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Une insécurité alimentaire saisonnière minime pour la plupart de la population

  • Mise à jour sur la sécurité alimentaire
  • Mauritanie
  • Février 2013
Une insécurité alimentaire saisonnière minime pour la plupart de la population

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  • Messages clé
  • Situation actuelle
  • Suppositions mise à jour
  • Perspective estimée jusqu'à juin 2013
  • Messages clé
    • Dans la plupart des zones de mode d’existence, la disponibilité alimentaire est bonne dû à une production céréalière locale meilleure qu’une année moyenne, la reprise des flux internes et maliens avec intensité dans la zone de cultures pluviales, des importations commerciales régulières, les revenus saisonniers normaux, et la continuité des boutiques de solidarité. 

    • Toutefois, dans la zone d’oueds et oasis, où la mauvaise pluviométrie annuelle a entrainé une importante baisse des superficies exploitables et des revenus qui en découlaient, on estime que 5 000 ménages pauvres agricoles sont déjà en situation de Stress (IPC Phase 2).  

    • Pour le moment, le conflit malien n’affecte les flux commerciaux et humains entre les deux pays que dans la moughataa de Bassikounou, où  plus de 13, 000 maliens sont venus se refugier depuis mi-janvier. Partout ailleurs, les commerçants maliens et les céréaliers mauritaniens  continuent d’alimenter les marchés mauritaniens des zones de cultures pluviales et  agropastorales.


    Situation actuelle

    L’insécurité  alimentaire actuelle se caractérise par les facteurs suivants :

    • Des bonnes récoltes des cultures pluviales et de l’irrigué hivernale. Bien que les perspectives du walo soient moins bonnes que les prévisions du fait du mauvais développement des cultures causé par l’usage de mauvaises semences et par la sésamie, on s’attend à une production proche de celle estimée, en novembre, par les techniciens du CILSS et du Ministère du Développement Rural (43 pour cent supérieure à la moyenne quinquennale).
    • Des marchés de consommation bien approvisionnés en denrées alimentaires importés et des flux internes des céréales traditionnelles intensifiés conduisant, dans certains marchés des zones  de cultures pluviales et agropastorales à des prix (fluctuant entre 90 et 100 MRO le kg) relativement proches à une année moyenne soit de 50 à 70 pour cent inferieurs à ceux de la même période de 2012. 
    • A l’impact limité du conflit  malien. En effet, en dehors de la zone d’accueil des réfugiés (sud-est de la moughataa de Bassikounou) les flux commerciaux fonctionnent normalement en raison de l’importante offre malienne en céréales traditionnelles. L’absence de la demande gouvernementale pour l’approvisionnement des stocks de sécurité pousse les producteurs maliens à chercher à écouler leur surplus dans les marchés hebdomadaires des zones frontalières.
    • La stabilisation des prix  du blé et du riz et la baisse de celui du sorgho.  Par rapport à décembre  dans la majeure partie des marchés les prix du sorgho sont en tendance de baisse par rapport à la moyenne quinquennale et le blé se stabilise dans la vallée du fleuve où les récoltes du riz local permettent aux ménages pauvres de limiter leur recours à ce produit.  Les prix des denrées alimentaires importées sont relativement stables par rapport au mois précédent mais très élevés par rapport à 2012 en raison des augmentations successives du prix du carburant qui élèvent le coût du transport et impactent le prix de revenu du produit.
    • Des termes de change mouton/céréale favorables aux ménages vendeurs dans toutes les zones grâce à une hausse continue du prix des animaux entretenue par la décongestion des marchés ruraux par la forte demande en viande des cérémonies religieuses en Mauritanie et au Sénégal. La demande des grands centres urbains du Sénégal en ovins et bovins réputés plus charnus que les espèces locales a eu raison de la concurrence des éleveurs de la zone agropastorale sénégalaise qui n’a eu un impact réel que dans les marchés du nord du pays alimentés par la Mauritanie. 
    • Des conditions pastorales encore satisfaisantes malgré la signalisation des feux de brousse dans la zone de transhumance pastorale et dans la zone de cultures pluviales. Pour le moment, à l’exception des nomades qui étaient déjà au Mali et qui sont en train de revenir, les transhumances continuent de s’inscrire dans les tendances d’une bonne année. L’observation des mises bas dans la zone agropastorale permettra les ménagés a pouvoir bientôt disposer d’une quantité de lait importante.
    • La présence d’essaims en provenance du Mali accroit la densité acridienne dans le nord du pays sans pour autant susciter l’inquiétude du Centre de Lutte Antiacridienne (CLA)  qui a renforcé  son dispositif de lutte et de surveillance. 

    Suppositions mise à jour

    L’évolution de la situation alimentaire dans toutes les zones de modes d’existence reste conforme aux perspectives projetées pour la période de janvier à juin 2013. Un examen complet du scenario est disponible dans les perspectives sur la sécurité alimentaire de janvier à juin 2013


    Perspective estimée jusqu'à juin 2013

    Les niveaux de l’insécurité alimentaire resteront minimes (Phase 1 IPC.2) jusqu’en mars sauf pour les ménages pauvres vivant:

    • Dans le nord-ouest de la zone agropastorale où la sous exploitation des bas-fonds et l’arrêt des programmes d’assistance sont susceptibles de conduire à l’application de stratégies affectant légèrement les modes d’existence, entre mars et juin des ménages pauvres à dominante agricole.
    • Au sud-est du pays, la reprise des flux de refugies est une source de déséquilibre tant au niveau des revenus saisonniers des ménages pauvres que d’une dégradation des conditions pastorales, ce qui pourraient entrainer des transhumances inattendues une affectation possible des apports alimentaires plusieurs mois avant leur periode normale (mars au lieu de juin), ce qui conduira à la sécurité alimentaire au niveau de Stress (IPC Phase 2).
    • Au nord du pays où la baisse des superficies exploitables en cereales et en cultures maraichères, ainsi que l’absence de pâturages en raison de la mauvaise pluviométrie annuelle ont fortement réduit les sources de revenus des ménages pauvres, l’insécurité alimentaire évolueraient vers une situation d’IPC Phase 2 : Stress entre mars et juin 2013.
    Figures Calendrier saisonnier dans une annee typique

    Figure 1

    Calendrier saisonnier dans une annee typique

    Source: FEWS NET

    Cette mise à jour des perspectives sur la sécurité alimentaire présente une analyse des conditions actuelles d'insécurité alimentaire aiguë et de toute évolution de la dernière projection de FEWS NET concernant les résultats de l'insécurité alimentaire aiguë dans la géographie spécifiée au cours des six prochains mois. Pour en savoir plus sur le travail, cliquez ici.

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