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Une période de soudure particulièrement difficile pour le centre et le sud du pays

  • Mise à jour sur la sécurité alimentaire
  • Mauritanie
  • Juin 2014
Une période de soudure particulièrement difficile pour le centre et le sud du pays

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  • Messages clé
  • Situation Actuelle
  • Suppositions Mise à Jour
  • Perspective Estimée Jusqu'à Septembre 2014
  • Messages clé
    • Les ménages pauvres des zones agropastorales, de la zone de cultures pluviales et du centre de la vallée du fleuve achètent directement ou par emprunt leur nourriture. Ils sont parfois appuyés par des distributions gratuites. La situation alimentaire est particulièrement difficile au nord du Guidimakha Gorgol et Brakna où les ménages pauvres ont commencé à ressentir des déficits de consommation et sont déjà en situation de Crise (Phase 3 de l’IPC).
    • Les conditions pastorales continuent de se dégrader dans l’ensemble du pays entrainant des transhumances internes et externes atypiques. Les éleveurs de l’ouest de la zone agropastorale et du nord du Guidimakha recourent depuis plusieurs mois à l’achat de l’aliment bétail dont le prix connait une forte hausse. Ils sont confrontés à des risques de déficits de protection de leurs moyens d’existence et sont en situation de Stress (Phase 2 IPC).
    • Dans le reste des zones rurale, en dehors de l’ouest de la vallee du fleuve où le bon déroulement de la campagne de contre saison chaude prolonge les effets bénéfiques de la contre-saison froide, la période de soudure est similaire à celle d’une année moyenne.

    Situation Actuelle

    Les conditions pastorales : Les conditions pastorales continuent de se dégrader sur l’ensemble du pays, tant en raison de la saison que de l’intensification des mouvements de transhumances internes. Pendant que les éleveurs de la zone agropastorale et leurs animaux envahissent la zone de cultures pluviales désertée par ses cheptels partis pour le Mali, ceux du nord occupent la zone agropastorale et la vallée du fleuve où leur présence constitue une menace pour les cultures de riz.

    Prix du bétail : Les prix de vente des animaux sont plus ou moins stables sauf dans la zone de cultures pluviales. Dans la zone de cultures pluviales, la concentration des transhumants qui vendent pour acheter leur nourriture, a entraine une baisse du prix du mouton moyen (principal animal de transaction de la zone) de 8 pour cent par rapport à avril.

    Malgré la baisse de prix dans la zone de cultures pluviales, les prix des animaux dans la plus part du pays restent élevés par rapport à la mémé période de 2013 (+ 5.8 pour cent dans la zone de cultures pluviales ; +18,5 pour cent dans la vallée de fleuve ; + 68 pour cent dans la zone oasienne). Ce n’est que dans la zone agropastorale qu’ils accusent une légère baisse (-6.8 pour cent) qui s’explique par des ventes plus importantes pour le nourrir le cheptel en place alors qu’aucun programme d’appui aux éleveurs n’est en cours. Il en résulte une réduction des revenus destinés à l’achat de la nourriture humaine.

    Les cultures céréalières : Les cultures de riz de la contre-saison chaude arrivent à maturation dans l’ouest de la vallée du fleuve, renforçant la disponibilité céréalière des ménages nantis alors que les travaux relatifs à la culture hivernale sont en cours dans toute la zone, offrant aux ménages pauvres des revenus saisonniers semblables à ceux d’une année moyenne.

    Les travaux de préparation des sols destinés aux cultures sous pluies, qui débutaient habituellement en juin, n’ont pas encore commencé, bien qu'il y ait un début précoce de la saison dans d'autres pays du sud Sahel.

    Les cultures maraichères : Les productions des cultures maraichères de la saison froide sont actuellement achevées. En raison de la faible disponibilité des eaux dans les oasis nombreux sont les paysans qui ont renoncé à la campagne maraichère de contre saison chaude. Il en résulte une baisse de l’offre interne qui se traduit par une augmentation des importations et de fortes hausses des prix comprises entre 25 et 60 pour cent qui vont s’accentuer au cours du mois de Ramadan (juillet).

