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Les premières récoltes marquent la fin de la soudure agropastorale

  • Perspectives sur la sécurité alimentaire
  • Mali
  • Octobre 2013 - Mars 2014
Les premières récoltes marquent la fin de la soudure agropastorale

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  • Messages clé
  • Contexte national
  • Zones de preoccupation
  • Evenements qui pourraient changer les scenarios
  • Messages clé
    • La sécurisation des régions du nord malgré quelques incidents isolés permet un rétablissement plus ou moins normal des mouvements des biens et des personnes. Le retour des populations déplacées et refugiées se poursuit activement avec l’appui en transport, en vivres et non vivres de l’Etat et des agences humanitaires. 

    • Les productions agricoles moyennes attendues permettent l’approvisionnement suffisant des marchés aussi bien du nord que du sud en denrées alimentaires. Outre le bon niveau d’approvisionnement des marchés du nord, les récoltes de fonio sauvage et de certaines variétés précoces renforcent la disponibilité alimentaire des ménages. 

    • La baisse habituelle des prix des céréales suite aux récoltes en cours est de plus en plus observée et se poursuivra jusqu’en décembre/janvier sur les marchés. Les bons prix du bétail observés rehaussent le niveau de revenu des pasteurs qui profitent des bons termes d’échange pour reconstituer leurs stocks. 

    • La situation de Stress (Phase 2 IPC 2.0) depuis juillet des ménages dans les régions du nord connait une amélioration avec la disponibilité des premières récoltes dans la zone de mil et de la hausse de plus de 30 pour cent des termes de l’échange pour les pasteurs. La disponibilité des récoltes de mil en octobre et du riz en novembre-janvier permet aux ménages de satisfaire leurs besoins alimentaires. Ces différents facteurs en plus des appuis humanitaires en vivres qui se poursuivront en décembre et l’arrivée des productions agricoles du sud sur ces marchés à des niveaux de prix proches de la moyenne permettent aux ménages d’être en situation d’insécurité alimentaire Minimale (Phase 1 IPC 2.0) pendant toute la période du scenario.


    Contexte national
    Situation sécuritaire

    Le contexte sécuritaire dans le nord est marqué par une amélioration progressive de la sécurité même si des incidents localisés au niveau des centres urbains (Tombouctou, Gao et Kidal), comme des attaques suicides perpétrées, ont été observés depuis le mois de juin 2013. Dans la plupart des régions du nord, ces actions qui font peser une menace sur la quiétude des populations n’a pas encore significativement affecté la reprise des activités économiques suscitée par le retour des services et des populations déplacées et refugiées.

    Campagne agricole

    Les hauteurs plus ou moins importantes de pluies de la première décade du mois d’octobre ont permis de corriger le léger retard dans le développement des cultures observé plus tôt dans la saison. Les stades de développement dominants des plants vont de la maturation à la récolte pour les céréales, et les légumineuses. On assiste présentement aux premières récoltes pour toutes les cultures à travers le pays. 

    Les perspectives de production agricoles sont moyennes pour la plupart des zones agricoles du pays. Toutefois, des poches localisées de productions inférieures à la moyenne suite a l’arrêt prolongé des pluies en septembre sont signalées dans les régions de Motpi (Bandiangara, Djenné), Koulikoro (Banamba), Ségou (Ségou, Niono), et Kayes (Yélimané, et les parties nord de Dièma et Nioro), et dans la bande du fleuve (cercle de Gao et par endroit dans le Gourma de Tombouctou). Les taux de réalisations restent moyennes, mais inferieurs de 12 pour cent a ceux de 2012 en raison du retard dans les installations des cultures. Sur le plan acridien, la situation est calme, selon la FAO et les structures nationales en charge du domaine. 

    Pâturage et conditions d’élevage

    Les pâturages surtout en zone pastorale sont jugés moyens à excédentaires. Les points d’eau se sont reconstitués convenablement pour offrir des conditions meilleures de mouvement pour le bétail. Les troupeaux sont dans les zones habituelles de concentration d’hivernage et ne tarderont pas à amorcer le retour avec les récoltes qui débutent. Dans les zones pastorales du nord, le recours habituel vers les points d’eau permanents et les bourgoutières comme à Mopti sera observé en novembre. Cependant, certains pasteurs nomades ayant traversé les frontières par crainte de perte de bétails suite au conflit ne sont toujours pas retournées. L’état d’embonpoint des animaux est partout jugé bon. La production de lait à la faveur des bonnes conditions d’élevage reste moyenne à bonne dans l’ensemble. 

    La situation épidémiologique reste calme dans l’ensemble. Les actions de reconstitution de cheptel entreprissent par certaines agences humanitaires participent à la réhabilitation des moyens d’existence des ménages et de leurs capacités de production de lait et de vente. L’appui à la vaccination du cheptel permet de sauvegarder la santé animale dans les zones où les structures techniques peinent à reprendre du service.

