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Insécurité alimentaire saisonnière toujours minime pour la plupart de la population

  • Mise à jour sur la sécurité alimentaire
  • Mauritanie
  • Mars 2013
Insécurité alimentaire saisonnière toujours minime pour la plupart de la population

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  • Messages clé
  • Situation actuelle
  • Suppositions mise à jour
  • Perspective estimée jusqu'à juin 2013
  • Messages clé
    • La disponibilité alimentaire étant encore assurée par les importants stocks (familiaux et marchands) et les flux internes et transfrontaliers, la plupart des ménages pauvres, restent en insécurité alimentaire Minime (IPC Phase 1). 

    • Dans la zone d’oueds et oasis, on estime qu’environ 5 000 ménages pauvres agricoles restent affectés par les conséquences de la mauvaise pluviométrie saisonnière sur leurs productions agropastorales et leurs revenus et sont en situation de Stress (IPC Phase 2).  

    • Après une forte reprise des arrivées en février, les flux des refugiés se sont réduits.  Leur présence n’a pour le moment, de conséquences négatives que sur les flux commerciaux et humains de la moughataa de Bassikounou, mais on attend que la concentration des bras valides et des animaux dans le sud-est entraineront la Stress alimentaire à partir de mai.


    Situation actuelle

    L’insécurité  alimentaire actuelle se caractérise par les facteurs suivants:

    • Des perspectives du walo sont moins bonnes que les prévisions mais les hausses observées dans les typologies irriguées et pluviales devraient résorber ce déficit.
    • Des marchés de consommation sont bien approvisionnés en denrées importés et les flux internes des céréales traditionnelles restent intenses entre les zones de cultures pluviales, agropastorales et de la vallée du fleuve.
    • Les prix des céréales traditionnelles évoluent plus en fonction de la demande et de l’offre et du niveau d’approvisionnement des boutiques de solidarité  que de la demande locale. Cette situation suscite souvent une certaine spéculation aussi bien de la part des producteurs que des commerçants céréaliers. En guise d’exemple, la hausse du prix de sorgho de 9 pour cent au marché de Adel Bagrou dans la zone de cultures pluviales et de 13 pour cent  au marché de Magta Lahjar dans la zone agropastorale s’explique par la présence de nombreux céréaliers de Nouakchott venus se constituer des stocks au moment où l’importante offre tirait les prix vers le bas. Cette forte pression sur l’offre saisonnière a conjoncturellement fait remonter les prix mais vu la disponibilité locale et des pays limitrophes, on s’attend à une baisse des prix dans les prochaines semaines.
    • L’impact du conflit malien est limité. En effet, en dehors de la zone d’accueil des réfugiés (sud-est de la moughataa de Bassikounou) les flux commerciaux fonctionnent normalement et alimente les marchés des zones frontalières.
    • Les prix du blé sont globalement stabilisés sauf dans la vallée du fleuve Sénégal (marché de Boghé) en raison de la rupture des stocks dans les boutiques de solidarité  alors que la demande des agropasteurs à dominante pastorale n’a pas baissé, et dans la zone de cultures pluviales ou l’arrivée des éleveurs maliens qui sont des consommateurs de blé a accentué la pression sur ce produit dont l’offre avait déjà baissé avec la récolte de céréales traditionnelles. 
    • Les prix des autres denrées alimentaires importées relativement stables jusqu’en février commencent à s’élever en raison des augmentations successives du prix du carburant qui élèvent le coût du transport. Les prix du carburant sont en augmentation de 12 pour cent par rapport au même mois de l’année dernière. Entre février et début mars le prix du litre de gasoil carburant le plus utilisé par les transporteurs a connu des hausses qui l’ont porté de 376 à 383 MRO.
    • Comparativement à janvier, la hausse des prix des animaux s’est accentuée normalement dans toutes les zones de moyens d’existence.  Des termes de change mouton/céréale sont favorables aux ménages vendeurs grâce à la baisse de l’offre dans les marchés ruraux.  Passée la période des fêtes, les éleveurs mus par la nécessité de reconstituer leur cheptel et mis en confiance par les bonnes conditions pastorales, ont réduit leurs ventes. 
    • Des conditions pastorales sont encore satisfaisantes sauf dans la zone oasienne où la plupart des éleveurs ont déjà commencé leur transhumance vers la zone agropastorale. Dans le reste du pays, à l’exception des nomades revenant du Mali par crainte de représailles, les transhumances continuent de s’inscrire dans les tendances d’une bonne année.

    Suppositions mise à jour

    L’évolution de la situation alimentaire dans toutes les zones de modes d’existence reste conforme aux perspectives projetées pour la période de janvier à juin 2013. Un examen complet du scenario est disponible dans les perspectives sur la sécurité alimentaire de janvier à juin 2013


    Perspective estimée jusqu'à juin 2013

    L’insécurité alimentaire restera minime (IPC Phase 1) jusqu’en juin sauf pour les ménages pauvres vivant dans les zones suivantes:

    • Dans le nord-ouest de la zone agropastorale où la sous-exploitation des bas-fonds, la mauvaise productivité des cultures de décrue affectées par la sésamie et l’arrêt des programmes d’assistance les poussent déjà à appliquer de stratégies affectant légèrement leurs modes d’existence.
    • Au sud-est du pays où la reprise des flux de réfugiés maliens  constitue une préoccupation pour les ménages pauvres auxquels ils disputent l’exécution des activités desquelles ils tiraient leurs revenus de la période de soudure (avril à juin). La présence parmi ces refugiés d’éleveurs disposant de grands troupeaux pourrait entrainer, entre mars et juin,  une dégradation des conditions pastorales qui obligerait les éleveurs locaux à entreprendre des transhumances inattendues vers le nord de la zone de cultures pluviales et le sud de la zone agropastorale. Cette situation ne devrait cependant pas entrainer une  dégradation de la situation alimentaire actuelle  (IPC Phase 2) car l’intensification des flux devrait renforcer l’accès alimentaire des ménages qui  bénéficient des termes d’échange favorables.
    • Dans la zone oasienne, la baisse des productions céréalières et maraichères, ainsi que celle des revenus qu’ils en tiraient, place les ménages pauvres à dominante agricole dans une situation de Stress (IPC Phase 2). Toutefois vu les revenus tirés par ces ménages des travaux de la route reliant l’Adrar au Tagant et vu qu’on s’attend à un approvisionnement régulier des marchés de la zone, on ne devrait pas assister à une dégradation notable de la situation actuelle) entre mars et juin. 
    Figures Calendrier saisonnier pour une année typique

    Figure 1

    Calendrier saisonnier pour une année typique

    Source: FEWS NET

    Cette mise à jour des perspectives sur la sécurité alimentaire présente une analyse des conditions actuelles d'insécurité alimentaire aiguë et de toute évolution de la dernière projection de FEWS NET concernant les résultats de l'insécurité alimentaire aiguë dans la géographie spécifiée au cours des six prochains mois. Pour en savoir plus sur le travail, cliquez ici.

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