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Un contexte saisonnier favorable à l’amélioration de la sécurité alimentaire rurale

  • Perspectives sur la sécurité alimentaire
  • Mauritanie
  • Juillet - Décembre 2013
Un contexte saisonnier favorable à l’amélioration de la sécurité alimentaire rurale

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    • La disponibilité alimentaire est satisfaisante dans tout le pays mais l’accès régulière et suffisante est difficile pour les ménages pauvres d’agriculteurs du nord  et du sud-est du pays. Alors que les premiers sont affectés par deux années de mauvaises productions agropastorales, les seconds subissent les conséquences de la présence de 75 000 réfugiés qui a élevé les prix des denrées alimentaires et limité leurs revenus saisonniers. Ces deux groupes restent en situation d’IPC Phase 2 : Stress alors que la situation est stable dans les zones les plus peuplées du pays (Figure 1).

    • Les pluies de juin semblent confirmer les  prévisions saisonnières d’une pluviométrie égale à supérieure à celle d’une année moyenne faites par l’ACMAD, le Centre Régional Agrhymet et l’Office mauritanien de la météorologie (ONM). Ce serait une situation conforme à celle des années moyennes observées aux cours de ces dix dernières années. 

    • Dans le scenario le plus probable entre  juillet et décembre, les retombées des bonnes conditions pastorales et les activités agricoles offriront, aux ménages pauvres de toutes les zones de moyens d’existence, des revenus et des productions agropastorales au moins semblables à celles d’une année moyenne. Il devrait en résulter entre août et décembre, une insécurité alimentaire minime (IPC Phase 1) (Figures 2 et 3).

    • Le retour progressif de la sécurité civile dans le sud-est du pays, se traduit par l’intensification de l’exode et des échanges transfrontaliers ainsi que la baisse des flux des réfugiés. On observe des mouvements de retour qui  concernent surtout les maliens arrivés après l’intervention française.


    Presentation nationale
    Situation actuelle

    Progrès Saisonnier : Selon les prévisions pluviométriques établies par l’ONM la pluviométrie annuelle sera supérieure à celle d’une année moyenne dans tout le sud et l’est du pays. Dans l’ouest et le nord elle devrait être conforme à celle d’une année moyenne. Ceci revient à dire que les conditions de vie seront en nette amélioration dans les zones actuelles de préoccupation (nord-ouest de la zone agropastorale, sud-est de la zone de cultures pluviales et zones nord du pays). Le démarrage de la saison des pluies en juin n’a cependant pas été suivi de pluies consistantes et, de ce fait, la comparaison avec à la même période de 2012 qui était une année exceptionnelle, montre que si la quasi-totalité des postes pluviométriques présente une situation déficitaire, la situation n’est pour autant pas alarmante puisque comparée   à la normale, elle est partout normale , voir  excédentaire  dans les zones agricoles frontalières du Mali qui englobent notre zone de préoccupation du sud-est.

    Sur le plan agricole : A ce stade de la saison, les conditions naturelles d’exploitation des activités agricoles, pastorales et écologiques, s’inscrivent donc dans les tendances d’une année moyenne et devraient évoluer si le rythme des pluies utiles continuent de réconforter les agriculteurs du pluvial.  Ces derniers, depuis quelques années s’investissent, dés la fin du mois de mai, dans les semis à sec. Les semis en humide  des cultures de court cycle (70 jours) et de long cycle (entre 90 et 120 jours) commencent, en général, entre la première et deuxième décade de juillet.

    Dans la zone agropastorale, les semis n’ont pas encore commencé faute de pluies utiles mais l’allure de la saison rassure les paysans.  Le retour d’une bonne partie de la force active qui était en exode est venu renforcer la capacité d’exploitation des ménages. On s’attend donc à des superficies exploitées supérieures à celles d’une année moyenne. Cette perspective est d’autant plus probable que le Ministre du développement rural a annoncé la mise en place d’un programme vidant l’exploitation de 40.000 hectares dans le secteur irrigué et de 173.000 hectares au niveau de la culture sous pluie pour une production  attendue de 222,000 tonnes qui couvrirait 37 pour cent des besoins céréaliers du pays (soit une hausse de 110% par rapport à celle de 2012.  En raison des problèmes d’accès au matériel de labour (surtout dans le secteur irrigué) et aux semences de qualité ces objectifs pourraient ne pas être atteints car même si les superficies emblavées restent conformes aux prévisions, on s’attend à une productivité inferieure à celle qui est prévue vu que nombreux sont les paysans qui recourent au tout venant comme semences. Le gouvernement, qui n’a pas bénéficié, cette année, de l’appui de la FAO (principal acteur de l’assistance en semences) n’a pu que reconduire son assistance annuelle de 400 MT de semences (soit environ 30 pour cent des besoins pour les typologies pluviales). En 2012, grâce à l’assistance de la FAO et à des achats complémentaires du gouvernement environ 1000 MT de semences avaient été distribuées gratuitement aux paysans du pluvial. Vu l’importante disponibilité de céréales traditionnelles sur les marchés (avec le déstockage malien) les paysans ont commencé à recourir à ces céréales vendues comme semences. Cette difficulté d’accès aux semences de qualité est encore plus marquée chez les riziculteurs qui n’ont pas bénéficié d’assistance et dont les calendriers culturaux pourront être affectés par la faible disponibilité de matériel agricole.  Comme leurs confrères  du pluvial,  ils sont entrain de recourir au produit (paddy) vendu pour la consommation. Ce sont là des sources de doute sur la probabilité d’atteindre des 220 MT car on s’attend à un faible productivité de ces céréales traditionnelles utilisées comme semences.

