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Faibles précipitations en Mauritanie mèneront à une insécurité alimentaire de Crise en février/mars

  • Alerte
  • Mauritanie
  • Novembre 17, 2014
Faibles précipitations en Mauritanie mèneront à une insécurité alimentaire de Crise en février/mars

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  • Sommaire
  • La situation

  • Sommaire

    De faibles précipitations pendant la période de juin à octobre dans le centre-sud de la Mauritanie (Figure 1) mèneront à des récoltes de principale campagne agricole et de contre-saison nettement inférieures à la moyenne, diminuant les revenus des travaux saisonniers, et réduisant les revenus provenant des ventes de bétail. En février/mars, plus de 300.000 ménages pauvres affectés dans les zones de moyens d’existence Agro pastorale et Vallée du fleuve Sénégal commenceront à être confrontés à des déficits de consommation. Sans une assistance d’urgence supplémentaire et bien ciblée, plus de 600.000 ménages pauvres pourraient se trouver en situation d’insécurité alimentaire aiguë de Crise (Phase 3 de l’IPC) à partir de juin. Une Urgence (Phase 4 de l’IPC) est possible à partir de septembre 2015, sans une intervention d’urgence.


    La situation

    Une évaluation menée par FEWS NET en septembre dans la Zone vallée du fleuve Sénégal et la Zone agro pastorale a conclu que le développement des cultures pluviales dans les zones touchées avait pris un retard important. Ce fait diminuera les récoltes et les retardera. À la fin de la saison des pluies, la rétention de l’eau était minime dans les zones de cultures de décrue pour les cultures de long cycle. Des rapports provenant du terrain confirment que la production de la principale récolte de la saison ne devrait durer qu’environ deux mois pour les ménages pauvres, comparé à quatre ou cinq mois lors d’une année typique. L’agriculture irriguée devrait elle aussi souffrir l’année à venir en raison des faibles niveaux des rivières, des ruisseaux et des lacs temporaires qui suivent la médiocre saison des pluies 2014. Actuellement le niveau du fleuve Sénégal représente environ 50 pour cent de moins que la moyenne sur trois ans.

    Outre des récoltes inférieures à la moyenne et en retard, les ménages dans les zones affectées continueront à gagner des revenus saisonniers inférieurs à la moyenne. La haute saison improductive dans la région a entraîné une diminution de la demande de main d’œuvre pour les travaux agricole en même temps que l’offre globale de main d’œuvre augmentait tandis que les ménages pauvres cherchaient à compenser les pertes de récolte attendues. Les occasions locales d’emploi contre saison, de même que les possibilités de travail résultant de la migration saisonnière en direction de l’est de la Mauritanie et du Sénégal, étaient également nettement inférieures à la moyenne dans la mesure où la production de contre saison dans ces zones est négativement affectée par les pluies médiocres dans les deux pays. La disponibilité inférieure à la moyenne des pâturages plus tard dans l’année se traduira par un déclin de l’embonpoint des animaux d’élevage et par de faibles prix de vente pour le bétail, limitant encore les revenus des ménages.

    Le prix du sorgho, la denrée alimentaire préférée, devrait dépasser la moyenne quinquennale en raison de la production locale inférieure à la moyenne, des flux commerciaux inhabituellement faibles et de la demande accrue des ménages, en particulier, des éleveurs. Les besoins d’achat des ménages pauvres seront inhabituellement élevés cette année, à la suite des faibles récoltes. Même si les prix d’achat des aliments de substitution importés (riz, blé) sont stables, les ménages dans la partie du centre-sud de la Mauritanie auront des difficultés à répondre à leurs besoins alimentaires par le biais d’achats. L’analyse des zones affectées dans la Zone vallée du fleuve Sénégal et la Zone agro pastorale faite par FEWS NET (en utilisant l’Approche de l’économie des ménages - HEA) indique que les ménages commenceront à avoir des difficultés à satisfaire leurs besoins alimentaires de base en février/mars, malgré un accès continu du crédit pour les achats.

    Les ménages pauvres dans les endroits affectés des zones de moyens d’existence Vallée du fleuve Sénégal et Agro pastorale épuiseront leurs stocks alimentaires environ trois mois plus tôt que la normale. En raison des revenus saisonniers limités, ils auront des difficultés à satisfaire leurs besoins d’achat, supérieurs à la moyenne, sur les marchés. En février/mars, ils commenceront à être confrontés à des déficits de consommation alimentaire. Les programmes d’assistance humanitaire qui se poursuivent depuis la dernière année de consommation, ne seront pas suffisants pour compenser ces déficits. À partir de juin, plus de 600.000 personnes feront face à une Crise (Phase 3 de l’IPC). Une assistance d’urgence supplémentaire et bien ciblée est nécessaire pour minimiser le nombre de ménages pouvant faire face à des déficits de consommation alimentaire plus importants. Sans une telle intervention, une situation d’Urgence (Phase 4 de l’IPC) est possible avant la fin de septembre 2015.

    Figures Figure 1. Zones du centre-sud de la Mauritanie les plus affectées par les faibles pluies au cours de la principale campagne a

    Figure 1

    Figure 1

    Source: FEWS NET

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