Skip to main content

Insécurité alimentaire minime pour la majorité des populations rurales

  • Mise à jour sur la sécurité alimentaire
  • Mauritanie
  • Juin 2013
Insécurité alimentaire minime pour la majorité des populations rurales

Télécharger le rapport

  • Messages clé
  • Situation actuelle
  • Suppositions mise à jour
  • Perspective estimée jusqu'à juillet 2013
  • Messages clé
    • De légères chutes de pluies enregistrées au cours de la première décade du mois de juin semblent confirmer les prévisions saisonnières (faites par l’ACMAD, le Centre Régional Agrhymet et les services météorologiques nationaux des pays membres du CILSS). Il est prévu des cumuls saisonniers supérieurs ou égale à la normale, notamment au sud du pays (les deux Hodhs, l’Assaba, le Guidimakha, le Gorgol, le Brakna et le Trarza). 

    • La prolongation des anciens programmes d’assistance tels que les stocks alimentaires villageois de sécurité (SAVS), les boutiques de solidarité (BS) font que la situation alimentaire ne s’est pas dégradée malgré l’installation de la période de soudure pastorale depuis avril et la présence de 81 500 réfugiés maliens au sud-est du pays. 

    • Les marchés sont bien approvisionnés en denrées de base et accessibles aux  ménages pauvres grâce aux termes d’échange mouton/céréales. L’amélioration des conditions  d’exploitation des activités agricoles et pastorales fera conduire des ménages pauvres vers l’insécurité alimentaire minimale (IPC Phase 1) dès juillet.


    Situation actuelle

    Les niveaux de la sécurité alimentaire sont restés stables par rapport à ceux de mai grâce à:

    • L’amélioration continue de la disponibilité alimentaire dans les marchés et les structures des programmes d’assistance (SAVS, BS, CRENAM). L’intensification des flux avec le Mali, le Sénégal et le Maghreb  renforce les importations alimentaires  commerciales et humanitaires. L’application de prix subventionnés dans les SAVS et les BS ainsi que les distributions gratuites réalisées par le PAM et le CSA contribuent à améliorer l’accès des ménages a une nourriture régulière même si elle est souvent insuffisante ou réalisée avec des aliments de substitution, comme normale pour la période.  Les SAVS et les BS constituent, dans la plupart des zones,  la principale source d’accès alimentaire des pauvres qui peuvent y acheter des denrées alimentaires à des prix qui sont nettement moindres (de 20 à 40  pour cent) que ceux pratiqués dans le commerce formel.  
    • Des prix des céréales traditionnelles en baisse par rapport à avril, dans la majeure partie du pays, avec quelques exceptions importants  telles que la hausse du prix du sorgho.  La hausse de ce produit par rapport au mois de mai dans la zone de cultures pluviales (+ 12 pour cent au marché de Adel Bagou) malgré l’intensification des flux, relève de la forte demande liée à la présence des refugiés vivant hors du camp de Mbera qui s’approvisionnent au marché. La hausse du prix du blé  (+8.6 pour cent) à Aoujeft pourrait s’expliquer par une augmentation de la demande par les vacanciers (venus pour la récolte des dattes) et celle des ouvriers travaillant sur la route. Dans le nord-ouest de la zone agropastorale (marché de Magta Lahjar) la hausse du  prix du riz local, principale céréale de substitution du sorgho et du blé peut être considérée comme le résultat de la rupture de l’approvisionnement en blé.
    • Des prix des  animaux stables  par rapport au mois précédent sauf dans le nord-ouest de la zone agropastorale  (+16.4 pour cent) et dans le centre de la vallée du fleuve Sénégal (+6.2 pour cent) où cette situation s’explique, autant par la demande des éleveurs qui cherchent à reconstituer leur troupeau, que par celle de courtiers sénégalais qui se préparent à répondre à la prochaine demande de la fin du mois de Ramadan qui doit commencer en mi-juillet. 
    • Une situation pastorale favorable dans la majeure partie du pays avec des transhumances qui continuent de s’inscrire dans leurs circuits saisonniers habituels  sauf dans le nord-ouest de la zone agropastorale, le sud-est de la zone de cultures pluviales peuplée par les éleveurs maliens réfugiés et dans le nord du pays. Dans le nord-ouest de la zone agropastorale, la dégradation des conditions pastorales à cause de les nombres des animaux dans un espace restreint impose aux ménages d’agropasteurs pauvres à dominante agricole le recours à l’aliment bétail. Vu qu’ils n’ont que peu d’animaux, ils ne peuvent pas entreprendre une transhumance souvent très couteuse.
    • Dans le nord, la maturation des dattes offre aux  ménages pauvres une source saisonnière de nourriture et de revenus. La forte progression de la production devrait se traduire par une augmentation du temps de travail et des revenus qu’il génère. Par ailleurs les salaires obtenus constituent une source normale de revenus régulière mais la spéculation entretenue par le nouveau pouvoir d’achat fait grimper les prix dans les marchés proches de l’axe.
    • Programme de la campagne agricole: Les objectifs chiffrés définis par le Gouvernement concernent la mise en valeur globale de 273 000 hectares dont 3000 hectares en maraichage et 270 000 hectares en céréales pour une production globale brute attendue de 310 000 tonnes, plus qu’une production typique. Le prix moyen de l’engrais et des herbicides pour les agriculteurs rizicoles seront subventionnés à hanteur de 45 pour cent de leur cout rendu sur site de production. Le Gouvernement compte appuyer les producteurs au niveau de la zone pluviale pour couvrir les besoins  de 30 pour cent du potentiel agricole, ce qui est estimé à 400 tonnes de semences traditionnelles.

