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Insécurité alimentaire minime dans la plupart des zones rurales

  • Perspectives sur la sécurité alimentaire
  • Mauritanie
  • Avril - Septembre 2013
Insécurité alimentaire minime dans la plupart des zones rurales

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  • Messages clé
  • Presentation nationale
  • Zones de preoccupation
  • Evenements qui pourraient changer les scenarios
  • Messages clé
    • Bien que les stocks familiaux des ménages pauvres soient épuisées dans la plupart des zones, le bon fonctionnement des flux (internes, transfrontaliers et d’importations) assureront une bonne disponibilité au niveau national et régional au moins jusqu’en juin. On ne s’attend donc pas, entre avril et juin, à une notable dégradation des conditions alimentaires des ménages (Figures 1 et 2).   

    • Les bonnes conditions pastorales, et des termes d’échange animal/céréales favorables et l’accès, à partir de juin, aux revenus provenant du travail agricole qu’on s’attend à conforme à celui d’une année moyenne, assureront, à la plupart des ménages pauvres jusqu’en septembre, une insécurité alimentaire minimale (IPC Phase 1) (Figure 3).

    • Cependant, entre avril et juin, les ménages pauvres du sud-est de la zone de cultures pluviales (moughataa de Bassikounou) et dans une moindre mesure ceux du nord-ouest de la zone agropastorale (moughataa d’Aleg) qui sont à dominante agricole resteront en situation de Stress (IPC Phase 2) comme ceux du nord affectés par un déficit pluviométrique qui dure depuis 2012.

    • La reprise de l’insécurité dans le nord-ouest du Mali ayant relancé le flux des refugiés, et réduit les retombées financières et alimentaires que les ménages mauritaniens pauvres tiraient de leur exode saisonnier, il en résulte une situation de Stress des ménages (autochtones et refugiés) qui pour le moment n’est contenue que grâce à l’assistance humanitaire. Un disfonctionnement de cette derniere pourrait dégrader la situation entre avril et juin et accentuer la situation de Stress. 


    Presentation nationale
    Situation actuelle

    Les productions des cultures de décrue (sorgho, maïs, niébé) tout en étant moins importantes que prévues et en raison des dégâts causés par la sésamie et les oiseaux sont supérieures à celles de 2012 et relativement proches de la moyenne des cinq dernières années. Rien n’étant venu corriger les déficits de production agricole et pastorale constatés en octobre ou attendus en mars dans la zone des oasis, du pastoralisme avec oueds cultivés, dans le sud-est (de la zone de cultures pluviales) et dans le nord-ouest (de la zone agropastorale), les ménages pauvres de ces dernières restent toujours en situation de Stress. Toutefois, dans le sud de la zone des oasis, du pastoralisme avec oueds cultivés, les retombées de la construction de la route qui va relie d’Adrar au Tagant (salaires mensuels) et activités informelles annexes (gargotières, petit commerce, blanchisserie etc.) commencent à améliorer le pouvoir d’achat des ménages pauvres. Il est cependant difficile pour le moment d’évaluer le reel impact de cette nouvelle source de revenus vu qu’elle se développe au détriment des activités agricoles oasiennes (maraichage, récoltes de dattes et exploitations des bas fonds) vu que la faiblesse de la main d’œuvre locale (qui réduit la capacité des ménages à coupler les deux activités) et la faible niveau technique des travailleurs confinés à des tâches physiques souvent sous rétribuées.

    Les conditions pastorales sont bonnes au niveau national et malgré le déficit fourrager dans le nord du pays, on ne s’attend pas, au niveau national, jusqu’en juin, à des problèmes de disponibilité. Jusque là les feux de brousse ont été limités grâce à la réhabilitation pare-feu dans la plupart des zones pastorales. Les transhumances internes fonctionnent normales et celles qui étaient habituellement orientées vers le Mali et le Sénégal restent encore très limitées.

    Les récoltes de l’irrigué hivernal étant achevées dans quasi-totalité des zones de production depuis fevrier, la campagne de contre saison chaude a débuté dans l’ouest de la vallée du fleuve (sud du Trarza et ouest Brakna) offrant aux ménages pauvres de nouvelles perspectives de revenus saisonniers qui devraient être proches de celles d’une année moyenne.

