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Une insécurité alimentaire moyenne dans la majeure partie du pays

  • Mise à jour sur la sécurité alimentaire
  • Mauritanie
  • Avril 2016
Une insécurité alimentaire moyenne dans la majeure partie du pays

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  • Messages clé
  • Situation Actuelle
  • Suppositions Mise À Jour
  • Perspective Estimée Jusqu'en Septembre 2016
  • Messages clé
    • Des productions agricoles meilleures que celles de 2014 et 2015, l’approvisionnement satisfaisant des marchés, la stabilité des prix des denrées alimentaires importées, et les transferts maliens et sénégalais de céréales assurent une disponibilité alimentaire saisonnière suffisante à l’échelle nationale et favorisent l’accès des ménages pauvres à une nourriture régulière. La plupart des zones resteront en situation d’insécurité alimentaire Minimale (Phase 1 de l’IPC) au moins jusqu’en septembre. 

    • Les bonnes conditions pastorales éliminent les dépenses destinées à l’achat de l’aliment bétail (excepté quelques poches du Tagant, de l’Inchiri, et de l’Adrar), favorisent de nouvelles mises-bas qui aident à la reconstitution des cheptels, améliore la disponibilité en lait et rehausse les prix des animaux. Ces facteurs feront évoluer les zones agropastorales du Brakna vers une insécurité Minimale (Phase 1 de l’IPC) dès juillet suite à la fin de soudure pastorale. 

    • Dans certaines parties de quelques wilayas (Akjoujt en Inchiri, Aoujeft en Adrar, Moudjéria et Tidjikja au Tagant, et Monguel au Gorgol), des déficits de pâturages et/ou de productions agricoles de trois  années consécutives et les difficultés d’accès à l’eau  accentuent la pression sur le moyen d’existence principal (l’élevage) des ménages pauvres déjà réduits par les deux précédentes années difficiles entrainant ainsi  une situation de Stress (Phase 2 de l’IPC) jusqu’en septembre.


    Situation Actuelle

    Situation agricole : La récolte des cultures pluviales est achevée depuis février et celle de la décrue en mars. Globalement les productions céréalières et légumineuses nationales ont été meilleures que celles des deux précédentes années. Malgré les dessèchements dans les bas-fonds et le walo ainsi que l’attaque des cultures par les oiseaux et la sésamie, la  production nationale est proche de celle d’une année moyenne grâce à la performance de celle du riz surtout cultivé dans la vallée du fleuve Sénégal. Ces productions, qui en année moyenne, couvraient les besoins des ménages pauvres pendant 5 à 6 mois ne seront au plus que 50 à 60 pour cent des ces derniers dans les zones de préoccupation (Akjoujt en Inchiri, Aoujeft en Adrar, Moudjéria et Tidjikja au Tagant, et Monguel au Gorgol).

    Pâturages : Malgré l’existence de quelques poches déficitaires, les pâturages répondent encore à la demande du cheptel. Ce n’est que dans la zone de transhumance pastorale du Trarza et dans la partie agropastorale du Tagant (ouest de Moudjéria, sud de Tidjikja, centre et est de Monguel) qu’il y a des transhumances atypiques (mars au lieu de mai). La reprise des mises-bas moins importantes qu’en année moyenne améliore la disponibilité saisonnière de lait.

    Les revenus : Dans toutes les zones de moyens d’existence, les revenus saisonniers ont subi des baisses sensibles par rapport à ceux d’une année moyenne. Suite à la perturbation du calendrier cultural (installation de l’hivernage et retrait des eaux tardifs), une bonne partie de la production a été consommée en vert. En plus, sous la pression aviaire, les paysans n’ont pas attendu la maturation complète des champs pour récolter. Ces facteurs ont diminué la demande de main d’œuvre agricole et les bons pâturages limitent la demande en main d’œuvre pastorale. Les revenus provenant de l’exode restent faibles malgré la précocité des départs (depuis décembre/janvier contre mars/avril) et la multiplication des partants (2 à 3 contre 1 en année moyenne). L’importante offre de la main d’œuvre dans les grandes villes a réduit les opportunités d’accès au travail et stabilisé les prix de la main d’œuvre.

