Perspectives sur la sécurité alimentaire

Les déficits de protection de moyens d’existence élevé les niveaux de l’insécurité alimentaire

Février 2018

Février - Mai 2018

Juin - Septembre 2018

IPC 2.0 Phase d'Insécurité Alimentaire Aiguë

1: Minimale
2: Stress
3: Crise
4: Urgence
5: Famine
Serait probablement pire, au moins une phase, sans l'assistance humanitaire en cours ou programmée
La manière de classification que FEWS NET utilise est compatible avec l’IPC. Une analyse qui est compatible avec l’IPC suit les principaux protocoles de l’IPC mais ne reflète pas nécessairement le consensus des partenaires nationaux en matière de sécurité alimentaire.

IPC 2.0 Phase d'Insécurité Alimentaire Aiguë

1: Minimale
2: Stress
3: Crise
4: Urgence
5: Famine
Serait probablement pire, au moins une phase, sans l'assistance humanitaire en cours ou programmée
La manière de classification que FEWS NET utilise est compatible avec l’IPC. Une analyse qui est compatible avec l’IPC suit les principaux protocoles de l’IPC mais ne reflète pas nécessairement le consensus des partenaires nationaux en matière de sécurité alimentaire.

IPC 2.0 Phase d'Insécurité Alimentaire Aiguë

1: Minimale
2: Stress
3+: Crise ou pire
Serait probablement pire, au moins une phase, sans
l'assistance humanitaire en cours ou programmée
La manière de classification que FEWS NET utilise est compatible avec l’IPC. Une analyse qui est compatible avec l’IPC suit les principaux protocoles de l’IPC mais ne reflète pas nécessairement le consensus des partenaires nationaux en matière de sécurité alimentaire.
Pour les pays suivis à distance par FEWS NET, un contour coloré est utilisé pour représenter la classification de l’IPC la plus élevée dans les zones de préoccupation.

IPC 2.0 Phase d'Insécurité Alimentaire Aiguë

Pays de présence:
1: Minimale
2: Stress
3: Crise
4: Urgence
5: Famine
Pays suivis à distance:
1: Minimale
2: Stress
3+: Crise ou pire
Serait probablement pire, au moins une phase, sans
l'assistance humanitaire en cours ou programmée
Pour les pays suivis à distance par FEWS NET, un contour coloré est utilisé pour représenter la classification de l’IPC la plus élevée dans les zones de préoccupation.

Messages clés

  • Bien que les marchés de consommation soient régulièrement et suffisamment approvisionnés en denrées alimentaires importées (blé, riz, sucre, farine, huile, lait etc..) et que les flux maliens de céréales traditionnelles (sorgho, mil et maïs) se redynamisent, les ménages pauvres des zones citées (ouest de la zone agropastorale, centre de la vallée du fleuve Sénégal) procèdent déjà à des réductions des quantités (25 à 50 pourcent) et même à des sauts de repas.  Environ 667 345 personnes, y seraient déjà en situation de Crise (Phase 3 de l’IPC) avec une forte probabilité de situation d’Urgence (Phase 4 de l’IPC) pour les très pauvres.

  • Dans la majeure partie des zones rurales, les revenus saisonniers des ménages pauvres accusent, comparativement à une année moyenne, des baisses de 70 et 80 pour cent. Cette situation est causée autant par l’absence de revenus tirés du travail agricole et de la cueillette, que la baisse continue des apports de l’exode et de la chute continue du prix des animaux entrainée par les mauvaises conditions pastorales. 

  • Dans le centre et l’est de la zone agropastorale et dans la zone de cultures pluviales, la situation de Stress (Phase 2 de l’IPC) s’étend de plus en plus sous le double effet d’une production agricole inférieure à celle d’une année moyenne et d’un déficit de protection de cheptel consécutif à des ventes saisonnières atypiques. En effet la dégradation des conditions pastorales et la suroffre des marchés de bétail alimentés par les transhumants ont entrainé une baisse du prix des animaux

  • L’inexploitation du walo et l’échec des cultures de décrue dans la zone agropastorale ont accru le déficit de la production agricole. La période de soudure qui ne normalement commençait qu’en mai et déjà présente dans l’ouest de la zone agropastorale et le centre de la vallée du fleuve Sénégal. Dans la zone de cultures pluviales elle pourrait s’installer dès mars.

