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Amélioration de la situation alimentaire grâce aux nouvelles récoltes en cours

  • Perspectives sur la sécurité alimentaire
  • Mali
  • Octobre 2017
Amélioration de la situation alimentaire grâce aux nouvelles récoltes en cours

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  • Messages clé
  • CONTEXTE NATIONAL
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    • Les prévisions de production de céréales sont en hausse d’environ 35 pour cent par rapport à la moyenne quinquennale en dépit des poches localisées de baisse de production suite à l’insuffisance de pluies et/ou dégâts des déprédateurs ; ce qui est favorable à une disponibilité de céréales globalement moyenne à supérieure à la moyenne d’octobre 2017 à mai 2018.

    • La production de biomasse végétale globalement supérieure à la moyenne et le remplissage moyen des points d’eau augurent des perspectives moyennes d’alimentation pour le bétail dans le pays. Toutefois, dans le nord du lac Faguibine et par endroits dans le sahel occidental, le Gourma de Tombouctou, le déficit de pâturage affectera négativement l’alimentation du bétail et les productions animales.

    • L’accès des ménages aux denrées alimentaires s’améliore de plus en plus grâce aux récoltes en cours et à la baisse saisonnière des prix des céréales à des niveaux proches ou légèrement supérieurs à la moyenne. Il en est de même pour les ménages pasteurs qui bénéficient des termes de l’échange bétail/céréales proches de la moyenne grâce à la hausse des prix du bétail.

    • L’insécurité alimentaire Minimale (Phase 1 de l’IPC) se maintiendra jusqu’en mai 2018 pour la majorité des ménages pauvres du pays. Toutefois, l’épuisement précoce des stocks, la hausse des prix des céréales mettront les ménages pauvres des zones de lac de Goundam, par endroits dans le sahel occidental, du Gourma de Gao et de Tombouctou en insécurité alimentaire de Stress (Phase 2 de l’IPC) d’avril à mai 2018.


    CONTEXTE NATIONAL

    Situation actuelle

    Progrès saisonnier

    L’évolution de la campagne agricole est globalement moyenne à bonne dans le pays avec toutefois des poches localisées de sécheresse notamment dans le sahel occidental et par endroits dans les régions de Mopti, Gao et de Tombouctou. Les prévisions de production sont en hausse d’environ 35 pour cent par rapport à la moyenne selon la Cellule de Planification et des Statistiques du Développement Rural (septembre 2017) ; ce qui présage d’une disponibilité moyenne de céréales dans le pays durant l’année alimentaire 2017. La soudure agricole est pratiquement terminée grâce aux récoltes en cours pour le maïs, le fonio, le mil hâtif, la pastèque et les légumineuses (arachide, niébé) qui procurent des revenus et de la nourriture moyens aux ménages dans les zones agricoles du pays.

    Conditions pastorales

    Les conditions d’élevage sont globalement moyennes à bonnes dans le pays. Comparée à la moyenne 2001-2010, la production de la biomasse végétale est normale à excédentaire dans l’ensemble avec toutefois, des déficits de production localisés au nord des cercles de Kayes, Yélimané, Nioro, Nara, Goundam, Gourma Rharous et le sud d’Ansongo. La disponibilité moyenne des points d’eau et en pâturage offre des conditions moyennes d’alimentation pour le bétail. L’embonpoint du bétail et la production de lait sont moyens. Les troupeaux sont dans les pâturages d’hivernage et ne tarderont pas à descendre pour les résidus de récolte et vers les points d’eau pérennes (fleuves, mares, lacs...). La situation zoo sanitaire est calme et la campagne de vaccination est en cours avec l’appui de certains partenaires humanitaires.

    Production de pêche

    La baisse habituelle de la production de poisson est observée présentement à cause de la crue sur les fleuves qui limite les captures. Les captures sont moyennes dans l’ensemble. Les revenus moyens à supérieurs à la moyenne issus de la vente des produits de pêche améliorent le pouvoir d’achat des ménages pêcheurs.

