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Evolution des prix favorable à un accès moyen des ménages aux denrées alimentaires

  • Perspectives sur la sécurité alimentaire
  • Mali
  • Octobre 2016 - Mai 2017
Evolution des prix favorable à un accès moyen des ménages aux denrées alimentaires

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  • Messages clé
  • CONTEXTE NATIONAL
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    • Les perspectives de production de céréales sont jugées globalement moyennes à bonnes; ce qui présage d’une disponibilité alimentaire moyenne dans le pays en 2016-2017. Les prévisions de production selon le Gouvernement sont en hausse de 32 pour cent par rapport à la moyenne quinquennale. Toutefois, des baisses importantes de production à cause des inondations sont à signaler par endroits dans la bande du fleuve des régions de Mopti, Tombouctou et de Gao. 

    • L’approvisionnement des marchés est suffisant partout. L’accès des ménages aux denrées alimentaires s’améliore de plus en plus grâce à la disponibilité des nouvelles récoltes, le niveau des prix des céréales qui restent inférieurs à la moyenne quinquennale et les termes de l’échange bétail/céréales favorables aux éleveurs.

    • Cependant, une dégradation de la situation alimentaire vers Stress (Phase 2 de l’IPC) est probable à partir de mars dans les zones rizicoles de la bande du fleuve des cercles de Djenné, Gourma Rharous, Bourem, Gao à cause de la baisse importante des productions rizicoles suite aux inondations d’août à septembre. Il en sera de même pour les ménages touchés par les pertes de biens et ou de culture à cause des pluies de juillet à septembre 2016 à travers le pays.

       

      This report is being translated into English.


    CONTEXTE NATIONAL

    Situation actuelle

    Progrès saisonnier

    Les prévisions de production de céréales sont supérieures à la moyenne quinquennale de 32,4 pourcent (CPS/SDR). Toutefois, la faiblesse des pluies en fin septembre a affecté négativement l’évolution normale des cultures au stade de floraison-épiaison par endroits à travers le pays ; ce qui engendrera des baisses de rendement dans ces zones. Aussi, des pertes de superficies liées à la crue précoce et forte réduiront les productions rizicoles le long du fleuve Niger notamment dans les cercles de Djenné, Bourem, Rharous, San, Bla et Mopti. La disponibilité des premières récoltes de légumineuses arachides, niébé a mis fin à la soudure agropastorales et améliore l’accessibilité des ménages pauvres à la nourriture en attendant les grandes récoltes en octobre-novembre.

    Les conditions d’élevages se caractérisent par des pâturages bien fournis dans l’ensemble. La production de biomasse végétale est normale à nettement excédentaire à travers le pays. Les productions animales sont moyennes dans l’ensemble ; ce qui procure des revenus moyens aux ménages. Aucune épizootie n’a été signalée et la campagne de vaccination du bétail se poursuit avec l’appui de certains partenaires au développement notamment dans les régions de Tombouctou, Gao et de Kidal.

    Fonctionnement des marchés et prix

    Les disponibilités en céréales sont moyennes sur les marchés grâce au déstockage de plus en plus constaté dans les zones de production. L’offre de céréales est en hausse par rapport au mois passé dans les zones de production et stable ailleurs dans le pays. Dans les zones d’insécurité du nord de la région de Mopti et de celles de Gao, Tombouctou, Kidal, l’approvisionnement des marchés reste tributaire de l’évolution de la situation sécuritaire. Toutefois, leur approvisionnement reste suffisant pour les demandes de consommation.

    Sur les marchés des capitales régionales, le prix du mil est fluctuant avec une tendance à la stabilité dans toutes les capitales régionales par rapport au mois dernier. Les prix du mil/sorgho sont partout similaires ou inférieurs à la moyenne quinquennale sur tous les marchés des capitales régionales. La baisse est de -5 pourcent à Kayes, -16 pourcent à Ségou, -12 pourcent à Koulikoro, Gao et de -2 pourcent à Tombouctou.

    Les marchés à bétail sont moyennement fournis. Le prix de la chèvre qui est l’animal le plus vendu par les ménages pauvres est par rapport à la moyenne quinquennale en baisse de -17 pourcent à Bourem, -13 pourcent à Ansongo, stable à Gao et en hausse de 7 pourcent à Rharous, et de plus de 30 pourcent à Tombouctou. Les termes de l’échange chèvre/mil par rapport à la moyenne sont en hausse de 9 pourcent à Gao, Rharous, 5 pourcent à Goundam et 18 pourcent à Mopti. La baisse des termes de l’échange d’environ 20 pourcent à Bourem affecte négativement l’accès des ménages pastoraux aux marchés.

