios
  • Messages clé
    • La saison pluvieuse a été meilleure que prévue par les prévisions faites en mai, avec des pluies excédentaires  et bien réparties dans le temps. Il en a résulté de bonnes conditions agropastorales, sauf dans au nord-ouest de la zone agropastorale. Malgré une sous exploitation localisée du diéri dans la zone de cultures pluviales, on s’attend à une production céréalière nationale supérieure à la moyenne grâce aux bonnes perspectives de la décrue et de l’irrigué.

    • Avec l’attente d’une saison agropastorale meilleure que celle des cinq dernières années, une importante augmentation des revenus tirés du travail agricole, des termes d’échange évoluant au profit des ménages, et la poursuite des programmes d’assistance, on assiste a une amélioration générale de la sécurité alimentaire dans tout le pays. Les ménages pauvres dans les zones de préoccupation évolueront à IPC Phase 1 : Minimale entre octobre et décembre 2012. 

    • De janvier à mars 2013, la suppression de certains volets des programmes sociaux et la terminaison d’assistance humanitaire pourrait entrainer une probable dégradation de la situation actuelle et conduire à des conditions d’IPC Phase 2 : Stress, notamment chez les ménages pauvres du nord-ouest de la zone agropastorale et chez ceux du  sud-est  qui accueille, depuis plusieurs mois,  de refugiés maliens. 


    Presentation nationale
    Situation actuelle

    Les prévisions  faites par ACMAD et Aghrymet en mai ont prévu une pluviométrie potentiellement inferieure à celle d’une année moyenne. Pourtant la saison a apporté la pluviométrie plutôt excédentaire autour du pays avec une bonne répartition spatio-temporelle dans la plupart des zones pastorales et agricoles du pays, surtout grâce aux intensifications de pluies a partir de la troisième décade d’août et continuant en octobre. Dans la plupart des  zones de moyens de subsistance, les conditions naturelles et d’exploitation des principales activités agropastorales sont globalement meilleures que celles de 2011 et de la moyenne des dernières dix années. Il existe cependant quelques poches où les conséquences d’un déficit hydrique sont apparents sur les pâturages, observables dans le nord-ouest de la zone agropastorale (Est de la moughataa d’Aleg, et de Magta Lahjar au Brakna, moughataa de Monguel au Gorgol, est de celle de Barkéol en Assaba) ainsi que dans le centre de la zone de cultures pluviales (moughataa de Kobenni et ‘arrondissement de Touil au sud de celle de Tintane au Hodh El Gharbi). Ces poches sont cependant entourées par des zones disposant d’excellentes conditions pastorales et qui sont donc susceptibles de répondre aux besoins de transhumance interne.

    Les efforts déployés par le gouvernement, la FAO et autres ONG (transport gratuit de paysans, distributions de semences  distributions de charrues à quelques paysans, etc.) entre avril et octobre ont renforcé les efforts des paysans (achats et emprunts de céréales pour en faire des semences) à satisfaire les besoins alimentaires minimes. Il en a résulté, à l’échelle nationale, une nette hausse des superficies exploitées en diéri (pluvial) malgré une sous exploitation localisée dans la zone cultures pluviales. Cette baisse des superficies exploitées en cultures hâtives a été largement compensée par celles des cultures de long cycle et des cultures tardives dans la zone de cultures pluviales dont les récoltes sont attendues respectivement en octobre/novembre et en décembre/janvier.  En plus les excédents produits dans les autres parties de la zone et au Mali voisin devraient arriver à combler ce déficit. Dans les autres zones de moyens d’existence on s’attend à une production agricole supérieure à celle d’une année moyenne. Par contre, dans la zone agropastorale, la hausse des superficies exploitées en pluvial n’arrivera pas à combler les pertes occasionnées par la rupture des barrages et digues dans les zones de décrue.

    Avec le bon niveau de remplissage des bas fonds, des barrages et du walo dans la zone agropastorale, on s’attend à l’exploitation  en décrue  des superficies les plus importantes des dix dernières années. La distribution des 100 MT de semences de sorgho de décrue accordées par la FAO ont été réalisées, à temps (en septembre) dans toutes les zones de décrue.  Malgré la forte hausse du prix de cette céréale (presque doublée par rapport a la moyenne pour cette période) les paysans n’attendent que le début du retrait des eaux pour commencer à semer. Au vu de cette dernière évolution on devrait arriver à une production céréalière traditionnelle supérieure à celle d’une année moyenne.  Dans le secteur irrigué, selon la direction de l’agriculture,  plus de 25 000 Ha (sur les 35 000 visés) avaient déjà emblavés à la fin de la deuxième décade de septembre dans la vallée du fleuve qui est la seule zone où est pratiquée la riziculture irriguée.  La production totale brute au niveau nationale attendue pourrait, maintenant, être supérieure à  celle d’une année moyenne et à la moyenne des cinq dernières années, prés de 187,795 MTs.