CONTEXTE NATIONAL

Situation actuelle

Situation pastorale : Elle est fortement dégradée dans l’ouest du pays. Malgré le départ précoce (novembre/décembre) et massif du cheptel, il n’y a pratiquement de pâturages suffisants au Trarza, Brakna, Gorgol, Tagant, Adrar, et Inchiri). Les éleveurs en place recourent, depuis plusieurs mois, à l’achat de l’aliment bétail. Le programme gouvernemental d’assistance pastorale, axé sur la vente, à prix subventionné (50% de moins que dans le marché formel) est en cours d’exécution.  L’essentiel du cheptel national est maintenant concentré dans la bande frontalière du Mali qui s’étend du sud du Guidimakha au sud du Hodh El Chargui. De nombreux éleveurs ayant anticipé la crise pastorale sont déjà au Mali et au Sénégal. Aucune épizootie n’est pour le moment signalée.

L’agro-climatologie : Malgré une forte baisse des températures on ne signale pas encore des pluies de saison froide susceptibles d’améliorer les conditions pastorales ou de revigorer les cultures de décrue affectées par la médiocrité des bilans hydriques saisonniers. Des vents plus forts et frais qu’en année moyenne soufflent depuis janvier sur l’ensemble du pays

Situation agricole :  Dans les aires de décrue de l’ouest de la zone agropastorale, les exploitants procèdent à la récolte des champs (maïs et sorgho) desséchés à cause de l’insuffisance de l’eau dans le sous-sol.  Récolte des petites superficies exploitées est en cours. Les productions devraient au plus couvrir entre 15 et 20 jours de consommation contre 2 à 3 mois en année moyenne. Ce n’est que dans le nord et le centre de la zone de cultures pluviales que l’on rencontre des cultures (barrages et bas-fonds tardifs) susceptibles d’arriver à maturation et d’offrir des rendements proches de ceux d’une année moyenne. Les ménages pauvres s’y attendent à des productions qui couvriraient 30 à 45 jours contre 60 à 75 jours en année moyenne.

Dans le walo du centre de la vallée d on ne signale aucune culture liée à la crue. Les étroites dépressions ayant retenues les eaux de ruissellement drainées par quelques défluents, sont déjà en phase de dessèchement.

Dans l’ouest de la zone de cette zone (Trarza) et dans quelques poches du Brakna, les riziculteurs se sont investis, depuis janvier, dans la contre saison froide car, vu le faible niveau actuel de l’eau dans le fleuve (moins de 3 m contre plus de 4 en année moyenne ils n’espèrent pas pouvoir réaliser une contre saison chaude. Les superficies exploitées n’étant cependant importantes que dans l’ouest de la vallée, leurs impacts sur le centre de la vallée resteront très modestes pour influencer positivement les revenus et les disponibilités alimentaires durant la période du scenario.

Exploitation écologique : La productivité des arbres étant fortement affectée par les mauvaises conditions pluviométriques, les revenus que les ménages pauvres en tiraient (autour de 20,000 MRU par an) sont pratiquement inexistants La vente de paille se limite, dans l’ouest du pays, à celle de la paille de riz. Celle du bois et du charbon est fortement limitée par la concurrence des citernes mobiles de gaz et par la surveillance des agents de l’Environnement.

Situation acridienne : Elle est calme, selon, le dernier bulletin du Centre National de Lutte antiacridienne (CNLA) datant de la janvier 2018.

Revenus saisonniers : Des focus groupes réalisés, au cours de la mission de janvier, il ressort que, comparativement à une année moyenne, les revenus des ménages pauvres ont baissé de 70 à 85 pour cent. Ceci s’expliquerait autant par la baisse des revenus provenant du travail agricole que par la modestie des apports de l’exode et par la forte chute du prix des animaux. Les programmes de cash transfert (autour de 2,200 MRU) exécutés, dans certains villages de l’ouest de la zone agropastorale, de la vallée du fleuve et de la zone de cultures pluviales par certaines ONG (OXFAM, Save the Children, ACF) sur financement de ECHO et de l’USAID sont achevés depuis décembre. Dans ces zones ils avaient relancé le système d’emprunt alimentaire sur hypothèque des futurs revenus.