    Fonctionnement des marchés et prix des céréales 

    Les disponibilités céréalières sont moyennes dans l’ensemble à travers le pays et stable ou en légère hausse par rapport aux mois précédents notamment pour le maïs, le fonio et les légumineuses pour lesquels les récoltes ont commencé. Des perturbations dans les flux commerciaux sont parfois enregistrées sur certains axes dans les régions de Tombouctou, de Gao, Kidal, le nord de la région de Mopti à cause de l’insécurité civile dans ces zones.

    La baisse saisonnière des prix en octobre est de plus en plus observée sur les marchés de production grâce à l’arrivée bien que faible des nouvelles récoltes et de la baisse des demandes des commerçants qui attendent les périodes de baisse. Le prix du mil, principale céréale consommée sur les marchés des capitales régionales est en fin septembre stable ou en légère hausse par rapport au mois dernier. Par rapport à la moyenne quinquennale, le prix du mil en fin septembre est supérieur de 30 pour cent à Mopti, 25 pour cent à Kayes, 18 pour cent à Tombouctou, 14 pour cent à Gao, 6 pour cent à Sikasso et à Koulikoro et similaire à Ségou.

    Marchés à bétail

    L’offre de bétail sur les marchés est en baisse par rapport au mois passé après la période de fête de Tabaski mais reste moyenne pour la période. Les demandes de bétail sont moyennes dans l’ensemble mais ont souffert de la baisse des exportations vers le Niger qui a contribué à la baisse des prix par rapport à une année moyenne. Les prix moyens sont stables ou en hausse par rapport au mois passé et à la moyenne quinquennale. Le prix de la chèvre qui est l’animal le plus vendu par les pauvres est en hausse de 13 pour cent par rapport à la moyenne quinquennale à Tombouctou, de 5 pour cent à Gao, 8 pour cent à Mopti. La hausse des prix par rapport aux mois précédents a amélioré les termes de l’échange chèvre/mil au profit des éleveurs. Les termes de l’échange chèvre/mil restent inférieurs par rapport à la moyenne quinquennale sur le marché de Gao (-7pour cent), Mopti (-10 pour cent) et en hausse de -5 pour cent à Tombouctou.

    Appuis humanitaires 

    La mise en œuvre du Plan National de Réponse du Commissariat à la Sécurité Alimentaire en collaboration avec le PAM, le CICR et ECHO dans le cadre de l’assistance alimentaire gratuite à environ 820 000 personnes en insécurité alimentaire de mai à septembre 2017 dont 41 pourcent dans les régions de Tombouctou, Gao, Ménaka, Taoudenit, Kidal et le nord de celle de Mopti s’est poursuivie jusqu’en début octobre. L’assistance alimentaire a été reçue par 23 pour cent des ménages à travers le pays selon les résultats de l’ENSAN de septembre 2017 mais plus élevé dans les régions de Tombouctou, Gao et Kidal où le taux atteint en moyenne 40 pour cent des ménages. Les vivres et les intrants agricoles reçus ont amélioré l’accès des ménages pauvres à la nourriture et ont permis de protéger les moyens d’existence faibles des bénéficiaires.

    Consommation alimentaire

    Le score de consommation alimentaire pauvre plus limite en septembre est de 41,6 pour cent au sortir de la soudure qui a été dure pour les ménages pauvres des régions de Mopti (61 pour cent), Tombouctou (59 pour cent) et de Gao (51,8 pour cent). Quant à la diversité alimentaire, elle est acceptable pour 93 pour cent des ménages selon ENSAN de septembre 2017 à la faveur de l’amélioration de l’accès des ménages aux denrées alimentaires. Selon les résultats de ENSAN, seul 8,7 pour cent des ménages connaissent une faim modérée ou sévère mais plus élevé à Gao et Tombouctou où ce taux est respectivement de 46,3 pour cent et de 25 pour cent.

    Mouvement de population

    Les départs habituels de bras valides vers les zones de grande production agricoles et vers les centres urbains du pays voire des pays voisins à la recherche de ressources supplémentaires sont de plus en plus observés particulièrement dans les zones où les perspectives de production sont mauvaises. Par ailleurs, les affrontements inter communautaires ont engendré des déplacements de population notamment dans les régions de Kidal et de Gao en juillet-août. Selon le rapport de la Commission Mouvement de Population de septembre 2017, environ 55880 déplacés sont enregistrés à travers le pays soit une hausse de 800 personnes par rapport au mois passé à cause des conflits communautaires dans la région de Gao. Des retours de réfugiés se poursuivent réduisant du coup le nombre de réfugié de 143 195 personnes à 142 386 personnes au 30 septembre 2017 selon OCHA.