    Suppositions mise à jour

    L’évolution de la situation alimentaire dans toutes les zones de modes d’existence reste conforme aux perspectives projetées pour la période d’avril à Septembre  2013. Un examen complet du scenario est disponible dans les  perspectives sur la sécurité alimentaire d’avril à septembre 2013


    Perspective estimée jusqu'à juillet 2013

    Dans toutes les zones de moyens d’existence, à partir de fin juin début juillet, l’installation normale et régulière de la saison des pluies va se traduire par des conditions pastorales favorables et des activités agricoles aussi importantes que celles d’une année normale. Les ménages pauvres pourront bénéficier des revenus tirés du travail agricole ce qui  conduira des vers l’insécurité alimentaire minimale (IPC Phase 1) dès juillet.

    • Dans le nord-ouest de la zone agropastorale, l’approvisionnement des marchés restera satisfaisant et les prix des denrées alimentaires retrouveront leurs tendances saisonnières habituelles. Les prix des animaux s’accentueront avec la croissance de la demande et le bon fonctionnement des SAVS et des BS devraient assurer aux ménages vendeurs des termes d’échange favorables.  Au sud-est du pays, avec les prévisions météos, l’insécurité alimentaire va probablement  évoluer a IPC Phase 1: Minimale si une disponibilité en céréales est renforcée par les déstockages des paysans maliens (phénomène saisonnier), revenus tirés du travail agricole, et des prix stables des denrées alimentaires commercialisées.  Dans la zone oasienne, nous assistons à une période de récoltes des dattes, ce qui améliorera leurs revenus jusqu’en fin juillet début aout de façon conséquente. On attend, grâce aux effets combinés des revenus tirés des emplois rémunérés et du travail agricole se replacer dans une situation d’insécurité alimentaire minimale. 
    Figures Calendrier saisonnier pour une année typique

    Figure 1

    Calendrier saisonnier pour une année typique

    Source: FEWS NET

    Cette mise à jour des perspectives sur la sécurité alimentaire présente une analyse des conditions actuelles d'insécurité alimentaire aiguë et de toute évolution de la dernière projection de FEWS NET concernant les résultats de l'insécurité alimentaire aiguë dans la géographie spécifiée au cours des six prochains mois. Pour en savoir plus sur le travail, cliquez ici.

    Get the latest food security updates in your inbox Sign up for emails

    The information provided on this Website is not official U.S. Government information and does not represent the views or positions of the U.S. Agency for International Development or the U.S. Government.

    Jump back to top