    La situation acridienne a été caractérisée par l’apparition de cibles traitables au sud est du pays dans les régions de Néma, du Tagant, du Brakna et de l’Adrar. Ces effectifs sont composés essentiellement de groupes d’ailés matures, en majorité en accouplement, et immatures au niveau du Centre et du Nord et de larves, tous stades confondus, dans le sud‐est du pays. Cette situation, caractérisée par la dispersion des zones d’infestation entre le Sud‐est, le Centre et le Nord, est préoccupante et nécessite par conséquent une vigilance particulière pour détecter les cibles les traiter de façon précoce. Les opérations de traitement ont commencé le 5 octobre 2012 et a partir de 12 octobre, 1 039 ha ont été traités au cours de 16 opérations de traitement. En prévision, le  Centre National de Lutte Antiacridienne (CNLA) s’attend, dans les semaines à venir,  à des reproductions à petite échelle dans le centre et le nord du pays où les conditions deviennent de plus en plus favorables à la multiplication des criquets.

    Le marché de céréales  est  marqué par trois tendances principales, dont la première est la hausse des prix du sorgho depuis septembre dans toutes les zones de cultures en raison de la demande en semences. Bien que ce soit un phénomène saisonnier  typique, la hausse observée est globalement la plus importante des cinq dernières années. Dans la vallée du fleuve (marché de Boghé) et dans la zone agropastorale (marché de Magta Lahjar) les prix de sorgho ont enregistrés respectivement  +12.06 pour cent et +.77 pour cent de hausse par rapport à août.  Bien que cette dernière est faible, c’est contraire a la tendance normale saisonnière de baisse. Dans les zones éloignées des marchés la hausse est souvent supérieure à 50 pour cent, depuis septembre. La seconde est  la baisse du prix du blé dans toutes les zones de subsistance. Elle s’explique par une importante baisse de la demande liée à l’accès à la nourriture verte et la suppression de la demande pastorale. La troisième est qu’à partir de décembre 2012, la fin de la stabilité des prix du riz et des autres denrées alimentaires importées, en raison de la terminaison de certains volets des programmes sociaux (boutiques de Solidarité) qui vendaient le riz à 130 MRO contre 250 MRO chez les commerçants. A Nouakchott, principal marché de distribution, le prix du sac de riz de 50 Kg  est passé de 12 800 à 14 000, entre fin septembre et début octobre.  Cette situation devrait perdurer jusqu’aux prochaines récoltes de riz en novembre. Les baisses des prix des denrées alimentaires commercialisées (riz, huile, sucre) observables dans l’est de la zone de cultures pluviales résultent de la revente de l’assistance alimentaire par les refugiés.

    Le marché de bétail est marqué par une tendance généralisée de hausse du prix des animaux. Dans la vallée du fleuve, au marché de Boghé où le prix du mouton moyen était, en septembre, en baisse de -18.49 pour cent, par rapport à août en raison de l’importante offre, on note, entre septembre et début octobre, une hausse 12.8 pour cent. Cette hausse s’accentuera pour les fêtes (fête Tabaski) et dans les mois à venir (décembre et janvier) en raison de la demande de deux autres fêtes religieuses. Dans la zone de cultures pluviales (marché d’Abdel Bagrou) la hausse de +3.80 pour cent  observée en septembre est renforcée, en ce début du mois d’octobre, par une nouvelle hausse de 8.45 pour cent. Par contre dans la zone agropastorale, la forte hausse de septembre (+12.83 par rapport à août) a été réduite de 4.79 pour cent  en raison de la très forte offre de moutons.  Dans toutes les zones du pays, les termes d’échange sont entrain d’évoluer progressivement en faveur des ménages éleveurs. Dans la zone agropastorale, rapport au mois d’août, les termes d’échange mouton/céréale ont connu, entre septembre et octobre, une progression  +17.7 pour cent  pour le blé; +8 pour cent  sur le riz importé et de +10 pour cent sur le sorgho pluvial. Dans la zone de cultures pluviales, les termes d’échange continuent d’être de plus en plus favorables aux ménages vendeurs, (+10.5 pour cent sur le blé, +11 pour cent sur le sorgho pluvial et +5.8 pour cent sur le riz) tant à cause de la hausse du prix des animaux que de la baisse de ceux des denrées alimentaires occasionnée par les récoltes des cultures hâtives et la revente  par certains refugiés d’une partie de leur ration alimentaire.

    Plusieurs ONGs internationales travaillent dans de nombreuses communes rurales et contribuent auprès du Commissariat à la Sécurité Alimentaire (CSA)  et du Programme Alimentaire Mondial en mettant sur pied des programmes d’assistance tant dans le domaine du développement que dans celui de l’urgence. Cette année, la plupart de ces ONG se sont investies dans le programme EMEL mis en place par le gouvernement pour faire face à l’insécurité alimentaire qui sévit, depuis 2010, dans de nombreuses zones rurales et péri-urbaines, par une application de leurs programmes annuels souvent renforcés par de nouveaux volets car le gouvernement ne pouvait financer que la moitié de l’enveloppe que nécessitait l’exécution complète de son programme. De ce fait, les ménages pauvres continueront à bénéficier des programmes sociaux d’assistance (distributions gratuites de céréales, cash transfert, boutiques de solidarité, vivres contres travaille etc.) jusqu’en décembre. Si des doutes subsistent sur la prolongation de certains  il est par contre déjà admis que les SAVS qui sont repartis sur l’ensemble du territoire national continueront, durant toute la période du scenario et qu’ils seront renforcés par un nouveau programme signé entre le gouvernement et la Banque Mondiale et portant sur l’ouverture de 600 nouveaux SAVS.  Dans le sud-ouest et le centre de la zone agropastorale, l’application de cette assistance par le biais des distributions gratuites et du transfert d’argent (15,000 MRO par ménage par mois) avait fortement contribué à améliorer les disponibilités et les capacités d’accès alimentaires des ménages pauvres.    Dans le sud-est la revente, par les refugiés, d’une partie de l’assistance alimentaire qui leur est distribuée, permet de réguler le marché et de limiter l’impact négatif des restrictions imposées sur les flux entre la Mauritanie et le Mali.