    Inondations

    Les dégâts matériels importants et des pertes en vie humaine (3) ont été enregistrés à cause des fortes pluies de juillet à septembre dans certaines localités des régions de Tombouctou, Gao, Ségou, Ménaka, Kayes et Kidal. Les pertes d’habitats (1245), de biens d’équipements et de greniers de stocks ont affecté négativement les moyens d’existences des ménages dans ces zones. Les personnes touchées par ces inondations estimées à plus de 11000 personnes selon OCHA, sont dans un besoin d’assistance en abris, en vivres et non vivres. Les besoins supplémentaires de fonds pour la reconstitution des moyens d’existence dépassent les capacités des ménages pauvres. Ils intensifient présentement des activités sources de revenus, d’emprunt et de migration pour générer le maximum de fond pour la reconstitution de leurs biens perdus.

    Situation sécuritaire

    La situation sécuritaire connait une certaine accalmie sur le front communautaire grâce à la signature d’un cessez-le-feu entre les deux principaux groupes. Cependant, des attaques terroristes et des actes de banditisme continuent à être enregistrés dans les régions de Tombouctou, Gao, Kidal et le nord de Mopti et qui perturbent la relance économique enclenchée malgré les efforts importants du Gouvernement et des partenaires au développement, ce qui affecte négativement les moyens d’existences et les flux commerciaux dans ces zones.

    Suppositions

    Le scenario le plus probable de la sécurité alimentaire d’octobre 2017 à mai 2018 se base sur des suppositions fondamentales, par rapport à l’évolution du contexte national, qui sont :

    Production agricole et pastorale

    • Déprédateurs : Des dégâts légers à moyens de chenille, de puceron et d’oiseaux granivores seront enregistrés au niveau des zones habituelles de prédilection (bande du fleuve Niger de Ségou à la région de Gao et celle du sahel occidental) sur les cultures principales en maturité récolte d’octobre à janvier. Les traitements réalisés et la vigilance des producteurs avec l’appui des structures techniques permettront de limiter les dégâts sur les cultures maraichères d’octobre à mars.
    • Crue des fleuves : Le niveau actuel de la crue sur les cours d’eau est inférieur à celui de l’année dernière à la même période et à la moyenne pluriannuelle. Au niveau des lacs, les perspectives d’inondation sont faibles à cause du retard de la crue de plus de 15 jours par rapport à la moyenne. La décrue précoce observée en début octobre engendrera une inondation plus faible que celle de 2016 et de la moyenne.
    • Productions agricoles : La hausse globale des réalisations par rapport à la moyenne de plus de 20 pour cent dans le pays en plus des pluies moyennes à supérieures à la moyenne et d’une accalmie des ennemies des cultures augurent d’une production globalement moyenne à supérieure à la moyenne dans le pays en octobre 2017. Les prévisions de production selon la Cellule de Planification et de Statistique du Secteur de Développement Rural sont en hausse d’environ 35 pour cent par rapport à la moyenne quinquennale. Toutefois, l’insuffisance de pluie et leur arrêt précoce par endroits dans le sahel occidental et dans les régions de Ségou, Koulikoro, Kayes, les dégâts localisés de chenilles dans la région de Sikasso et de puceron (miellat) dans le lac télé et Faguibine à Goundam engendreront des baisses localisées de production dans les zones concernées.
    • Les cultures de contre-saison : Le niveau moyen de remplissage des retenus d’eau (mares et lacs de décrue) dans la zone des lacs de Tombouctou, Kayes, Mopti, Ségou à cause de la faiblesse de la crue, augure des perspectives de production moyennes à inférieures à la moyenne pour les cultures de contre-saison à partir d’octobre pour les cultures maraichères, de mars pour les cultures de maïs et de riz au niveau des périmètres irrigués. Les perspectives seront inférieures à la moyenne pour les cultures de décrue dans les régions de Tombouctou, Mopti. En dépit des appuis en semence et en équipements particulièrement dans les régions de Tombouctou et de Gao et l’engouement que suscitent les cultures de contre saison, les productions seront globalement inférieures à la moyenne.
    • Mouvements du bétail et productions animales : Le retour habituel des troupeaux de la transhumance sera observé à partir d’octobre vers les zones de productions pour les résidus de récolte et vers les pâturages de saison sèche à partir de février. La disponibilité moyenne à excédentaire de pâturage et des points d’eau dans les zones de concentration ne devrait pas engendrer de perturbation majeure dans le mouvement habituel des troupeaux. Toutefois, des perturbations à cause de l’insécurité dans le delta du Niger et de la descente précoce des troupeaux mauritaniens dans le Sahel Occidental d’octobre à mai risque de créer un surpâturage. Les productions animales (lait, beurre, viande) seront moyennes dans l’ensemble grâce aux conditions d’élevage présentes au niveau des zones habituelles de concentration de saison sèche de février à mai (les zones agricoles et vers les bourgoutières dans la zone du fleuve et des lacs).
    • La main d’œuvre agricole : Les perspectives d’opportunités de main d’œuvre agricole sont moyennes dans l’ensemble grâce aux productions agricoles moyennes à supérieures à la moyenne attendue. Les rémunérations en nature et en espèce qui sont fonction du volume de récolte seront également moyennes à supérieures à la moyenne d’octobre à mars. A partir d’avril, les opérations de nettoyage de champ et de transport de fumier pour les préparatifs de la nouvelle campagne agricole constitueront des opportunités d’emplois pour les ménages pauvres. Les revenus moyens et les payements en nature issus de ces activités amélioreront leur accès à la nourriture.