    Les marchés sont actuellement bien approvisionnés en céréales traditionnelles et importées (riz et blé) par la reprise des flux transfrontaliers momentanément réduits par la crise malienne et par importateurs mauritaniens. Les marchés hebdomadaires ont repris leurs fonctions normales. Dans la majeure partie des marchés ruraux, les prix des céréales relativement stables jusqu’en fin janvier accusent, depuis février des hausses proches de 5 pourcent. Ces dernières sont plus marquées dans le nord-ouest de la zone agropastorale où dans le marché de Magta Lahajr elles tournent autour de 6 pourcent. La prolongation des boutiques de solidarité et des SAVS devrait modérer cette tendance à la hausse qui somme toute est typique entre mars et aout de chaque année.

    Les prix des animaux sont partout en hausse (+11,5 pourcent dans la zone de cultures pluviales ; +20.5 pourcent dans la zone des oasis; +10.4 pourcent dans la zone agropastorale). De ce fait malgré la hausse du prix des céréales, les termes d’échange animal/céréales continuent d’évoluer en faveur des ménages. Cette tendance typique de la saison est accentuée par les achats réalisés par les grands éleveurs qui avaient déstocké en 2012 face à la crise pastorale et qui maintenant cherchent à reconstituer leurs troupeaux. Dans cette nouvelle démarche, ce sont les prix des espèces maures réputées plus résistantes qui accusent les plus fortes hausses.

    Suppositions

    Le scénario le plus probable de la sécurité alimentaire au niveau national d’avril à septembre 2013, se fonde sur les hypothèses générales suivantes:

    Sur le plan de la disponibilité :

    • La disparition des stocks familiaux de céréales, entre avril et août 2013 alors qu’en année normale ils couvres les besoins jusqu’en mai/juin et que la periode de soudure ne s’etend que de juin à août.
    • Le renforcement et la continuation des Stocks Alimentaires Villageois de Sécurité (SAVS) et des Boutiques de Solidarité (BS) jusqu’en juin 2013. FEWS NET ne prévoit pas de l’assistance humanitaire externe ou atypique.
    • Les apports alimentaires du travail hors zone vers le Mali relevant des activités agricoles (battage, transport, vannage, stockage) ou de l’exode sera affecté par la crise malienne, entre avril et juin.
    • Les revenus que les ménages pauvres du sud-est de la zone de cultures pluviales en tiraient seront en forte baisse durant cette période.

    Sur le comportement des marchés et la tendance des prix :

    • Un approvisionnement régulier et suffisant des marchés avec un fonctionnement normal des flux internes et transfrontaliers au cours de la période du scénario.
    • La hausse continue du prix du bétail jusqu’en septembre, qui entretient des termes d’échange favorables aux ménages malgré la hausse du prix des denrées alimentaires.
    • Une hausse du prix du carburant de 10 pour cent, entre avril et septembre semblable à celle enregistrée entre janvier et juin (10 pourcent) qui conduirait à une hausse du prix des denrées alimentaires de base de 10 à 20 pourcent.

    Sur le plan des revenus:

    • La baisse des revenus saisonniers provenant de l’exode vers le Mali et des activités saisonnieres géneratrices de revenus.

    Sur le plan des strategies:

    • Le recours aux emprunts en nourriture et/ou à l’argent destiné à son achat seront partout en baisse, comparativement à une année moyenne, vu que la période de soudure est écourtée dans toutes les zones agricoles en raison des bonnes productions et des importants revenus tirés du travail agricole, entre octobre 2012 et mars 2013.

    Sur la prochaine campagne agricole :

    • La saison des pluies sera normale (démarrera en juin/juillet et fin en octobre/novembre) entrainant des activités agricoles qui produiront aux ménages pauvres des revenus et une production cérealiere conformes à ceux d’une année moyenne.
    • Les conditions pastorales, encore bonnes dans la majeure partie du pays, seront renforcées, dés juillet/septembre par une pluviométrie normale dans toutes les zones pastorales et agricoles du pays. Les éleveurs du nord et du nord-ouest de la zone agropastorale cesseront de recourir à l’aliment bétail. La reprise, entre juin et septembre, des revenus que les ménages pauvres tirent, saisonnièrement du travail agricole, dans toutes les zones y compris dans la zone oasienne où l’implication des ménages pauvres dans la construction de la route qui relie l’Adrar au Tagant a créé une source de revenus compensatrice et plus régulière que les apports du travail agricole.
    • On s’attend, entre avril et septembre 2013, à ce que les besoins en assistance humanitaire au profit des refugiés et des populations autochtones de la zone qui les reçoit soient en hausse. Ils évolueront en fonction de l’impact des opérations de reconquête du nord du Mali, par rapport aux besoins actuels évalués sur la base de 54 115 réfugiés vue la reprise des flux des refugiés.
    Résultats les plus probables de la sécurité alimentaire