    Certains ménages pauvres de l’ouest de la zone agropastorale (centre du Brakna, Moudjéria et Tidjikja au Tagant et Monguel au Gorgol) et du sud-est de l’inchiri et de l’Adrar (moughataa d’Aoujeft) n’ont ni de stocks alimentaires ni des revenus suffisants pour une nourriture suffisante. Ils vont continuer, entre avril et juin,  à recourir à des ventes de bétails, qui malgré la reprise des mises-bas, ne se feront pas sans risque de déficit de protection de ce moyen d’existence.

    Les marchés et prix : Les marchés sont bien approvisionnés en denrées alimentaires de base (riz, blé, sucre, huile, thé, etc.).  L’offre en céréales traditionnelles quoique nettement améliorées par rapport à la même période de 2015, reste inférieure à celle d’une année moyenne car, en sus des légers déficits de production dans certaines zones, un bon nombre de paysans ont choisi de consommer leur production. Les flux transfrontaliers maliens et sénégalais de sorgho et mil sont moins dynamiques qu’en année moyenne, mais cette situation n’affecte pas les marchés puisque les prix de sorgho sont en baisse dans tous les marchés par rapport à la moyenne quinquennale.

    Dans les zones approvisionnées par Nouakchott (ex. marché d’Aoujeft) où la hausse du prix du riz en janvier a été accentuée par la nouvelle taxation, la tendance est à la stabilité. Dans la vallée du fleuve (marché de Boghé) où le contrôle douanier limite les entrées, le prix du riz importé est comparativement à  mars en hausse de 4.8 pour cent. Au marché de Magta Lahjar dans la zone agropastorale, les récoltes de la décrue ayant réduit la consommation de riz, le prix du Kg de cette céréale s’est stabilisé autour de 300 MRO en avril après le choc de févier qui l’avait fait  passer de 270 MRO à 350 en début mars. Cela entraine du coup la stabilisation de celui du riz local dans cette zone. Ces hausses restent néanmoins modérées puisque les producteurs sénégalais continuent d’écouler leur production vers les marchés mauritaniens voisins.

    A quelques exceptions près (Tidjikja, Bouhadida, Boghé), les marchés de bétail retrouvant ainsi que leur état d’une année moyenne. Les prix des animaux sont, comparativement à la moyenne quinquennale, en hausse ou stables sauf dans des zones ayant connu déficits de production agricole. Avec la stabilité du prix du blé, les termes d’échange sont encore favorables, même aux qui ménages pauvres s’exposent, en continuant de vendre, à des déficits de moyens d’existence. 


    Suppositions Mise À Jour

    Les hypothèses du scénario FEWS NET le plus probable pour la période d’avril à septembre 2016 n’ont pas changé.


    Perspective Estimée Jusqu'en Septembre 2016

    Les ménages pauvres des moughataa de Moudjeria, Tidjikja, Akjoujt, Monguel, et Aoujeft, dont les productions agricoles sont en baisse, recourent 2 à 3 mois plutôt qu’en année moyenne, aux achats de nourriture, alors que leurs revenus sont également en baisse. Les ventes qu’ils sont obligés de faire, sont un facteur de pression sur leur cheptel qui est l’unique moyen d’existence sur lequel ils peuvent bâtir des stratégies adaptatives atypiques. Ceux des zones oasiennes verront, à partir de mai, leur situation de Stress (Phase 2 de l’IPC) régresser avec les apports alimentaires et monétaires de la récolte des dattes ainsi que ceux du Brakna qui profiteront des apports pastoraux de la fin de soudure pastorale dès juillet mais ceux des autres zones plus dépendants des récoltes de décrue ne seront en insécurité alimentaire Minimale (Phase 1 de l’IPC) qu’après septembre.

    Cette mise à jour des perspectives sur la sécurité alimentaire présente une analyse des conditions actuelles d'insécurité alimentaire aiguë et de toute évolution de la dernière projection de FEWS NET concernant les résultats de l'insécurité alimentaire aiguë dans la géographie spécifiée au cours des six prochains mois. Pour en savoir plus sur le travail, cliquez ici.

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