Skip to main content

La saison des pluies recommence après une longue pause

  • Mise à jour sur la sécurité alimentaire
  • Mauritanie
  • Août 2014
La saison des pluies recommence après une longue pause

Télécharger le rapport

  • Messages clé
  • Situation Actuelle
  • Suppositions Mise à Jour
  • Perspective Estimée Jusqu'à Décembre 2014
  • Messages clé
    • Bien que la saison des pluies ait démarré en fin juin/début juillet, comparativement à une année moyenne, toutes les zones de moyens d’existence accusent d’importants déficits pluviométriques et ont connu de longues pauses qui ont entrainé le dessèchement des cultures pluviales et des pâturages. Même si les bonnes prévisions saisonnières s’avèrent justes on s’attend, en octobre, dans certaines zones, à des récoltes pluviales et à des pâturages inférieurs à ceux d’une année moyenne.

    • La période de soudure se prolonge accentuant la situation de Stress (Phase 2 de l’IPC) que les ménages pauvres vivent depuis juillet, dans la majeure partie des zones agropastorales et de cultures pluviales. Faute de stocks alimentaires et confrontés à une importante baisse de leurs revenus saisonniers ils ont des difficultés à répondre aux besoins de protection de leurs moyens d’existence.

    • Dans l’ouest de ces deux zones, la situation de Crise (Phase 3 de l’IPC) qui sévit depuis juin, est en train de s’étendre vers les moughataa d’Aleg et de Moudjéria et vers le nord de celles de Boghé, Bababé, M’Bagne et Kaédi. Pour certains ménages agricoles et agropastoraux pauvres n’y sont maintenus en Stress (Phase 2 ! de l’IPC) que grâce aux programmes d’assistance développés par le gouvernement et les ONGs internationales.


    Situation Actuelle

    Progression de la saison : Le démarrage relativement normal de la saison des pluies (fin juin-début juillet) avait fait espérer un hivernage normal. Malheureusement, à la mi-juillet, la plupart des stations du sud du pays avait enregistré d’importants déficits pluviométriques. La timide reprise qui a commencé depuis le mois d’août qui était historiquement le mois le plus pluvieux d’une saison moyenne, est probablement trop tardive pour corriger les méfaits de tous les déficits observés au début de la saison.

    Le démarrage précoce de la saison ayant suscité un engouement si fort pour les cultures pluviales que le prix de la main d’œuvre agricole en avait été relativement élevé. Les grands exploitants agricoles tout comme les agriculteurs de subsistance s’étaient donc empressés de semer en utilisant des céréales achetées dans le marché car, dans la plupart des wilayas les semences apportées par le gouvernement et destinées à être gratuitement distribuées ne l’étaient pas encore. Malheureusement les longues pauses qui suivirent ont considérablement altéré les conditions des cultures. Néanmoins les paysans de la zone de cultures pluviales et du sud de la zone agropastorale estiment qu’ils peuvent encore semer des variétés de court cycle qui pourront arriver à maturation en fin septembre début octobre si les prévisions saisonnier s’avèrent exactes et que le reste de la saison évolue de façon typique.

    Les récoltes de riz de contre saison chaude et la campagne hivernale : Les superficies exploitées en contre saison chaude au Trarza et au sud-ouest du Brakna ont été largement au-dessus des prévisions (21 000 Ha au lieu des 15 000 Ha prévues). Cette situation s’est traduite par des très bonnes récoltes jusqu’en fin juillet qui ont retardé le démarrage de la campagne hivernale alors que le crédit agricole et les intrants étaient distribués à temps. La recommandation de recourir aux variétés de court cycle qu’il faut rechercher au Sénégal ou utiliser les productions locales de la contre saison chaude ont été généralement admise par les riziculteurs.

    Les conditions pastorales : Les pâturages levés à la suite des pluies de fin juin et début juillet n’ont pas connu de développement important à cause des pauses pluviométriques prolongées et de la forte pression animale. Dans la majeure partie des zones pastorales, les indices de la végétation affichent des valeurs inferieures à la moyenne. Les éleveurs continuent donc de recourir à l’achat de l’aliment bétail dont le prix connait une forte augmentation (le sac de 50 kg coute 6700 MRO contre 2800 à 3000 MRO à la même période de 2013).

