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Les conditions pastorales commencent déjà à se dégrader dans certaines zones

  • Mise à jour sur la sécurité alimentaire
  • Mauritanie
  • Février 2014
Les conditions pastorales commencent déjà à se dégrader dans certaines zones

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  • Messages clé
  • Situation Actuelle
  • Suppositions Mise à Jour
  • Perspective Estimée Jusqu'à Juin 2014
  • Messages clé
    • La sécurité alimentaire se dégrade dans le nord du Guidimakha ainsi que dans le nord-est du Gorgol où les ménages pauvres sont durement affectés par une mauvaise production agricole annuelle et la faiblesse des transferts (monétaires et alimentaires) saisonniers. Leur niveau actuel de Stress va évoluer vers une situation de Crise insécurité alimentaire aiguë (IPC Phase 3) au cours de la période allant d’avril à juin.
    • Dans d’autres régions des zones cultures pluviales, agropastorales et vallée du fleuve, l’échec des cultures de décrue, la baisse de l’offre saisonnier de travail agricole ainsi que la dégradation des pâturages causée par l’arrivée précoce des éleveurs de la zone de transhumance pastorale et par l’arrivée massive et impromptue des éleveurs du nord du Sénégal, ont conduit à une situation de Stress (IPC Phase 2) jusqu’au juin.

    Situation Actuelle

    Les conditions pastorales : Les pâturages continuent de se dégrader dans les zones agropastorales, de transhumance pastorale, et de la vallée du fleuve autant sous l’emprise de la surcharge pastorale (arrivée des éleveurs de la zone de transhumance pastorale et de ceux du nord du Sénégal) que des conséquences des feux de brousse activés par des vents saisonniers plus importants que d’habitude. Dans le nord du pays, les conditions pastorales encore satisfaisantes maintiennent les animaux en place. A moins d’un choc sur la disponibilité en eau, la transhumance de ces animaux (camelins surtout) s’inscrira dans le calendrier d’une année moyenne et ne commencera au plus tôt, qu’en avril/mai.

    Prix du bétail : Les marchés de bétail de la vallée du fleuve, sud de la zone agropastorale et de Nouakchott, sont, contrairement aux tendances saisonnières où les éleveurs limitent les ventes, bondés par les ventes hors saison des éleveurs locaux qui cherchent, avant d’aller en transhumance, à constituer des stocks de céréales pour leurs familles, et aussi par celles des transhumants sénégalais. Il en découle une baisse des prix des animaux et en conséquence une sensible régression des termes d’échange au détriment des ménages d’éleveurs vendeurs. Cette situation ne devrait cependant pas perdurer car avec l’éloignement du cheptel parti en transhumance, on va assister à une baisse de l’offre qui va entrainer une remontée du prix des animaux entre avril et juillet. Dans les, marchés du centre et du nord de la zone agropastorale et dans la zone de cultures pluviales l’offre tend à baisser conformément aux tendances saisonnières d’une année moyenne maintenant ainsi des prix stables à élevés par rapport à la même période de 2013.

    Cultures céréalières de la décrue (walo, bas-fonds et barrages) : Les cultures de décrue (walo et bas-fonds) ont été fortement affectées par les ennemis des cultures (cantharides et sésame). Les récoltes sont en cours et partout les productions ont été faibles à nulles. Dans la zone agropastorale ces cultures sont la source de jusqu’à plus de 70 pour cent de la production céréalière et légumineuse des ménages.

    Les récoltes de riz hivernal : Actuellement, uniquement localisée dans la vallée du fleuve, les récoltes sont achevées et dans la majeure partie des zones de production, les paysans signalent des baisses de rendement et des productions comparables à celles d’une année moyenne malgré l’augmentation des superficies mises en valeur. Cette situation récemment confirmée par le service des statistiques agricoles, relèverait autant de ressources agricoles limitées que de l’épuisement des sols et la mauvaise application des engrais.

    Les cultures maraichères : La culture est en cours, principalement dans l’ouest de la vallée du fleuve (Trarza et au sud-ouest du Brakna) et dans les zones oasiennes de l’Adrar et du Tagant ainsi que le long des cours d’eau temporaires de l’Assaba (principalement dans la moughataa de Kankossa). On s’y attend à des productions au moins égales à celles d’une année moyenne. Longtemps ignorées par des populations rurales ces cultures entrent de plus en plus dans les régimes alimentaires et constituent une source de revenus de plus en plus importantes pour les ménages.

