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Une insécurité alimentaire minimale dans la majeure partie des zones rurales du pays

  • Mise à jour sur la sécurité alimentaire
  • Mauritanie
  • Novembre 2013
Une insécurité alimentaire minimale dans la majeure partie des zones rurales du pays

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  • Messages clé
  • Situation Actuelle
  • Suppositions Mise à Jour
  • Perspective Estimée Jusqu'à Mars 2014
  • Messages clé
    • Selon les prévisions de la mission conjointe d’évaluation de la campagne agricole, on s’attend à une production nationale de 19 pour cent supérieure à la moyenne des cinq dernières années. La disponibilité alimentaire, en raison des nouvelles récoltes et l’impact positif des conditions pastorales, conduisent à une situation d’insécurité alimentaire minimale (IPC Phase 1) qui va se prolonger jusqu’en décembre dans la plupart des zones rurales du pays.

    • Toutefois la forte baisse des productions céréalières pluviales dans certaines zones du Guidimakha, du Gorgol et du Brakna, a réduit la disponibilité céréalière saisonnière ainsi que les revenus provenant du travail agricole. Entre janvier et mars, les ménages pauvres de ces zones vont se trouver en situation de Stress (IPC Phase 2).

    • Avec la chute des pluies en début novembre au nord du pays, les conditions écologiques se sont nettement améliorées et on a assisté à une recrudescence des infestations acridiennes. Malgré le renforcement du dispositif de lutte par le Centre National de Lutte Antiacridienne (CNLA), la pression acridienne pourrait être préoccupante entre novembre et janvier et constituer une sérieuse menace pour les cultures de décrue.


    Situation Actuelle

    Progression de la saison: La saison des pluies est actuellement terminée et les activités agricoles, toutes typologies confondues (y compris les cultures pluviales tardives, de décrue et d’irriguées), se déroulent conformément à leurs calendriers culturaux. Selon les prévisions avancées par la mission d’évaluation de la campagne agricole conduite par le CILSS avec la participation du gouvernement, de la FAO, du PAM et de FEWS NET, on s’attend à une production céréalière nationale de 297,332 tonnes soit 15 pour cent de moins qu’en 2012 (qui était une année exceptionnelle), mais de  19 pour cent de plus que la moyenne des cinq dernières années. Avec la chute des pluies en début novembre, on assiste à une résurgence acridienne dont la maitrise n’est pas encore assurée vue l’importance des superficies affectées (120,000 km2 à la date du 25 novembre) et de grandes distances séparant les zones à traiter réparties entre l’Adrar, l’Inchiri et Dakhlet Nouadhibou. Ceci constitue une sérieuse menace pour les cultures de décrue qui sont actuellement en phase de tallage et de montaison.

    Cultures céréalières pluviales : Comparativement à la moyenne des cinq dernières années, la production céréalière pluviale n’aura accusé qu’une baisse de trois pour cent. Même si on s’attend, au niveau nationale à une production au moins égale à celle d’une année moyenne, dans le nord du Guidimakha et dans l’ouest de la zone agropastorale, les ménages pauvres déplorent des pertes proches de 70  pour cent par rapport à une année moyenne.

    Cultures céréalières de la  décrue (walo, bas-fonds et barrages): Les activités sont actuellement en cours dans toutes les zones concernées par la décrue, avec des bonnes récoltes en perspective à partir de janvier en raison des bons niveaux de remplissage signalé des barrages et la bonne crue du fleuve. Malgré la baisse du salaire journalier (qui tombe de 1500 MRO à 1000 MRO à cause de la forte offre de travailleurs), les revenus provenant du travail agricole y sont supérieurs à ceux d’une année moyenne en raison de l’augmentation du temps de travail et du recours au travail hors zone conditionnés par l’importance des superficies à exploiter dans les zones de décrue.

    Les cultures Irriguées de riz : Pour ce secteur, localisé dans la vallée du fleuve, la production hivernale attendue en début de récolte (118,439 tonnes) est de 29 pour cent supérieure à celle de la moyenne des cinq dernières années. A cette production (dont la récolte se terminera en décembre) devrait s’ajouter celle de la contre saison chaude qui offre entre février et mars du travail agricole aux ménages pauvres et de la nourriture au moment des récoltes (juin/juillet).