    Suppositions

    Le scénario le plus probable de la sécurité alimentaire décrit ci-dessous, d ‘octobre 2012 à mars 2013, se fonde sur les hypothèses générales suivantes:

    • La pluviométrie annuelle bien répartie  depuis la deuxième décade d’aout conduit à des conditions d’exploitation agricoles et pastorales meilleures que celles d’une année moyenne.
    • L’application, entre août et septembre,  des dispositions prises par le gouvernement et ses partenaires (FAO,ONG) et relatives à la distribution à temps des semences, au transport des paysans, à la distribution de petit matériel de labours, etc., permettront à améliorer la disponibilité céréalière au niveau national et au sein des ménages par une production record brute supérieur a la moyenne.
    • Les programmes d’assistance (distributions gratuites, boutiques de solidarité et stocks alimentaires villageois de  sécurité SAVS)  du gouvernement qui étaient en cours depuis avril/mai 2012 continueront jusqu’en décembre 2012. De janvier à mars 2013 on s’attend à la réduction des programmes sociaux car seuls les SAVS sont appelé à continuer  grâce à une convention signée en septembre et mise en vigueur en novembre et portant sur une enveloppe de 4 millions de Dollars US destinés à l’achat de 7200 T de blé alimentant 600 SAVS au profit de 360000 ménages répartis sur l’ensemble du territoire national.  En plus, FEWS NET ne prévoit pas la continuation d’assistance humanitaire externe car cette assistance ne satisfait pas actuellement les trois critères : financée, planifiée, et probable dans les zones de préoccupation.
    • On attend que les ménages agricoles auront un accès suffisant quelque en soient les formes (distributions, achats, emprunts, substitution etc.)  aux semences pour exploiter dans les  zones de décrue, des superficies de 20 à 30 pour cent supérieures à celles d’une année moyenne, entre octobre et novembre. 
    • Le travail hors zone ne sera important que pour les ménages pauvres du sud-est de la zone de cultures pluviales qui n’ont pratiquement pas de zone de décrue cette année.  Dans toutes les autres zones de décrue, l’importance des superficies à exploiter limitera l’exode de la main d’œuvre locale et se traduira par une hausse du salaire journalier (qui passe de 1500 à 2000 MRO) avec un nombre de jours de travail supérieur à celui d’un contexte normal.
    • L’impact des pestes sur les cultures sera minime et négligeable.  Une  lutte contre les ennemis de cultures, (sauteriaux et oiseaux), en cours depuis septembre va se poursuivre au niveau des cultures de décrue, entre décembre et février, comme pendant les années précédentes, en collaboration avec les services sénégalais de protection des végétaux. Due aux activités présentatives on attend une situation acridienne calme, sans impact négatif important sur les productions agricoles et le potentiel pastoral du pays avant mars. 
    • Les conditions seront, à partir de novembre,  favorables à l’exploitation des cultures de décrue dans les zones  5, 7 et 2 ainsi qu’au niveau du secteur irrigué (7 et 2 dans les oasis qui sont des zones de production maraichère et de dattes).
    • Le bon niveau de remplissage des barrages offre, aux ménages pauvres appuyés par la distribution des semences, la possibilité d’exploiter des superficies plus importantes qu’en année normale. Dans les oasis, la fréquence des écoulements a bien alimenté la nappe phréatique qui pourra répondre aux besoins en eau des dattiers et des cultures maraichères. On s’attend donc, entre décembre et mars,  à une augmentation des productions céréalières, et maraichères qui sont à la fois des sources de nourriture et de revenus pour tous les ménages des zones citées. Les retombées de la production dattière n’arriveront qu’à partir de juin.
    • Les conditions pastorales bonnes à excellentes dans la majeure partie du pays  devrait se traduire, après les mises-bas de  février à  mars, par une augmentation de production laitière qui restera cependant en  baisse de 20 pour cent par rapport à celle d’une année moyenne en raison des pertes animales subies entre octobre 2011 et août 2012. On estime, sur la base des déclarations des éleveurs au cours des focus,  que les pertes subies tournent autour de 20 pour cent du cheptel.
    • En dehors des transhumances classiques réalisées par les grands éleveurs et les nomades (3 pour cent de la population du pays), les  transhumances seront internes et sans heurt entre agriculteurs et éleveurs et entre éleveurs eux-mêmes. Les transhumances externes ne devraient commencer au plus tôt qu’à partir de mars et ne devraient, en premier chef, concerner que les agropasteurs du nord-ouest de la zone agropastorale. Cette situation, peu fréquente depuis le début de la décennie, va probablement entrainer une baisse des revenus que les ménages pauvres tirent du travail pastorale, mais elle accroitra également, à partir de février/mars, l’accès au lait qui est un élément essentiel de l’alimentation des ménages de la zone. Par ailleurs, la limitation des transhumances se traduit souvent par une baisse de l’offre dans les marchés de bétail et une accentuation des hausses du prix du bétail, attendues pendant et même après les périodes de fêtes (octobre à janvier).
    • Une hausse du prix du  carburant de 5 pour cent, entre octobre 2012 et mars 2013, entrainant, comme par le passé, celle du  prix des denrées alimentaires de base de 10 à 20 pour cent.
    • Un fonctionnement régulier des marchés est prévu, au cours de la période du scenario, grâce à des importations régulières et suffisantes pour assurer un bon approvisionnement des marchés et des flux internes dynamiques. Les  restrictions sur les échanges transfrontaliers avec le Mali n’auront pas un grand impact négatif et seront compensés par les retombées de l’assistance humanitaire dans la zone et par les bonnes productions de décrue des zones voisines.
    • Les apports de la main d’œuvre pastorale seront en baisse dans toutes les zones du fait des bonnes conditions pastorales, car les éleveurs laisseront les animaux en divagation et ne recourent pratiquement pas à des bergers étrangers.
    • Le recours aux emprunts en nourriture et/ou à l’argent destiné à son achat seront partout en baisse, comparativement à une année moyenne. Vu qu’on s’attend à une production céréalière plus importante que celle d’une année moyenne, les ménages devraient disposer de plus de ressources et limiter leurs emprunts pendant la période de soudure.
    • Dans toutes les zones de moyens de subsistance et principalement les zones de préoccupation, le remboursement des dettes sera conforme à celui d’une année typique et ne commencera pas durant la période du scenario. Traditionnellement, les remboursements, sont réalisés soit avec les récoltes de la culture principale qui offrent plus d’opportunités et où les prix des céréales sont les plus bas, soit avec les envois monétaires provenant de l’exode. Dans les deux cas les mécanismes de remboursement sont fixés et, le plus souvent, évalués en valeur du produit, plutôt qu’en quantité. L’impact négatif  de ces mécanismes se fera surtout sentir après les récoltes de mars.
    • Les déficits alimentaires qui restent seront en partie combles par le bon déroulement, entre octobre et décembre, des programmes d’assistance (programme de solidarité et ceux du PAM) axés sur la distribution gratuite, le cash transfert, le réapprovisionnement des SAVS et la vente à prix réduits) par le gouvernement et le PAM, surtout  dans les zones de préoccupation.
    • On  peut s’attendre, entre janvier et mars 2013, à réajustement à la hausse des prix après la baisse des volumes à assistance humanitaire à revendre, mais le niveau d’approvisionnement des marchés ne sera pas affecté car les commerçants locaux répondront à la demande soit par des importations à partir de Nouakchott couplées avec les transferts clandestins en provenance du Mali.
    • On s’attend, entre janvier et mars 2013, à ce que les besoins en assistance humanitaire (nombre de refugiés moins important que considéré jusque là) et en programmes sociaux (amélioration des conditions de vie grâce aux apports de l’agriculture et de l’élevage) soit en nette baisse par rapport à 2012 et par rapport à la moyenne des cinq dernières années.
    Résultats les plus probables de la sécurité alimentaire