    Appuis humanitaires

    Les dernières opérations de distributions alimentaires gratuites par le Commissariat à la Sécurité Alimentaire portant sur 11 428 tonnes de céréales à travers les ONG partenaires ont eu lieu au cours de septembre dans les régions de Gao, Tombouctou, Mopti, et Kidal pour plus de 700,000 personnes. Environ 30 pourcent des ménages au niveau national ont bénéficié des distributions gratuites de vivres selon l’ENSAN, conduit en septembre 2016. Quant aux ventes subventionnées de vivres, elles se poursuivent dans les régions de Gao, Tombouctou et de Kayes. Ces opérations en plus d’améliorer la disponibilité au niveau des ménages bénéficiaires ont joué un rôle tampon contre la hausse des prix des denrées sur les marchés.

    Inondations

    Les dégâts matériels importants et des pertes en vie humaine ont été enregistrés à cause des grandes pluies de juillet à septembre sur certaines localités des régions de Sikasso, Ségou, Mopti, Gao, Tombouctou, Koulikoro et Kayes. Les pertes d’habitats, de biens, d’équipement, de bétail et de greniers de stocks ont contribué à la dégradation des moyens d’existence des ménages dans ces zones. Des appuis en vivres et en non vivres du Gouvernement et des partenaires humanitaires ont été apportés aux ménages victimes estimés à plus de 18 000 personnes en fin septembre selon la DGPC. La dégradation des moyens d’existence et la perte de production liée aux inondations rehaussent la vulnérabilité des ménages pauvres victimes à l’insécurité alimentaire.

    Situation sécuritaire

    Les incidents sécuritaires continuent d’être enregistrés dans les régions du nord et du centre du pays ; ce qui affecte négativement les mouvements des personnes et de leurs biens. Par exemple, la situation sécuritaire incertaine a engendré des perturbations dans le mouvement de bétail dans les cercles de Tenenkou et de Youwarou. La reprise économique dans ces zones d’insécurité se trouve perturbée par la réduction du niveau des activités économiques et les opportunités de revenus pour les ménages pauvres.


    Situation de sécurité alimentaire

    La majorité des ménages agropastoraux et pastoraux à travers le pays ont un accès moyen aux denrées grâce à la disponibilité moyenne des revenus issus des activités habituelles de mains d’œuvre, les payements en nature dans les zones agricoles et le niveau des prix des céréales inférieur à la moyenne. Pour les ménages éleveurs, les termes de l’échange bétail/céréales supérieurs à la moyenne favorisent un accès moyen aux marchés pour satisfaire leurs besoins alimentaires. Le score de consommation alimentaire pauvre en fin soudure en septembre touchait 10 pourcent des ménages du pays tandis qu’il était de 6 pourcent des ménages pour le score de la faim (HHS) selon ENSAN de septembre 2016. Quant au taux de malnutrition aiguë global selon le poids/taille, il est de 11,5 pourcent contre 12,4 pourcent en 2015 à la même période selon l’enquête SMART de juillet 2016. Cependant, la consommation alimentaire actuelle devrait connaitre une amélioration par rapport à la situation de septembre 2016 grâce à la disponibilité alimentaire plus importante des récoltes. Par conséquent, la majorité des ménages sont présentement en insécurité alimentaire Minimale (Phase 1 de l’IPC).

    Le retour des personnes déplacées et réfugiés dans leurs zones d’origine se poursuit. En fin septembre 2016, le nombre de déplacé enregistré dans le pays était de 33 042 personnes dont 29 525 dans les régions nord et 3 517 dans celles du sud. Ces ménages déplacés pauvres qui ont de la peine à se rétablir (abris, reprise d’activités économiques, etc.) et ceux victimes de la dégradation des moyens d’existence à cause des pluies et de la crue ont des difficultés à satisfaire leurs besoins alimentaires et non alimentaires et sont par conséquent en situation de Stress (Phase 2 de l’IPC).