    Mobilité et évolution des flux commerciaux

    Les échanges commerciaux ont connu une nette amélioration entre le sud et le nord du pays suite à la libération des territoires occupés depuis juin 2013. Le trafic sur les axes routiers reliant le nord au sud s’est nettement intensifié suite à la stabilisation progressive des régions occupées. La reprise de la navigation par la Compagnie Malienne de la Navigation et par les pinassiers à la faveur de la crue du fleuve permet également une plus grande mobilité des populations riveraines jusqu'à la décrue en avril. Cette évolution positive de la mobilité a non seulement permis une redynamisation des marchés, mais aussi une amélioration des capacités d’interventions des agences humanitaires. Toutefois, des actes de banditisme se multiplient également et sont perpétrés généralement à l’encontre des éleveurs et commerçants des zones frontalières de la Mauritanie, du Burkina Faso et de l’Algérie perturbant de temps en temps les flux de denrées importées sur ces marchés. Dans l'ensemble, cela a eu peu d'impact sur l'approvisionnement des marchés dans les zones touchées. 

    Fonctionnement des marchés et prix

    Les marchés au sud du pays poursuivent leur fonctionnement malgré la faiblesse habituelle des demandes de céréales avec la disponibilité habituelle des premières récoltes de céréales, du niébé, fonio, voandzou, et des tubercules au niveau des ménages. La hausse de l’offre sur certains marchés s’explique par le déstockage au niveau des producteurs nantis et les commerçants. 

    Dans les régions du nord, la fonctionnalité des marchés est quasi éffective depuis le déploiement des forces serval et de la MINUSMA au nord Mali en juillet. L’approvisionnement des marchés en denrées alimentaires au niveau des centres urbains se fait comme habituellement à travers les flux venants des zones de production du sud et des pays voisins (Algérie, Niger). A l’intérieur de ces régions, les flux des denrées restent en dessous du niveau habituel due aux risques d’insécurité liés au banditisme résiduel, surtout dans la région de Kidal. Quant aux importations de riz, semoule et farine venant de l’Algérie qui s’était rétablit, continuent de subir les perturbations nées des actes de sabotages sur les axes routiers. La demande est de plus en plus en hausse avec le retour des déplacés et réfugiés mais moins que la moyenne en raison des appuis humanitaires qui se poursuivent.

    Pendant le mois de septembre, les prix des aliments de base (mil, sorgho, riz) sont restés stables sur presque tous les marchés du nord et du sud par rapport à août 2013, et inférieurs à ceux de l’année dernière (Figures 4 et 5). En outre, les données préliminaires des prix d'octobre montrent que dans les zones du sud, avec le début des récoltes à partir d’octobre, les prix des céréales ont amorcé leurs baisses saisonnières d’octobre à décembre. Ces baisses de l’ordre de -5 à -20 pour cent sont favorables à l’accessibilité des ménages à la nourriture. Dans le nord du pays, la même tendance est enregistrée surtout dans les zones des lacs à Tombouctou. Pour les produits importés du sud, les prix sont stables par rapport au mois passé et restent supérieurs à la moyenne d’environ 15 pour cent. 

    Les marchés à bétail dans les zones pastorales du nord sont de plus en plus animés avec le retour des grossistes. Les exportations de bétails vers le Niger et l’Algérie font rehausser la demande par rapport à une offre moindre que la moyenne. Le volume des ventes est important en raison de la fête de Tabaski (octobre) ce qui permet aux éleveurs de profiter des grandes opportunités de vente. Les prix des animaux, à la faveur de leur bon état d’embonpoint et face à la forte demande marquent une hausse de plus de 25 pour cent par rapport à la moyenne, particulièrement pour les petits ruminants ce qui contribue à une amélioration significative des revenus pour les agropasteurs et les pasteurs.

    Retour des déplacées et refugies

    Les retours de populations déplacées et des réfugiés entamés depuis juin 2013 se poursuivent activement avec l’appuis de l’Etat et des agences humanitaires. En fin septembre 2013, plus de 144 000 personnes ont regagné leur terroir (OIM) sur un total de 353 455 personnes déplacées. Ces ménagés bénéficient des appuis en vivres et des programmes de réhabilitation (activités génératrices de revenus, distribution de bétail) de l’état et des agences humanitaires pour permettre leur réinsertions socio économique. Les besoins en vivres et en d’autres commodités comme la réparation des maisons et de combustibles constituent des opportunités de relance des activités économiques comme constater au niveau des différents centres urbains du nord. La main d’œuvre fournie améliore le revenu des ménagés pauvres.

    Appui humanitaires

    Les distributions de vivres, de cash, de bétail, et d’intrants agricoles se poursuivent dans les zones victimes de la crise sécuritaire et de la sécheresse de 2011-2012 dans le sahel occidental. Ces actions ont permis depuis juin 2013 à la faveur de la sécurité renforcée d’améliorer le quotidien des ménages vulnérables et leur permettre de limiter l’adoption des stratégies d’adaptation négatives. Les appuis en intrants agricoles ont permis aux agropasteurs du nord de s’adonner correctement aux activités de production pour renforcer leurs moyens d’existence constituant ainsi des opportunités d’emplois pour les ménages pauvres qui en dépendent. Ces différentes opérations en cours depuis juin 2013 se poursuivront jusqu’en décembre 2013 avec toutefois des difficultés de mobilisation de fonds. Le taux de mobilisation au 30 septembre est à 38 pour cent et 43 pour cent pour le volet sécurité alimentaire. 

