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De probables besoins d’assistance alimentaire chez les pauvres du centre et du sud du pays

  • Perspectives sur la sécurité alimentaire
  • Mauritanie
  • Avril - Septembre 2015
De probables besoins d’assistance alimentaire chez les pauvres du centre et du sud du pays

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  • Messages clé
  • Contexte national
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    • Un profond déficit céréalier annuel et une forte baisse de revenus saisonniers ont entrainé des déficits de consommation et de protection de certains moyens d’existence dans les ménages pauvres du centre et sud du pays depuis février. Dans les régions agropastorales du centre-sud qui ont été les plus touchées, l’insécurité alimentaire de type Crise (Phase 3 de l’IPC) ou pire est attendue entre avril et la fin de la période de soudure en septembre pour les ménages pauvres et très pauvres.

    • Les éleveurs pour acheter de la nourriture et de l’aliment bétail, procèdent à d’importantes ventes animales atypiques qui entrainent des déficits de protection de leurs moyens d’existence et de consommation, surtout dans le centre de la zone agropastorale. Ces populations seront confrontées à l’insécurité alimentaire de type Stress (Phase 2 de l’IPC) ou Crise (Phase 3 de l’IPC), selon les zones et les périodes.

    • Les autres zones de moyens d’existence actuellement en insécurité alimentaire Minimale (Phase 1 de l’IPC) devraient se retrouver, en l’absence d’un choc sur les marchés (alimentaires et de bétail) et/ou sur la mobilité humaine, au plus en Stress (Phase 2 de l’IPC) entre avril et septembre du fait de la résilience des déficits de production agricoles et des revenus saisonnières qui limitent leur capacité d’accès alimentaire.


    Contexte national

    Situation actuelle

    Sur le plan agricole : Les résultats de la campagne agricole publiés par le Ministère de l’Agriculture affichent une progression de la production céréalière annuelle globale de 10 pour cent par rapport à 2013 et de 32 pour cent par rapport à la moyenne quinquennale

    L’analyse régionale montre cependant que le déficit des cultures sous pluies qui concernent surtout les ménages pauvres est importante dans les wilayas de l’Assaba (avec l’échec des cultures dans les moughataa de Barkéol et Kiffa), du Gorgol et du Brakna où toutes les zones de production pluviales ont été affectées par la sècheresse. Comme on le voit la croissance de la production nationale relève essentiellement de la bonne performance déclarée du secteur irrigué, essentiellement localisé le long de la vallée du fleuve dans les wilays du Trarza, du Brakna, du Gorgol et du Guidimakha fortement impulsé par les mesures incitatives (suppression des dettes antérieures, gratuité de l’engrais, mise en place à temps opportun du crédit agricole etc.) prises par l’Etat.

    Dans la vallée du fleuve et dans les oasis, les productions maraichères sont proches de celles de 2013 mais ne devraient pas aller au-delà d’avril alors qu’en année moyenne on pouvait les trouver sur le marché jusqu’en fin mai en raison de la faible disponibilité de l'eau cette année.

    Sur le plan pastoral : Les conditions pastorales sont dans de nombreuses zones pires que dans une année typique en raison des effets persistent de déficits pluviométriques en 2014. En outre, des feux de brousse, poussés par des vents de plus en plus fréquents et violents font d’énormes ravages sur les poches de pâturages.

    Pour se prémunir contre les pertes, les éleveurs avaient procédé à d’importants déstockages et délestages et la suroffre qui en avait découlé avait entrainé une baisse continue du prix des animaux dans certains marchés tels que Magta-Lahjar où les prix sont actuellement stables par rapport au mois dernier, mais en baisse de 7 pour cent par rapport à la même période de l'an dernier. Toutefois, la restructuration des systèmes commerciaux (vente de bêtes allaitantes et bien portantes à la place des bêtes fatiguées ou fragiles) ont rehaussé les prix sur les autres marchés. Par exemple, le prix moyen d'un mouton castré à Aoujeft a augmenté de 25 pour cent en mars par rapport au mois précédent et était 22 pour cent supérieur à l’année dernière. Mais cette situation ne profite qu’aux ménages riches et moyens qui ont encore du bétail bien portant à vendre pour nourrir les autres bêtes car la plupart des ménages pauvres ont déjà atteint les limites de leur capacité de vente.