    Les niveaux de l’insécurité alimentaire ne vont connaître, entre avril et début juin, que de légères dégradations qui n’affecteront pas la classification établie en janvier. Les ménages les plus affectés par des déficits de production agricole et pastorales (nord-ouest de la zone agropastorale et zone des oasis, du pastoralisme avec oueds cultivés) ou/et par des conflits (sud-est de la zone de cultures pluviales) ont pu développer des stratégies de vie et d’adaptation, appuyées par des termes d’échange favorables et les programmes sociaux du gouvernement (SAVS, BS) qui les ont maintenu en situation de Stress (IPC Phase 2). Dans la zone de nomadisme pastorale, cet niveau d’insecurité alimentaire structurelle est souvent géré par le  transhumance des eleveurs qui quittent la zone, à partir de mars.

    Entre la troisième décade de juillet et septembre, le demarrage normale d’une saison pluviométrique et la mise, à temps (mai/juin) à disposition des agriculteurs du crédit agricole (jusque là uniquement réservé aux riziculteurs), des intrants et des semences devraient aboutir à des activités qui produiraient aux ménages pauvres des revenus proches de ceux d’une année normale. L’amélioration des conditions pastorales renforceraient cette situation d’autant qu’on ne s’attend pas à un disfonctionnement des marchés et à aucune rupture de systèmes d’approvisionnement du pays en denrées alimentaires de base. Les ménages pauvres des zones rurales devraient donc évoluer progressivement, entre juillet et septembre, vers une insécurité alimentaire minime (Figure 3). Il reste cependant que dans les zones périurbaines, il existe selon les résultats de l’enquête FSN réalisée par le PAM et le CSA, en decembre 2012 de réelles conditions d’une situation de stress qui concernerait environ 225,000 personnes. 


    Zones de preoccupation

    La zone de cultures pluviales (sud-est de la zone)

    Situation actuelle

    Les stocks familiaux issus des récoltes annuelles et du travail agricole hors de la zone étant épuisés les ménages pauvres recourent, depuis le mois de févier uniquement aux achats dans les marchés locaux et hebdomadaires. Ces derniers sont alimentés par les exportations maliennes et par les excédents du reste de la zone où la production céréalière de cette année a connu une hausse de 30 à 40 pour cent par rapport à la moyenne des cinq dernières. Le prix du sorgho, principale céréale consommée par les pauvres, est en hausse continue depuis décembre (+7.72 pourcent) avec une tendance plus accentuée entre janvier et février (+8.5 pourcent) qu’entre janvier et décembre (+7.69 pourcent).

    Le maintien du prix des animaux dans une tendance haussière malgré quelques baisses hebdomadaires conjoncturelles liées à l’importance de l’offre, continue d’offrir aux ménages de disposer de termes d’échange favorables malgré la hausse du prix des denrées de base (121.5 Kg en sorgho pour la vente d’un mouton moyen en décembre contre 125 kg en février et 140.8 kg en mars. Cette situation modère les effets de la baisse de 80 pourcent environ des revenus qui provenaient de l’exode pendant la période morte entre mars et juin. Par crainte de représailles de nombreux mauritaniens ont renoncé à aller au Mali qui était leur principale destination pendant la saison morte.

    Les conditions pastorales sont toujours bonnes dans l’ensemble de la zone mais la présence des troupeaux des refugiés commence à se solder par leur dégradation. L’amélioration de la disponibilité en lait n’a pas été aussi importante que prévue car les naissances étant atypiques, les éleveurs préfèrent laisser les agneaux et veaux téter leur lait afin d’être assez solides pour résister aux aléas de la période de soudure pastorale (avril à juin).

    L’arrivée de nouveaux refugiés a accentué la pression sur les activités saisonnières (vente de bois, transports interzones par charrettes attelées à des ânes, petit commerce etc.) et réduit les revenus que les locaux en tiraient.

    Cette situation va entrainer l’évolution de l’insécurité alimentaire minime qui prévalait dans la zone jusqu’en mars vers une situation de Stress qui va se prolonger jusqu’en juin.