    Les conditions pastorales: Les conditions des pâturages et disponibilité en eau, bien que moyennes au niveau national, sont néanmoins marquées par l’existence de poches déficitaires. Les zones les plus affectées sont localisées dans le sud-ouest du pays. Ces déficits de pâturages  n’affecteront pas cependant les ménages pastoraux  actuellement en insécurité alimentaire minimale qu’après mars, car les pluies de novembre laissent présager une pluviométrie plus importante en décembre et en janvier ce  qui entrainerait la levée de pâturages dans le nord du pays limitant ainsi la descente des éleveurs de cette zone vers le sud.

    Des marchés de consommation : Les marchés restent bien approvisionnés en denrées alimentaires de base (principalement importées) avec des prix relativement stables par rapport à octobre, une tendance observée depuis août. Dans les zones où les récoltes sont en cours on note déjà de sensibles baisses du prix des céréales traditionnelles (8,5 pour cent de baisse sur le prix du sorgho au marché d’Adelbagrou) par rapport au mois passé. Il en résulte une augmentation saisonnière typique  de la disponibilité alimentaire de ces ménages assistée toujours par les programmes d’assistance continus qui offrent aux ménages la capacité d’accéder à des denrées alimentaires vendues à des prix moindres.

    Les prix du bétail sont quasiment stables par rapport au mois précédent excepté la zone vallée où on note une hausse de 12,7 pour cent. N’ayant pas satisfait leur demande dans les marchés du nord de leur pays, les courtiers sénégalais ont réinvestis celui de Boghé. Comparativement à la moyenne des cinq dernières années on note une hausse de prix entre 35,3 et 75,5  pour cent. Les termes d’échange mouton/céréale est resté généralement favorable aux éleveurs par rapport au mois précédent même pour la moyenne quinquennale.


    Suppositions Mise à Jour

    L’évolution de la situation alimentaire dans les zones de modes d’existence reste conforme aux perspectives projetées pour la période d’octobre 2013 à mars 2014. Il existe cependant une forte probabilité d’une pression acridienne accrue en raison des pluies de novembre qui ont entrainé des conditions favorables à la reproduction des criquets. Une invasion acridienne, entre décembre et janvier, se traduirait par la dévastation des cultures de décrue et des pâturages verts (pâturages aériens et herbacées reverdis par les pluies) et conduirait à une rapide et profonde dégradation des niveaux actuels de sécurité alimentaire dans toutes les zones affectées.


    Perspective Estimée Jusqu'à Mars 2014

    On s’attend, entre novembre et décembre 2013 à une insécurité alimentaire aiguë minimale (IPC Phase 1) dans toutes les zones de moyens d’existence. C’est là un phénomène saisonnier habituellement entretenu par les récoltes du pluvial et d’irrigué hivernale, les revenus tirés du travail agricoles dans ces deux typologies et dans celles de décrue où les travaux de mise en valeur sont en cours. De janvier à mars, conformément à nos analyses perspectives, cette situation devrait se dégrader dans certaines zones où les cultures pluviales et les pâturages ont été affectés par la mauvaise répartition temporelle des pluies, notamment le centre et le nord du Guidimakha, l’est et le nord du Gorgol, et le nord du Brakna. Cette dégradation devrait être plus accentuée au Guidimakha où les ménages pauvres ne disposent que de l’unique typologie pluviale comme source de propre production. Ils seront en situation de  Stress (niveau 2 IPC2) avec une difficulté à maintenir leurs moyens d’existence sans souffrir des déficits de la consommation car ils auront déjà épuisé leur stocks et ne bénéficient pas encore pleinement des apports de l’exode.

    Figures

    Figure 1

    Source:

    Cette mise à jour des perspectives sur la sécurité alimentaire présente une analyse des conditions actuelles d'insécurité alimentaire aiguë et de toute évolution de la dernière projection de FEWS NET concernant les résultats de l'insécurité alimentaire aiguë dans la géographie spécifiée au cours des six prochains mois. Pour en savoir plus sur le travail, cliquez ici.

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