    Dans le nord et le centre du pays (Adrar, Tagant, Assaba, centre du Hodh El Gharbi, nord du Hodh Echargui) la récolte des dattes, qui a commencé depuis  la fin du mois de juin,  offre, aux  ménages pauvres des  activités induites qui leur assureront, jusqu’en fin août/début septembre, des revenus et de la nourriture plus importants que ceux d’une année normale en raison de la bonne production obtenue, cette année, grâce à l’encadrement technique du Projet Oasis.

    Sur le plan pastoral : Les petites pluies enregistrées, entre juin et la première quinzaine de juillet n’ont pas été insuffisantes pour générer des pâturages verts. On ne note pas encore de mouvements de retour des transhumants et les animaux en place sont dans un état physique relativement satisfaisant. Cependant, la situation est entrain d’évoluer favorablement depuis la mi-juillet,  grâce à la chute d’importantes pluies (sauf dans le nord du pays) qui vont permettre la génération de nouveaux pâturages verts et un meilleur accès à l’eau.

    Sur le plan des revenus saisonniers : En ce début de saison agricole, on note, un peu partout, une reprise du travail agricole qui donne aux ménages pauvres des revenus  (compris entre 15 000 et 2 000MRO/Jour) légèrement  supérieurs à ceux d’une année moyenne. En effet la demande de main d’œuvre liée à l’insuffisance du matériel de labours et à l’augmentation des superficies actuellement travaillées, sera plus grande. Par contre les revenus provenant de l’exode sont en baisse car de nombreux migrants temporaires sont déjà de retour.  Dans le nord du pays, la main d’œuvre locale employée par les sociétés minières et routières, bénéficie de salaires lui assurant un accès régulier aux denrées alimentaires vendues.

    Sur le plan des marchés et des prix : L’approvisionnement des marchés est partout satisfaisant. La production de décrue récoltée en mars  a été certes, au niveau national, nettement inférieure aux prévisions mais relativement proche de celle d’une année moyenne, sauf dans le centre de la vallée du fleuve où,  celle du riz de contre saison chaude arrivée en avril/mai (environ 65 000T) a été, comme dans l’ouest (sud du Trarza), la meilleure des dix dernières années. Cet apport saisonnier couplé avec des importations régulières  et au réapprovisionnement des programmes d’assistance (SAVS et BS) entre mai et juin, ont été renforcé par les  importants flux de céréales provenant du Mali  a conduit à une disponibilité alimentaire satisfaisante dans tout le pays.

    Dans tous les marchés les prix des denrées alimentaires de base sont plus bas que ceux de la même période de 2012. La bonne disponibilité actuelle et la concurrence des structures d’assistance expliqueraient cette situation. Cependant, les hausses localisées de certains produits relèvent d’événements ponctuels. Par exemple, alors que le prix du kg blé (140 MRO) est stable depuis mai à Nouakchott et dans la plupart des marchés de l’intérieur, à Bassikounou et Adel Bagrou il accuse une hausse de 6.6 pour cent.  C’est un phénomène saisonnier atypique car habituellement, le blé est une céréale de substitution pour les ménagés pauvres de la zone, le plus souvent consommée qu’après les distributions gratuites, pendant la période de soudure où lorsque le déficit de production est important.  Avec le déstockage des commerçants maliens, l’offre en sorgho est si importante que son prix  (entre 140 et 150 MRO le kg) est plus bas que celui du blé (il fluctue autour de 150 MRO le kg). Ce n’est donc pas la demande des ménages pauvres qui fait grimper le prix du blé mais celle des éleveurs réfugiés, qui du fait qu’ils ne vivent pas dans le camp de Mbera, ne bénéficient pas d’assistance alimentaire et doivent s’approvisionner dans les marchés locaux.  La hausse du prix du sorgho pluvial (Taghalit) dans la plupart des marchés des zones de productions s’explique par la besoins en semences car l’assistance gouvernementale ne reste limitée par rapport à une année typique. C’est surtout dans les zones éloignées de la frontière malienne que l’on  observe les hausses les plus importantes,  (marchés d’ Aoujeft  et de Tintane).  En dehors de ces hausses typiques de la saison, on ne note pas une inflation marquée des prix car la  spéculation, habituellement entretenue par les commerçants, pendant le mois de Ramadan, sur les denrées alimentaires destinées à la consommation, est pour le moment  contenue, par le programme Ramadan mis en place par le gouvernement et par la fondation du secours islamique.