    Sécurité Alimentaire

    Dans le sud du pays, le démarrage depuis fin septembre des récoltes de variétés précoces et des produits de soudure comme le voandzou, le niébé et les tubercules a marqué la fin de la soudure pour les ménages. La vente des produits de rentes tels que l’arachide, la pastèque, le fonio, et du mais frais a des prix légèrement supérieurs à la moyenne ont permis aux ménages de disposer de revenus pour satisfaire leurs besoins. Les ménages du sud à la faveur du comportement correct des facteurs contributifs à la sécurité alimentaire sont en phase 1 d’IPC (insécurité alimentaire minime) en octobre.

    Dans les régions du nord, tout comme au sud du pays, les premières récoltes des cultures de décrue et pluviales continuent d’améliorer les disponibilités alimentaires au niveau des ménages agropastoraux. Les récoltes de produits de cueillette en cours (fonio sauvage, nénuphar), la bonne production de lait en plus des distributions de vivres des agences humanitaires maintiennent l’accessibilité des ménages aux denrées alimentaires. Les ménages pasteurs, à la faveur du bon niveau de prix du bétail supérieur à plus de 25 pour cent de la moyenne ont un meilleur accès aux denrées surtout que les prix pour ces derniers restent stables voire en baisse sur certains marchés. Les taux des enquêtes SMART (13,5 pour cent) et EFSA (12,4 pour cent) en période de soudure (juin-juillet) et en situation de disfonctionnement des structures de prise en charge du fléau suite au manque de personnel et d’intrants sont en baisse par rapport à ceux habituellement connus dans la zone qui tournent autour de 15 pour cent. Les ménages en situation de stress depuis juillet dans les régions du nord à la faveur des facteurs d’amélioration cités ci-dessus et l’assistance humanitaires sont en phase 1 d’insécurité alimentaire (Minimale).

    Suppositions

    Le scenario le plus probable de la sécurité alimentaire d’octobre à mars 2014 se base sur des suppositions fondamentales par rapport à l’évolution du contexte national, qui sont :