    Les niveaux de l’insécurité alimentaire devraient baisser dans toutes les zones rurales du pays, comparativement à septembre, à la même période de 2011 et à la même période d’une année normale en raison de l’importance de l’assistance humanitaire et sociale en cours. Toutefois, le niveau de cette baisse, dans les poches où les systèmes productifs ont été affectés par la rupture des barrages et le mauvais développement des pâturages (nord-ouest de la zone agropastorale) pourrait être moins accentué que dans le reste du pays. 


    Zones de preoccupation

    La zone de cultures pluviales (sud-est de la zone)

    Situation actuelle

    Dans une année typique, prés de 80 pour cent de la population vit essentiellement de l’agriculture sous pluies (diéri), dont l’exploitation commence entre juillet et aout. Pour les ménages pauvres (60 pour cent de la population) le travail agricole de cette unique typologie  fournit 20 pour cent de leur revenu annuel et sa production de septembre à novembre couvre 35 pour cent de leurs besoins alimentaires en année normale. De septembre à novembre la sécurité alimentaire au niveau des ménages est aussi renforcée par les revenus tirés de la récolte, du transport et  de la transformation des productions hâtives (septembre à octobre) et de long cycle (novembre à décembre). Pendant l’année, la population de cette zone est aussi fortement dépendante du commerce transfrontalier (toute l’année) et de l’exode réalisé au Mali, habituellement effectué, entre décembre et mars selon les tendances de la saison agricole .