    Suppositions

    Le scénario le plus probable de la sécurité alimentaire locale décrit ci-dessous, de avril à septembre 2013, se fonde sur les hypothèses générales suivantes:

    • L’approvisionnement régulier des marchés en denrées alimentaires importées les plus consommées dans la zone (riz, blé, sucre, thé et huile).
    • La période de soudure a été plus précoce mais les revenus qui permettaient aux ménages de recourir au marché seront en nette baisse.
    • L’exode vers le Mali est moins important qu’en année normale alors que ce pays constituait la principale destination de la force active locale pendant la période de soudure.
    • La saison des pluies sera normale et les revenus que les ménages pauvres tirent du travail agricole seront conformes à ceux d’une année moyenne.
    • La demande en assistance sera plus importante à cause de l’impact de la crise malienne sur les populations locales.
    • La dégradation des conditions pastorales sera plus précoce à cause de la présence de l’important cheptel des refugiés.
    • La poursuite des boutiques de solidarité dans lesquelles les denrées alimentaires sont vendues entre 20 et 40 pourcent en dessous des prix pratiqués par les commerçants.
    • Les termes d’échange animal/céréale resteront favorables aux ménages jusqu’en septembre.
    Résultats les plus probables de la sécurité alimentaire

    Le niveau de l’insécurité alimentaire minime (IPC Phase 1 ) évalué pour les ménages pauvres de la zone, jusqu’en mars, va, avec l’épuisement des stocks familiaux de céréales évoluera, entre avril et juin, évoluer vers une phase de Stress (IPC Phase 2) caractérisée par des difficultés d’accéder à une nourriture régulière et suffisante. En effet, malgré une disponibilité suffisante et diversifiée (produits locaux et denrées alimentaires importées) dans les marchés du pays, les ménages pauvres dont les revenus saisonniers accusent de fortes baisses vu qu’ils ont des difficultés à effectuer exode au Mali, ne seront pas en mesure d’accéder régulièrement aux denrées alimentaires commercialisées. Certes l’impact des termes d’échange favorables peut modérer la situation mais ce sont surtout les ménages mieux nantis et moyens qui en profitent car les ménages pauvres ont peu de bétail à vendre et vu que la période de soudure dure depuis 2012, ils ont pratiquement atteint leurs seuils de vente et ne peuvent pas procéder à de nouvelles ventes sans risque d’affectation de leurs moyens d’existence. Les seuls volets de l’assistance gouvernementale qu’on s’attend à être fonctionnels sont les SAVS et les BS qui nécessitent la présence d’un pouvoir d’achat.

    De juillet à septembre, avec l’installation normale de la saison des pluies, on s’attend à une reprise normale des activités agricoles et pastorales qui devraient les reconduire à une insécurité alimentaire minime ; niveau typique d’une saison moyenne (Figure 3).

    La zone des oasis, du pastoralisme avec oueds cultivés

    Situation actuelle

    Les cultures de décrue qui arrivaient, en année normale à couvrir environ 3 mois des besoins céréaliers des ménages pauvres n’ont au plus couvert que 10 à 15 jours. De nombreux oueds n’ont connu des eaux de ruissellement qu’une seule fois et le plus souvent avec des débits très faible. Il en résulte une mauvaise disponibilité en eau pour les humains et les animaux et des conditions d’exploitation défavorables aux productions céréalières, maraichères et de dattes. Les productions maraichères de contre saison chaude sont nettement inférieures à celles d’une année moyenne. Les pâturages sont pratiquement absents de la zone et les animaux sont essentiellement nourris à l’aliment bétail alors que le programme d’assistance pastoral attendu depuis février n’a toujours pas démarré. Les prix animaux sont en hausse par rapport à janvier et février et par rapport à la moyenne saisonnière mais les marchés restent encore mal approvisionnés contrairement aux tendances saisonnières d’une mauvaise année où les éleveurs font des délestages pour limiter leurs pertes et réduire leurs achats d’aliment bétail.

    Les marchés sont bien approvisionnés en denrées alimentaires (riz, blé, huile, sucre) dont les prix sont stables (marchés d’Aoujeft en Adrar et de Zouerate au Tiris Zemmour). Avec le démarrage des travaux de la route Adrar-Tagant de nombreux membres des ménages pauvres ont été embauchés et bénéficient de salaires mensuels. En l’absence de données sur les salaires et sur le nombre des embauches comparativement à la masse ouvrière il est difficile de déterminer le réel impact d’une activité dont le développement, affecte, par la démobilisation de leurs main d’œuvre, celles (exploitation des oueds, maraichage, entretien de palmiers, travail pastoral etc..) qui jusque là constituaient la base des systèmes alimentaires et de revenus des ménages pauvres de la zone.