    Le recours à l’aliment bétail, cantonné au sud du Tagant jusqu’en janvier s’est élargi, depuis février aux zones pastorales du Brakna, du Gorgol, de l’ouest de l’Assaba et du nord du Trarza alors qu’en année moyenne il n’était réellement nécessaire qu’entre avril et juin. Les prix des différentes variétés d’aliment bétail local et importé sont tous en constante hausse depuis janvier et fluctuent entre 7 500 et 8 5O0 MRO alors qu’à pareille période de 2014 ils fluctuaient entre 3 800 et 6 000 MRO. La production laitière n’est encore significative que chez les chameliers qui, en raison de l’absence de la concurrence du lait des vaches, vendent le litre de lait frais à 500 MRO contre 300 MRO à la même période de 2013 (dernier année moyenne dans cette zone). On ne signale nulle part encore l’existence d’épizootie. 

    Le programme pastoral annoncé par le gouvernement vient de commencer par la mise en place, fin mars/début avril, des stocks à commercialiser à prix réduits de 50 pour cent par rapport au marché formel.

    Sur le plan des revenus saisonniers : Dans le centre et l’est de la Zone agropastorale, l’est de la Zone de cultures pluviales, et l’ouest et l’est de la Vallée du fleuve Sénégal, les revenus sont plus ou moins moyens grâce aux bonnes conditions pastorales et aux prestations des cultures pluviales et irriguées. Dans le reste du pays, leurs revenus saisonniers qui proviennent en année moyenne du travail et de l’exode, bien que déjà en hausse par rapport aux deux précédents mois du fait de la légère progression des apports de l’exode, restent encore nettement inférieurs à ceux d’une année moyenne autant du fait de la faiblesse de l’offre de travail local que de la modestie des sommes envoyées.

    Sur le plan des marchés et des prix: Les marchés de consommation restent bien approvisionnés en denrées alimentaires de base importées. Les prix du blé, majeure denrée de substitution importée, sont stables par rapport au mois précèdent dans toutes les zones de moyen d’existence avec une tendance à la baisse. Ceci s’explique comme on le voit au marché d’Adel Bagrou par une bonne disponibilité du blé causée par des importations commerciales privées, étatiques et humanitaires régulières et importantes. Par rapport à la même période de l’année dernière, il y a une forte hausse de 31 pour cent dans la Zone de cultures pluviales où la demande est accrue par la présence des refugiés Touaregs qui ne vivent que dans le camp de M’Bera, mais les prix sont restés stables par ailleurs. Par rapport à la moyenne des 5 dernières années les seuls grands changements en prix passant +/- 10 pour cent sont dans la Zone de cultures pluviales (+42 pour cent) et dans la Zone agropastorale (+122 pour cent).

    La baisse continue des termes d’échange, depuis septembre 2014, dans toutes les zones de moyens d’existence s’est légèrement infléchie, avec la stabilisé des prix des denrées alimentaires vendues dans les Boutiques de Solidarité (BS) et la stabilisation ou hausse des prix des animaux depuis que les éleveurs aux certains marchés ont commencé à vendre des laitières et des bêtes grasses.

    Suppositions

    Le scénario le plus probable de la sécurité alimentaire au niveau national d’avril à septembre 2015, se fonde sur les hypothèses générales suivantes :