Flux transfrontaliers : Les flux maliens de céréales traditionnelles (sorgho, maïs et mil) restent encore très dynamiques et alimentent la majeure partie des marchés frontaliers des deux Hodhs, de l’Assaba et du Guidimakha. Par contre le transfert de céréales entre les marches frontalières relais et l’intérieur du pays (sud de la zone agropastorale et Vallée du fleuve Sénégal) est faible. De ce fait les marchés de l’intérieur restent encore mal approvisionnés en céréales traditionnelles. Aux transferts de denrées alimentaires s’est ajouter celui de l’aliment bétail sur les marchés frontaliers et sur Nouakchott.

Les flux sénégalais de riz, restent encore bas malgré une intensification de la contribue. Le sac de 50 lg deriz venant du Sénégal est vendue autour de 900 MRU alors que celui du riz local est à 1,100 MRU. La consommation de riz importé est de plus en plus faible à l’intérieur du pays. 

Marchés de consommation : Les marchés de consommation et les boutiques de solidarité du gouvernement sont régulièrement et suffisamment approvisionnés en denrées alimentaires de base importées (blé, riz, huile, sucre, farine, etc.). Les flux maliens de produits agricoles (mil, maïs, sorgho, niébé, arachides) et d’alimentai bétail restent dynamiques et améliorent la disponibilité dans les marchés de la zone de cultures pluviales, du centre et du sud et de l’ouest de la zone agropastorale et même de Nouakchott.

A cause de la forte baisse de la production, le prix du sorgho est partout en hausse. Les hausses les plus marquées s’observent dans marchés où il est fortement consommé, principalement dans les zones, agropastorale (Marché de Magta Lahjar), de la Vallée du fleuve Sénégal (marché de Boghé), et de cultures pluviales (marché de Adel Bagrou). Dans le premier marché, comparativement à l’année passée et à moyenne quinquennale sont les hausses sont respectivement de 100 et 117.4 pour cent. Dans le second marché, elles sont de 13.3 pour cent et 34,3 pour cent). Dans le troisième marché, pourtant hebdomadairement approvisionné par le Mali, elle est de 8,85 pour cent et 14,48 pour cent.

Le prix du blé, principale céréale de substitution, suit les tendances du sorgho, avec, comparativement à la même période de 2017, un pic dans le centre de la vallée du fleuve Sénégal (+26 pour cent par apport à la même période de 2017 au marché de Boghé). Le prix du riz local deuxième céréale de substituons suit naturellement la même tendance et affiche partout de fortes hausses (+15,5 pour cent dans le centre de la vallée du fleuve pourtant zone de production ; 7,59 pour à Adel Bagrou ; 3,7 pour cent à Magta Lahjar).

Marchés du bétail : Les marchés de bétail de l’ouest de la zone agropastorale et de la zone de la vallée du fleuve connaissent des approvisionnements irréguliers, fortement motivés par les besoins d’achat de nourriture et la présence des courtiers sénégalais.  De ce fait, si les marchés de l’intérieur sont pratiquement vides la majeure partie du temps, ceux de Boghé et Kaédi, qui reçoivent les bovins et ovins de la zone agropastorale peuvent, d’une semaine ӑ l’autre évoluer de la suroffre à la morosité, maintenant ainsi les prix des animaux, dans une tendance haussière imprimant des baisses hebdomadaires parfois très importantes. Les marchés de ces villes sont de plus en plus mieux approvisionnés en bovins et ovins, espèces très vulnérables aux déficits de pâturages et dont les prix actuels (baisse comprise déjà entre 40 et 40 pour cent) constituent un prélude à une intensification des bradages au fur et à mesure que la saison chaude progresse. On reteindra cependant que la tendance à la baisse est la plus constante dans les zones rurales qui approvisionnent les marchés des centres administratifs. Les focus groupes réalisés dans ces zones montrent des baisses de prix souvent supérieures à 30 pour cent, comparativement à la même période de 2017. Plus on va vers l’est où les conditions pastorales sont meilleures, plus les prix des animaux ont tendance à se stabiliser car, passé le moment des ventes pour préparer la transhumance ou pour se débarrasser des bêtes vulnérables, les ventes se sont ralenties et l’approvisionnement des marchés s’est stabilisé.

