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Cultures pluviales affectées par la mauvaise répartition des pluies dans certaines zones

  • Mise à jour sur la sécurité alimentaire
  • Mauritanie
  • Septembre 2013
Cultures pluviales affectées par la mauvaise répartition des pluies dans certaines zones

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  • Messages clé
  • Situation actuelle
  • Suppositions mises à jour
  • Perspective estimée jusqu'en decembre 2013
  • Messages clé
    • Les pluies des deux  décades de septembre ont amélioré les conditions pastorales sur l’ensemble du pays.  Leur impact reste cependant faible sur les cultures pluviales déjà affectées par une succession de longues périodes sèches.  Malgré la situation, on s’attend globalement à une campagne agricole proche de la moyenne si les zones de la décrue bénéficieront des semences appropriées en octobre. 

    • Les marchés de consommation sont toujours bien approvisionnés en céréales et autres denrées alimentaires importées.  La stabilité générale de leurs prix, la hausse de celui des animaux, la poursuite des programmes d’assistance permettent, aux ménages pauvres dans toutes les zones de moyenne d’existence à  un accès plus ou moins normal à ces produits. 

    • Les effets combinés de l’amélioration des conditions pastorales, d’un accès facilité aux denrées alimentaires vendues, par des prix moins élevés que ceux du marché formel et des revenus tirés du travail agricole en début de saison, placent l’ensemble du pays en situation d’insécurité alimentaire minimale (IPC Phase 1) d'ici jusqu'au décembre.


    Situation actuelle

    Progression de la saison:

    Dans la majeure partie des stations les cumuls pluviométriques enregistrés a la fin de la deuxième décade de septembre sont proches et même supérieurs a de ceux d’une année moyenne.  Toutefois, en juillet et en aout, de longues périodes sèches survenues dans toutes les zones de production ont causé le desséchement des  pâturages et l’échec partiel ou total des cultures pluviales malgré les nombreuses reprises de semis.  Les zones les plus affectées par cette situation sont l’ouest de la zone de cultures pluviales (Guidimakha) et le sud-ouest de la zone agropastorale qui englobe les moughataa de M’Bout et Monguel au Gorgol, le sud de celles de Magta Lahjar et d’Aleg ainsi que le nord de celle de M’Bagne, Bababé et Boghé au Brakna.  Dans le reste du pays les conditions pastorales sont relativement proches de celles d’une année moyenne.  Les conditions agricoles dépendront du semis des cultures de décrue.  Si les agriculteurs de walo, bas-fonds, et barrages disposent de semences appropriées pour les semis du mois d’octobre,  on s’attend à une campagne normale et à une production moyenne.

    L’évolution des cultures pluviales : Les semis en humide des cultures hâtives et de long cycle qui commençaient en année normale en fin juin début juillet n’ont démarré qu’en juillet et ont été plusieurs fois repris en raison des pertes dues aux sécheresses répétées.  Il en résulte une baisse (plus de 60 pour cent dans le sud-est) des superficies emblavées comparativement à celles d’une année normale où elles représentaient environ 20 à 30 pour cent des superficies.  Par contre, dans la zone agropastorale les ménages ont porté leur dévolu sur les cultures hâtives qui sont passées à plus de 40 pour cent (contre 20 pour cent en année normale) des superficies emblavées mais espèrent au plus des rendements et des productions proches de 50 pour cent de ceux d’une année moyenne.  Les cultures de sorgho dans les bas-fonds mixtes, semées en fin août et début septembre évoluent conformément à leur calendrier cultural d’une année moyenne.  Dans le reste des zones, les cultures hâtives les plus avancées sont en début d’épiaison (du sud de Kankossa jusqu’à l’est d’Amourj) alors qu’en année normale, à pareille période, les paysans consommaient leur production verte.  L’arrêt des pluies en fin septembre (selon les prévisions NOAA) se traduirait par de très faibles rendements. Cependant, avec leurs productions les ménages se maintiendront en situation d’insécurité alimentaire minimale (IPC Phase 1) d'ici jusqu'au décembre.