    Les activités agricoles :
    • Pluviométrie : Les prévisions saisonnières des centres météorologiques (CPC, IRI, UK Met, ECMWF) indiquent actuellement des résultats très différents pour la saison des pluies de 2015 en Mauritanie allant d’aucunes anomalies à une forte probabilité de pluviométrie inferieures à la moyenne (Figure 1, 2, et 3). Compte tenu de cette divergence, FEWS NET suppose une installation à temps de la saison des pluies 2015/2016 dans le pays en juin. Le cumul de pluies sera moyen à inferieurs à la moyenne. 
    • Production agricole : Une production céréalière saisonnière (walo, bas-fonds et barrages) de 2014/15 nettement inférieure à celles de 2013/14 et à celle d’une année moyenne dans tout le pays. Dans la vallée du fleuve Sénégal, la réalisation des cultures de contre saison chaude habituellement récoltées entre fin mai et juin n’aura un réel impact positif sur la disponibilité et les revenus des ménages pauvres que dans l’ouest de la vallée du fleuve Sénégal (sud-ouest du Trarza qui est le delta du fleuve). Dans le reste de la zone, son impact sera limité du fait du fait niveau d’eau faible dans le fleuve. Les récoltes principaux (céréalières de court cycle et légumineuses récoltées en septembre) sont attendues d’être moyenne à inferieur à la moyenne du fait des perspectives pluviométrique faible à moyen.
    • La production dattier : Dans le nord (Adrar) et le centre Tagant, Assaba, et Hodh El Gharbi, la production dattier sera certes inférieure à celle d’une année moyenne du fait du déficit hydrique mais elle impulsera des activités pendant la période de la guetna (mai à août) qui fourniront des revenus aux ménages pauvres qui travaillent pour le compte des vacanciers.
    • Les revenus agricoles : Dans le centre et l’est de la Zone agropastorale, l’est de la Zone de cultures pluviales, et l’ouest et l’est de la Vallée du fleuve Sénégal les revenus saisonniers des ménages pauvres devraient, entre avril et juin, au moins être conformes à ceux d’une année moyenne vu les opportunités de travail agricole qu’offrent les cultures pluviales qui commencent en juin et les apports des cultures irriguées de la contre saison chaude récoltées entre mai et juin.
    Les activités pastorales :
    • Conditions pastorales : Des conditions pastorales dégradées qui affectent la rentabilité du cheptel, poussent les éleveurs à recourir à des achats d’aliment bétail et à des déstockages atypiques. La restructuration du système des ventes maintenant axée sur la vente des laitières et des bêtes grasses à la place des bêtes à risque, n’aura de réels impacts positifs durables que pour les ménages riches et moyens car de nombreux ménages pauvres qui n’ont, selon les zones, qu’entre une vingtaine et une dizaine de petits ruminants au plus (des caprins surtout) en ont déjà vendu plus de la moitié. L’amélioration des conditions pastorales suite aux pluies de la nouvelle saison devraient contribuer à renforcer l’impact du programme d’assistance pastoral développé par le gouvernement et aider les ménages pauvres à modérer leurs ventes animales.
    • Les revenus du travail pastoral : Les revenus des ménages pauvres provenant du travail pastoral seront, dans la plupart des zones, nettement inférieurs à ceux d’une année moyenne durant toute la période du scénario. Du fait de la transhumance, ce sont surtout les ménages pauvres du sud de la zone agropastorale et la zone de cultures pluviales qui sont actuellement les principales zones d’accueil des éleveurs qui disposent de conditions de travail pastoral. Les chameliers qui envahissaient le nord et le centre de la zone agropastorale se sont redéployes vers les pâturages du Tiris qui a bénéficié d’une bonne pluviométrie pendant la saison froide. privant ainsi les ménages pauvres de ces zones des revenus saisonniers dont ils bénéficiaient pendant la période de soudure pastorale.
    Les autres sources des revenues et nourriture :
    • Les envois d’exode : L’exode, du fait de l’absence d’activités locales saisonnières, s’est amplifié mais elles restent encore nettement inférieures à celles d’une année moyenne. Il est peu probable qu’on observe une progression hautement significative de ces apports de l’exode car les principales zones nationales d’ accueil (Nouakchott, Nouadhibou et Zouerate) et sous-régionales (zones frontalières du Mali et du Sénégal) sont affectées par la morosité économique consécutive à des conflits (grève des travailleurs de la Société Nationale Industrielle et Minière (SNIM), faible niveau d’embauche dans les sociétés de pêche qui emploient surtout des travailleurs à durée déterminée par les termes de leur autorisation de pêche, etc..) où des situations agropastorales semblables à celles de la Mauritanie (sud-ouest du Mali et nord du Sénégal).
    • Stocks des ménages : Alors que nous sommes en période post récolte des cultures de décrue, on observe une absence de stocks familiaux qui contraint les ménages (tous niveaux considérés) à recourir à des achats de nourriture. Les récoltes à partir de septembre commenceront à reconstituer les stocks alimentaires des ménages à la fin de la période du scénario.
    Les marchés :
    • Des importations des produits alimentaires : Les importations de denrées alimentaires (riz, blé, sucre, huile etc.) vont être régulières et suffisantes durant la période du scénario pour répondre aux besoins de la consommation interne et alimenter les réexportations en direction du Sénégal, du Mali et du sud du Maghreb, où leur revente et celles des produits manufacturés constituent des sources de devises.
    • Les flux des produits alimentaires : Les flux internes, faibles pour la saison, le resteront mais s’inscriront dans une tendance haussière entre avril et juin en drainant le riz local de la vallée et les exportations maliennes et sénégalaises de maïs et de riz. Les flux transfrontaliers de céréales traditionnelles sont en train de se redynamiser en fonction des pratiques paysannes saisonnières mais leur volume et leur durée seront nettement moindres que ceux d’une année moyenne du fait des baisses de production céréalière dans les zones frontalières sénégalaises et de certaines parties maliennes. La réexportation sénégalaise du riz asiatique continuera et son volume sera au moins stable jusqu’en juin car il s’agit de filières clandestines constituées qui ont jusque-là su contourner les contraintes administratives et la surveillance douanière. Dans toutes les zones frontalières la réexportation des produits importés (huile, sucre, farine blé, pate alimentaire, etc.) vers le Mali, le Sénégal et le sud du Maghreb sera plus importante qu’en année moyenne et contribueront à approvisionner les commerçants en monnaies étrangères avec lesquelles ils pourront acheter des céréales, des légumineuses et de l’aliment bétail destinés aux marchés mauritaniens.
    • Les prix des céréales : Les prix des denrées alimentaires importées et des céréales traditionnelles s’inscriront à la hausse conformément aux tendances typiques de la saison mais la hausse sera modérée (ou amoindrie) par la bonne disponibilité des céréales de substitution (blé, riz local, et maïs fortement réexporté par le Mali et le Sénégal, etc..) dans les marchés et par les programmes d’assistance qui réduiront la demande.
    • Les prix des animaux : Le prix moyen sur les animaux sur les marchés locaux restera probablement stable entre avril et juin car au lieu de continuer à vendre, à bas prix, des bêtes à risque pour limiter les pertes, les ménages riches et moyens vendent maintenant des bêtes qui rapportent (vaches laitières et taureaux gras). Cependant, en dépit de la hausse des prix du bétail en général, les ménages pauvres qui n’auront pas accès aux aliments de bétails pour maintenir la condition de leurs animaux ne pourront pas soutenir la concurrence et vendront leurs animaux en mauvais état à bas prix. Entre juillet et septembre, les prix seront en augmentation en raison de l'amélioration des conditions des animaux avec la repousse des pâturages et des futures demandes en bétail des prochaines fêtes religieuses (fin de Ramadan et Tabaski).
    Les autres enjeux importants :
    • Les dettes : Les niveaux d’endettement seront plus élevés qu’en année moyenne du fait de la faiblesse des revenus saisonniers et de la dépendance accrue des achats de nourriture. Cette situation pourrait peser aura l’impact sur des futurs revenus (y compris ceux provenant de l’exode) qui seront utilisées pour rembourser les dettes.
    • Des programmes d’assistance : Des programmes d’assistance du gouvernement (visant 250 000 personnes), des ONG internationales (ACF – 20 006 personnes ; OXFAM – 4 548 personne ; Save The Children – 33 600 personnes) et du PAM (250,000 personnes) seront développés, pendant la période de soudure (mai à septembre) sur l’ensemble du territoire avec cependant une forte concentration sur le Brakna et le Gorgol dans lesquelles se trouvent nos deux zones de préoccupation. L’exécution de ces programmes est rendue probable du fait des financements déjà acquis par le PAM (Financement américain pour le Hodh Echargui et le Tagant) et du financement ARC pour le CSA dans huit des 53 communes. Les programmes en cours tels que les Stock Alimentaire Villageois de Sécurité (SAVS), les Boutiques de Solidarité (BS), les Centres de Récupération Nutritionnelle Ambulatoire (CRENAM) et les distributions gratuites continueront jusqu’en septembre.