    Dans toutes les zones les prix des animaux sont en hausse continue depuis janvier 2013. Les fortes hausses enregistrées en juin et juillet sont certes des phénomènes saisonniers typiques mais leur intensité est cette année plus grande en raison de la demande des céréaliers maliens. La perspective des prochaines fêtes religieuses (Ramadan) est venue renforcer la demande des courtiers et réconforter les éleveurs qui sont rassurés par les tendances de la saison puisqu’ils se sont rapprochés des zones maliennes qui disposent déjà de pâturages verts. Ainsi, entre mars et juin, le prix du mouton moyen (principal animal de transaction) a connu plusieurs fluctuations, le plus souvent corrélatives à la nature de l’offre de la céréale la plus consommée par les ménages et de la tendance de son prix. Si le phénomène s’inscrit dans une tendance saisonnière normale il s’en différencie par le fait que la hausse touche toutes les classes des cheptels alors qu’en année normale on observait une évolution en vase communicant qui se traduisait par une forte hausse du prix des bêtes grasses mais une chute drastique de celui de celles qui ont perdu leur embonpoint. Dans  le nord-ouest de la zone agropastorale et dans les zones du nord  où les conditions pastorales ont été mauvaises pour la deuxième année consécutive, de nombreux ménages sont engagés dans un processus de vente qui affecte leur activité pastorale.

    Les programmes d’assistance destinés aux réfugiés maliens semblent bien fonctionner et dans les zones où l’insécurité alimentaire a été accrue par les impacts négatifs de la période de soudure (le nord et le sud-est du pays) le gouvernement a mis en place des programmes spéciaux d’assistance portant sur un appui à l’alimentation pastorale jusqu’en juillet (prix subventionne par 50 pour cent), au réapprovisionnement et à l’augmentation du nombre des SAVS et des BS jusqu’en décembre ainsi qu’à des distributions alimentaires gratuites. L’assistance aux ménages pauvres des zones d’accueil  des réfugiés est suspendue jusqu’à la fin du nouveau recensement qui vise à extraire des camps, les mauritaniens infiltrés.

    On ne note pas de dégradation significative des niveaux de  la sécurité alimentaire dans les zones rurales du pays.  A l’exception de ceux de nos zones de préoccupation (nord-ouest de la zone agropastorale, sud-est de zone de cultures pluviales et zones rurales du nord du pays) qui restent en phase de Stress, faute de ressources suffisantes leur permettant d’avoir un accès régulier et suffisant a la nourriture, les ménagés pauvres sont en insécurité alimentaire minime (IPC Phase 1). Ils disposent de marchés bien approvisionnes en denrées alimentaire avec des prix stables, ont des revenus provenant de l’exode et du travail agricole, sont soutenus par des programme d’assistance fonctionnels et bénéficient des termes d’échange animal/nourriture qui leur sont favorables. Les restrictions alimentaires propres à la période de soudure sont donc en grande partie contenues.

    Suppositions

    Le scénario le plus probable de la sécurité alimentaire au niveau national de juillet à décembre 2013, se fonde sur les hypothèses générales suivantes:

    Sur le plan de la disponibilité :

    • On  note, au niveau des ménages pauvres et moyens de la plupart des zones de moyens d’existence, une  absence  de stocks familiaux saisonniers de céréales, entre juillet et septembre. Seuls ceux du sud-ouest de la vallée du fleuve en détiennent car  la production de riz de contre saison chaude y a été la plus importante des cinq dernières années.
    • Entre août et décembre, avec les récoltes du pluvial et les revenus alimentaires provenant des activités de transformation de celles-ci, les ménages des zones rurales, tous groupes de producteurs  confondus disposeront de stocks familiaux de céréales égaux à supérieurs à ceux d’une année normale.
    • Les importations commerciales de denrées alimentaires (riz, blé, sucre, huile) seront régulières et suffisantes pour répondre à la demande.  La distribution interne sera  ralentie mais tout de même assurée malgré la saison des pluies.
    • Le renforcement et la continuation, par le gouvernement, avec l’assistance de la Banque Mondiale (BM) des Stocks Alimentaires Villageois de Sécurité (SAVS) et des Boutiques de Solidarité (BS) jusqu’en décembre 2013. FEWS NET ne prévoit pas de l’assistance humanitaire externe ou atypique.
    • Les apports alimentaires du travail hors zone vers le Mali relevant des activités agricoles (battage, transport, vannage, stockage) ou de l’exode vont, comparativement aux deux premiers trimestres de l’année,  s’améliorer entre juin et décembre. Bien que ces apports soient normaux pour la saison, ils devraient être supérieurs à ceux d’une année moyenne, vu qu’on s’attend à une importante hausse des superficies exploitées.
    • Selon OCHA, a ce jour, le camp de Mbera qui accueille les réfugiés est bien équipé et dispose d’infrastructures de base qui, ajouté au haut niveau d’assistance fourni par les acteurs humanitaires, permet de couvrir la majorité des besoins de base de la population réfugiée. Après les élections de juillet, les besoins d’assistance vont baisser avec le retour, au Mali  de certains refugiés.