    Bien que les conditions pluviométriques de toute la zone soient globalement bonnes, le sud-est de la zone de cultures pluviales, connaît une faible exploitation de son diéri (environ 30 pour de moins qu’en année normale) à cause des difficultés d’accès aux semences entre juin et août et du départ, depuis février/mars 2011, d’une bonne partie de la main d’œuvre locale vers les villes et les camps de refugiés pour chercher du travail rémunéré. La production de court cycle, habituellement récoltée entre septembre et novembre est faible et ne couvrira au plus que trois mois au lieu des cinq à six mois en année moyenne où elle assure 35 pour cent des besoins en nourriture. L’augmentation des superficies exploitées en cultures de long cycle pourrait cependant sensiblement accroitre la production céréalière de la zone mais l’impact de cette croissance sur les ménages pauvres, qui n’ont qu’un accès limité aux terres exploitées à cet effet, serait plutôt en terme de revenu que de la production, car plus de 80 pour cent des terres exploitées en cultures de long cycle appartiennent aux ménages nantis (mauritaniens et maliens).

    Sur le plan des revenus, avec la baisse de l’offre, le prix de la main d’œuvre agricole locale est en hausse modérée (il passe de 1500 à 2000 MRO/jour) mais les revenus saisonniers tirés du travail agricole pourrait être moins importants donnée la réduction des superficies exploitées par rapport à une saison typique, alors le bénéfice des salaires élevées ne serait pas forcement senti dans la zone entière. Ces deux situations n’affecteront cependant que légèrement les ménages pauvres entre octobre et décembre  du fait  de la continuation des programmes d’assistance jusqu’en décembre surtout dans le sud-est de la zone de cultures pluviales.  En plus, la baisse des prix des denrées alimentaires causée par la revente par les refugiés d’une partie de leur assistance permet, jusqu’au présent, à ces ménages d’accéder aux denrées alimentaires vendues à des prix 40 à 50 pour cent  moins chers que ceux pratiqués dans le commerce formel.  Par ailleurs la hausse des prix des animaux entrainent des termes d’échange favorables aux ménages pauvres vendeurs (mouton/blé (+10.58 pour cent), mouton/sorgho (+11.29 pour cent) et mouton/riz (+5.87 pour cent).  La consommation des produits agricoles (céréales, niébé, arachides, etc.) et de cueillette est déjà conformée à celle d’une année normale. On s’attend à ce que le recours aux produits  de cueillette contre source de nourriture et de revenus soit plus important, entre décembre et mars, du fait de la maturation des fruits sauvages les plus utilisés (gomme, jujubes, pain de singe, fruits de rôniers, fruits de banalités etc.)

    Suppositions

    Le scénario le plus probable de la sécurité alimentaire décrit ci-dessous, d ‘octobre 2012 à mars 2013, se fonde sur les hypothèses générales suivantes:

    • Malgré une pluviométrie supérieure à proche de celle d’une année moyenne, les superficies de dieri emblavées seront inferieures de 30 pour cent environ à celles d’une année normale mais toujours supérieures à celles de 2011.
    • On attend à une  baisse de l’offre en main d’œuvre, qui s’enracine du fait que les bras valides sont partie depuis février/mars pour chercher le travail rémunère dans lez zones urbaines et les camps de refugiés.  Pourtant, les ménages moyens et mieux nantis auront toujours besoin de cette dernière pour exploiter des superficies, même si elles sont moins importantes qu’en année normale.
    • Les récoltes précoces locales de céréales (niébé, sorgho et mil) qui arrivent en année normale en septembre, sont attendues en fin octobre. Vu le recours actuel à l’assistance alimentaire, ce fait parait plutôt bénéfique aux ménages puisqu’ils bénéficient d’un mois supplémentaire de réserve.
    • Les remboursements de dettes s’inscriront dans leur tendance typique (après mars). En année typique, en raison de la faiblesse des récoltes (qui arrivent à couvrir au plus 6 mois des besoins en bonne année), les remboursements des emprunts alimentaires effectués pendant la précédente période de soudure sont surtout effectués grâce aux envois monétaires réalisés par les membres de la famille en exode au Mali (80 pour cent des ménages) et dans les villes mauritaniennes (autour de 20 pour cent). Le paiement des dettes ne devrait donc commencer, dans cette zone de préoccupation qu’après mars 2013.
    • On s’attend, avec l’intensification des récoltes, entre novembre et mars à ce que la baisse des prix des céréales s’accentue, due aux bonnes perspectives de récolte au Mali qui vont certainement animer des flux clandestins de produits agricoles (céréales, niébé, arachides et pastoraux (petits ruminants surtout) même si la politique de restriction est maintenue.
    • Les marchés resteront bien alimentés et les termes d’échange évolueront, jusqu’en mars, en faveur des ménages vendeurs grâce aux prix bas ou stables de céréales et des prix des animaux en hausse progressive.
    • Des conditions pastorales satisfaisantes autant pour le bétail local que pour celui des refugiés entraineront une augmentation de la disponibilité en lait entre février et mars. Le lait est un élément important de l’alimentation des pauvres de la zone.  Des prix des animaux en hausse continuent à entrainer des termes d’échange  de plus en plus favorables aux ménages vendeurs d’ici mois .
    • Selon les résultats du recensement biométrique effectué entre août et septembre, le nombre de refugiés serait en baisse. Si ce cas de figure est maintenu on devrait aller vers une sensible baisse des besoins en assistance humanitaire, entre janvier et mars.
    • Dans le scenario le plus probable de status quo politique au Mali, on n’attend pas des vagues importantes des refugiés. 
    Résultats les plus probables de la sécurité alimentaire