    Les autres activités de moyens d’existence

    • Migration et mouvements de population : Les départs habituels de bras valides entamés depuis septembre se poursuivront jusqu’en mars vers les centres urbains, les zones de grandes productions du pays pour les travaux de récolte et les pays voisins. Les sites d’orpaillage officiellement ouverts en octobre seront les destinations privilégiées de beaucoup de migrants dans les régions de Kayes, Koulikoro et de Sikasso. Les appuis en nature et en espèce envoyés d’octobre à mai et où rapportés par les migrants de retour en avril-mai amélioreront l’accès des ménages aux marchés. Quant aux déplacements de populations liées à l’insécurité résiduelle, on ne devrait pas assister à un grand changement par rapport à la situation actuelle. La tendance de retour des réfugiés se poursuivra d’octobre à mai.
    • Pêche : Les perspectives de capture pour la pêche seront moyennes dans le pays grâce au niveau de la crue des cours d’eau qui a permis une inondation moyenne des zones de reproduction du poisson. Les captures faibles en octobre à cause du niveau des eaux très élevé augmenteront à partir de novembre avec l’ouverture de la campagne de pêche. Les captures s’amélioreront davantage avec la décrue jusqu’en avril-mai ou les levées de mise en défens au niveau des mares pour les pêches collectives contribueront à relever le niveau de la disponibilité en poisson ; ce qui procurera des revenus moyens et améliorera la qualité de l’alimentation des ménages pêcheurs à travers le pays.
    • Main d’œuvre non agricole : Les activités habituelles de main d’œuvre non agricole et de petits métiers d’octobre à mai se poursuivront normalement dans le pays. Les revenus moyens issus de ces activités permettront aux ménages pauvres qui en dépendent d’améliorer leur pouvoir d’achat.