    Sur le comportement des marchés et la tendance des prix :

    • Un approvisionnement régulier et suffisant des marchés avec un fonctionnement normal des flux internes et transfrontaliers qui resteront assez dynamiques pour répondre aux demandes internes et  à celles des moughataa voisines continuent au cours de la période du scénario.
    • Des prix des céréales traditionnelles dans une tendance continue de baisse  entre septembre et décembre. En général, en début d’hivernage, lorsque les paysans maliens  sont rassurés par les tendances de la saison agricole, ils vendent leurs vieux stocks à des bas prix.
    • La hausse importante continue du prix du bétail est attendue jusqu’en décembre. En effet les hausses saisonnières typiques devraient, au cours de cette période, être renforcées par la forte demande des fêtes religieuses. Les termes d’échange seront favorables aux ménages malgré la hausse du prix des denrées alimentaires.
    • Une hausse saisonnière du prix du carburant de 10 pour cent, entre juillet décembre semblable à celle enregistrée entre janvier et juin (10 pourcent) qui conduirait à une hausse du prix des denrées alimentaires de base de 10 à 20 pour cent. Les hausses, pendant la saison des pluies, du prix du carburant entraiment toujours celle du transport.

    Sur le plan des revenus:

    • La hausse, dans les zones de production agricoles, des revenus tirés du travail agricole, entre juin et novembre, comparativement à ceux de juin et à ceux de la même période d’une année normale. Les bonnes conditions d’exploitation attendues devraient permette aux ménages riches et moyens d’accroitre les superficies de leurs champs. Il en résulterait une augmentation de la demande en main d’œuvre et donc des revenus que procure cette activité.
    • La poursuite des activités par les sociétés minières et routières dans le nord avec des salaires réguliers.
    • La reprise de l’exode vers le Mali et celle des transferts monétaires et alimentaires pendant toute la période du scenario. Vu l’importance des activités agricoles attendues, on pourrait assister à un retard du départ en exode et en conséquence à une baisse des revenus saisonniers qu’il procurait.

    Sur le plan des stratégies:

    • Suite à une saison agricole normale à excédentaire, le recours, entre juillet et septembre, aux emprunts en nourriture et/ou à l’argent destiné à son achat sera partout en baisse comparativement à une année moyenne car on s’attend à une période de soudure écourtée dans toutes les zones agricoles en raison des bonnes productions et des importants revenus tirés du travail agricole.
    • Les ménages mauritaniens riches et moyens  qui achètent des animaux, depuis le début de l’année, ainsi que les paysans maliens qui déstockent pour le même but, continueront leurs achats d’où la hausse continue attendue du prix des animaux. Les ménages pauvres profiteront des surplus de leurs revenus saisonniers pour s’acheter du bétail.

    Sur la campagne agricole 2013/2014 :

    • La saison des pluies sera normale (démarrera en fin juin/ début juillet et s’achever en octobre/novembre) avec une pluviométrie supérieure à celle d’une année normale.
    • Les activités agricoles  produiront aux ménages pauvres des revenus et une production céréalière conformes à ceux d’une année moyenne.
    • Les conditions pastorales, encore bonnes dans la majeure partie du pays, seront renforcées, dés juillet/septembre par une pluviométrie normale dans toutes les zones pastorales et agricoles du pays. Les éleveurs du nord et du nord-ouest de la zone agropastorale cesseront de recourir à l’aliment bétail.
    • La reprise, entre juin et septembre, des revenus que les ménages pauvres tirent, sdu travail agricole, dans toutes les zones y compris dans la zone oasienne où l’implication des ménages pauvres dans la construction de la route qui relie l’Adrar au Tagant a créé une source de revenus compensatrice et plus régulière que les apports du travail agricole.
    • Les paysans exploitant les typologies pluviales disposeront, à temps, de semences en quantité suffisante mais de qualité incertaine qui pourrait réduire les rendements. Ceux de la riziculture accèderont au crédit agricole  et aux intrants, afin que la production céréalière soit au moins égale à celle de la campagne 2012/2013.  Vu l’allure de la campagne agricole, il est peu probable que les  222,000 MT, visées par le gouvernement cette année soient atteintes.