     

    Suppositions

    Le scenario le plus probable de la sécurité alimentaire d’octobre à mai 2017 se base sur des suppositions fondamentales, par rapport à l’évolution du contexte national, qui sont :

    Les activités agricoles :

    • La situation aviaire : Les dégâts habituels des oiseaux seront observés dans les zones rizicoles de la bande du fleuve Niger de l’office du Niger à Ségou à la région de Gao et dans la bande du sahel occidental d’octobre 2016 à février 2017. La bonne disponibilité des graminées sauvages devrait limiter le niveau des dégâts sur les cultures. A partir de mars 2017, le tarissement habituel des mares dirigera les oiseaux vers les zones de contre-saison de riz où des dégâts légers à moyens seront enregistrés.
    • Crue des fleuves : Le niveau actuel de la crue sur les cours d’eau est supérieur à nettement supérieur à celui de l’année dernière à la même période et à la moyenne pluriannuelle. Selon les prévisions climatiques de l’OPIDIN (Observatoire pour les Prévisions des Inondations dans le Delta Intérieur du Niger), la montée des eaux se poursuivra jusqu’en novembre et le niveau de la crue sera proche de celui de 1964 ; ce qui constitue une sérieuse menace pour les populations de la zone. La superficie inondable qui est en moyenne de 14 000 ha sera proche de 22 000 ha. Le rythme de montée jugé rapide au niveau des différentes stations devient inquiétant aussi bien pour les agropasteurs que pour les pêcheurs avec des dégâts plus ou moins importants selon les localités. La baisse de niveau constatée en fin de mois limitera le niveau des dégâts dans les zones concernées.
    • Productions agricoles : Le niveau de réalisation globalement supérieur à la moyenne de plus de 20 pourcent dans le pays en plus de la bonne pluviométrie augure d’un niveau de production moyen à supérieur à la moyenne dans le pays. Les prévisions de production selon la Cellule de Planification et de Statistique du Secteur de Développement Rural donnent un excédent céréalier supérieur à celle de 2015. Cependant, les pertes de culture liées aux inondations de juillet à septembre aussi bien par les pluies que par la crue réduiront de façon localisée les productions agricoles dans les zones victimes à travers le pays particulièrement dans le delta intérieur du Niger et la vallée du fleuve des régions de Tombouctou, Gao où la réduction des productions rizicoles (riz de submersion) pourrait atteindre 30 à plus de 50 pourcent de la moyenne.
    • Les cultures de contre-saison : Le niveau de remplissage des retenus d’eau (mares et lacs) et sur les fleuves augure des perspectives de production moyennes à supérieures à la moyenne pour les cultures de contre-saison à partir d’octobre pour les cultures maraichères et de mars pour les cultures de riz et de décrue dans les zones de décrue de Tombouctou, Kayes, Mopti et de Gao. La poursuite des appuis dans le cadre de la diversification agricole et surtout de la réinsertion socio-économique des ménages dans les régions du nord, victimes de la crise sécuritaire améliorera le niveau des productions agricoles grâce à la distribution des semences de qualité et d’équipements par le Gouvernement et les partenaires.
    • La main d’œuvre agricole : Les opportunités de main d’œuvre agricole qui seront liées aux travaux de récoltes pour la saison principale d’octobre à février et d’installation des cultures de contre-saison de janvier à mars  seront moyennes à supérieures à la moyenne dans l’ensemble. Il en sera de même pour les travaux de nettoyage et de transport de fumier d’avril à mai dans les zones agricoles du pays. Les revenus moyens et les produits en nature issus de la rémunération en nature amélioreront l’accès à la nourriture pour les ménages pauvres qui s’adonnent à cette activité.

     

    Les autres sources de revenus et de nourriture :