    Les conditions de la décrue (walo, bas-fonds, barrages): Avec les pluies diluviennes d’août et septembre on peut s’attendre à des superficies exploitables plus importantes que celles d’une année normale.  Dans le walo localisé dans la vallée du fleuve, la crue arrivée en aout (contre juillet en année normale) a déjà inondé toutes les basses et moyennes terres exploitables.  Il reste que le faible temps de submersion attendue (retrait des eaux en fin septembre et début des travaux en octobre) et la faible disponibilité de semences appropriées par les ménages vont en limiter l’exploitation.

    Les cultures Irriguées : Les superficies semées en riziculture hivernale sont déjà supérieures à celles de septembre 2012 où, grâce à l’assistance du gouvernement, elles étaient supérieures à celles de la moyenne des cinq dernières années.  La baisse des superficies traditionnellement exploitées par les collectivités a été compensée par la mise en exploitation de nouveaux périmètres qui bénéficient d’intrants accordés par le gouvernement.

    Des marchés de consommation bien approvisionnés en denrées alimentaires importées et en céréales locales.  Si les prix des denrées alimentaires importées sont restés relativement stables par rapport à août, ceux des céréales traditionnelles, passée la forte demande en semences du début de la saison agricole, ont accusé de sensibles baisses en raison de l’augmentation des exportations maliennes.  Les prix des animaux sont en hausse dans la plupart du pays par rapport à juillet (par exemple +9,76 pour cent à Aoujeft dans la zone oasienne ; +31 pour cent a Adel Bagrou dans la zone de cultures pluviales).  L’amélioration des conditions pastorales rassure et les éleveurs ont limité leurs ventes alors que la demande est en hausse en raison de la fête de Tabaski.  Cependant, dans l’ouest de la zone agropastorale où les éleveurs, inquiétés par le déficit pastoral qui prévalait en juillet et aout avaient multiplié les ventes, on note, en août, au marché de Magta Lahjar, une baisse de 7.5 pour cent après celle de 3.81 pour cent de juillet.  Plus importante est celle du marché de Boghé (marché de la vallée du fleuve mais principalement alimenté par la zone agropastorale) où courtiers sénégalais ont de plus en plus tendance à se limiter a ces marchés et leur absence se traduit une baisse des prix des animaux.


    Suppositions mises à jour

    L’évolution de la situation alimentaire dans les zones de moyens d’existence reste conforme aux perspectives projetées pour la période de juillet à décembre 2013.  La reprise pluviométrique de septembre s’est traduite, dans la majeure partie de ces zones, par une nette amélioration des conditions pastorales qui va, jusqu’en décembre, renforcer l’insécurité alimentaire minime qui y prévaut.


    Perspective estimée jusqu'en decembre 2013

    De septembre à décembre, dans toutes les zones de moyens d’existence, on attend une amélioration des conditions pastorales et des activités agricoles (récoltes du pluvial et de l’irrigué hivernal en octobre, travail dans les zones de décrue avec des revenus supérieurs à ceux d’une année moyenne) qui vont maintenir les ménages pauvres d’agriculteurs des zones rurales, dans une situation d’insécurité alimentaire minimale (IPC Phase 1).  Alors que les ménages auront minimal insécurité entre octobre et décembre, à partir de janvier, ceux du nord du Guidimakha et de l’est du Gorgol vont évoluer vers une situation de stress (IPC Phase 2) en attendant les récoltes de décrue de mars qui conditionneront son évolution jusqu’en juin 2014.

    Figures Calendrier saisonnier pour une année typique

    Figure 1

    Calendrier saisonnier pour une année typique

    Source: FEWS NET

    Cette mise à jour des perspectives sur la sécurité alimentaire présente une analyse des conditions actuelles d'insécurité alimentaire aiguë et de toute évolution de la dernière projection de FEWS NET concernant les résultats de l'insécurité alimentaire aiguë dans la géographie spécifiée au cours des six prochains mois. Pour en savoir plus sur le travail, cliquez ici.

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