    Sur l’assistance :

    • Entre juillet décembre 2013, les besoins en assistance humanitaire au profit des refugiés seront suffisants. Pour le moment les 75 000 réfugiés vivant dans le camp de Mbera sont pris en charge par le HCR et ses partenaires.
    • Par contre l’assistance apportée aux populations autochtones de leur zone d’accueil  sera en  forte baisse.
    Résultats les plus probables de la sécurité alimentaire

    A partir de juillet, la reprise les activités agricoles va permettre aux ménages pauvres de s’investir dans le travail agricole et de  disposer de revenus leur assurant un accès  régulier et suffisant aux denrées alimentaires subventionnées des BS et des SAVS. Dans le nord du pays et dans le nord-ouest de la zone agropastorale, l’amélioration des conditions pastorales supprimant les dépenses destinées à l’achat de l’aliment bétail, l’argent sauvegardé pourrait contribuer au renforcement de leur capacité à acheter de la nourriture en attendant la récolte des cultures hâtives, en septembre. Ces dernières couvrent, en année normale, leurs besoins jusqu’en novembre/décembre. Les récoltes d’octobre et les revenus du travail agricole dans les zones de décrue, d’octobre à décembre, devraient renforcer cette amélioration  et conduire, dans toutes les zones rurales du pays à une insécurité alimentaire minime d’août à décembre (Fig. 3).  


    Zones de preoccupation

    La zone de cultures pluviales (sud-est de la zone)

    Situation actuelle

    Dans le contexte d’une année normale, dés le mois de mai les ménages pauvres  travaillent  sur les champs des riches et sur leurs propres champs. Les sommes qu’ils en tirent l constituent environ 20 pour cent de leur revenu annuel. De nombreux ménages pauvres ont déjà ensemencé leurs champs car une bonne partie de la main d’œuvre familiale est en place. En plus, les  opportunités d’emplois saisonniers dans les champs des riches, principale source de revenus saisonniers, se sont accrues entrainant une  hausse de 25 pour du  prix journalier de la main d’œuvre. Cette hausse devrait s’accentuer, entre août et septembre, de 25 à 50 pour cent face à  la nécessité de désherber à temps, pour éviter l’étouffement des cultures.

    L’assistance alimentaire, qui était destinée aux ménages pauvres de la zone d’accueil des réfugiés, est pour le moment suspendue  jusqu’à la fin du recensement biométrique qui va permettre de circonscrire les véritables réfugiés. On s’attend à sa reprise en août, une fois le recensement achevé. Cette situation n’affecte pas les réfugies vivant dans le camp de Mbera.

    Les ménages pauvres continuent de recourir aux achats dans les marchés locaux et hebdomadaires bien approvisionnés par les flux maliens et les importations à partir de Nouakchott. Le prix saisonnier du sorgho, céréale la plus consommée par les pauvres  qui connait, depuis avril, une hausse mensuelle de 10 MRO par kg reste cependant de 4 pour cent inferieure à la moyenne car les ventes proviennent surtout des agriculteurs maliens qui ne cherchent qu’à se débarrasser de leurs vieux stocks de sorgho pour s’acheter du bétail. La forte demande des réfugiés maliens vivant hors du camp a accru la pression sur le blé et sur le riz local qui étaient les principales céréales de substitution. De ce fait, aux marchés de Adel Bagrou et de Bassikounou, le prix du blé a connu une hausse de 23 pour cent par rapport à mai  et de 45 pour cent par rapport à la moyenne des quatre dernières années.  Le prix du riz s’est, dans les mêmes périodes, respectivement accru de 22 pourcent et de 16 pour cent. Certes le blé vendu dans les SAVS à un prix de 50 à 60 pour cent inferieur à celui du marché formel, constitue une alternative mais la disponibilité y étant nettement inferieure à leur demande par le fait que les ventes ne sont pas en réalité limitées aux ménages pauvres.  De ce fait, de nombreux pauvres continuent de consommer le sorgho. La reprise de l’exode vers le Mali a commencé à se traduire par de timides transferts de nourriture mais ces derniers, font a peine le tiers de ceux d’une année normale car, avec la crise malienne, le nombre de migrants a été fortement réduit.

    Les conditions pastorales fortement dégradées sous la pression du bétail local et de celui des refugiés maliens ont commencé à s’améliorer.  L’amélioration de la disponibilité en lait ne sera pas aussi importante que prévue car, outre les pertes subies pendant la sécheresse, les délestages volontaires et les ventes ont réduit le nombre des femelles. 