    • Situation sécuritaire: Le renforcement de la sécurité se poursuivra sur l’ensemble du territoire ce qui permet la poursuite de la redynamisation des conditions socio-économiques particulièrement dans les régions du nord. Cependant, le regain de tension au niveau des groupes rebelles autour de l’exécution des accords de Ouagadougou donne lieu à des remous localisés à Kidal ville. Ces incidents continueront à perturber la sérénité des populations et le fonctionnement normal des circuits commerciaux notamment à Kidal.
    • Productions agricoles : Les perspectives de récoltes au compte de la campagne en cours sont moyennes dans l’ensemble avec des poches localisées de productions inférieures à la moyenne dans les régions de Mopti (Bandiangara, Djenné), Koulikoro (Banamba, Nara), Ségou (Ségou, Macina), et Kayes (Yélimané, et les parties nord de Dièma et Nioro), et dans la bande du fleuve (cercle de Gao et par endroit dans le Gourma de Tombouctou) (Figure 6).
    • Les cultures de contre-saison : Les cultures de contre-saison en raison des appuis, des aménagements, et de l’engouement autour des activités maraichères d’octobre à mars vont s’intensifier plus que d’habitude. Pour les contres saisons de blé et de riz en janvier, les forts appuis en intrants agricoles permettront d’atteindre les niveaux habituels.
    • Le recours au marché : Dans les poches localisées de mauvaise production, le recours aux marchés sera plus précoce de 1 à 2 mois plus tôt que d’habitude.
    • Prix des céréales : L’offre de céréales sera en hausse en octobre en raison du déstockage attendue en octobre pour les besoins financiers de Tabaski, les dépenses de rentrée scolaire et de l’arrivée des premières récoltes sur les marchés. L’abondance de céréales qui en résulte induit une baisse des prix qui s’inscrit dans la tendance saisonnière. La hausse de la demande sur les marchés à travers le pays par rapport à 2012 sera dans les proportions moyennes en raison du retour des flux habituels surtout vers les zones déficitaires du pays (l’ouest et le nord du pays). Les prix seront à des niveaux inférieurs à ceux de 2012 et proches de la moyenne quinquennale durant la période du scenario.
    • Mouvements du bétail et productions animales: Les pâturages et le niveau de reconstitution des points d’eau augurent des conditions moyennes pour le bétail pour son alimentation. Les mouvements de transhumance vers les pâturages de saison sèche débuteront en novembre-décembre à l’exception de la zone inondée de Mopti ou l’insuffisance de points d’eau de surface dans la zone exondée engendrera des descentes précoces vers les bourgoutières du delta intérieur du Niger en octobre. La production animalière restera moyenne compte tenu du bon niveau de régénération du pâturage.
    • Prix du bétail : Le niveau élevé du prix du bétail de plus de 20 pour cent de la moyenne se maintiendra jusqu'à la baisse de la demande en décembre suite au retour de la demande habituelle après l’euphorie de la Tabaski. Ils resteront supérieurs à la moyenne pendant toute la durée du scenario en raison des conditions d’élevage moyennes à bonnes qui n’incitent pas à un déstockage du côté des éleveurs.
    • Migration et mouvements de population: Le départ des bras valides vers les zones de grande production en novembre-décembre améliorera la disponibilité alimentaire pour les ménages pauvres des zones ayant connu une mauvaise récolte. Les mouvements habituels d’exode de fin de campagne qui commencent dès septembre s’étendent jusqu’en avril dans le sud et le nord du pays. Les migrants vont vers les centres urbains du pays et des pays voisins. Les transferts de revenus qui seront normaux permettent d’améliorer l’accès des ménages aux denrées alimentaires. La tendance du retour des déplacées et des réfugies se renforcera durant la période du scénario compte tenu de l’amélioration de la situation sécuritaire.
    • Pêche : Les captures pendant la campagne de pêche à partir de décembre seront moyennes au vu des conditions de reproduction moyennes du poisson observées au niveau des cours d’eau. Le bon niveau des prix du poisson suite à la contagion de celui des céréales cette année incite les ménages pêcheurs à intensifier les prises notamment dans les communes riveraines de Gao victimes de la mauvaise production rizicole. Les appuis en matériels de pêche et de conservation par l’état et certains partenaires permettront aux pêcheurs de rentabiliser d’avantage cette production.
    • Activités économiques/revenus : Une tendance à la normalisation de l’activité économique au nord s’installera progressivement avec la stabilisation en cours. Les besoins de main d’œuvre agricole durant la période des récoltes offriront des opportunités de travail aux ménages vulnérables aussi bien au sud qu’au nord du pays. Les payements en nature moyens à inferieurs à moyenne selon les zones issus des récoltes et les produits de cueillette seront également disponibles pour les ménages très pauvres durant la période. Les activités habituelles telles que le transport, le petit commerce, l’artisanat procureront d’avantage de revenus mais moins que d’habitude aux ménages pauvres dans ces localités.
    • Actions humanitaires: Les actions d’appui en vivres, de reconstitution de cheptel, et de transfert de cash sont programmées jusqu’en décembre 2013 et au delà permettront de renforcer la reconstitution des moyens d’existence au niveau des ménages pauvres des régions du nord. Elles seront supérieures à celles d’une année moyenne dans les régions du nord. Les actions prioritaires programmées d’ici à décembre toucheront plus de 360 000 ménages dans les régions nord du pays.
    • Situation nutritionnelle : La situation nutritionnelle ne devrait pas connaitre une détérioration par rapport à une situation habituelle. Le renforcement des programmes de prévention et de récupération nutritionnelle en cours à travers la réhabilitation et la fourniture d’intrants contribueront à améliorer le statut nutritionnel dans le pays. L’accès moyen des ménages à la nourriture de même que la diversification sur la base du renforcement des productions maraichères et de contres saison de céréale permettent d’éviter une exacerbation de la malnutrition dans le pays. 
    Résultats les plus probables de la sécurité alimentaire

    Au sud du pays, le démarrage depuis fin septembre des récoltes de variétés précoces permet d’améliorer les disponibilités alimentaires des ménages. Les céréales issues des paiements en nature dont bénéficieront les ménages pauvres durant la période des récoltes offriront à ces derniers des stocks complémentaires. La baisse entamée des prix des céréales au niveau des marchés de production seront au plus bas niveau entre octobre et janvier, favorisant ainsi l’accessibilité alimentaire pour les ménages pauvres très dépendants du marché de février à mars. Les sources de revenus habituelles de mains d’œuvre et d’auto emplois (commerce, vente de bois, artisanat, culture de rente) permettent aux ménages pauvres et très pauvres de disposer des revenus habituels pour la satisfaction des besoins non alimentaires (santé, éducation). Les récoltes de maraichage de décembre à mars procurent des revenus et permettent la diversification alimentaire des ménages. Ces différents facteurs permettent aux ménages pauvres et très pauvres de ne pas excéder la phase de l’insécurité alimentaire minimale (IPC Phase 1) pendant la période du scenario.

    Dans les zones pastorales du nord, les augmentations de revenu liées à l’ouverture des marchés et à la hausse des prix du bétail de plus de 25 pour cent par rapport à la moyenne permettront aux éleveurs d’accéder facilement aux céréales. Les termes de l’échange qui atteindront leur plus haut niveau seront très profitables aux éleveurs lors du renouvellement des stocks familiaux entre octobre et janvier. Les productions laitières et de produits de cueillette d’octobre à mars renforcent les disponibilités alimentaires des ménages. Les appuis humanitaires en vivres qui constituent une source importante de nourriture (distributions de vivres) et de revenus (transferts monétaires) pour les ménagés pauvres se poursuivront très probablement jusqu’en décembre voire au delà.