    La situation d’IPC Phase 2 : Stress se maintient, dans la zone, depuis juillet grâce à l’assistance en cours tant au niveau des ménages hôtes pauvres que dans les camps de refugiés maliens. La baisse des superficies exploitées en diéri a certes entrainé celles des revenus saisonniers des ménages pauvres mais les perspectives de la décrue dans les zones voisines ainsi que le travail dans les camps de refugiés offrent des opportunités de revenus nettement supérieurs à ceux perdus.  Ainsi, grâce aux retombées du travail hors zone, l’assistance humanitaire des bonnes conditions pastorales, du bon approvisionnement des marchés par la revente de l’assistance alimentaire et à  des termes d’echange évoluant en faveur des ménages vendeurs grâce à la hausse du prix des animaux, la situation alimentaire des ménages et devrait progressivement s’améliorer et l’insécurité alimentaire au niveau d’IPC Phase 2: Stress ne devrait disparaitre qu’après octobre.

    En effet le  travail hors zone (dans les zones de décrue voisines entre octobre et février/mars) et dans les camps de refugiés offre aux pauvres des revenus saisonniers légèrement supérieurs à ceux d’une année moyenne. Les revenus gagnés dans les camps ajoutés à l’amélioration des conditions d’exploitation agropastorales et aux retombées des programmes d’assistance  font que les ménages pauvres seront en insécurité alimentaire minime, entre novembre et décembre. A partir de novembre et jusqu’à décembre, après la fin des récoltes hâtives, certains prévoient de se rendre dans les zones de décrue des autres moughataa de la wilaya où on s’attend à une importante hausse des superficies à exploiter vu le bon niveau de remplissage des barrages et l’existence de semences envoyées par la FAO. Cette nouvelle stratégie devrait leur permettre d’augmenter leurs revenus  et de combler la baisse modérée des revenus tirés de l’exploitation du secteur pluvial. Les récoltes qui commencent en la mi-février et se terminent en mi-mars s’étalant environ sur un mois avec le même rythme. Ce nouvel apport devrait contribuer à maintenir cette insécurité minime mais l’arrêt de l’assistance actuelle au profit des ménages hôtes et/ou des refugiés constituerait, dans le contexte des restrictions actuelles imposées par l’administration mauritanienne sur les flux transfrontaliers, un facteur de dégradation de cet impact et les maintiendrait dans une situation d’IPC Phase 2: Stress, entre janvier et mars 2013.

    La zone agropastorale (nord-ouest de la zone)

    Dans une année normale, les pauvres de la zone (environ 60 pour de la population)  récoltent, entre septembre et octobre,  de petites superficies exploitées en pluvial qui leur permettent de couvrir 1 à 2 mois de leurs besoins en céréales. Entre novembre et décembre, ils travaillent pour le compte des ménages nantis, dans les barrages et les bas fonds pour des salaires journaliers fluctuant entre 1500 et 2000 MRO. Ce travail agricole leur rapporte environ 20 pour cent de leurs revenus annuels, les 80 pour cent restants étant couvert par les apports du travail pastoral le plus souvent réalisé hors zone.  Ils achètent prés de 35 pour cent de leurs besoins alimentaires annuels entre janvier/février-août  grâce à ces revenus et recourent à des emprunts monétaires octroyés sur hypothèque de la prochaine production ou de la future demande en main d’œuvre agricole. Cette zone est surtout peuplée d’agropasteurs à dominante pastorale pour lesquels la production pastorale joue un important rôle dans le système alimentaire et dans les revenus. En année typique, le niveau de l’insécurité alimentaire des ménages agropasteurs commence à se réduire dès que la saison des pluies s’installe car la production laitière jour un rôle important dans l’alimentation des ménages pauvres.

    L’amélioration des conditions pastorales dans tout le nord-ouest de cette zone, espérée en juillet n’est réellement arrivée qu’en début septembre avec des pluies diluviennes. Il en a résulté  que les pâturages n’ont pas connu un développement aussi important que dans le reste de la zone à cause de la nature des sols (caillouteux à rocailleux).  En plus, dans certains localités de l’Aftout (principale zone de production agricole de la zone), une baisse des superficies exploitées en diéri résultait des riches qui ont préféré porter leur dévolu sur les prochaines cultures de décrué.  Des cultures pluviales sont peu importantes et en retard par rapport au reste de la zone à cause des nombreux resemis liés à la destruction des cultures par les eaux de ruissellement et les animaux, et l’endommagement  de nombreux ouvrages de retenus (digues, diguettes, barrages) à cause des fortes pluies. La baisse des superficies à exploiter se traduira par celle des revenus que les ménages pauvres tirent du travail agricole, entre octobre et décembre, période de mise en cultures des zones de décrue de la zone. 

    Vu les bonnes conditions pastorales qui existent dans la majeure partie du pays, il est fort probable qu’on assiste à une baisse des apports du travail pastoral. En effet, en pareil contexte, les éleveurs laissent les animaux divaguer puisqu’ils ont des pâturages et de l’eau de surface. Ils ne recourront aux bergers que vers le mois de mais/juin lorsque les besoins en eau l’exigeront.