    Suppositions

    Le scénario le plus probable de la sécurité alimentaire locale décrit ci-dessous, de juillet a décembre 2013, se fonde sur les hypothèses générales suivantes:

    • L’approvisionnement régulier des marchés en céréales traditionnelles (sorgho, mil) et en denrées alimentaires importées les plus consommées dans la zone (riz, blé, sucre, thé et huile) malgré les problèmes de transports que connaît la zone, entre juin et novembre. La plupart des routes de la zone sont impraticables pendant l’hivernage.
    • La baisse du prix du sorgho avec la fin de la demande en semences pluviales (août) et l’intensification des ventes par les paysans maliens. L’exode vers le Mali va  reprendre et  permettre aux ménages pauvres de bénéficier de revenus conformes (voir supérieurs) à ceux d’en année normale.
    • Une saison des pluies normale et les revenus que les ménages pauvres tirent du travail agricole local seront conformes,  voir supérieurs, à ceux d’une année moyenne car, habituellement, lorsque la saison des pluies est bonne après une mauvaise année agricole, les riches et les moyens cherchent à compenser les déficits antérieurs en accroissant les superficies de leurs champs. Ils ont, pour cela, besoin de main d’œuvre plus importante que celle d’une année normale.
    • La demande en assistance pour les réfugiés sera stable et assurée par les acteurs humanitaires. Les refugiés vivant hors du camp pourront avoir un accès régulier et suffisant aux denrées alimentaires commercialisées.
    • Les programmes d’assistance en faveur des pauvres de la zone (SAVS, BS, CRENAM) continueront jusqu’en décembre.
    • Les  conditions pastorales s’amélioreront à partir de juillet et seront aussi bonnes que celles d’une année moyenne.
    • Les prix des animaux seront en hausse  maintenant des termes d’échange favorables aux ménages jusqu’en décembre.
    • Les taux de malnutrition aigue globale saisonnière  (MAG) seront en baisse  par rapport au 16 pour cent de la même période de 2012 et de la moyenne des trois dernières années.
    Résultats les plus probables de la sécurité alimentaire

    En année normale, l’amélioration des conditions pastorales, à partir de juillet,  met fin à la soudure pastorale et permet aux ménages de disposer de lait qui est un aliment essentiel de la zone. Les revenus tirés du travail agricole et de l’exode sont utilisés pour l’achat de la nourriture et les gaps sont surmontés par le recours aux emprunts et à des stratégies adaptatives dont les plus courantes sont la réduction des quantités et le saut de repas. Actuellement, bien que l’installation de la saison des pluies ne soit qu’à ses débuts, l’intensification des exportations maliennes de céréales traditionnelles et le réapprovisionnement en cours des SAVS et des BS assurent, à la zone, une disponibilité suffisante en nourriture à laquelle les ménages pauvres  accèdent déjà grâce aux revenus qu’ils tirent du travail agricole et de l’exode. Ces derniers restent cependant, pour la saison, inferieurs à ceux d’une année moyenne et de ce fait ils sont toujours en situation de  Stress alimentaire (IPC Phase 2) caractérisée par des difficultés d’accéder à une nourriture régulière et suffisante. On s’attend néanmoins à ce que cette situation évolue positivement, car depuis la fin de la deuxième décade de juillet, les pluies utiles se sont multipliées dans la zone offrant aux ménages pauvres des opportunités de travail agricole plus grandes débouchant sur des revenus plus importants que ceux de juillet et qui vont les replacer dans leur contexte d’une année moyenne.  De ce fait, leur situation de Stress va évoluer progressivement vers une insécurité alimentaire minime (IPC Phase 1) entre août et septembre et se prolonger jusqu’en décembre grâce aux effets cumulés des bonnes conditions pastorales, des récoltes des cultures de long cycle, des apports du travail hors zone  et à des termes d’échange favorables grâce à une hausse du prix des animaux (forte demande attendue en raison des fêtes religieuses).

    La zone des oasis, du pastoralisme avec oueds cultivés

    Situation actuelle

    Dans les conditions d’une année moyenne, les ménages pauvres de la zone vivent essentiellement de leur production laitière et d’achat de nourriture obtenue par la vente de quelques bêtes. Leurs productions céréalières des bas fonds récoltées entre février et mars sont épuisées en juin. Jusqu’en mars de l’année suivante, ils dépendent du marché.