    Résultats les plus probables de la sécurité alimentaire

    La capacité accès alimentaire des ménages pauvres, partagée entre les besoins de la nourriture familiale et l’entretien du petit cheptel reste encore faible et ne permet une prise en charge efficiente des autres besoins non alimentaires dont la résolution passe le plus souvent par des mécanismes d’emprunt plus ou moins usuriers qui hypothèquent, à priori, tous les futurs revenus dont ils peuvent bénéficier.

    Dans la majeure partie des zones pastorales et dans l’ouest et le centre de celle des cultures pluviales, où les conditions pastorales ont été relativement bonnes et les productions céréalières proches de celles d’une année moyenne, les ménages jusque-là en insécurité alimentaire Minime (Phase 1 de l’IPC) pourraient, entre avril et septembre, du fait de l’épuisement de leurs stocks, de la dépréciation de leurs termes d’échange et d’une forte probabilité de baisse des revenus saisonniers par lesquels ils achetaient de la nourriture et évoluer progressivement vers une situation de Stress (Phase 2 de l’IPC) et se retrouvaient dans une situation comparable à celle de l’est de la zone où les éleveurs (locaux et transhumants) sont confrontés à des problèmes de pâturages. En effet, l’absence d’activités dans les zones rurales (du fait de la période de soudure) et de la morosité du secteur économique urbain affecté par la baisse des activités dans les principaux centres économiques (Nouadhibou, Zouerate, Nouakchott etc..) font qu’on ne s’attend pas à des retombées importantes de l’exode. Cette situation, bien que relevant d’un phénomène saisonnier typique sera cependant assez marquée dans les zones de transhumance pastorale, de pastoralisme et de commerce (centre et nord du Trarza), du centre et du nord de la zone agropastorale (centre de l’Assaba et des deux Hodhs) car la grande partie du cheptel est partie en transhumance vers le Mali alors qu’en année moyenne elle se cantonnait dans le sud de la zone et dans la zone mauritanienne de cultures.