    La suppression atypique des programmes d’assistance du gouvernement après décembre, à l’exception des SAVS,  constitue un gap que les ménages pauvres dans cette zone auront des difficultés à combler bien qu’on s’attende à ce que la tendance actuelle des termes d’échange qui leurs sont favorables (mouton/blé +17.7 pour cent ; mouton/riz +8.0 pour cent ; mouton/sorgho +10.20 pour cent) se renforcent avec la baisse saisonnière du prix du sorgho au moment des récoltes (novembre) et la hausse de 13 à 25 pour cent du prix des animaux attendue  avec la forte demande des fêtes (octobre à décembre).  La faible disponibilité en lait constitue un autre facteur handicapant car c’est un produit essentiel dans l’alimentation de la zone, vu que les mises-bas des petits ruminants (qui sont le principal cheptel des pauvres) sont en nette baisse par rapport à celles d’une année moyenne (-85 pour cent). Les conceptions qui ont commencé entre septembre et octobre alors qu’en année normale elles ont lieu entre mars et avril ne conduiront à des  naissances qu’après six mois. La disponibilité en lait (source de nourriture et de revenus) ne va s’améliorer qu’à partir de février 2012, alors qu’en année normale, elle contribuait, dés août, à renforcer la disponibilité alimentaire des ménages pauvres. On s’attend à ce que les apports (consommation et vente des produits de cueillette) de l’exploitation écologique (10 pour cent année moyenne) soient plus importants (50 pour cent environ) que ceux d’une année typique vu la dégradation de l’écologie locale.

    Suppositions

    Le scénario le plus probable de la sécurité alimentaire décrit ci-dessous, d‘octobre 2012 à mars 2013, se fonde sur les hypothèses générales suivantes:

    • La production céréalière pluviale en baisse de 30 pour cent par rapport à celle d’une année moyenne, dans le nord-ouest de la zone entrainant  une disponibilité céréalière saisonnière inferieure à celle d’une année moyenne et donc un recours à des sources exogènes (assistance, marchés) plus tôt que d’habitude. 
    • Une baisse modérée à forte de la demande en main d’œuvre dans certaines parties comparativement à une année normale, dans les zones de décrue à cause de la rupture de  nombreux ouvrages de retenus (digues, diguettes, barrages).
    • Les animaux ont connu des croîts annuels plus ou moins régulier conduisant à une sensible augmentation du cheptel de la zone. Les pertes et ventes de 2012 ont réduit ce potentiel et limité les ventes. Un recours à de nouvelles ventes peut être préjudiciable à la future reconstitution et même à la préservation de ce moyen d’existence fondamental.
    • Des conditions pastorales seront moins bonnes que celles des zones environnantes mais censées répondre au besoin du cheptel local jusqu’en mars si on n’assiste pas à une transhumance précoce des éleveurs de la zone des oasis, pastoralisme avec oueds cultivés.
    • La production laitière restera faible jusqu’en février/mars alors qu’en année moyenne, elle constitue, entre août et mars, une des principales sources de nourriture et de revenus des ménages de la zone. Les ménages pauvres vont recourir au lait en poudre entre octobre et mars 2013, comme ce fut le cas entre 2011 et  2012. L’absence de mise-bas six mois plus tôt, à cause du faible état physique des femelles, explique cette situation.
    • Les mécanismes fondés sur l’emprunt avec paiement en journées de travail au moment de la prochaine exploitation (octobre/novembre) des zones de décrue (bas-fonds et barrages) fonctionneront, à partir d’octobre et à l’approche des récoltes de décrue (février). Les ménages pauvres qui n’auront plus un accès limité au cash transfert vont y recourent pour acheter de la nourriture.
    • Les  termes d’échange  continueront d’être favorables aux ménages vendeurs de bétail durant toute la période du scenario. 
    • Les prix des denrées alimentaires importées et des produits agricoles locaux  (niébé, arachides, mil, sorgho, maïs) connaitront de fortes hausses dans les points de vente indépendants des programmes sociaux. Bien que ce soit un phénomène typique, on s’attend à ce que la hausse soit plus importante que celle d’une année typique et qu’elle soit, plus marquée, entre octobre et novembre pour les céréales locales sera en raison de la demande en semences pour les cultures de décrue.
    • Les programmes sociaux (les distributions gratuites, les vente subventionnées dans les Boutiques de Solidarité), le cash transfert, les cantines scolaires seront fonctionnels, ai profit des ménages pauvres, dans tout le nord-ouest,  jusqu’en fin décembre jusqu’a quand ils contribueront à maintenir une insécurité alimentaire minime.
    Résultats les plus probables de la sécurité alimentaire

    Dans la zone agropastorale, l’insécurité alimentaire minime est actuellement maintenue grâce aux  programmes sociaux du gouvernement, aux récoltes précoces de produits agricoles, aux revenus tirés du travail agricole, aux retombées de l’assistance humanitaire et par l’amélioration des conditions pastorales va être renforcée entre octobre et décembre par les récoltes céréalières de septembre à novembre. On peut donc considérer que d’octobre à décembre, ils seront en sécurité alimentaire (IPC Phase 1 : Minime)  grâce a la continuation de ces programmes d’appui, qui réduit la pression sur leurs moyens de subsistance.