Alimentation et nutrition : En l’absence d’une nouvelle enquête SMART, nous nous appuyons sur les résultats de l’enquête SMART publiée en août montrent que les deux Hodhs, l’Assaba, le Brakna, le Gorgol et le Guidimakha sont en situation d’urgence avec des seuils de MAG > à 15 pour cent et que le Tagant et le Trarza sont dans une situation d’alerte avec des seuils compris entre 10 et 15 pour cent. Les mauvaises performances des différentes typologies agricoles, la forte baisse des revenus saisonniers limitant l’accès aux denrées alimentaires commercialisées et  l’absence d’un apport  laitier conséquent en raison des mauvaises conditions pastorales, nous permettent de considérer que cette situation va, perdure d’autant que, dans les différents focus groupes réalisés, il apparait que les ménages pauvres sont déjà contraint de réduire les quantités (moins un quart à la moitié selon les zones)  de leurs repas et même à en sauter (petit déjeuner et diner).

 Suppositions         

Le scénario le plus probable de la sécurité alimentaire au niveau national de février 2018 à septembre 2018 se fonde sur les hypothèses générales suivantes :

  • La situation climatique : Malgré la succession de deux hivernages déficitaires on suppose, en référence à l’historique que l’hivernage prochain démarrera normalement en fin juin/début juillet et que la pluviométrie sera moyenne et bien repartie dans le temps comme dans l’espace.
  • L’agro-climatologie : Dans la suite logique de la première hypothèse, les conditions physiques d’exploitation des différentes typologies seront présentes. Les cultures pluviales (tous systèmes confondus) tout comme les cultures de décrue et irriguées s’inscriront dans les calendriers culturaux d’une année moyenne. Le niveau de fleuve s’élèvera dès juillet ce qui constitue un facteur de probabilité de la mise en cultures des périmètres rizicoles ainsi que l’inondation du walo dans la zone de la vallée du fleuve Sénégal.
  • La production agricole : Les productions agricoles dépendantes de la pluie (céréales et légumineuses), toutes typologies confondues, seront au moins égales à celles d’une année moyenne. La majorité des paysans, comme par le passé, utiliserons des céréales achetées dans les marchés comme semis car, à l’exception de la zone de cultures pluviales, on ne trouve nulle part des réserves de semences. Les paysans, par contre, il est fort probable que les productions oasiennes (légumes entre janvier et mars) et de dattes (juin à aout) accusent de fortes baisses à cause de l’important déficit pluviométrique de cette année. Les superficies exploitées en rizicultures devraient également accuser une forte baisse par rapport à la moyenne quinquennale car de nombreux exploitants (privés comme villageois) n’accèderont pas au crédit agricole faute d’avoir rembourser leurs dettes.  
  • Les importations commerciales : Elles porteront comme en année moyenne sur le riz, le blé, les huiles, les sucres, etc., et seront régulières et suffisantes durant toute la période scenario. Il est probable qu’on assiste, entre février et aout, a une forte hausse des exportations de blé utilisé, à la fois, comme aliment humain et de bétail.  Les exportations maliennes de céréales traditionnelles devraient se réduire, à partir mars et reprendre, comme en année moyenne en juin, dès que les paysans maliens sont rassurés par les tendances de leur hivernage.
  • Les impacts internationaux et régionaux sur les marchés : Faible probabilité de disfonctionnement des circuits commerciaux de denrées alimentaires exportées. De ce fait, on ne s’attend pas, durant toute la période du scenario à une rupture de l’approvisionnement alimentaire du pays.
  • Prix dans les marchés : L’important déficit de la production céréalière nationale et la dépendance des marchés extérieurs (Maliens et sénégalais) entraineront, durant toute la période scenario, une hausse saisonnière des prix des céréales rationnelles, nettement plus marquée qu’en année moyenne. De même, la forte demande en blé entrainera une hausse des prix de ce produit surtout dans les zones où il est la principale céréale de substitution (Centre et est de la zone agropastorale, est et centre de la zone de cultures pluviale ses, zone oasienne). Dans le reste du pays, la demande sur le blé ne devrait être plus importante que si les productions locales de riz et de pâtes alimentaires accusent de fortes baisses par rapport à leurs niveaux habituels.
  • Les boutiques de solidarité « EMEL » : Elles ont été renforcées en nombre et en capacité. La vente de nourriture humaine est maintenant doublée de celle de l’aliment bétail vendu avec une baisse de 50 pour rapport au marché formel. On s’attend à ce qu’elles continuent de fonctionner normalement et avec des prix toujours plus bas que ceux du marché formel durant toute la période du scenario.
  • Les prix du bétail : La baisse de prix du cheptel, dans les zones rurales, va s’accentuer contrairement aux tendances saisonnières d’une année moyenne où ils évoluaient plutôt à la hausse, entre octobre et janvier. Des bradages de troupeaux déjà observées dans les zones de transhumance pastorale et zone pastorale et commerciale du Trarza pourraient s’élargir aux autres régions pastorales fortement affectées par l’insuffisance et la pauvreté manque des pâturages.
  • Le travail agricole : Les revenus saisonniers tirés du travail agricole, entre juin et septembre seront conformément aux prévisions d’un hivernage normal et moyen.
  • Les produits de cueillette : Les productions de la cueillette seront partout conformes à celles d’une année moyenne. 
  • Les conditions pastorales : Le démarrage normal et régulier d’un hivernage normal conduira à un développement normal de pâturages qui répondront à la charge pastorale durant toute la période du scénario.
  • Les mouvements et apport de l’exode : En raison de la précocité des départs, les mouvements d’exode seront, entre février et juin, moins importants qu’en année moyenne. Les apports de l’exode, déjà très faibles, continueront de baisser durant toute la période du scenario.