    La succession de deux années de mauvaise pluviométrie a considérablement affecté ce système obligeant les ménages pauvres à multiplier les ventes animales pour se nourrir et alimenter le reste de leur cheptel en aliment bétail. Ce sont surtout les ménagés pauvres vivant hors des oasis et dépendant de l’exploitation des bas fonds qui sont les plus affectés par cette situation. Le prolongement de la saison séché (aucune pluie utile n’a encore été enregistrée dans la zone) accentue la pression sur leurs moyens d’existence car en l’absence d’activités agricoles et pastorales les ménages pauvres ne peuvent que multiplier les ventes animales et/ou aller en exode vers les villes mauritaniennes (Nouakchott, Nouadhibou et Zouerate). Nombreux sont ceux qui ont déjà atteint leur seuil de vente sans risque d’aliéner leur principal moyen d’existence. Ils sont peu impliqués dans les activités minières et routière puisque ces dernières se déroulent loin de leur espace et n’ont donc pas de revenus suffisants pour accéder régulièrement à la nourriture vendue  car, à la place de leur nourriture habituelle à base de lait, de sorgho et de riz, ils ne consomment maintenant que du blé et ses dérivés (pâtes, farine de blé) ou  du riz achetés ou empruntés.  Leur déficit alimentaire est accentué par des difficultés d’accès à l’eau potable plus aiguë qu’en année moyenne. Bien que ces facteurs soient structurels, ils sont nettement plus marqués qu’en année moyenne. De fait ils sont toujours en situation de Stress alimentaire (IPC Phase 2).

    Par contre dans les zones oasiennes, les apports alimentaires et monétaires des activités agricoles, y compris maraichage de contre saison chaude, récolte et commercialisation des dattes dont la production a été, cette année, meilleure tant en volume qu’en qualité, que celle d’une année moyenne grâce à l’encadrement technique du Projet Oasis à plus de 75% des oasiens de la zone.   Certains ménages pauvres ont momentanément quitté leur terroir pour se rapprocher des sociétés de travaux routiers et d’exploitation minière qui interviennent depuis fin 2012, en Adrar et au Tiris Zemmour et payent  des salaires mensuels tournant autour de 60,000 MRO. Cette introduction d’un  pouvoir d’achat local plus élevé que d’habitude a entrainé une spéculation qui se solde, depuis le début de l’année par  une hausse ides prix des denrées alimentaires les plus couramment consommées. Il en découle une accentuation des difficultés d’accès alimentaires des ménages  qui n’ont pas de membres embauchés et qui représentent plus de 75 pour cent de la population de la zone.    

    Les prix du blé et du riz local céréales les plus consommées par les ménages pauvres des zones oasiennes connaissent   des évolutions différentes.  Alors que,  comparativement a la moyenne des cinq dernières années, la hausse du prix  du riz local est demeuré modéré (+ 6.6  pour cent) celle du blé a été t accentué (+ 28 pour cent). La forte demande pastorale situation. Les autres peuvent  se rabattre sur le riz local essentiellement destiné à la consommation humaine.  La baisse du prix du mouton, au marché d’Aoujeft (-8 pour cent par rapport à avril) peut s’expliquer par la stabilité du prix du chameau qui est le principal animal de boucherie et dont l’offre est accrue à cause des ventes faites par les éleveurs pour l’achat de l’aliment bétail.  Dans un contexte de hausse de prix évolutive des denrées alimentaires les plus consommées, cette situation va déboucher sur des termes d’échange négatif qui affecteront principalement les ménages pauvres.

    Un programme spécial d’assistance de l’état au profit des ménages pauvres est en cours dans la zone. Il porte sur le renforcement des SAVS, la continuation du programme d’appui pastoral et des distributions gratuites de nourriture au profit des ménages pauvres.  Les échanges avec le sud du Maghreb continuent et constituent une autre source d’approvisionnement des ménages car les prix de revente de l’assistance alimentaire distribuée aux Sahraouis sont de 50 à 70 pour cent plus bas que ceux appliqués par les marchands locaux.

    Suppositions

    Le scénario le plus probable de la sécurité alimentaire locale décrit ci-dessous, de juillet a décembre 2013, se fonde sur les hypothèses générales suivantes:

    • La saison de pluie sera normale et conduira à une levée de pâturages saisonniers couvrant la demande pastorale, il va résulter une baisse des dépenses actuellement destinées à l’alimentation du cheptel.
    • Les activités agricoles (cultures des oueds et maraichage de saison froide) seront réalisées, entre juillet et août, avec des probabilités d’augmentation des superficies exploitées par les ménages pauvres vu qu’une importante partie de la force active des classes moyennes est employée par les sociétés minières et routières présentes dans la zone.
    • Pendant toute la période du scénario, les marchés fonctionneront normalement avec un approvisionnement régulier en céréales de substitution et denrées alimentaires de base car on s’attend à ce que les marchands réajustent leurs importations pour répondre à la demande des consommateurs.
    • La production de lait, aliment jouant un très grand rôle dans la sécurité alimentaire des ménages pauvres, va connaître, à partir d’août, une nette amélioration, surtout que les éleveurs de l’espèce cameline (principal cheptel de la zone) n’ont pas connu d’importantes pertes. Elle restera cependant inferieure à celle d’une année normale car les mises bas n’ont pas été importantes vu le déficit fourrager qui persiste depuis  novembre 2011.
    • La production de dattes sera la meilleure des cinq dernières années offrant ainsi aux ménages pauvres des opportunités de travail et de revenus saisonniers plus importantes que celles d’une année normale.
    • Les revenus tirés des activités agricoles, entre juillet et décembre, retrouveront leur niveau normal mais ceux qui proviennent de l’exode seront réduits. Néanmoins les apports de la route combleront le gap qui en découlera.
    • La vente de bétail par les ménages pauvres restera faible, durant toute la période du scenario, vu la nature (caprins et quelques ovins) et le nombre réduit de leur cheptel (une dizaine de têtes).
    • Le programme d’assistance spécialisée du gouvernement fonctionnera normalement jusqu’en septembre.
    Résultats les plus probables de la sécurité alimentaire