    • Mouvements du bétail et productions animales : Le retour habituel des troupeaux de la transhumance sera observé à partir d’octobre. L’excédent de production de pâturages en plus des résidus de récolte et du bon niveau de reconstitution des points d’eau contribueront à maintenir un bon embonpoint pour le bétail d’octobre à mars. Cependant, la submersion à blanc des parcelles de bourgoutière dans le delta intérieur du Niger réduira le disponible fourrager pour le bétail de décembre à juin 2017. Les productions animales (lait, beurre, viande) seront moyennes dans l’ensemble grâce aux bonnes conditions d’élevages présentes au niveau des zones habituelles de concentration de saison sèche de février à mai (les zones agricoles et vers les bourgoutières dans la zone du fleuve et des lacs). Dans les régions de Kidal, Tombouctou, Gao et le nord de Mopti, des perturbations légères pourront être observées dans le mouvement de bétail à cause des conflits communautaires.
    • Pêche : Les perspectives de capture pour la pêche seront moyennes à supérieures à la moyenne dans le pays grâce au niveau de la crue des cours d’eau supérieure à la moyenne et qui permet l’inondation des zones de reproduction du poisson. Le maintien de la demande de consommation en poisson aussi bien de l’intérieur que vers les pays voisins et des appuis aux pêcheurs en terme d’équipement et de transformation contribueront à améliorer les captures pendant la campagne de pêche de novembre à mai ; ce qui rehaussera le revenu et la qualité de l’alimentation des ménages pêcheurs à travers le pays. Cependant, le faible niveau d’équipement des pêcheurs et la baisse du stock de poisson ne permettent pas d’espérer sur des captures exceptionnelles à la hauteur de la crue.
    • Migration et mouvements de population : Les départs habituels de bras valides entamés depuis septembre se poursuivront vers les centres urbains, les zones de grandes productions du pays pour les travaux de récolte et voire des pays voisins. Les sites d’orpaillage qui seront ouverts après la période des cultures seront la destination privilégiée de beaucoup de migrants dans les régions de Kayes et de Sikasso. Les vivres et les revenus moyens envoyés ou rapportés par les migrants de mars à mai seront favorables à la satisfaction des besoins alimentaires et non alimentaires des ménages pendant cette période. Par ailleurs, la poursuite du retour des déplacés estimés à 33 042 personnes et des refugiés contraste avec de nouveaux départs dans les zones de conflit particulièrement dans les cercles de Kidal, Tenenkou et de Youwarou. Ces déplacements fragiliseront d’avantage les moyens d’existence des ménages touchés qui ont de la peine à se remettre des séquelles de la crise sécuritaire.
    • Main d’œuvre non agricole : Les activités habituelles de main d’œuvre non agricole et de petits métiers d’octobre à mai se poursuivront normalement dans le pays. Les revenus moyens issus de ces activités permettront aux ménages pauvres qui en dépendent d’améliorer leur pouvoir d’achat notamment dans les zones de baisse de production où on assistera leur intensification. Toutefois, dans les régions du nord, la baisse des opportunités d’emplois de main-d’œuvre (construction, petits métier, etc.) à cause de la situation sécuritaire instable qui limite les investissements engendrera des revenus inférieurs à la moyenne.

    Les marchés :

    • Prix des céréales : Les prix suivront l’évolution saisonnière de baisse à partir d’octobre grâce à la disponibilité des récoltes moyennes à supérieures à la moyenne et de la baisse des demandes de consommation des ménages des zones agricoles. Le déstockage qui sera observé en octobre grâce aux espoirs de bonne production contribueront à la baisse des prix qui se poursuivra jusqu’en février 2017. Les besoins de reconstitution des stocks institutionnels à cause des distributions de vivres qui ont eu lieu à la soudure de juin à septembre 2016 (OPAM, PAM, …) rehausseront la demande plus que la moyenne sur les marchés à partir de mars. La production moyenne à supérieure à la moyenne et le niveau important des stocks dans les zones de production et des commerçants atténueront l’impact de cette demande sur les prix des céréales. Les prix des céréales resteront inférieurs à la moyenne quinquennale d’octobre à mars et proches à similaires de mars à mai 2017.
    • Prix du bétail : L’offre de bétail ne tardera pas à augmenter grâce à la descente des troupeaux transhumants et les ventes des pasteurs pour leur approvisionnement en céréales à partir d’octobre par rapport à une demande en hausse à cause des fêtes de fin d’année ; ce qui contribuera à maintenir le niveau des prix des animaux élevés et qui resteront supérieurs à la moyenne quinquennale durant toute la période du scenario d’octobre à mai 2017. En dépit de la baisse des prix engendrée par la hausse des offres de la part des éleveurs pour leur besoin d’approvisionnement à partir de décembre-janvier et aussi à cause de la perte d’embonpoint du bétail d’avril à mai, les prix du bétail resteront supérieurs à la moyenne. Les bonnes conditions d’élevage qui maintiendront un embonpoint satisfaisant et la production agricole moyenne à bonne qui n’incite pas à un déstockage inhabituel au niveau des ménages maintiendront cette tendance des prix. Les termes de l’échange chèvre/mil supérieur de plus de 5 à 20 pour cent de la moyenne se maintiendront durant la période du scenario.

    Les autres enjeux importants :