Résultats les plus probables de la sécurité alimentaire

Entre février et mai 2018 : Les ménages pauvres de ‘ouest de la zone agropastorale (moughataa d’Aleg, de Magta Lahjar, de Moudjéria, de Barkéol, de Ould Yengé, de M’Bout, de Monguel, de Kaédi, de M’Bagne, de Bababé, et de Boghé) sont déjà confrontés à des déficits de production agricole pendant trois, voire quatre années successives. Les multiples ventes d’animaux à des fins d’achat de nourriture ayant entraîné des déficits de protection de moyens d’existence, ces ménages, déjà en situation de Crise (Phase 2 de l’IPC), le resteront. Dans le centre de la zone agropastorale et dans la zone de cultures pluviales, les ménages pauvres pourraient être confrontés à des déficits de consommation (la production céréalière ne sera moyenne que dans le sud de la zone) qui les placeront en situation de Stress (Phase 2 de l’IPC) et le resteront jusqu’en mai.   

Entre juin et septembre 2018 : La fin de la soudure pastorale en juillet, améliorera la production laitière même si, en raison de la faiblesse des reproductions, cette dernière devrait être moins importante qu’en année moyenne. Par ailleurs, dès juillet, les ménages pauvres pourront consommer des feuilles sauvages. L’impact de ces apports alimentaires couplé aux revenus du travail agricole susceptibles de relancer l’accès aux denrées alimentaires commercialisées arriveront au moins à stabiliser la situation. La régression de la situation de Crise (Phase 3 de l’IPC) devrait cependant être lente car, le poids des effets résiliant (endettement excessif, perte de moyens d’existence, modification des habitudes alimentaires) parait si profond que seul une succession de plusieurs années de bonnes conditions pastorales et de productions agricoles moyennes sera capable.  

Pour plus d'informations sur les perspectives des zones de préoccupation, veuillez, s'il vous plaît, cliquer en haut de la page pour télécharger le rapport complet.

A Propos de l’Élaboration de Scenarios

Afin d’estimer les résultats de la sécurité alimentaire pour les prochains six mois, FEWS NET développe les suppositions de base concernant les événements possible, leurs effets, et les réponses probables des divers acteurs. FEWS NET fait ses analyses basées sur ces suppositions dans le contexte des conditions actuelles et les moyens d’existence locaux pour développer des scénarios estimant les résultats de la sécurité alimentaire. D’habitude, FEWS NET prévient du scénario le plus probable. Pour en savoir plus, cliquez ici.

About FEWS NET

Le Réseau des systèmes d’alerte précoce contre la famine est l’un des principaux prestataires d’alertes précoces et d’analyses de l’insécurité alimentaire. Constitué par l’USAID en 1985 pour aider les décideurs à planifier pour les crises humanitaires, FEWS NET fournit des analyses factuelles  concernant quelque 35 pays. Les membres des équipes de mise en œuvre incluent la NASA, la NOAA, le département américain de l ‘Agriculture (USDA) et le gouvernement des États-Unis (USGS), de même que Chemonics International Inc. et Kimetrica. Vous trouverez d’autres informations sur notre travail.

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