    Les revenus du ménage, de juin à décembre, seront supérieurs à ceux d’une année normale. Il est certain que les ménages pauvres utiliseront une partie de ces revenus pour rembourser les emprunts de nourriture mais cette situation ne devrait pas les affecter puisqu’il s’agit d’une pratique qui leur permet d’avoir de futures opportunités d’emprunt. Les capacités d’accès alimentaires actuels des ménages pauvres sont renforcées à partir de juin par les retombées de la campagne dattière qui dureront jusqu’en août et par l’impact des salaires perçues au niveau des sociétés tout au long de la période du scenario. L’installation de l’hivernage va, à la fois, améliorer la disponibilité actuelle en lait qui est une importante source pour les ménages pauvres et réduire les dépenses destinées à l’achat de l’aliment bétail. Ils pourront, entre juillet et décembre, réaliser des activités agricoles conformes à celles d’une année moyenne y compris les cultures maraichères, cultures pluviales le long des oueds et cultures de décrué dans les oueds, graras, cuvettes, bas-fonds et barrages. Les  programmes d’assistance (SAVS et BS) qui viennent d’entre réapprovisionnés vont, jusqu’en décembre, vont changer la situation actuelle de Stress alimentaire en une insécurité alimentaire minime entre août et décembre.

    Les prix des principales denrées alimentaires n’accuseront pas de fortes hausses, durant toute la période du scenario. Les échanges avec le sud du Maghreb se poursuivront, jusqu’en décembre, offrant ainsi aux ménages pauvres, une opportunité d’achat à des prix nettement moindres que ceux pratiqués dans le marché formel et dans les SAVS. En conséquence, le  niveau de Stress alimentaire (IPC Phase 2) qui prévaut  pour les ménages pauvres, depuis 2012 va  évoluer vers une insécurité alimentaire minime (IPC Phase 1), dés août et ira en s’améliorant jusqu’en décembre.


    Events that Might Change the Outlook

    Zone

    Événement

    Impacts sur les conditions de la sécurité alimentaire

    Nationale

     

    Hausse du prix des céréales de substitution (blé et riz) sur les marchés internationaux.

    Forte hausse du prix des denrées d’où la limitation de leur accès par les ménages pauvres

    Disfonctionnement durable des flux transfrontaliers

    Une forte hausse du prix des céréales traditionnelles et inversion de  la tendance actuelle des termes d’échange

    Invasion acridienne

    Va affecter les cultures et les pâturages

    Zone de cultures pluviales

    Invasion acridienne localisée

    Une invasion acridienne dans le Nord malien se traduirait par une invasion de cette partie de la Mauritanie est donc par une certaine perte des cultures pluviales de la zone.

    Reprise des hostilités après les élections de juillet

    Nouveaux afflux de réfugiés qui entraineraient une forte pression sur les marchés et une hausse des prix des denrées alimentaires. Les ménages pauvres ne pourront pas accéder à une nourriture suffisante et régulière.

    Zone des oasis, du pastoralisme avec oueds cultivés

    Insécurité civile dans le nord du pays

     Rupture de l’approvisionnement des marchés

    Arrêt des activités minières et routières dans la zone

    Figures Calendrier saisonnier pour une année typique

    Figure 1

    Calendrier saisonnier pour une année typique

    Source: FEWS NET

    Situation actuelle  Progrès Saisonnier : Selon les prévisions pluviométriques établies par l’ONM la pluviométrie annuelle ser

    Figure 2

    Situation actuelle Progrès Saisonnier : Selon les prévisions pluviométriques établies par l’ONM la pluviométrie annuelle sera supérieure à celle d’une année moyenne dans tout le sud et l’est du pays. Dans l’ouest et le nord elle devrait être conforme à c

    Source: FEWS NET

    Afin d’estimer les résultats de la sécurité alimentaire pour les prochains six mois, FEWS NET développe les suppositions de base concernant les événements possible, leurs effets, et les réponses probables des divers acteurs. FEWS NET fait ses analyses basées sur ces suppositions dans le contexte des conditions actuelles et les moyens d’existence locaux pour développer des scénarios estimant les résultats de la sécurité alimentaire. D’habitude, FEWS NET prévient du scénario le plus probable. Pour en savoir plus, cliquez ici.

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