Skip to main content

Une insécurité alimentaire Minimale (Phase 1 de l’IPC) renforcée par des récoltes moyennes.

  • Mise à jour sur la sécurité alimentaire
  • Mauritanie
  • Décembre 2016
Une insécurité alimentaire Minimale (Phase 1 de l’IPC) renforcée par des récoltes moyennes.

Télécharger le rapport

  • Messages clé
  • SITUATION ACTUELLE
  • SUPPOSITIONS MISE À JOUR
  • PERSPECTIVE ESTIMEE JUSQU'EN MAI 2017
  • Messages clé
    • Des récoltes pluviales et des productions laitières moyennes offrent, à la majeure partie des ménages ruraux, un accès alimentaires saisonnier conforme à celui d’une année moyenne. Les cultures de décrue se développent, pour le moment, normalement et la réhabilitation des pare-feu en cours permet d’espérer une préservation de pâturages suffisants jusqu’en juillet.

    • Une disponibilité céréalière suffisante assurée par des récoltes pluviales moyennes, des importations alimentaires régulières, des flux transfrontaliers fonctionnels et un approvisionnement  normal des boutiques de solidarité, qui vendent 30 à 40 pour cent moins cher que le marché formel, placent la plupart du pays en insécurité alimentaire  Minimale (Phase 1 de l’IPC) jusqu’au moins en mars 2017.

    • Toutefois, dans la zone agropastorale, des déficits de pâturages et des déficits de production agricole pluviale ont accentué la pression sur les moyens d’existence (cheptel surtout) des ménages pauvres. Ceux de Moudjéria continuent d’être en situation de Stress (Phase 2 de l’IPC) et pourraient être rejoints, dès mars, par une partie de ceux des moughataa de Monguel, M’Bout, Magta Lahjar, Kankossa, Timbédra et Nema.


    SITUATION ACTUELLE

    La progression de la saison : La saison des pluies estivales est achevée mais celle des pluies de saison froide qui commençait en début décembre s’installe timidement. Ces pluies qui tombent en décembre et janvier sont très bénéfiques pour les cultures des bas-fonds et les pâturages des régions du nord.

    Les cultures : La récolte des cultures de long cycle est terminée depuis novembre mais celles des cultures tardives, essentiellement localisées dans le sud des deux Hodh et de l’Assaba va se faire en fin décembre et janvier. A l’exception de quelques poches, essentiellement situées dans l’ouest et le centre de la zone agropastorale la production est jugée moyenne. Dans la vallée du fleuve Sénégal, la récolte du riz irrigué hivernale est en cours et la production et la production est estimée moyenne.

    Dans les zones de décrue, les cultures connaissent un développement pour le moment satisfaisant mais le retard accusé par l’installation de la saison froide inquiet les paysans. Dans les zones oasiennes, la campagne maraichère a commencé avec des perspectives mitigées du fait du faible écoulement des oueds qui alimentent la nappe phréatique dans la majeure partie des zones agricoles du nord.

    Les conditions pastorales : La situation pastorale est encore satisfaisante à l’échelle nationale. Les déficits localisés de pâturages pourront être comblés par les transhumances internes et la réhabilitation des pare-feu constitue un facteur de sécurisation du potentiel existant. Les leveurs semblent si confiants qu’à la différence des années précédentes, leur demande sur la paille de riz (actuellement disponible avec la récolte du riz) est très faible.

    La situation phytosanitaire : La persistance de la pression aviaire dans la zone de la vallée du fleuve Sénégal et dans la zone agropastorale y a réduit la productivité des cultures céréalières (sorgho et riz). La situation acridienne, bien qu’en développement dans le nord et le centre du pays, reste encore, selon le Centre National de Lutte Antiacridienne (CNLA), sous contrôle. 

    Les revenus : Si dans les zones de cultures irriguées de riz les revenus agricoles tirés de la campagne rizicole sont restés normaux, dans toutes les autres agricoles du pays, bien que les salaires journaliers (entre 1500 et 2000 MRO) soient restés fixes, ils ont connu de fortes baisses (50 à 75 pour cent de moins qu’en année moyenne) suite à celle des superficies exploitées qui a réduit la demande sur la main d’œuvre agricole. De même, les bonnes conditions pastorales limitent la demande en main d’ouvre pastorale et en conséquence les revenus qui en provenaient.

