Skip to main content

L’assèchement des cours d’eau et des pâturages oblige des éleveurs à la transhumance précoce

  • Mise à jour des messages clés
  • Mauritanie
  • Janvier 2024
L’assèchement des cours d’eau et des pâturages oblige des éleveurs à la transhumance précoce

Télécharger le rapport

  • Messages clé
  • Messages clé
    • Au cours du mois de janvier, les ménages ruraux dans les zones de cultures pluviales et la zone agropastorale, disposent encore suffisamment de stocks alimentaires issus de leur production propre pour faire face à leurs besoins alimentaires. En plus, la disponibilité de lait en cette période améliore sensiblement leur état nutritionnel. La plupart entre eux sont en insécurité alimentaire aigue de phase Minimale (Phase 1 de l’IPC). Cependant, dans les zones du sud-est, touchées par le déficit pluviométrique qui a réduit la production agricole et la biomasse, les stocks alimentaires des ménages pauvres commencent à s’épuiser et leur accès aux marchés est rendu difficile du fait des prix élevés des denrées alimentaires. Ils sont contraints à une insécurité alimentaire de phase Stress (phase 2 de IPC). Il en est de même des ménages pauvres de la vallée, qui dépendent davantage des récoltes céréalières du walo et de contre saison chaude qui interviennent en mars et juin. Toutefois, cette détérioration de l’insécurité alimentaire est atténuée par les opportunités de revenus tirés des activités maraîchères et de la main d’œuvre non agricole, ainsi que les transferts des exodants.
    • L’assèchement progressive des sources d’eaux de surface et de pâturage qui a démarré depuis la fin de l’hivernage se poursuit et s’accentue, entrainant des transhumances internes précoces vers les zones plus au sud ainsi que quelques mouvements de cheptel du Trarza vers le Sénégal ont été observés. Ces zones situées le long de la bande frontalière, notamment au Guidimakha et au Brakna, font l’objet d’une forte concentration de bétail arrivé massivement des communes voisines. Au sud-est du Hodh El Chargui, l’afflux de réfugiés maliens composés en majorité d’éleveurs arrivés avec leur cheptel, a occasionné une forte concentration de bétail dans cette zone, contribuant ainsi à exacerber la pression sur les ressources pastorales. Les nombreux feux de brousse dans les Wilayas agro-sylvo-pastorales du pays, contribuent également à réduire les superficies de pâturage, et, selon les autorités du pays, les feux de brousse ravagent chaque année, entre 50.000 et 300.000 ha ce qui correspond à une perte de l’ordre de 120 à 750 millions MRU par an. Pour y remédier, le Gouvernement a initié une campagne nationale de protection des pâturages naturels de 4 mois qui a démarré depuis fin octobre. Cette campagne vise entre autres, à entretenir 6 200 kilomètres d’anciens pare feux et ouvrir 1 050 km de nouveaux pares-feux.
    • Les marchés sont bien approvisionnés en produits importés et locaux et l’offre s’est nettement améliorée par rapport au trimestre précédent, grâce aux dernières récoltes. Toutefois, les prix des produits locaux ont une tendance générale à la hausse tandis que les prix des produits importés sont relativement stables. Pour les produits locaux, le sorgho taghalit, le maïs, le petit mil, et le niébé sont 8-12 pour cent plus haut que le dernier trimestre de 2023 en raison de la forte demande des ménages pasteurs. Comparé à l’année dernière, les prix des produits importés même locaux restent élevés d’environs 5 à 17 pour cent, et par rapport à la moyenne quinquennale, ils restent entre 14 à 55 pour cent plus élevés.
    • L’offre en bétail est également importante sur les marchés à bétail, et les animaux présentés pour la vente sont en général en bon état d’embonpoint. En revanche, la demande reste assez typique pour la période, mais les prix des petits ruminants sont en augmentation de +8 pour cent en moyenne par rapport au trimestre dernier. Les prix, en générale, sont relativement élevés par rapport à la moyenne quinquennale, avec des hausses de +21 pour cent, + 50 pour cent et +17 pour cent, respectivement pour le mouton, le taureau et le chameau.

    Citation recommandée: FEWS NET. Mauritanie Mise à jour des messages clés Janvier 2024: L’assèchement des cours d’eau et des pâturages oblige des éleveurs à la transhumance précoce, 2024.

    Cette mise à jour des des messages clés présente une analyse succincte des conditions actuelles d'insécurité alimentaire aiguë et de toute évolution de la dernière projection de FEWS NET concernant les résultats de l'insécurité alimentaire aiguë dans la géographie spécifiée. Pour en savoir plus sur le travail, cliquez ici.

    Get the latest food security updates in your inbox Sign up for emails

    The information provided on this Website is not official U.S. Government information and does not represent the views or positions of the U.S. Agency for International Development or the U.S. Government.

    Jump back to top