    Entre décembre et mars, la suppression des distributions alimentaires gratuites, du cash transfert et des boutiques de solidarité ainsi que la baisse de revenus attendues, par les ménages pauvres, en raison des baisses probables de la demande en main d’œuvre pastorale, de la main d’œuvre agricole à cause de la rupture de nombreux barrages ne pourront être compensées que par les revenus provenant de la vente des animaux. Entre janvier et mars 2013 seuls les SAVS continueront à fonctionner soit avec des approvisionnements directs achetés par les populations avec l’argent tiré des ventes antérieures, soit avec de nouveaux apports du gouvernement et du PAM comme ce fut le cas en octobre. La continuation des SAVS étant probable, entre janvier et mars 2013, on ne devrait donc pas s’attendre à des problèmes de disponibilité surtout que les récoltes du pluvial des zones voisines animeront certainement les flux internes à partir de décembre, avec des prix bas qui s’inscrivent dans les tendances saisonniers habituelles.  Les ménages pauvres seront donc beaucoup plus affectés par des problèmes d’accès que de disponibilité.  Avec la suppression du cash transfert à cause de la fin du programme, la baisse des revenus tirés du travail agricole et du travail pastoral ils doivent maintenir un niveau de vente des animaux qui pourrait dans le contexte actuel (cheptel en reconstitution) constituer un facteur de dégradation de leur principal moyen de subsistance pendant cette période de l’année.  Dans un contexte de reconstitution de cheptel, affecté par les pertes et les ventes pendant 2011 et 2012, une telle pression pourrait constituer une menace sur la principal moyen de subsistance des ménages pauvres (le cheptel).  Les ménages n’arriveront donc à maintenir cette insécurité alimentaire minime (Phase 1 IPC 2.0), entre janvier et mars 2013 qu’avec le risque de détérioration de cette source.  Alors, ils evolueront à IPC Phase 2 : Stress pendant cette periode.


    Evenements qui pourraient changer les scenarios

    Zone

    Événement

    Impacts sur les conditions de la sécurité alimentaire

    Nationale

     

    Hausse du prix des céréales de substitution (blé et riz) sur les marchés internationaux.

    Mauvais approvisionnement des marchés de Nouakchott.

    Difficultés d’approvisionnement des marchés intérieurs

    Forte hausse du prix de ces céréales  qui va affecter la capacité d’accès alimentaire des ménages pauvres.

    Aggravation du conflit malien

    Affectation de la mobilité des ménages pauvres à la recherche de nouvelles sources de revenus leur permettant de combler le gap causé par la fin des programmes d’assistance.

    Une attaque acridienne de grande ampleur, entre novembre et  février.

    Détruirait les pâturages et les cultures (de diéri, de l’irrigué et les semis de la décrue) dans toutes les zones de moyens de subsistance du pays entrainant une prolongation de la soudure.

    La zone agropastorale

    Une épizootie. C’est un phénomène récurent observé chaque fois que les conditions pastorales sont durablement dégradées.

    Baisse ou suppression  de  l’impact saisonnier positif de l’élevage sur la sécurité alimentaire des ménages.

    Disfonctionnement des systèmes d’approvisionnement avec la vallée

    La zone est beaucoup ravitaillé en riz en provenance du Sénégal et de la vallée que par Nouakchott qui ne dessert que les capitales régionales. Un disfonctionnement de ces flux entrainerait une forte hausse du prix des denrées alimentaires et inverserait la tendance actuelle des termes d’échange qui sont favorables aux ménages.

    Une importante baisse de la demande  en bétail

    Les termes d’échange défavorables qui obligent les ménages à multiplier les ventes alors que les grandes pertes (mort et vente) animales qu’ils ont subies entre 2011 et 2012 ne sont pas encore résorbées.

    Continuation d’assistance humanitaire après décembre

    La continuation d’assistance humanitaire après décembre comblera des gaps des revenues et production céréalière, et conduire a la maintien de Phase 1 : Minime insécurité alimentaire.

     La zone de cultures pluviales

    Accentuation de l’insécurité civile

     

    Maintien des  mesures restrictives qui pourraient entrainer des représailles de la part des populations maliennes frontalières

    Entrave de la libre circulation des biens et des personnes entre le pays et le Mali.

    Limitation de l’alimentation des marchés frontaliers qui sont des centres d’approvisionnement du nord de la zone de cultures pluviales et du centre de la zone agropastorale.

     

    Continuation d’assistance humanitaire après décembre

    La continuation d’assistance humanitaire après décembre comblera des gaps des revenues et production céréalière, et conduire a la maintien de Phase 1 : Minime insécurité alimentaire.

    Figures Calendrier saisonnier pour une année typique

    Figure 1

    Calendrier saisonnier pour une année typique

    Source: FEWS NET

    Carte des résultats actuels de la sécurité alimentaire, Octobre

    Figure 2

    Carte des résultats actuels de la sécurité alimentaire, Octobre

    Source: FEWS NET

    Afin d’estimer les résultats de la sécurité alimentaire pour les prochains six mois, FEWS NET développe les suppositions de base concernant les événements possible, leurs effets, et les réponses probables des divers acteurs. FEWS NET fait ses analyses basées sur ces suppositions dans le contexte des conditions actuelles et les moyens d’existence locaux pour développer des scénarios estimant les résultats de la sécurité alimentaire. D’habitude, FEWS NET prévient du scénario le plus probable. Pour en savoir plus, cliquez ici.

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