    Les ménagés refugiés et les déplacés pauvres de retour dans le nord ont des difficultés à s’insérer dans la vie socio-économique locale ce qui affecte leurs conditions de vie malgré la relance économique dans la zone. La vente de bétail procure des revenus supérieurs à la moyenne compte tenu des niveaux de prix du bétail en hausse de plus de 25 pour cent à la moyenne.

    Dans la bande du fleuve (LZ03), les ménages pauvres et très pauvres en sécurité alimentaire minimale en raison des appuis humanitaires en vivres et compte tenu du contexte socio-économique difficile réduiront leurs dépendances au marché en décembre janvier avec les récoltes de riz qui seront nettement inferieures à celles d’une année moyenne. La forte baisse de production amène les ménagés pauvres à recourir aux marchés plus tôt que d’habitude avec des revenus encore faibles par rapport à la moyenne. Les appuis humanitaires en vivres et non vivres qui sont en cours permettent aux ménagés de ne pas recourir à des stratégies négatives pour satisfaire leur besoins. Ces appuis restent nécessaires pour maintenir le niveau de sécurité alimentaire minimale jusqu’en mars. 


    Zones de preoccupation

    Zone de moyens d’existence 1 (Nomadisme et commerce transsaharien) et 2 (Pastoralisme nomade et transhumant)

    Situation actuelle

    L’élevage transhumant ou nomade (LZ2), le commerce transsaharien entre les grandes villes (Tombouctou, Kidal et Gao) et l’Algérie, la migration et l’artisanat constituent les piliers de l’économie dans ces deux zones. La très faible production agricole voire l’inexistence de production notamment pour la LZ1 explique la dépendance exclusive des populations des deux zones aux marchés pendant toute l’année aussi bien pour la vente de bétail que pour leur approvisionnement en denrées. Cette forte dépendance au marché et au bétail explique leur grande vulnérabilité aux anomalies des marchés et des conditions d’élevage.

    Malgré l’accalmie observée sur le plan sécuritaire depuis juin 2013, des cas de banditismes localisés continuent d’affecter négativement les mouvements dans certaines localités notamment dans la région de Kidal et de Gao. Un renforcement du dispositif sécuritaire est en cours pour soutenir le retour à la normale de la situation socio-économique dans ces zones. Les conditions d’élevage sont jugées bonnes à la faveur du bon niveau de régénération des pâturages arborés et herbacées et de la reconstitution des points d’eau. Ces conditions permettent le maintien de la production de lait capitale pour les populations pasteurs et le bon embonpoint des animaux pour de meilleurs prix. Les mouvements habituels de transhumance qui sont présentement observés dans les aires de pâturage d’hivernage se dérouleront normalement pour permettre une utilisation efficiente du disponible fourrager.

    L’amélioration progressive du fonctionnement des systèmes de marchés au nord permet un renforcement des flux commerciaux du sud et du centre du pays en direction des régions nord. Les importations de riz, lait et pâtes alimentaires venants de l’Algérie se poursuivent malgré une baisse d’intensité suite à l’insécurité résiduelle mais restent suffisantes pour les besoins des populations.

    La disponibilité en produits de cueillette (fonio sauvage et cram-cram) en cours dans cette zone permet aux ménages pauvres de reconstituer leurs stocks alimentaires. Cette stratégie très courante est utilisée par de nombreux ménages pauvres pour mettre fin ou limiter leurs dépendances aux marchés.

    Les prix des produits alimentaires sont en baisse de 10 pour cent par rapport au mois passé pour le mil mais restent supérieurs de 10 à Tombouctou et de 17 pour cent à Ansongo par rapport à la moyenne quinquennale. Concernant le bétail, les prix à la faveur du retour des grossistes habituelles du sud du pays, du Niger et d’Algérie et des bonnes conditions d’élevages, sont en hausse de plus de 25 pour cent par rapport à la moyenne ce qui améliore considérablement le revenu des ménages. Les termes de l’échange (TE) bétail/céréales de 25 à plus de 35 pour cent supérieurs à la moyenne sont favorables aux éleveurs. Les revenus tirés de la vente des animaux seront encore beaucoup plus importants durant cette période de Tabaski (octobre) et profitera aux ménages pastoraux pour le renouvellement des stocks alimentaires.

    L’appui humanitaire est de plus en plus intense dans les zones pastorales à la faveur du déploiement de la MINUSMA et des accords préliminaires signés entre l’état malien et les mouvements Touaregs. Les distributions de petits ruminants, et de cash par les agences humanitaires sont en cours pour plus de 20,000 ménages.