    Dans les zones de cultures pluviales frontalières du Mali, l’intensification actuelle des flux céréaliers inscrit les prix des céréales dans une tendance à la baisse qui va être consolidée par les programmes d’assistance qui sont, actuellement, exécutés par le PAM et le CSA. Il devrait en résulter une stabilisation de la situation actuelle d’insécurité alimentaire Minime (Phase 1 de l’IPC) dans ses parties centrales et occidentales qui pourraient néanmoins se dégrader vers une situation de Stress (Phase 2 de l’IPC) dans les prochains mois.

    Dans le centre de la zone vallée du fleuve Sénégal et dans le nord et l’ouest de la zone agropastorale, les ménages pauvres ont connu un important déficit de leur production céréalière annuelle. Ils continuent de déprendre du marché pour se nourrir alors qu’ils font face à un important déficit de leurs revenus saisonniers qui prévenaient aussi bien du travail local que des apports de l’exode. La multiplication des ventes des animaux, indispensable à l’accès des aliments commercialises constituera un facteur de perte de leurs moyens d’existence et les contraindra à adopter des stratégies négatives tant sur le plan alimentaire que sur la gestion de leur cheptel. Par conséquent, les ménages pauvres et très pauvres dans cette zone feront face à la l’insécurité alimentaire de type Crise (Phase 3 de l’IPC) d’ici à septembre 2015. Une petite minorité de la population pourraient également faire face aux résultats de niveau des Urgences (Phase 4 de l’IPC).

    Dans le nord du pays, la situation des ménages pauvres des zones rurales peut être stabilisée par les programmes d’assistance pastoraux et par les retombées de la période de la Guetna (période au cours de laquelle, les ménages profitent de la maturation des dattes et des apports des activités annexes développés par les moyens et nantis qui viennent des villes). Ils resteront en situation de Stress (Phase 2 de l’IPC) jusqu’en septembre vu qu’en raison du déficit en eau causé par celui de la pluviométrie, on s’attend à une production de dattes inférieure à celle d’une année moyenne. 

    Pour plus d'informations sur les perspectives des zones de préoccupation, veuillez, s'il vous plaît, cliquer en haut de la page pour télécharger le rapport complet.

    Figures Carte des résultats actuels de la sécurité alimentaire, avril 2015

    Figure 1

    Carte des résultats actuels de la sécurité alimentaire, avril 2015

    Source: FEWS NET

    Calendrier saisonnier pour une année typique

    Figure 2

    Calendrier saisonnier pour une année typique

    Source: FEWS NET

    Figure 1. Anomalies des précipitations (mm / jour) – juil. à sept. 2015

    Figure 3

    Figure 1. Anomalies des précipitations (mm / jour) – juil. à sept. 2015

    Source: NOAA CPC

    Figure 2. Probabilité de précipitations inférieures à la moyenne – juil. à sept. 2015

    Figure 4

    Figure 2. Probabilité de précipitations inférieures à la moyenne – juil. à sept. 2015

    Source: UK MET

    Figure 3. Probabilité de la catégorie la plus probable des précipitations – juil. à sept. 2015

    Figure 5

    Figure 3. Probabilité de la catégorie la plus probable des précipitations – juil. à sept. 2015

    Source: ECMWF

    Figure 6

    Source:

    Afin d’estimer les résultats de la sécurité alimentaire pour les prochains six mois, FEWS NET développe les suppositions de base concernant les événements possible, leurs effets, et les réponses probables des divers acteurs. FEWS NET fait ses analyses basées sur ces suppositions dans le contexte des conditions actuelles et les moyens d’existence locaux pour développer des scénarios estimant les résultats de la sécurité alimentaire. D’habitude, FEWS NET prévient du scénario le plus probable. Pour en savoir plus, cliquez ici.

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