    Des marchés de consommation : Les marchés sont bien approvisionnés en denrées alimentaires de base (principalement importées) avec des prix relativement stables depuis décembre. Les flux de céréales maliennes continuent, avec moins d’intensité qu’en janvier, d’alimenter le sud (zone de cultures pluviales et vallée du fleuve) et le centre (sud de la zone agropastorale) du pays mais les flux sénégalais ne concernent que le riz (local et importé).

    Dans la vallée du fleuve (marché de Boghé), malgré les mauvaises récoltes pluviales et de décrue, le prix du sorgho est stabilisé depuis décembre par des récoltes de riz proches de celles de 2013 et par les flux maliens de sorgho, mil et maïs. Le prix de sorgho reste cependant en baisse de 16.5 pour cent par rapport à janvier 2013. Dans la zone agropastorale (marché de Magta Lahjar) il est, par rapport à décembre 2013, en baisse de 2.8 pour cent (en raison des flux maliens et des petites récoltes en cours) mais en hausse de 12.5 pour cent par rapport à janvier 2013. Dans la zone de cultures pluviales (marché de Adel Bagrou) il accuse une baisse de 11.9 pour cent par rapport à décembre 2013 mais reste relativement comparable à celui de janvier 2013.

    Le prix du blé est en baisse dans la vallée du fleuve (5 pour cent par rapport à décembre) mais en forte hausse comparativement à la même période de 2013 (de 22.2 pour cent). Dans les marchés de la zone de cultures pluviales, il est relativement stable par rapport à décembre 2013 mais en hausse par rapport à janvier 2013 (de 6.5 pour cent). Dans la zone agropastorale il reste stable mais en baisse de 6.2 pour cent par rapport à janvier 2013. La vente dans les Stocks Alimentaires Villageois de Sécurité (SAVS) et les Boutiques de Solidarité (BS) contribuent grandement à stabiliser des prix de blé et sorgho, mais l’achat peut être difficile dans les zones où les grandes augmentations de prix sont observées.


    Suppositions Mise à Jour

    L’évolution de la situation alimentaire dans les zones de modes d’existence reste conforme aux perspectives projetées pour la période de janvier à juin 2014.


    Perspective Estimée Jusqu'à Juin 2014

    De février à mars la situation d’insécurité alimentaire aiguë de Stress (IPC Phase 2) ne devrait concerner que les ménages pauvres du centre de la vallée du fleuve (moughataa de Boghé, Bababé, M’Bagne et Kaédi), du centre et du nord du Guidimakha (nord de la moughataa de Sélibaby et toute celle de Monguel) ainsi que ceux du nord et de l’est du Gorgol (moughataa de Monguel et de M’Bout) et le nord-est du Brakna (moughataa de Magta Lahjar) ou les ménages éprouvent des difficultés à réaliser leurs dépenses non-alimentaires. C’est là un phénomène inhabituel car en année moyenne les récoltes de décrue sont en cours (février/mars) et les conditions pastorales restent encore suffisantes pour assurer une production laitière au moins suffisante à la consommation des ménages. Les ménages pauvres des zones citées actuellement en Stress pourraient stabiliser leur situation d’avril à Juin avec les apports monétaires et alimentaires de l’exode sauf dans le nord du Guidimakha ou l’absence de revenus saisonniers conformes à ceux d’une année moyenne limitent, depuis décembre 2013, leur capacité à accéder à une alimentation régulière et suffisante. La poursuite du recours au marché (achats, emprunts et dettes) pour se nourrir a commencé à affecter leurs moyens d’existence et devrait les conduire à une situation de Crise insécurité alimentaire aiguë (IPC Phase 3) entre avril et juin 2014.

    Figures Calendrier Saisonnier pour une Année Typique

    Figure 1

    Calendrier Saisonnier pour une Année Typique

    Source: FEWS NET

    Figure 2

    Source:

    Cette mise à jour des perspectives sur la sécurité alimentaire présente une analyse des conditions actuelles d'insécurité alimentaire aiguë et de toute évolution de la dernière projection de FEWS NET concernant les résultats de l'insécurité alimentaire aiguë dans la géographie spécifiée au cours des six prochains mois. Pour en savoir plus sur le travail, cliquez ici.

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