    FEWS NET estime que tout au plus, ce nouvel apport va avec les deux volets des programmes d’assistance en cours (SAVS et BS) et du programme d’assistance pastorale.

    Suppositions

    Le scénario le plus probable de la sécurité alimentaire locale décrit ci-dessous, de avril à septembre 2013, se fonde sur les hypothèses générales suivantes:

    • Pendant toute la période du scénario, les marchés fonctionneront normalement avec un approvisionnement régulier en céréales de substitution et denrées alimentaires de base car on s’attend à ce que les marchands réajustent leurs importations pour répondre à la demande des consommateurs.
    • La campagne maraichère saison chaude (avril à juin) sera faible à médiocre.
    • Les revenus tirés des activités agricoles (maraichages, bas-fonds, dattiers) seront en baisse, entre avril et juin. Elles retrouveront leur niveau normal entre juillet et septembre. L’exode sera réduit mais les apports de la route combleront le gap qui en découlera. La vente de bétail par les ménages pauvres restera faible, durant toute la période du scenario, vu la nature (caprins et quelques ovins) et le nombre réduit de leur cheptel (une dizaine de têtes) .
    • La soudure pastorale se prolongera, faute de pâturages, jusqu’en juin.
    • La production de lait, aliment jouant un très grand rôle dans la sécurité alimentaire des ménages pauvres, entre avril et juin, sera faible.
    Résultats les plus probables de la sécurité alimentaire

    Les ménages pauvres qui n’arriveront à combler leurs besoins en nourriture, seront entre avril et juin, en situation d’IPC Phase 2 : Stress. Entre juillet et septembre, l’installation normale de la saison des pluies devraient entrainer une nette amélioration de la disponibilité en eau et la poussée de pâturages qui réduiraient considérablement le recours aux achats de l’aliment bétail. Il devrait en découler une hausse du prix des animaux et une amélioration de la disponibilité en lait si essentiel pour l’alimentation des ménages pauvres de la zone. Les retombées financières de la route, surtout dans la partie sud de la zone et celles de la SNIM dans le nord devraient contribuer à renforcer cette amélioration et conduire les ménages pauvres vers une insécurité alimentaire minime, entre juillet et septembre. 


    Evenements qui pourraient changer les scenarios

    Zone

    Événement

    Impacts sur les conditions de la sécurité alimentaire

    Nationale

     

    Hausse du prix des céréales de substitution (blé et riz) sur les marchés internationaux.

    Mauvais approvisionnement des marchés de Nouakchott et

    difficultés d’approvisionnement des marchés intérieurs. Forte hausse du prix de ces céréales qui va affecter l’accès.

    Disfonctionnement durable des flux transfrontaliers approvisionnant le pays en traversant la vallée du fleuve et zone cultures pluviales.

    Un disfonctionnement de ces flux entrainerait une forte hausse du prix des denrées alimentaires et inverserait la tendance actuelle des termes d’échange qui sont favorables aux ménages.

     

    Fin de la crise ou au moins forte baisse de l’insécurité civile

    Reprise de l’exode entrainant une hausse des revenus et donc une nette amélioration des capacités d’accès alimentaires des ménages aux denrées alimentaires commercialisées.

    La zone des oasis, du pastoralisme avec oueds cultives

    Rupture des systèmes d’approvisionnement en aliment bétail

    Cette situation serait catastrophique pour tous les éleveurs de la zone qui très éloignée (entre 300 et 1100 km de Nouakchott) qui risquent de perdre la quasi-totalité de leur cheptel.

    Figures Calendrier saisonnier pour une année typique

    Figure 1

    Calendrier saisonnier pour une année typique

    Source: FEWS NET

    Carte des résultats actuels de la sécurité alimentaire, Avril 2013

    Figure 2

    Carte des résultats actuels de la sécurité alimentaire, Avril 2013

    Source: FEWS NET

    Carte des zones d'economie alimentaire en Mauritanie

    Figure 3

    Carte des zones d'economie alimentaire en Mauritanie

    Source: FEWS NET

    Afin d’estimer les résultats de la sécurité alimentaire pour les prochains six mois, FEWS NET développe les suppositions de base concernant les événements possible, leurs effets, et les réponses probables des divers acteurs. FEWS NET fait ses analyses basées sur ces suppositions dans le contexte des conditions actuelles et les moyens d’existence locaux pour développer des scénarios estimant les résultats de la sécurité alimentaire. D’habitude, FEWS NET prévient du scénario le plus probable. Pour en savoir plus, cliquez ici.

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