    L’irrégularité des pluies ayant affecté la productivité des arbres sauvages, les volumes de la cueillette ont considérablement baissé entrainant celle des revenus qui en provenaient. Dans l’ouest de la zone agropastorale, ils sont nettement plus bas d’une année moyenne (80,000 et 120,000 MRO). Cette année, l’offre est si faible et l’expectation est que les obtenus seront moins que 80,000 MRO. Les cueilleuses affirment que la durée de cette activité qui en année moyenne s’étendait sur trois mois (décembre à février) ne devrait pas pour cette première phase excéder le mois de décembre. Des doutes subsistent sur une seconde production en avril.

    Les marchés : Les marchés sont partout bien approvisionnés en denrées alimentaires importées (riz, blé, huile, sucre, thé)

    A cause des récoltes du pluvial qui donnent un peu de réserve aux ménages et limitent leurs achats de blé, les prix de cette céréale, sont, comparativement, à octobre 2016, à la période de 2015 et à la moyenne quinquennale partout en baisse. Ce n’est que dans les zones où vivent des réfugiés maliens qui le consomment qu’il affiche une légère hausse. La baisse de la production de sorgho, comparativement à une année moyenne, s’est traduite par une hausse saisonnière atypique de son prix. Bien que faible (5 à 10 MRO) par rapport à la même période de 2015, elle marque le début d’une tendance qui ne devrait s’infléchir que si la production de sorgho de décrue s’avère moyenne.

    Les marchés de bétail sont, comme en année moyenne, faiblement approvisionnés. Les récoltes en cours (sorgho et riz local) ont réduit la demande en céréales commercialisées (riz et blé) dont l’accès étaient essentiellement assuré par les ventes de cheptel. De ce fait, les prix des animaux sont partout en hausse, tant par rapport à 2015 que par rapport à la moyenne et au mois d’octobre. Les baisses sporadiques des prix des petits ruminants (ovins et caprins) observées dans certains marchés de la zone de cultures pluviales ou de la zone vallée du fleuve Sénégal relèvent d’évènements ponctuels (baisse de la demande sénégalaise plus intéressée par les bovins mieux consommes pendant les fêtes religieuses de décembre, besoins de semences de décrue, arrivée de pasteurs maliens migrants) et s’estompent avec leurs fins. 


    SUPPOSITIONS MISE À JOUR

    Les hypothèses du scénario FEWS NET le plus probable pour la période d’octobre 2016 à mai 2017 n’ont pas changé.

     


    PERSPECTIVE ESTIMEE JUSQU'EN MAI 2017

    L’évolution actuelle des cultures de décrue et prix du cheptel en renforcer les niveaux actuels de l’insécurité alimentaire Minimale (Phase 1 de l’IPC) dans la majeure partie du pays, jusqu’à mars. Dans certaines poches de la zone agropastorale, les déficits de production agricole pluviales et la baisse considérable des superficies exploitées en décrue, les mauvaises conditions pastorales et la forte baisse des revenus devraient accentuer l’impact des pressions exercées sur le cheptel depuis trois voire quatre années consécutives et conduire à des déficits de protection de moyens d’existence qui, à partir de mars,  placeront certains ménages pauvres en situation de Stress (Phase 2 de l’IPC).

    Figures CALENDRIER SAISONNIER POUR UNE ANNÉE TYPIQUE

    Figure 1

    CALENDRIER SAISONNIER POUR UNE ANNÉE TYPIQUE

    Source: FEWS NET

    Cette mise à jour des perspectives sur la sécurité alimentaire présente une analyse des conditions actuelles d'insécurité alimentaire aiguë et de toute évolution de la dernière projection de FEWS NET concernant les résultats de l'insécurité alimentaire aiguë dans la géographie spécifiée au cours des six prochains mois. Pour en savoir plus sur le travail, cliquez ici.

    Get the latest food security updates in your inbox Sign up for emails

    The information provided on this Website is not official U.S. Government information and does not represent the views or positions of the U.S. Agency for International Development or the U.S. Government.

    Jump back to top