    Des marchés de consommation : Les marchés sont toujours bien approvisionnés en denrées alimentaires de base (principalement importées) mais, comme les mois précédents, la reprise des flux transfrontalières maliens (mil, maïs et sorgho), et sénégalais (riz local et riz importé) n’a pas encore conduit à une offre saisonnière semblable à celle d’une année moyenne. Ceci devrait se traduire, en plus des difficultés d’accès alimentaire alors qu’ils n’ont pas les revenus pouvant couvrir ces achats, par des problèmes d’accès aux semences car de nombreux paysans sont obligés de recourir aux céréales vendues dans les marchés comme semences. Les prix du sorgho sont, par rapport à avril, en hausse dans les zones oasiennes et de la vallée du fleuve mais il reste stable dans la zone de cultures pluviales qui est le principal bénéficiaire des flux maliens et dans la zone agropastorale où les distributions gratuites de blé ont réduit la demande sur le sorgho. Par rapport à la même période de 2013, les prix du sorgho sont en hausse sauf dans la vallée du fleuve où il accuse une baisse de 27 pour cent liée aux récoltes du walo et des bonnes perspectives de la contre saison chaude de riz.

    Avec les distributions gratuites et le réapprovisionnement des stocks alimentaires villageois de sécurité (SAVS) et des boutiques de solidarité (BS), le prix du blé est partout stable sauf à Adel Bagrou en zone de cultures pluviales où l’impact de la reprise des flux maliens de céréales traditionnelles a réduit demande sur le marché et entrainé une sensible baisse de son prix. Comparativement à la même période de 2013, la tendance est la même. Le prix du riz importé reste globalement stable dans tous les marchés.

     L’accès alimentaire : L’installation de la période de soudure a accentué les difficultés de nombreux ménages pauvres à s’assurer une alimentaire régulière et suffisante. Dans le nord du Guidimakha et dans les moughataa de M’Bout, Monguel, Magta Lahjar, ainsi qu’au nord de celles de Bababé et M’Bagne, certains ménages ont déjà commencé à éprouver des difficultés de survie, voir des déficits des besoins de consommation. L’évolution vers une dégradation de leur situation n’est ralentie que par les distributions gratuites de vivres (blé et huile) du gouvernement et par le bon fonctionnement des BS. Dans le reste des zones rurales du sud de pays, la période de soudure accéléré se traduit par une situation de difficulté pour les ménages pauvres à archiver leurs besoins de protection des moyennes d’existence. En dehors de la vallée du fleuve où le démarrage de la campagne hivernale offre aux ménages pauvres des opportunités de travail et de revenus, partout ailleurs les revenus provenant du travail local sont négligeables.


    Suppositions Mise à Jour

    L’évolution de la situation alimentaire dans les zones de modes d’existence reste conforme aux perspectives projetées pour la période d'avril à septembre 2014.


    Perspective Estimée Jusqu'à Septembre 2014

    Avec les perspectives d’un hivernage semblable à celui d’une année moyenne, on s’attend, à partir de juillet, à une baisse des niveaux de l’insécurité alimentaire dans l’ensemble des zones de moyens d’existence. Cette baisse devrait être plus rapide dans les zones à vocation pastorale où, à partir de la mi-juillet, l’amélioration des conditions pastorales se traduit par des apports pastoraux (lait et vente des animaux)  qui sont d’importants réducteurs du niveau de Stress (Phase 2 de l’IPC) vers une insécurité alimentaire Minimale (Phase 1 de l’IPC) en fin juillet/début août. Dans un partie des zones à vocation agricole (zones de cultures pluviales, agropastorale et nord de la vallée de fleuve) le renforcement avec les revenus tires du travail agricole et les récoltés des cultures hâtives aboutira a une insécurité alimentaire Minimale (Phase 1 de l’IPC) à partir de août. Toutefois il faut attendre la récolte des cultures de court cycle en septembre pour que la situation actuelle de Crise (Phase 3 de l’IPC) soit remplacée par une insécurité alimentaire Minimale (Phase 1 de l’IPC) dans le nord du Guidimakha, Brakna et Gorgol.

    Figures Calendrier Saisonnier pour une Année Typique

    Figure 1

    Calendrier Saisonnier pour une Année Typique

    Source: FEWS NET

    Figure 3

    Source:

    Cette mise à jour des perspectives sur la sécurité alimentaire présente une analyse des conditions actuelles d'insécurité alimentaire aiguë et de toute évolution de la dernière projection de FEWS NET concernant les résultats de l'insécurité alimentaire aiguë dans la géographie spécifiée au cours des six prochains mois. Pour en savoir plus sur le travail, cliquez ici.

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