    Suppositions

    Le scénario le plus probable de la sécurité alimentaire dans ces deux zones d’octobre à mars 2014, se fonde sur les hypothèses spécifiques suivantes:

    • La situation sécuritaire : Il restera volatile avec des incidents localisés qui perturberont de temps en temps plus que d’habitude les mouvements des populations durant toute la période du scenario. Toutefois, les ménages s’adonneront comme d’habitude à leurs occupations qui généreront des revenus moins que d’habitude.
    • Situation pastorale : La bonne disponibilité des ressources pastorales permettra aux éleveurs de tirer d’avantage de revenus de la vente du bétail et des sous-produits d’élevage d’octobre à mars dans des proportions habituelles. La soudure pour le bétail sera normale dans la zone.
    • Les marchés : La reprise du fonctionnement normal des marchés depuis août/septembre 2013 dans la zone constitue une bonne opportunité de travail pour les ménages pauvres à travers le courtage et la conduite des troupeaux aux marchés. Les prix des denrées (riz, pates) stables ou en baisse par rapport au mois passé et légèrement supérieur à la moyenne maintient l’accès des ménages aux marchés. La hausse du prix du bétail de plus de 25 pour cent par rapport à la moyenne améliore le revenu des ménages pasteurs. Les termes d’échange bétail/céréales en hausse de plus de 40 pour cent par rapport à la moyenne améliore l’accessibilité des ménages aux denrées alimentaires.
    • Les actions humanitaires : Les actions de résilience programmées par l’Etat et les agences humanitaires durant toute la période du scenario renforceront les moyens d’existence des ménages. Ces actions porteront sur la redistribution des petits ruminants aux ménages pauvres. Les transferts de cash en plus des appuis humanitaires en vivres permettront aux ménages vulnérables d’accéder à la nourriture et à d’autres commodités les évitant d’user des stratégies d’adaptation négatives comme se passer des repas durant la période du scenario.
    Résultats les plus probables de la sécurité alimentaire

    L’évolution de la situation alimentaire sera identique pour les populations des deux zones compte tenu de la dépendance exclusive au marché pour ces populations.

    L’amélioration de la situation sécuritaire permet le retour des populations déplacées et un renforcement de la dynamique de reprise des activités économiques offrant des opportunités de mains d’œuvre pour les ménages pauvres. L’approvisionnement des marchés de la zone pastorale en denrées depuis les marchés du sud se poursuivra. Il en est de même pour les importations de l’Algérie qui malgré les perturbations périodiques permettront de satisfaire les demandes locales particulièrement pour les populations de Kidal.

    L’accès à la nourriture chez les ménages pastoraux qui s’est nettement amélioré par rapport aux mois antérieurs se maintiendra durant la période du scenario. Les facteurs de soutien à ces bons prix du bétail (forte demande, bon embonpoint) contribuent à une amélioration du pouvoir d’achat. L‘amélioration des termes de l’échange (TE) sera favorable aux éleveurs pour la reconstitution des stocks familiaux entre octobre et janvier.

    Les récoltes de fonio sauvage et de cram-cram déjà entamées par les ménages pauvres réduisent leur dépendance aux marchés entre octobre et janvier et leur procurent des revenus. En plus, la production laitière encore bonne en ce moment offre une diversité alimentaire aux ménages.

    Les ménages pauvres et très pauvres en raison de l’amélioration des conditions d’élevage, de l’amélioration des termes de l’échange et des actions de renforcement des moyens d’existence de la part des humanitaires permettent aux ménages pauvres de rester en phase minimale de l’insécurité alimentaire (classe 1 de l’IPC 2.0) d’octobre à jusqu’en mars.

    Zone de moyen d’existence 3 (Riz fluvial et élevage transhumant)

    Situation actuelle

    Le renforcement de la situation sécuritaire dans la zone soutient le retour des populations déplacées et réfugiés dans leurs terroirs. Ces mouvements de retour des populations, de l’administration et des structures techniques renforcent la reprise des activités socio-économiques dans les régions de Gao et de Tombouctou. En fin septembre, selon l’OIM, plus de 144000 personnes avaient regagné leur zone d’origine Un renforcement du dispositif sécuritaire est observé pour réduire ces poches d’insécurité.

    La campagne agricole évolue en dent de scie au niveau de la zone à travers les travaux d’entretien des cultures notamment dans les Périmètres Irrigués Villageois. Ces opérations constituent des opportunités habituelles de revenus et de nourriture pour les populations pauvres vivant de la main d’œuvre en cette période. La mauvaise pluviométrie et la faiblesse de la crue n’ont pas permis d’atteindre les réalisations habituelles particulièrement dans le cercle de Gao et en partie dans ceux d’Ansongo (Bara) et de Bourem (Taboye) ou la baisse de la production attendue dépasse 30 pour cent de celle de 2012. Déjà, les préparatifs pour les cultures maraichères sont en cours dans la zone. Les revenus plus élevés que la moyenne tiré de la vente des produits maraichers en raison de la forte demande de novembre à mars améliorent l’alimentation et le revenu des maraichers. On s’attend dans les zones victimes de la sécheresse à une intensification de cette activité pour compenser le déficit de production. La disponibilité moyenne en eau et les dons gratuits d’intrants par les agences humanitaires de même que la précocité de cette activité cette année permet de compter sur une production supérieure à la moyenne.