    • Impact inondation : La baisse de production agricole et la dégradation des moyens d’’existence à cause des inondations de juillet à septembre dans les régions de Sikasso, Koulikoro, Ségou, Mopti, Tombouctou, Gao, Ménaka et de Kidal avec plus de 18,000 personnes touchées affecteront négativement les capacités des ménages pauvres à satisfaire convenablement leurs besoins alimentaire et non alimentaire.
    • Situation sécuritaire : La situation sécuritaire en dépit des remous localisés entre les groupes armés et les militaires ne devrait pas connaitre une exacerbation pendant la période du scenario. Toutefois, les perturbations localisées continueront à être enregistrées particulièrement dans les régions de Kidal, Tombouctou, Gao et le nord de celle de Mopti et de Ségou pendant la durée du scenario; ce qui affectera négativement le mouvement des personnes et des biens dans ces zones.
    • Situation nutritionnelle : La situation nutritionnelle devrait s’améliorer par rapport à la période de soudure (juin-septembre) grâce à la disponibilité des récoltes, de la diversité alimentaire et du prix des aliments qui favorise un accès moyen des ménages aux aliments d’octobre à février 2017. A partir de mars à cause de la dégradation de l’hygiène par la rareté de l’eau, la dépendance de plus en plus forte des ménages sur le marché, la baisse habituelle de la disponibilité des produits animaliers et la mise en œuvre des stratégies de gestion des stocks affecteront négativement comme d’habitude la situation nutritionnelle des ménages. La prévalence de la malnutrition aiguë globale de 11,5% selon le poids/taille qui devrait être en baisse saisonnière d’octobre à mars suivra alors la hausse saisonnière de mars à mai. La prévalence devrait rester proche de la moyenne (entre 8 pourcent et 14 pourcent) durant toute la période compte tenu de la situation alimentaire globalement satisfaisante dans le pays et de la poursuite active des actions de dépistage et de prise en charge des cas de malnutrition.

    Résultats les plus probables de la sécurité alimentaire

    La disponibilité des premières récoltes met fin à la soudure agropastorale à travers le pays. L’accès à la propre production et le niveau des prix des céréales inférieur à la moyenne favorisent un accès moyen de la majorité des ménages aux vivres. L’accès aux vivres s’améliorera d’avantage grâce aux grandes récoltes qui se poursuivront jusqu’en décembre et qui permettront la reconstitution des stocks au niveau des ménages. Les produits issus du paiement en nature dans les travaux de récolte auprès des ménages aisés et la baisse des prix qui s’en suit favoriseront d’avantage l’accès des ménages pauvres aux vivres  grâce aux revenus moyens tirés des activités habituelles de mains d’œuvre agricole et non agricole, de petit métier et les autres stratégies.

    Quant aux ménages pasteurs, ils bénéficieront des productions animales moyennes qui en plus d’améliorer la consommation alimentaire procureront des revenus pour un accès moyens aux marchés. À la faveur du bon embonpoint des animaux qui contribuera à maintenir la tendance de prix supérieur à la moyenne d’octobre à mai 2017, les termes de l’échange bétail/céréales seront supérieurs à la moyenne durant toute la période du scenario ; ce qui est favorable à un accès moyen des pasteurs aux marchés.

    L’accès moyen aux vivres des ménages pasteurs et agropasteurs à travers le pays grâce à la disponibilité céréalière globalement moyenne et des revenus moyens tirés des activités habituelles ainsi que des termes de l’échange bétail/céréales supérieurs à la moyenne, maintient la majorité des ménages en insécurité alimentaire Minimale (Phase 1 de l’IPC) d’octobre à mai 2017. Cependant, les ménages pauvres victimes des inondations liées aux pluies et ou à la crue des fleuves dans les cercles de Djenné, Gourma Rharous, Bourem, Gao, San, Bla, Sikasso, et Ségou ne pourront satisfaire leurs besoins alimentaires et non alimentaires qu’en ayant recours à des stratégies d’adaptation atypiques de migration, de main d’œuvre, et d’emprunt par exemple. Par conséquent, ils seront en insécurité alimentaire de Stress (Phase 2 de l’IPC) à partir de mars.

    Pour plus d'informations sur les perspectives des zones de préoccupation, veuillez, s'il vous plaît, cliquer en haut de la page pour télécharger le rapport complet.

    Figures  SEASONAL CALENDAR FOR A TYPICAL YEAR

    Figure 1

    SEASONAL CALENDAR FOR A TYPICAL YEAR

    Source: FEWS NET

    Current food security outcomes for October 2016

    Figure 2

    Current food security outcomes for October 2016

    Source: FEWS NET

    Figure 1. Terms of trade for millet/goats (kg/animal)

    Figure 3

    Figure 1. Terms of trade for millet/goats (kg/animal)

    Source: FEWS NET

    Afin d’estimer les résultats de la sécurité alimentaire pour les prochains six mois, FEWS NET développe les suppositions de base concernant les événements possible, leurs effets, et les réponses probables des divers acteurs. FEWS NET fait ses analyses basées sur ces suppositions dans le contexte des conditions actuelles et les moyens d’existence locaux pour développer des scénarios estimant les résultats de la sécurité alimentaire. D’habitude, FEWS NET prévient du scénario le plus probable. Pour en savoir plus, cliquez ici.

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