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Le manque d’opportunités financières et l’amenuisement des stocks familiaux impactent négativement sur l’accès des ménages pauvres à une alimentation suffisante.

  • Mise à jour du suivi à distance
  • Mauritanie
  • Août 2021
Le manque d’opportunités financières et l’amenuisement des stocks familiaux impactent négativement sur l’accès des ménages pauvres à une alimentation suffisante.

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  • Messages clé
  • Sommaire
  • PERSPECTIVE PROJETÉE À JANVIER 2022
  • Messages clé
    • Les flux d’approvisionnement des marchés en produits alimentaires restent globalement inférieur à la moyenne en cette période au vu d'un renforcement des mesures restrictives liée à la pandémie. En même temps, la réduction saisonnière des importations et de flux en provenance du Mali et du Sénégal vers les marchés de consommation à l’intérieur du pays influe négativement sur les flux. Cette situation impacte négativement sur les flux d’approvisionnement principalement pour les zones agropastorale et pluviale. 

    • Sur le plan agricole, le démarrage de campagne d’hivernage a été observé à partir de la première décade du mois de juin avec cependant des cumuls à majorité faible sur l’ensemble du pays. Cette situation s’est améliorée en mi-juillet avec une reprise du régime pluviométrique dans les zones du Sud, de l’Est, de l’Ouest et la partie septentrionale du Centre du pays. Elle a permis de confirmer les prévisions saisonnières agro-hydro-climatiques ayant présagé un début de saison précoce en termes de semis dans les bandes soudaniennes et sahéliennes. Cependant plusieurs localités du Sud du pays ont enregistré un retard pluviométrique d’une à deux décades, ce qui a causé un retard des semis en fin juin. En ce qui concerne les travaux de préparation et la mise en eau, ces activités se sont déroulées normalement en juin avec une mise à disposition des intrants et des semences traditionnelles dans les zones agricoles du pays. Après un début de l’hivernage un peu sèche dans la zone agropastorale, la situation tend à se normaliser ces dernières semaines avec une reprise du régime pluviométrique favorable à une régénération du tapis herbacé. Cette reprise a permis également la recharge des retenus destiné à l’abreuvement des animaux. Les mouvements typiques de retour de transhumance en provenance des pays limitrophes ont été observés.

    • Les ménages pauvres n’ont pas suffisamment accès à une alimentation adéquate et suffisante due à l’amenuisement des stocks alimentaires et la baisse du pouvoir d’achat des ménages pauvres liés aux effets résiduels de la pandémie jusqu’en septembre 2021. Malgré l’amélioration des conditions pastorales attendues suite à l’installation de la saison pluvieuse, une insécurité alimentaire de Stress (IPC Phase 2) sera globalement observée dans les zones pluviales, agropastorales et les zones périphériques des centres urbains.

    • Entre octobre 2021 et janvier 2022, les perspectives de récoltes issues de la prochaine campagne agricole permettront d’améliorer substantiellement les conditions de consommation alimentaire et les moyens d’existence des ménages dans les zones agropastorale (MR07), de cultures pluviales (MR09) et de la vallée du fleuve Sénégal. La campagne de contre-saison froide pour la production de riz et de maraichage démarrant généralement en novembre permettront aux ménages de ces zones d’accéder au travail agricole permettant ainsi d’améliorer leur niveau de revenus. En outre, la situation pastorale sera améliorée avec une disponibilité des ressources fourragères et des points d’eau favorisant ainsi une amélioration de l’état d’embonpoint des animaux et la production laitière. A cet effet, les ménages pauvres des zones pastorales, agropastorales pluviales et de la vallée feront face à une insécurité alimentaire Minimale (IPC Phase 1) pendant la période.