    La hausse de la demande en denrées de première nécessité due au retour des déplacées et l’amélioration des revenus des populations contribue aux renforcements des flux commerciaux avec le sud du pays. Les importations du côté algérien qui restent inferieures à la moyenne restent tributaires de l’évolution sécuritaire et du renforcement des contrôles militaires qui conditionnent la disponibilité de ces produits (lait, riz, pates alimentaires, farine). Les disponibilités céréalières moyennes sur les principaux marchés d’approvisionnement des régions de Tombouctou et de Gao sont suffisantes pour les demandes locales. Elle se renforcera d’avantage avec la reprise de la navigation fluviale permettant d’accéder à l’essentiel des principaux marchés de la bande du fleuve de juillet à décembre/janvier selon le niveau de la crue.

    La disponibilité des récoltes de contre-saison de riz en juillet-aout et des cultures de décrue en cours améliorent la disponibilité alimentaire en cette période particulièrement dans les zones de lacs de Tombouctou. Ces facteurs habituels en cette période réduisent le recours des ménages aux marchés.

    Le prix du mil reste supérieur à la moyenne de 16 pour cent à Gao et de -17 pour cent par rapport à septembre 2013. Le prix du riz par rapport au mois passe présente une hausse d’environ 7 pour cent à Gao et de 10 pour cent à Tombouctou. Par rapport à la moyenne,  il est inferieur d’environ 6 pour cent à Tombouctou et pratiquement égal à la moyenne à Gao.

    L’accès des ménages aux denrées est maintenu par la stabilité voire la baisse des prix avec les récoltes au niveau des mares et lacs et des appuis humanitaires en cours surtout que les activités économiques ont repris et gagnent de plus en plus en ampleur avec le retour de l’administration et des déplacées. Des programmes de distribution de vivres et de non vivres sont en cours par l’Etat et les agences humanitaires pour les déplacées et les refugiés en vu de faciliter leur réinsertion socio-économique. L’ouverture des structures bancaires et la relance des activités commerciales font renaitre dans des proportions proches de l’habituel toutes les activités connexes. En fin septembre plus de 280,000 personnes dans les régions de Tombouctou et de Gao ont reçu des appuis alimentaires de la part du PAM et du CICR depuis mars 2013.

    Les travaux de reconstructions et ou de rénovation en cours dans les régions du nord constituent des opportunités d’emploi et de revenus plus élevées que la normale pour les ménages.

    La disponibilité de lait et surtout du poisson dont les captures sont moyennes contribuent à une amélioration significative de la diète en cette période. Aussi, les programmes de prévention et de récupération nutritionnels en cours par l’Etat et les agences humanitaires en cours depuis juin 2013 limitent la dégradation de la situation nutritionnelle.

    Les opportunités d’emplois agricoles et non agricoles proches de la moyenne, de la poursuite des appuis humanitaires multiformes qui se poursuivent permettent aux ménages pauvres de satisfaire leurs besoins alimentaires en cette période avant celle des grandes récoltes en novembre-décembre. Ces facteurs d’amélioration en plus des envois des migrants très importants dans la vie des populations de la zone permettent aux ménages de se retrouver en insécurité alimentaire minimale, phase 1 IPC 2.0 en novembre.

    Suppositions

    Le scénario le plus probable de la sécurité alimentaire se fonde sur les hypothèses spécifiques suivantes:

    • Production agricole : Les perspectives de production rizicoles seront inférieures à la moyenne dans la zone et particulièrement dans les communes victimes de la sécheresse ou la baisse dépassera 30 pour cent. Cette mauvaise production limite la disponibilité des ménages et rend précoce de 1 à 2 mois leur recours aux marchés pour leurs besoins alimentaires.
    • Production de contre-saison : Les importants appuis en semences et en petits matériels contribuent à une intensification des cultures de contre saison de riz et de maraichage notamment dans les zones de mauvaise production. Ces appuis réduisent les charges de production pour les ménages démunis et rehaussent du coup leur profit.
    • La pêche : Les conditions moyennes de reproduction pour le poisson permettent d’espérer sur une production moyenne et qui sera intensifiée dans les zones de mauvaise production agricole. Cette intensification est soutenue par les prix supérieurs à plus de 20 pour cent de la moyenne. Elle procurera de la nourriture et des revenus moyens à légèrement supérieurs à la moyenne mais supérieurs à 2012 en raison de l’accessibilité de la zone et de l’absence d’entraves à la bonne marche de l’activité.
    • Les flux commerciaux : Le maintien des flux commerciaux avec les zones d’approvisionnement habituelle du sud du pays garantie la disponibilité en denrées de base pour les populations de la LZ3. 
    • Les envoies des migrants : Les envois des migrants resteront à un niveau supérieur à la moyenne durant toute la période notamment dans les zones de mauvaise production.
    • La dynamique économique : La dynamique de relance économique dans les régions du nord se maintiendra malgré les incidents sécuritaires observés au cours du mois.
    Résultats les plus probables de la sécurité alimentaire

    La poursuite de l’amélioration significative des activités habituelles de source de revenus et de nourriture pour les ménages pauvres depuis les mois de juin contribuent à l’amélioration de la situation alimentaire. Les récoltes attendues en novembre-décembre procureront de la nourriture et des revenus par la vente des productions aux ménages ce qui réduit leur dépendance aux marchés. La poursuite des distributions humanitaires de vivres renforceront la sécurité alimentaire et permettent de prolonger plus que d’habitude la durée de consommation de la propre production quelque soit le niveau de production.

