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Insécurité alimentaire saisonnière toujours minime pour la plupart de la population

  • Mise à jour sur la sécurité alimentaire
  • Mauritanie
  • Mai 2013
Insécurité alimentaire saisonnière toujours minime pour la plupart de la population

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  • Messages clé
  • Situation actuelle
  • Suppositions mise à jour
  • Perspective estimée jusqu'à juin 2013
  • Messages clé
    • Les ménages d’agriculteurs pauvres des zones non oasiennes du nord, comme ceux du nord-ouest de la zone agropastorale (Moughataa de Magta Lahjar, Sud de celle d’Aleg et nord de celle de Monguel) et du sud-est de la zone de cultures pluviales où les réfugiés maliens sont concentrés, connaissent toujours une situation de Stress alimentaire (IPC Phase 2) plus dictée par la baisse de revenus saisonniers que par la disponibilité des produits alimentaires.

    • Suite à la stabilisation de sécurité au Mali, on observe une amélioration générale de l’approvisionnement aux marches  au sud-est du pays, qui se traduit par une baisse  des prix.  Des termes d’échange favorables continuent d’assurer aux moyens et nantis un accès régulier et satisfaisant à la nourriture et l’accès des pauvres commencent à peine à évoluer avec le retour de la sécurité civile.  Si cette stabilité continue, l’insécurité alimentaire pourrait devenir minimale (IPC Phase 1) dans cette zone dés juillet.


    Situation actuelle

    La sécurité alimentaire dans le pays est caractérisée comme stable depuis le mois d’avril, et pourrait être décrite comme suit :

    • Le retour d’une bonne disponibilité alimentaire dans les marchés. L’intensification des flux avec le Sénégal et le Mali  ayant renforcé les importations alimentaires  commerciales et humanitaires, la disponibilité et l’accès aux denrées de base  est bonne dans tous les marchés du pays.  
    • Les prix des denrées alimentaires sont stables depuis janvier, même si les ruptures temporaires se traduisent souvent par des hausses ponctuelles, surtout dans les marchés qui dépendent sur l’approvisionnement systématique des vivres humanitaires, tels que Bassikounou et  Fassala dans le  sud-est du pays.   
    • Les prix des  animaux sont en hausse continue, même dans les zones en IPC Phase 2 : Stress.  Il en résulte des termes d’échange favorables aux ménages moyens et nantis, qui ont toujours suffisamment des animaux à vendre. 
    • Les programmes spéciaux d’assistance, les Boutiques de Solidarité (BS) et les Stocks Alimentaires Villageois de Sécurité (SAVS)  constituent, dans la plupart des zones,  la principale source d’accès alimentaire des ménages pauvres qui peuvent y acheter des denrées alimentaires à des prix qui sont, depuis 2012, stables et nettement moindres (de 20 à 40 %) que ceux pratiqués dans le commerce formel.  En addition, après les distributions gratuites au profit des ménages autochtones des zones d’accueil des réfugiés, le PAM procède actuellement au réapprovisionnement des Centres de Récupération Nutritionnelle Ambulatoire pour malnutrition aiguë modérée  (CRENAM).
    • Une situation pastorale favorable dans la majeure partie du pays avec des transhumances qui continuent de s’inscrire dans leurs circuits saisonniers habituels  sauf dans le nord-ouest de la zone agropastorale et dans le nord du pays.
    • Un exode saisonnier qui s’inscrit dans les tendances saisonnières d’une année normale sauf dans le sud-est du pays et dans le nord-ouest de la zone agropastorale. Son impact sur le plan alimentaire reste modéré et encore insuffisant.
    • Dans le nord-ouest de la zone agropastorale, les ménages d’agropasteurs pauvres à dominante agricole, n’ont qu’un faible accès aux aliments commercialisés du fait de la faiblesse de leurs revenus. Les bonnes conditions pastorales des zones voisines ont animé des transhumances internes qui limitent l’appel à la main d’œuvre pastorale qui était pour eux, une importante source de revenus.
    • Dans le nord, les ménages pauvres oasiens bénéficient des améliorations apportées par le projet oasis, qui se déroule depuis plusieurs années et qui continuera jusqu’en 2014.  Les ménages pauvres des zones de décrue n’ayant aucune activité de substitution sont allés chercher du travail auprès des  sociétés  en place. Certes les salaires obtenus (entre 50 et 60,000 MRO) constituent une source de revenus régulière mais le nombre d’employés est encore limité  et la spéculation entretenue par le nouveau pouvoir d’achat a fait grimper les prix dans les marchés proches de l’axe.

    Suppositions mise à jour

    L’évolution de la situation alimentaire dans toutes les zones de modes d’existence reste conforme aux perspectives projetées pour la période d’avril à Septembre  2013. Un examen complet du scenario est disponible dans les  perspectives sur la sécurité alimentaire d’avril à septembre 2013


    Perspective estimée jusqu'à juin 2013
    • Dans le nord-ouest de la zone agropastorale les marchés resteront bien approvisionnés en sorgho en blé, principale céréale de substitution. Face à la hausse actuelle du prix  du sorgho, actuellement 45 à 50 pourcent inférieurs à ceux de la même période de 2012,  les ménages pauvres auront des difficultés à recourir au blé dont le prix qui a connu en mai une hausse de 19 pourcent par rapport à avril,  pourrait rester élevé en raison de la demande. Même avec l’hypothèse d’une saison de pluie normale, la situation actuelle ne devrait  évoluer vers une insécurité alimentaire minime (IPC Phase 1) qu’à partir de juillet  quand les conditions pastorales auront conséquemment amélioré la production laitière. 
    • Au sud-est du pays le ralentissement du flux des refugies ayant fait baisser la pression sur les marchés, on ne s’attend pas à une dégradation de la situation actuelle d’autant que le CSA et le PAM y renforcent la capacité des CRENAM.  L’insécurité alimentaire restera en IPC Phase 2 : Stress d’ici septembre à cause des retombées de la crise malienne qui peut accentuer la baisse de l’offre en denrées alimentaires observable à chaque hivernage à cause des difficultés de transport liées à l’absence de routes praticables. Pourtant, l’insécurité alimentaire pourrait évoluer a IPC Phase 1: Minimale si une disponibilité en céréales est renforcée par les déstockages des paysans maliens (phénomène saisonnier), revenus tirés du travail agricole, et des prix stables des denrées alimentaires commercialisées.
    • Dans le nord  on ne s’attend pas à une dégradation significative de la situation alimentaire des ménages oasiens pauvres par rapport à mai. Hors des oasis, l’implication des membres des ménages d’agriculteurs pauvres dans les sociétés minières et d’aménagement routier ne permis actuellement que de stabiliser leur niveau actuel d’IPC Phase 2: Stress.  Les perspectives d’une pluviométrie normale qui pourront se dessiner dés la troisième décade de juin avec l’amélioration des conditions pastorales, nous autorisent à considérer qu’ils pourront, grâce aux effets combinés des revenus tirés des emplois rémunérés et du travail agricole se replacer dans une situation d’insécurité alimentaire Minimale (IPC Phase 1). 
    Figures Calendrier saisonnier pour une année typique

    Figure 1

    Calendrier saisonnier pour une année typique

    Source: FEWS NET

    Cette mise à jour des perspectives sur la sécurité alimentaire présente une analyse des conditions actuelles d'insécurité alimentaire aiguë et de toute évolution de la dernière projection de FEWS NET concernant les résultats de l'insécurité alimentaire aiguë dans la géographie spécifiée au cours des six prochains mois. Pour en savoir plus sur le travail, cliquez ici.

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