    Sommaire
    ZONEANOMALIES ACTUELLESANOMALIES PROJETÉES
    Nationale

    La courbe des contaminations des maladies de COVID‑19 actuellement continue d’être en hausse dû aux transmissions communautaires suite à la découverte des variants alpha et beta en mai et delta en juin 2021. A la date du 29 août 2021, le pays a enregistré un cumul de 33 309 cas confirmés dont 29 987 personnes déclarées guéris et 705 décès selon le Ministère de la Santé. Faisant suite à l’apparition des variants cités ci-haut, le couvre-feu est actuellement de 20h à 6h avec le maintien officiel de la fermeture des frontières terrestres. Dans la campagne contre la COVID-19, le gouvernement a déjà été vaccinées 221 081 personnes, représentant 5,1% par rapport à la population totale du pays.  Il est à souligner que le rythme de la vaccination s’est accéléré ces dernières semaines tant en milieu urbain que rural.

    Pendant le retour progressif des activités économiques à la normale, la période actuelle coïncide avec une hausse généralisée saisonnière des prix sur les produits alimentaires (riz local, riz importé, blé et lait en poudre) justifié par un approvisionnement en produits alimentaires inferieur à la normale.  

    Par ailleurs, le secteur informel reste négativement impacté par la pandémie avec une baisse notoire de l’intensité des activités entrainant ainsi une baisse continue des revenus pour les ménages pauvres.

    Avec les récoltes moyennes issues de la campagne agricole en perspectives, la reconstitution des stocks alimentaires permettra de garantir un accès acceptable à une alimentation au niveau des ménages. Les flux d’approvisionnement en provenance du Mali, du Sénégal et du Maroc ainsi que le retour à la normale des importations de produits alimentaires permettront de renforcer la disponibilité alimentaire au niveau des marchés. Ainsi le niveau des prix des produits attendus pour la période projetée sera similaire à la moyenne saisonnière.

    Dans les zones urbaines, malgré la reprise progressive des activités économiques, les effets résiduels de la pandémie vont limiter l’offre d’emploi issue du secteur informel entrainant ainsi une baisse des revenus. Cependant, la reprise effective des activités dans les zones minières, notamment dans les régions d’Inchiri et de Tiris Zemmour permettra de fournir des opportunités d’emploi journalier pour ces ménages pauvres. 

     


    PERSPECTIVE PROJETÉE À JANVIER 2022

    Le démarrage de la campagne d’hivernage enregistré dans la première décade de juin a permis l’effectivité des premiers semis au niveau des zones du Sud et de l’Est du pays. Cependant, un retard pluviométrique d’au moins d’une décade a été enregistré dans plusieurs localités au Sud du pays. Ce qui n’a pas permis de réaliser les semis humides en fin juin. Certains semis ont été perdus suite à une séquence sèche provoquant des ressemis dans la première décade de juillet. Au niveau de revenus des ménages, la demande en main d’œuvre agricole pour les activités de préparation des champs a été en dessous de la moyenne impactant ainsi le niveau de revenus des ménages pauvres dans les zones agricoles et agropastorales. En outre, la présence plus élevée que d’habitude d’une importante main d’œuvre en provenance du Sénégal et de la Gambie augmente la concurrence et limite les opportunités d’emploi agricole local dans les zones rizicoles de la vallée du fleuve Sénégal. Par ailleurs, les pluies enregistrées en fin juillet ont permis de bonifier le niveau de remplissage des retenus d’eau et des bassins naturels favorisant ainsi un accès adéquat aux ressources en eau et des pâturages pour le bétail.

    En cette période, les ménages font principalement recours aux achats pour satisfaire leur besoins énergétiques et alimentaires dans pratiquement toutes les zones. Ainsi, sur les marchés de Kaédi et d’Aleg en zone pluviale, les prix du sorgho et du mil sont restés stables par rapport au mois de juillet 2020. Par contre, le prix du riz local a augmenté de 20 pour cent par rapport à juillet 2020 dans les marchés d’Aleg, de Kaédi et de Boghé. Ces hausses se justifient par une diminution des flux d’approvisionnement en provenance du Mali pour les marchés à l’intérieur du pays.