    Le recours au marché notamment dans les zones ou une baisse de production est suspectée, les ménages pauvres intensifieront les travaux rémunérés en nature au niveau des périmètres au près des ménages aisés ou se déplaceront comme d’habitude dans les zones de production moyenne de la région de novembre à décembre. Le renforcement des activités habituelles de revenus (manœuvre, artisanat, courtage) garantiront des revenus moyens pour leur accès aux marchés. L’approvisionnement régulier à partir du sud permet de profiter de la baisse attendue des prix des denrées d’octobre à mars. Les programmes d’appui à la résilience prônés par l’Etat et les humanitaires à travers les distributions de petits ruminants, d’appuis aux activités génératrices de revenus, de cash transfert, permettront de reconstituer les moyens d’existences.

    Les envois des migrants qui sont fonctions de la conjoncture en plus des actions citées permettent de maintenir le niveau d’insécurité alimentaire minimale, IPC phase 1 de novembre jusqu’en mars 2014. 


    Evenements qui pourraient changer les scenarios

    Zone

    Evènement

    Impacts sur les conditions de la sécurité alimentaire

    Nord du Mali (ZONE 3,4), le delta du Niger et plateau Dogon (ZONE 5, 6)

    Dégâts importants d‘oiseaux granivores

    Une invasion d’oiseaux granivores dans les régions du sahel pourrait entrainer d’importantes pertes de récoltes. Cette chute de rendement pourrait amoindrir les perspectives de production pour la campagne.

    Régions nord du Mali

    Rebondissement de la situation sécuritaire au nord

    Une reprise des hostilités en cas d’échec dans les négociations engendre une perturbation de l’ensemble du système de production et d’approvisionnement des régions du nord. La reprise économique tant souhaitée prendra un coup et affectera négativement les populations pauvres des dites régions.

    National

    Reconstitution des stocks institutionnels au niveau de l’état et des achats humanitaires entre octobre et janvier

    La forte demande de l’état pour la reconstitution des 35,000T du stock national de sécurité et de la part des agences humanitaires crée une pression élevée plus que d’habitude sur les marchés. Les baisses de prix seront dans ce cas moins fortes que prévues ce qui contribue a la hausse précoce des prix sur les marchés.

    Régions de Tombouctou, Gao, Kidal et le nord de Mopti

    Perturbation dans le mouvement de biens et des personnes

     

    Le retour de la sérénité dans les régions nord du Mali améliore d’avantage les échanges commerciaux très importants entre le nord et le reste du pays et des pays voisins. Une reprise des attaques par groupes rebelles aura une conséquence sur les efforts de normalisation déjà entreprises. Les vagues de retour observés s’estomperont et de nouveaux départs de populations seront observés au niveau des zones de conflits. Les approvisionnements des marchés du nord à partir du sud et au niveau des pays voisins seront interrompus ce qui impacte négativement sur la disponibilité et l’accessibilité des ménages aux denrées.

    Régions de Tombouctou, Gao, Kidal et le nord de Mopti

    Arrêt de l’assistance humanitaire dans la zone

    L’arrêt des appuis humanitaires avant les récoltes de riz affectera négativement l’accès des ménages pauvres au niveau de la LZ3.

    Figures Seasonal calendar in a typical year

    Figure 1

    Seasonal calendar in a typical year

    Source: FEWS NET

    Current food security outcomes for October 2013

    Figure 2

    Current food security outcomes for October 2013

    Source: FEWS NET

    Nominal retail prices for millet in Ségou (XOF/kg)

    Figure 3

    Nominal retail prices for millet in Ségou (XOF/kg)

    Source: FEWS NET

    Nominal retail prices for millet in Gao

    Figure 4

    Nominal retail prices for millet in Gao

    Source: FEWS NET

    WRSI anomalies (median year)

    Figure 5

    WRSI anomalies (median year)

    Source: USGS

    Afin d’estimer les résultats de la sécurité alimentaire pour les prochains six mois, FEWS NET développe les suppositions de base concernant les événements possible, leurs effets, et les réponses probables des divers acteurs. FEWS NET fait ses analyses basées sur ces suppositions dans le contexte des conditions actuelles et les moyens d’existence locaux pour développer des scénarios estimant les résultats de la sécurité alimentaire. D’habitude, FEWS NET prévient du scénario le plus probable. Pour en savoir plus, cliquez ici.

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