    Les marchés et les prix

    • Prix des céréales : Les prix suivront la baisse saisonnière à partir d’octobre grâce aux récoltes moyennes à supérieures à la moyenne qui réduiront les demandes de consommation des ménages et rehausseront l’offre sur les marchés. La tendance de baisse des prix se maintiendra jusqu’en février à partir duquel une stabilité voire légère hausse des prix sera observée à cause des achats des commerçants, des stocks institutionnels (OPAM, PAM, etc.) et des stocks communautaires (Banques de céréales, coopératives). La hausse des prix entamée se poursuivra jusqu’en mai à un rythme normal grâce à la production moyenne à supérieure à la moyenne dans le pays et particulièrement dans les grandes zones de production. La tendance des prix des céréales inférieure ou similaire à la moyenne quinquennale se maintiendra d’octobre à mai 2018 dans les zones de production et similaire à supérieur à la moyenne dans les zones de consommation et de mauvaise production.
    • Prix du bétail : Le retour habituel des troupeaux en octobre rehaussera l’offre de bétail sur les marchés ; ce qui réduit l’effet inflationniste née de la fête de Tabaski. Le prix du bétail qui est présentement en hausse par rapport à la moyenne sur les principaux marchés à bétail se maintiendra dans l’ensemble grâce à la demande qui reste élevée pour les pays côtiers et pour les fêtes de fin d’année. A partir d’avril, la dégradation habituelle des conditions d’élevage avec perte d’embonpoint pour le bétail induira la baisse habituelle des prix qui resteront tout de même supérieurs à la moyenne. Les termes de l’échange chèvre/mil supérieurs de plus de 10 pour cent de la moyenne se maintiendront durant toute la période du scenario d’octobre à mai 2018.

    Les autres facteurs clés

    • Situation sécuritaire : La signature d’un cessez le feu entre les groupes armés et le retour progressif de l’administration dans la région de Kidal contribueront à atténuer les incidents sécuritaires dans cette zone.  Toutefois, les perturbations localisées continueront à être enregistrées les régions de Kidal, Tombouctou, Gao et le nord de celle de Mopti et de Ségou pendant la durée du scenario à cause des groupes terroristes ; ce qui affectera négativement le mouvement des personnes et des biens dans ces zones.
    • Actions humanitaires : Des appuis en termes d’intrant agricoles pour les cultures de contre saison et les appuis à réinsertion des populations retournées et rapatriées se poursuivront durant toute la période du scenario. Ces programmes de renforcement de la résilience limiteront le recours des populations bénéficiaires à des stratégies d’adaptation négatives.
    • Situation nutritionnelle : La prévalence de la malnutrition aiguë globale selon le poids taille du SMART de juillet 2017 (soudure) est de de 11,0 pour cent contre 10,9 pour cent (IC 10,6-14,3) en juillet 2016 ; ce qui dénote d’une situation sérieuse selon les normes OMS. L’amélioration habituelle de la situation nutritionnelle sera observée d’octobre à mars grâce à la disponibilité des récoltes, de la diversité alimentaire et de la baisse des prix des aliments qui favorisent un accès moyen des ménages aux denrées alimentaires. A partir de mars-avril, la dépendance de plus en plus forte des ménages sur le marché notamment dans les zones de faible production, la dégradation habituelle de l’hygiène par la rareté de l’eau, contribueront à la dégradation habituelle de la situation nutritionnelle jusqu’en mai. La prévalence devrait rester proche de la moyenne durant toute la période compte tenu de la situation alimentaire globalement satisfaisante dans le pays et de la poursuite active des actions de dépistage et de prise en charge des cas de malnutrition. Le taux brut de mortalité est de 0,36 [0,32-0,41] en-dessous du seuil d’alerte défini par l’OMS (1 décès/10000/jour).

    Résultats les plus probables de la sécurité alimentaire

    Pour plus d'informations sur les perspectives des zones de préoccupation, veuillez, s'il vous plaît, cliquer en haut de la page pour télécharger le rapport complet.

    • La disponibilité de plus en plus importante des récoltes et le maintien voire la baisse des prix des céréales par rapport à la moyenne permet un accès moyen de la plupart des ménages aux denrées alimentaires. L’intensification des récoltes d’octobre à mars pour les cultures pluviales et les contres saisons maraichères, la baisse des prix qui seront similaires à inférieurs à la moyenne renforceront davantage l’accessibilité des ménages agropasteurs aux aliments. Le score de consommation alimentaire pauvre plus limite de 41,6 pour cent de même que l’indice de faim modérée à sévère de 8,7 pour cent selon ENSAN de septembre 2017 s’amélioreront davantage et seront proches du niveau moyen d’octobre à février 2017. La reconstitution des stocks et les revenus agricoles tirés de la vente des récoltes et les activités de mains d’œuvre agricole rehausseront à un niveau moyen le pouvoir d’achat des ménages agropasteurs. Il en est de même pour les ménages pasteurs qui bénéficieront des termes de l’échange bétail/céréales favorables pour satisfaire leurs besoins alimentaire et nutritionnelle. Par conséquent, la majorité des ménages agropasteurs et pasteurs seront en insécurité alimentaire Minimale (Phase 1 de l’IPC) d’octobre 2017 à mai 2018.

