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Une longue pause pluviométrique ralentit la régression de l’insécurité dans le centre du pays

  • Mise à jour sur la sécurité alimentaire
  • Mauritanie
  • Août 2017
Une longue pause pluviométrique ralentit la régression de l’insécurité dans le centre du pays

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  • Messages clé
  • SITUATION ACTUELLE
  • SUPPOSITIONS MISE À JOUR
  • PERSPECTIVE ESTIMEE JUSQU'EN JANVIER 2018
  • Messages clé
    • Une longue pause pluviométrique qui perdure depuis la fin de la première décade de juillet, a anéanti l’impact positif des pluies précoces de fin juin début juillet sur les cultures et les pâturages du centre et de l’ouest du pays. Cette situation n’affectera cependant le calendrier cultural; habituel qu’en l’absence de pluies utiles pendant la première décade d’aout.

    • Les récoltes de riz de la contre saison chaude dans le sud du Trarza, du Brakna et du Gorgol ont amélioré la disponibilité céréalière des ménages et renforcer l’offre dans les marchés. Ces derniers sont toujours bien approvisionnés en denrées alimentaires de base avec des prix relativement stables. L’offre céréales traditionnelles et en niébé reste faible alors que la demande en semences a augmenté du fait du dessèchement des premiers semis. 

    • L’approche de la fête de Tabaski accroit la demande et les revenus provenant des ventes animales. De nouveaux pâturages et une probable reprise des activités agricoles en aout entraineront un accès à de nouveaux revenus, renforçant ainsi l’impact de l’assistance monétaire en cours dans les zones de préoccupation citées. Les effets cumulés de ces facteurs vont, conduire à une insécurité alimentaire Minimale (Phase 1 de l’IPC) dès octobre.


    SITUATION ACTUELLE

    La progression de la saison : L’hivernage a été précoce entrainant partout des cumuls saisonniers supérieurs à ceux de 2016, sauf dans la zone de transhumance pastorale et dans l’ouest de la zone agropastorale au Trarza. Une longue pause pluviométrique perdure depuis la fin de la première décade de juillet sur.

    Les cultures : La récolte des cultures irriguées de contre saison chaude est terminée en juillet au Trarza et au Gorgol. Les productions ont été nettement meilleures que celles de 2016 du fait de rendement plus élevés entrainés en grande partie par la bonne application du calendrier culturale et de l’efficace lutte anti aviaire menée à temps au Brakna, la récolte n’est que partielle car certains périmètres ayant accusé du retard dans le démarrage de leur activité sont encore à la phase de maturation.  La campagne rizicole hivernale est en cours mais à la fin de la troisième décade de juillet, les superficies emblavées étaient minimes et tout porte à croire, et de mauvais aménagement de périmètres, que les superficies exploitables seront inférieures à celles de 2016. Cette probabilité est d’autant plus grande que le gouvernement a exclus toute suppression de dettes.  

    Au niveau des cultures pluviales, dans la majeure partie des zones agricole, les semis de juillet se sont desséchés avec la longue pause pluviométrique. Seuls subsistent ceux réalisés dans les zones dépressionnaires mais ils sont dans un stade de3 flétrissement si profond qu’on se demande s’ils vont se redévelopper. Les semences traditionnelles distribuées gratuitement par le gouvernement et semées en juillet étant perdues, les ménages vont recourir à des achats de sorghos et mil alors qu’avec le ralentissement des flux maliens les marchés locaux en sont mal approvisionnés

    Dans les zones oasiennes la récolte des dattes est maintenant achevée. La production a été moyenne et même meilleure que celle de 2016.

    Les conditions pastorales : La situation pastorale reste préoccupante dans l’ouest et le centre du pays du fait de l’absence de nouveaux pâturages alors qu’à pareille période de 2016, et d’une année moyenne, les animaux broutent de l’herbe verte. Dans de nombreuses zones pastorales les éleveurs continuent d’acheter de l’aliment bétail pour nourrir leurs animaux. Les axes des transhumances sont modifiés par la précocité des pluies et la longue pause pluviométrique. Les réserves pastorales du sud du Gorgol où les herbes sont desséchées, sont en train de se dépeupler au profit du sud du Guidimakha et du sud-ouest de l’Assaba où les pâturages sont verts et plus denses.

