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Les déficits localisés en zones agropastorale et pastorale maintiennent les populations pauvres en Stress

  • Mise à jour des messages clés
  • Mauritanie
  • Novembre 2023
Les déficits localisés en zones agropastorale et pastorale maintiennent les populations pauvres en Stress

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    • Les récoltes en cours dans la zone de culture pluviale et le sud de la zone agropastorale constituent actuellement les principales sources de nourriture des ménages qui leurs garantissent une insécurité alimentaire aigue minimale (Phase 1 de l’IPC). Ces ménages disposent également d’autres sources de revenus grâce aux activités agricoles liées aux récoltes en cours qui renforcent leur pouvoir d’achat. Les interventions humanitaires de l’état et ses partenaires au cours de la soudure ont permis de stabiliser la situation alimentaire des ménages pauvres notamment ceux des quartiers périphériques de Nouakchott, bien qu’il ait probablement encore des ménages en situation de Stress (Phase 2 de l’IPC). En revanche les ménages pauvres au nord de la zone agropastorale et dans le sud-est de la zone pastorale, où le déficit pluviométrique a affecté la production et les pâturages, sont en insécurité alimentaire de Stress (Phase 2 de l’IPC).
    • La production prévisionnelle céréalière nationale (cultures pluviales et irriguées) pour la campagne agricole 2023/2024 se chiffre à 563 252 tonnes. Cette production est en augmentation de 4 pour cent par rapport à l’année dernière et de 35 pour cent par rapport à la moyenne quinquennale. En revanche, la production prévisionnelle de céréales sèches (mil, sorgho, maïs et blé) qui s’établi à 54 658 tonnes, enregistre une baisse respective de -35 pour cent et -7 pour cent par rapport à l’an passé et à la moyenne quinquennale. Cette contre-performance de la production céréalière sèche est imputable à la mauvaise pluviométrie de cette campagne enregistrée dans plusieurs localités qui a impacté négativement les rendements des cultures du Djeri. Toutefois, le riz irrigué dont la production est estimée à 457 528 tonnes, est en augmentation de 16 pour cent et 45 pour cent, respectivement.
    • La mauvaise répartition spatiotemporelle ainsi que les températures très élevées observées dans plusieurs localités dans le nord et sud-est du pays n’ont pas été favorables au développement du pâturage dans certaines zones. Notamment dans les willayas d’Inchiri, Adrar et Tiris Zemour, ainsi qu’au niveau de Walata et Nbeika Lahwache dans la wilaya du Hodh Chargui, le pâturage est jugé médiocre et les éleveurs sont contraints d’avoir toujours recour à l’aliment bétail pour leur cheptel. En outre, les feux de brousse dont plus de 80 ont été déclarés au 30 septembre 2023, accentuent le déficit fourrager. Cette situation a occasionné une transhumance interne précoce notamment vers la bande frontalière du Hodh El Gharbi (Ghelique Ehel Beye, Koubeni, Twill, Aine Verba, Voulania, Laaweinatt, Hassi Chegar, et le sud de Guidimakha) où existe une bonne disponibilité fourragère.
    • L’approvisionnement des marchés en denrées alimentaires de base est régulier et les prix des denrées alimentaires locales ont commencé a baissé avec l'arrivée de la récolte. En revanche, les prix des denrées importées demeurent élevés. Au mois de novembre 2023, sur les marchés suivis par le PAM, les prix du blé importé enregistrent des augmentations allant de 9 pour cent à Mbagne (Brakna) à 37 pour cent à Ouadane (Adrar) par rapport à la moyenne quinquennale. Quant au prix du riz brisure importé, les augmentations comparées à la moyenne quinquennale varient entre 11 pour cent à Barkéol (Assaba) à 23 pour cent à Ouadane. Sur les marchés à de bétail, les prix sont tout aussi élevés du fait du bon état d’embonpoint des animaux en cette période de pâturage. Sur les marchés suivis par le PAM on note des augmentations de prix du mouton moyen variant de 4 pour cent à Tintane (Hodh El Gharbi) à 34 pour cent à Ndiago (Trarza) par rapport à la moyenne quinquennale.
    • Au 31 Octobre 2023, l’UNHCR et le Gouvernement Mauritanien ont dénombré au total 104 324 réfugiés maliens en Mauritanie principalement dans le Camp de M’béra. L’afflux de ces réfugiés maliens se poursuit avec notamment 211 nouvelles arrivées au cours de la première semaine de septembre 2023. Selon l’enquête post distribution (PDM) réalisée par le PAM en juillet 2023, près de 54 pour cent des ménages réfugiés sont sans occupation, contre 7 pour cent qui pratiquent des travaux journaliers ou le petit commerce et le reste des ménages réfugiés pratiquent l’élevage, le travail domestique ou l’artisanat. Les personnes ayant peu de sources de revenus dépendent fortement de l'aide du PAM, dont le financement est assuré jusqu’à l'année prochaine.

    Citation recommandée: FEWS NET. Mauritanie Mise à jour des messages clés Novembre 2023: Les déficits localisés en zones agropastorale et pastorale maintiennent les populations pauvres en Stress, 2023.

    Cette mise à jour des des messages clés présente une analyse succincte des conditions actuelles d'insécurité alimentaire aiguë et de toute évolution de la dernière projection de FEWS NET concernant les résultats de l'insécurité alimentaire aiguë dans la géographie spécifiée. Pour en savoir plus sur le travail, cliquez ici.

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