    Le renforcement des mesures restrictives, notamment la rallonge de la période de couvre-feu, continuent toujours d’influencer les coûts de transport maritime et terrestre. L’interdiction de circuler fait que les déplacements se font dans la plupart du temps durant la journée. Ce manque à gagner est répercuté sur le cout du transport, ce qui par ricochet influe sur les prix. Le prix du riz importé suit également les mêmes tendances du riz local dans les mêmes marchés. Au niveau de Nouakchott, les prix sont en légère baisse comparativement à l’année dernière à la même période. Une stabilité des prix est observée sur le prix des produits importés notamment le riz importé, le sucre et le lait en poudre comparativement au mois de juillet 2020.

    Cette saison se caractérise par une évolution typique des conditions pastorales suite à la reprise du régime pluviométrique en mi‑juillet favorisation la disponibilité des ressources fourragères dans les zones agricoles, agropastorales et la partie septentrionale des zones pastorales du pays. Par ailleurs, avec la fin de la campagne de contre saison chaude en début juillet, des opportunités d’accès aux résidus de récoltes notamment la paille de riz sont disponibles au niveau des périmètres rizicoles dans les régions du Trarza, du Brakna et du Gorgol. Les mouvements de retour de la transhumance se déroulent actuellement via les corridors Sud-Nord en provenance du Mali et du Sénégal. La disponibilité du bétail dans les marchés est jugée satisfaisante avec un niveau bon d’approvisionnement dans les zones de cultures pluviales, agropastorales et les marchés des centres urbains.

    Les prix du bétail connaissent une hausse au niveau des marchés d’Aleg et de Kaédi et de Boghé. En effet, les prix sont en forte hausse pour les petits ruminants respectivement de 16 pour cent, 30 pour cent et 25 pour cent par rapport à juillet 2020. Ceci est dû non seulement aux coûts de l’entretien du cheptel, mais aussi à la demande modérée en cette période marqué par des fêtes religieuses. Cette hausse de prix du bétail est profitable aux ménages éleveurs pauvres à travers la vente des petits ruminants.  

    L’amenuisement des stocks familiaux couplés à une hausse des prix des denrées de base ne favorisent pas un accès adéquat à une alimentation suffisante en milieu rural et urbain. En outre, la réduction des opportunités d’emploi faisant suite à la situation de morosité économique globale et une concurrence de la main d’œuvre agricole étrangère contribuent à accentuer les difficultés d’accès aux aliments pour les ménages pauvres même si une reprise progressive des activités au niveau national soit observée depuis février – mars 2021. Les ménages pauvres vont être en situation d’insécurité alimentaire aigue de Stress (IPC phase 2) de d’août à septembre 2021.

    Entre octobre 2021 à janvier 2022, la disponibilité des ressources pastorales et des points d’eau au vu de l’installation normale de la saison des pluies en juillet 2021 permettra d’améliorer les conditions de consommation alimentaire et les moyens d’existence des ménages éleveurs avec une disponibilité de lait et de viande. Les récoltes attendues issues de la campagne agricole 2021-2022 permettront d’améliorer de manière significative le niveau de la consommation alimentaire et la reconstitution des stocks des ménages dans les zones agropastorale, pluviales et la vallée du fleuve Sénégal.  A ces effets, les conditions de consommation et de protection des moyens d’existence des ménages pauvres seront acceptables. Ces ménages seront en situation d’insécurité alimentaire Minimale (IPC phase 1) d’octobre 2021 à janvier 2022.

    Figures CALENDRIER SAISONNIER POUR UNE ANNEE TYPIQUE

    Figure 1

    CALENDRIER SAISONNIER POUR UNE ANNEE TYPIQUE

    Source: FEWS NET

    Dans le suivi à distance, un coordinateur travaille d’un bureau régional avoisinant. En comptant sur les partenaires pour les données, le coordinateur applique l’approche de développement des scenarios pour faire l’analyse et élaborer les rapports mensuels. Comme les données peuvent être moins disponibles que dans les pays avec des bureaux de FEWS NET, les rapports de suivi à distance peuvent montrer moins de détail. Pour en savoir plus sur le travail, clique ici.

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