    Les revenus : Comme en aout 2016, dans les zones de cultures irriguées de contre saison chaude, les ménages pauvres ont disposé de revenus relativement égaux voire supérieurs à ceux d’une année moyenne, du fait des bonnes récolte. La vente de la paille de riz aux éleveurs non transhumants en raison de leur insertion dans les systèmes de vente de lait, procure également des revenus importants. Dans les zones de cultures pluviales, la longue pause pluviométrique a limité les activités agricoles et les revenus qui en provenaient.  De nombreuses personnes actives qui étaient revenus d’en exode pour la saison agricole, découragées par la longue pause pluviométrique sont déjà reparties ce qui constituent un facteur de baisse probable des superficies qui seront exploitées si toutefois, la reprise pluviométrique tant attende en aout se confirme.   

    Les marchés : Tous les marchés de consommation sont bien approvisionnés en denrées alimentaires importées (riz, blé, sucre, huile) dont les prix sont relativement stables depuis juin. Les prix des céréales traditionnelles évoluent autant en fonction de l’installation de l’hivernage que de la proximité du Mali qui, à pareille période de l’année en est le principal fournisseur. Dans la zone de cultures pluviales frontalières du Mali, les distributions alimentaires faites par le gouvernement ont réduit la demande sur les céréales traditionnelles commercialisées et entrainé. Au marché de Magta Lahjar, dans le nord-ouest de la zone agropastorale, la faiblesse des pluies tombées en juillet n’ayant pas encore stimulé les activités agricoles, la demande en sorgho est faible et le prix de son kg accuse une baisse de 3.7 pour cent par rapport à juin.

    Les marchés de bétail sont généralement mal approvisionnés du fait de l’exode qui a conduit l’essentiel du cheptel mauritanien, vers le sud du pays et vers le Mali. De ce fait, au marché de Magta Lahjar durement affecté par le manque de pâturages, le prix du mouton moyen est en hausse de 16.6 pour cent, comparativement à juin. Par contre dans les marchés soumis à une forte concurrence tel que celui de Adel Bagrou à la frontière malienne, la baisse de la demande sur le mouton mauritanien a entrainé, comparativement à juin, une baisse de 21 pour cent de son prix.


    SUPPOSITIONS MISE À JOUR

    Les hypothèses du scénario FEWS NET le plus probable pour la période D’aout à janvier 20167 n’ont pas changé malgré la l’installation précoce de l’hivernage et la longue pause pluviométrique qui sévit depuis la fin de la première décade de juillet.


    PERSPECTIVE ESTIMEE JUSQU'EN JANVIER 2018

    La reprise des pluies dans les zones de cultures pluviales et agropastorales va relancer les activités agricoles pluviales et redynamiser les pâturages. Malgré un léger décalage du calendrier cultural par rapport à 2016 où les pluies utiles étaient déjà tombées en fin juillet/début aout, il est probable que les cultures pluviales (surtout celles de court cycle) arrivent à boucler leur cycle en octobre au lieu de septembre comme en année moyenne. Cet allongement de la période de soudure ne devrait cependant affecter que les ménages d’agriculteurs pauvres, principalement ceux de l’ouest de la zone agropastorale actuellement en situation de Stress (Phase 2 de l’IPC). Ils devront en effet continuer à recourir à des stratégies adaptatives saisonnières atypiques (emprunts alimentaires et ventes animales saisonnières) qui vont maintenir la pression sur leurs moyens d’existence. Le reste du pays devrait, dès la mi-août retrouver des conditions d’exploitation agricole et pastorales susceptibles de le placer  en situation d’insécurité alimentaire Minimale (Phase 1 de l’IPC).

    Cette mise à jour des perspectives sur la sécurité alimentaire présente une analyse des conditions actuelles d'insécurité alimentaire aiguë et de toute évolution de la dernière projection de FEWS NET concernant les résultats de l'insécurité alimentaire aiguë dans la géographie spécifiée au cours des six prochains mois. Pour en savoir plus sur le travail, cliquez ici.

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