      Cependant, l’épuisement précoce des stocks à cause de la baisse importante de production engendrera une dépendance précoce aux marchés pour les populations des zones du lac télé et Faguibine dans le cercle de Goundam, par endroits dans le cercle de Diéma, de Nara, Nioro, Djenné, Tenenkou pour satisfaire leurs besoins alimentaires par rapport à une année normale. Les ménages pauvres de ces localités auront recours à l’intensification des emprunts, des activités de mains d’œuvre et de réduction de dépenses non alimentaires (intrants agricoles, santé, éducation, hygiène, etc.) pour satisfaire leurs besoins alimentaires. La dégradation habituelle de la consommation alimentaire et de la situation nutritionnelle sera observée à des niveaux supérieurs à la moyenne. Les ménages pauvres qui ne pourront satisfaire leurs besoins alimentaires sans recourir aux stratégies d’adaptation atypiques seront par conséquent en insécurité alimentaire de Stress (Phase 2 de l’IPC) d’avril à mai. Il en sera de même pour les ménages pauvres pastoraux à partir de mars dans les régions de Tombouctou et de Gao à cause de la baisse des revenus pastoraux et de la conjoncture peu favorable qui affecte négativement leur pouvoir d’achat.

      Les ménages pauvres victimes des inondations sont dans un besoin de reconstitution des moyens d’existence qui nécessite des moyens financiers qui dépassent leurs capacités. Les ménages pauvres qui, pour la plupart sont dépendants des marchés à partir de février-mars auront des difficultés à faire face à la fois aux besoins alimentaires et de reconstitution des moyens d’existence sans appuis extérieurs. Ces ménages en situation d’insécurité Minimale (Phase 1 de l’IPC) d’octobre jusqu’en février grâce à leurs propres récoltes même faibles que la moyenne, des rémunérations en nature dans les récoltes et de la solidarité locale auront recours à l’intensification inhabituelle des activités de mains d’œuvre et aux emprunts pour satisfaire leurs besoins. La dégradation précoce de la consommation alimentaire voire de la nutrition à cause de la réduction des dépenses les met en situation d’insécurité alimentaire de Stress (Phase 2 de l’IPC) à partir de mars jusqu’en mai.

    Figures Figure 1.  Evolutions des termes d’échange chèvre/mil (kg/animal)

    Figure 1

    Figure 1. Evolutions des termes d’échange chèvre/mil (kg/animal)

    Source: FEWS NET

    Figure 2.  Rainfall anomalies for the period from June through September 2017

    Figure 2

    Figure 2. Rainfall anomalies for the period from June through September 2017

    Source: NOAA

    Figure 3. NDVI anomalies for the period from July through September 2017

    Figure 3

    Figure 3. NDVI anomalies for the period from July through September 2017

    Source: USGS/FEWS NET

    CALENDRIER SAISONNIER POUR UNE ANNÉE TYPIQUE

    Figure 4

    CALENDRIER SAISONNIER POUR UNE ANNÉE TYPIQUE

    Source: FEWS NET

    Afin d’estimer les résultats de la sécurité alimentaire pour les prochains six mois, FEWS NET développe les suppositions de base concernant les événements possible, leurs effets, et les réponses probables des divers acteurs. FEWS NET fait ses analyses basées sur ces suppositions dans le contexte des conditions actuelles et les moyens d’existence locaux pour développer des scénarios estimant les résultats de la sécurité alimentaire. D’habitude, FEWS NET prévient du scénario le plus probable. Pour en savoir plus, cliquez ici.

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