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Des migrations saisonnières plus intenses vers les périmètres agricoles que vers les centres urbains

  • Mise à jour des messages clés
  • Mauritanie
  • Janvier 2021
Des migrations saisonnières plus intenses vers les périmètres agricoles que vers les centres urbains

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    • L’offre de céréales traditionnelles (mil, sorgho, maïs) en provenance des zones de cultures pluviales, les flux transfrontaliers entrant en provenance du Mali et du Sénégal et la régularité des importations des autres denrées de base (riz, blé, farine de blé, pâtes alimentaires, huile, sucre, thé), favorisent un approvisionnement moyen des marchés et des niveaux de prix stables ou à la baisse par rapport à l’année passée, en particulier pour les produits locaux. Toutefois, les approvisionnements en légumes en provenance du Maroc ont considérablement baissé du fait de l’impact du COVID-19 et des perturbations sur le trafic. Par ailleurs, pour limiter les spéculations sur les produits importés, le gouvernement vient de fixer des prix plafonds pour le riz, l’huile, le blé et le sucre.

    • Les conditions pastorales sont typiques à la faveur des bonnes réserves de pâturages dans les zones agropastorales et de cultures pluviales. L’épidémie de la fièvre de la vallée du rift qui suscitait des inquiétudes au courant des mois de septembre et d’octobre est apparemment sous contrôle.  Les accords conclus avec les pays voisins permettent les mouvements de transhumance transfrontalière et le commerce du bétail, entrainant une hausse de demande en particulier des petits ruminants vers le Mali et le Sénégal. Par exemple, sur les marchés de Ould Yengé, Adel Bagrou et Selibaby, les prix du bouc moyens en décembre étaient en hausse respective de 57, 9 et 33% comparé à la même période de l’année écoulée.

    • Tout comme en année de bonne production, la disponibilité de l’offre de travail agricole pour les récoltes tardives du pluvial, le transport, le battage, le vannage et pour la production maraichère attire plus la main-d’œuvre rurale vers les périmètres agricoles que vers les centres urbains. En effet, la pandémie du COVID-19 continue d’impacter négativement le marché travail, en particulier dans le secteur informel pourvoyeurs de revenus pour les migrants saisonniers. En revanche, la réduction des importations de légumes devient un facteur stimulant de la production maraichère, d’où une demande supérieure de la main-d’œuvre par rapport à la normale. Néanmoins, les paiements dans le secteur agricole, généralement en nature, ne sont pas suffisants pour compenser la baisse des avoirs du travail rémunéré dans les centres urbains.

    • Les ménages, en particuliers les pauvres victimes des inondations passées ou de la fièvre de la vallée du rift, peuvent tout de même compter sur les distributions alimentaires et de cash en cours et concentrées dans les wilayas de Guidimankha, de Tagant et de Dakhlet-Nouadhibou où elles toucheraient respectivement 47, 63 et 28% de la population. Elles permettent aux ménages d’être en insécurité alimentaire aigue Minimale (Phase 1 ! de l’IPC). Toutefois, la zone urbaine de Nouakchott et les wilayas de Gorgol, Hodh el Chargui, et Hodh el Gharbi restent en Stress (IPC Phase 2) jusqu’à Mai, ou l’assistance humanitaire n’est pas assez pour changer la phase.

    Cette mise à jour des des messages clés présente une analyse succincte des conditions actuelles d'insécurité alimentaire aiguë et de toute évolution de la dernière projection de FEWS NET concernant les résultats de l'insécurité alimentaire aiguë dans la géographie spécifiée. Pour en savoir plus sur le travail, cliquez ici.

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