    Les marchés: Les marchés de consommation restent bien approvisionnés en denrées alimentaires de base importées. Les prix du blé, principale céréale actuellement consommée par les ménages pauvres, tout en restant plus bas qu’en 2013, n’enregistre de hausse que dans la zone de cultures pluviales. Le prix du riz importé est stable par rapport au mois de juin et n’accuse de hausse sensible par rapport à la même période de 2013 que dans la zone agropastorale (+8.1 %). Par rapport à la moyenne de cinq dernières années, la hausse est surtout importante dans les zones de cultures pluviales (16%), oasienne (18%) et agropastorale (9.4%).

    Les prix du sorgho pluvial, sont stables par rapport à juin 2014 dans les marchés, a l’exception de ceux la zone agropastorale (marché de Magta Lahjar) où ils affichent une hausse de 10.3 pour cent qui s’explique par la pénurie de blé. Par rapport à la moyenne des cinq dernières années, la hausse n’est réellement significative que dans la zone de la vallée du fleuve (22 pour cent) durement affectée par l’échec de ces cultures céréalières (pluviales et de décrue) et la faiblesse des flux sénégalais de céréales traditionnelles.

    Avec les difficiles conditions pastorales et l’obligation de vente pour acheter de la nourriture, l’offre saisonnière des animaux est importante mais les prix des animaux sont partout élevés s’inscrivant ainsi dans la tendance des prix depuis 2008 car les courtiers (plus que les éleveurs qui subissent leurs lois faute de marché) ont indexés leurs prix de vente sur les tendances des denrées alimentaires importées et des taux de change entre la monnaie locale et le FCFA des pays demandeurs (Sénégal et Mali). Cette situation est amplifiée par la prochaine demande des fêtes car la plupart des courtiers étrangers (sénégalais et maliens) et nationaux commencent à sillonner le zones d’élevage. Il en résulte, sur la base de la principale céréale consommée et des revenus provenant de la vente du mouton, des termes d’échange supérieurs à ceux de la moyenne des cinq dernières.


    Suppositions Mise à Jour

    L’évolution de la situation alimentaire dans les zones de modes d’existence reste relativement conforme aux perspectives projetées pour la période de juillet à décembre 2014. Si les prévisions saisonnier valent pour un reste de la saison normale, des ménages agricoles au sud du pays seront en mesure de se remettre de périodes de sécheresse au début de la saison, mais avec toutefois des récoltes inferieure à celles d’une année moyenne.


    Perspective Estimée Jusqu'à Décembre 2014

    L’approvisionnement des marchés continuera d’être régulier et satisfaisant et sera renforcé par l’intensification du déstockage des maliens frontaliers du pays. La baisse de 10% du prix du sorgho au marché de Adel Bagrou, par rapport à juin va s’accentuer au cours des prochaines semaines mais la période de soudure va se prolonger pour les ménages pauvres du fait de la faiblesse de leurs revenus. Ils seront donc en situation de Stress (Phase 2 de l’IPC) jusqu’en octobre, avec certains ménages, en particulier dans Brakna, en situation de Crise (Phase 3 de l’IPC).

    Toutefois, si la reprise pluviométrique observée depuis début août se maintient jusqu’en octobre, on devrait assister à une nette amélioration des conditions pastorales dont l’impact positif sur la sécurité alimentaire des ménages pauvres va être renforcé par la récolte des cultures de court cycle en septembre et par celle des cultures de long cycle en novembre. Les activités annexes qui en découlent devraient améliorer le niveau de leurs revenus. De cet ensemble de facteurs positifs devrait découler une insécurité alimentaire Minimale (Phase 1 de l’IPC) entre novembre et décembre pour presque tous les ménages pauvres des zones dépendantes des activités agricoles.

    Figures Calendrier Saisonnier pour une Année Typique

    Figure 1

    Calendrier Saisonnier pour une Année Typique

    Source: FEWS NET

    Figure 2

    Source:

    Cette mise à jour des perspectives sur la sécurité alimentaire présente une analyse des conditions actuelles d'insécurité alimentaire aiguë et de toute évolution de la dernière projection de FEWS NET concernant les résultats de l'insécurité alimentaire aiguë dans la géographie spécifiée au cours des six prochains mois. Pour en savoir plus sur le travail, cliquez ici.

    Get the latest food security updates in your inbox Sign up for emails

    The information provided on this Website is not official U.S. Government information and does not represent the views or positions of the U.S. Agency for International Development or the U.S. Government.

    Jump back to top