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Dégradation continue et accentuée des niveaux de l’insécurité alimentaire dans les zones rurales

  • Mise à jour sur la sécurité alimentaire
  • Mauritanie
  • Avril 2018
Dégradation continue et accentuée des niveaux de l’insécurité alimentaire dans les zones rurales

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  • SITUATION ACTUELLE
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  • PERSPECTIVE ESTIMÉE JUSQ’À MOIS ANNÉE
  • Messages clé
    • L’échec (zone agropastorale) et l’absence (centre de la vallée du fleuve Sénégal) des cultures de décrue ainsi les mauvaises conditions pastorales font que les ménages pauvres de ces zones recourent à des ventes animales et à des stratégies saisonnières de vie atypiques. Ils sont confrontés à des déficits de consommation et de protection de moyens d’existence qui accentuent leur situation de Crise (Phase 3 de l’IPC).

    • Dans le sud du Guidimakha, de l’Assaba et des deux Hodhs, les ventes des transhumances entrainent une suroffre qui ralentit à hausse saisonnière du prix des animaux. Malgré l’intensification des flux maliens de céréales, les ménages pauvres vivent, conformément aux tendances saisonnières d’une année moyenne, des déficits de consommation, accentués par des difficultés d’accès à l’eau, qui les placent en situation de Stress (Phase 2 de l’IPC). 

    • Dans les zones oasiennes et pastorales du nord, les petites pluies de saison froide enregistrées ne permettront pas la réalisation des cultures maraichères et le développement de nouveaux pâturages. La situation d’insécurité alimentaire Minimale (Phase 1 de l’IPC) qui prévalait jusqu’en mars, devrait se transformer en situation de Stress (Phase 2 de l’IPC), entre avril et septembre.


    SITUATION ACTUELLE

    La progression de la saison : La saison chaude s’est déjà installée avec des températures plus chaudes et des vents plus forts qu’en année moyenne. Les pluies de la saison froide qui généralement, arrivaient entre décembre et mars ont été très faibles et n’ont eu qu’un faible impact sur les systèmes productifs (maraichage, cultures de dattes et élevage) des zones oasiennes et pastorales du nord. 

    Les cultures irriguées de contre saison chaude : Ils ont commencé dans la zone de la vallée du fleuve Sénégal mais les superficies exploitées sont nettement moins importantes qu’en 2018 du fait du faible accès au crédit agricole et du bas niveau saisonnier du fleuveLa récolte des cultures de décrue est finie depuis début mars et les productions sont jugées comme étant les plus basses des cinq dernières années.

    Les conditions pastorales : La situation pastorale reste toujours préoccupante dans l’ouest, le centre et certaines parties du nord du pays (est de l’Adrar, Inchiri et sud de Dakhlet Nouadhibou). Les animaux qui y sont encore en place ne sont nourris que par de l’aliment bétail acheté soit dans les boutiques du gouvernement (6000 MRU la tonne) soit au double dans le commerce formel. Dans le sud de la zone de cultures pluviales frontalier du Mali, les poches de pâturages sont surexploitées par les transhumants et leur dégradation est si avancée qu’une rupture de charge pastorale est probable dès le début du mois de mai alors qu’en année moyenne, les animaux y pâturent jusqu’à la levée de nouveaux pairages verts (fin juin/début juillet).

    Les revenus : A l’exception de l’ouest de la zone de la vallée du fleuve Sénégal (sud du Trarza) où la présence des grandes exploitations agricoles appelle une main d’œuvre agricole, les revenus des ménages pauvres se résument aux petits apports de l’exode et à l’argent obtenu par la ventes de leurs animaux caprins (lorsqu’ils en ont encore). Ils ont partout inferieurs (de 70 à 85 pour cent) à ceux d’une année moyenne. Il reste cependant que des stratégies adaptatives axées autour de l’emprunt alimentaire sur hypothèque, se sont amplifiées car les commerçants, au risque de faire face à des paiements tardifs ou différées ne peuvent que consentir ces prêts ou choisir de vendre au ralenti car les ménages sont généralement sans ressources.

    Les marchés et les prix : Les marchés de consommation de toutes les zones de moyens d’existence sont bien approvisionnés en denrées alimentaires importées. L’offre en céréales traditionnelles, relativement moyenne dans le sud du pays (Sud du Guidimakha, de l’Assaba et des deux Hodhs où les ventes des productions locales sont renforcées par les exportations maliennes, reste encore très faibles dans le reste du pays où à la demande humaine est venue s’ajouter celle des animaux car certaines variétés (sorgho D’Haye et maïs) sont, en plus du blé, utilisés comme aliment de bétail.

    Comparativement à février, dans toutes les zones de moyens d’existence, les prix des céréales locales et importées sont restés stables. Par contre comparés à ceux de la même période de 2017 et à la moyenne quinquennale ils affichent de fortes hausses alors qu’en année moyenne, les récoltes de la décrue, en mars, impriment une tendance baissière.

    L’offre est relativement faible dans tous les marchés de bétail. Seuls ceux de la zone de cultures pluviales fréquentés par les transhumants et les maliens restent bien approvisionnés (surtout les jours de marchés hebdomadaires). Dans les marchés des zones traditionnellement ravitaillées par la zone agropastorale et la zone de cultures pluviales (Aoujeft, Nouakchott) les prix des animaux accusent une importante hausse (entre 21 et 40 pour cent) du fait de la faiblesse de l’offre.

    Dans les marchés de Magta Lahjar la légère remontée du prix du mouton moyen, comparativement à février, pourrait relever de la baisse des ventes animales depuis que le programme d’assistance pastorale du gouvernement a démarré


    SUPPOSITION MIS À JOUR

    Les hypothèses du scénario FEWS NET le plus probable pour la période de février à septembre 2018 connaissent des changements dans les zones de cultures pluviales où l’importante transhumance affecte la tendance haussière des prix des animaux dont la vente et la principale source saisonnière de revenus des ménages. Des changements sont également à observer dans les zones pastorales et agropastorales du centre et du nord où les pluies de saison froide ont été si faibles qu’elles n’amélioreront pas les disponibilités en eau permettant de réaliser de bonnes productions de légumes et de dattes qui sont d’importantes sources de revenus pour les ménages pauvres.


    PERSPECTIVE ESTIMÉE JUSQ’À MOIS ANNÉE

    Les niveaux de l’insécurité alimentaire devraient continuer de se dégrader entre avril et juillet. Dans les zones à vocation pastorale, l’installation et le déroulement normaux de devraient, dès la fin juillet, conduire à une réduction progressive des niveaux de l’insécurité grâce à l’accès au lait et à la remontée du prix des animaux.

    Dans les zones à vocation agricole (exception faite de la Vallée du fleuve surtout tributaire des cultures irriguées et de décrue dont les impacts ne seront réels qu’à partir d’octobre), la baisse des niveaux de l’insécurité va s’amorcer dès la reprise des activités agricoles (juin/juillet) et évoluer progressivement jusqu’aux récoltes des cultures précoces en septembre.

    Entre avril et mai des situations d’assistance sont probables pour les ménages très pauvres qui représentent cependant moins de 20 pour cent de la population de l’ouest et du centre de la zone agropastorale et du centre de la vallée du fleuve Sénégal.

    Cette mise à jour des perspectives sur la sécurité alimentaire présente une analyse des conditions actuelles d'insécurité alimentaire aiguë et de toute évolution de la dernière projection de FEWS NET concernant les résultats de l'insécurité alimentaire aiguë dans la géographie spécifiée au cours des six prochains mois. Pour en savoir plus sur le travail, cliquez ici.

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