Skip to main content

L’accès alimentaire s'améliorera grâce à de nouvelles récoltes en octobre

  • Perspectives sur la sécurité alimentaire
  • Mali
  • Juillet - Décembre 2014
L’accès alimentaire s'améliorera grâce à de nouvelles récoltes en octobre

Télécharger le rapport

  • Messages clé
  • Contexte national
  • Zones de préoccupation
  • Evènements qui pourraient changer les scenarios
  • Messages clé
    • L’insécurité alimentaire aigüe de type Stress (Phase 2 ! de l’IPC) dans les régions de Tombouctou, Gao, Kidal, sur le plateau de Bandiagara et dans le sahel occidental ne devrait pas s’aggraver de juillet à septembre à cause des distributions de vivres aux 1 900 000 personnes selon le Plan National de Réponse du Gouvernement appuyé par les agences humanitaires.
    • En général, le cumul pluviométrique saisonnier sera autour de la moyenne à inférieur à la moyenne pendant la saison des pluies en cours.
    • Cependant, une bonne répartition des pluies ainsi que des appuis importants en intrants agricoles peuvent mitiger les impacts d’un cumul inférieur à la moyenne et garantir une production agricole de 2014/2015 moyenne à supérieure à la moyenne. Ces pluies amélioreront aussi la disponibilité des pâturages et de l'eau pour le bétail, à son tour contribué à une augmentation de l’embonpoint des animaux et la disponibilité du lait.
    • En octobre, la consommation alimentaire va s'améliorer et revenir à des niveaux normaux saisonniers à cause des bons termes de l’échange bétail/céréales, de la disponibilité des produits laitiers pour les ménages pasteurs et des récoltes des cultures pour les ménages agropastoraux. Toutes les régions du pays seront en insécurité alimentaire Minimale aigue (Phase 1 de l’IPC) d’octobre à décembre.

    Contexte national
    Campagne agricole

    L’installation précoce d’une à deux semaines des pluies en mai a permis l’installation des cultures dans les zones agricoles du sud et par endroits dans les régions du Nord ; ce qui offre des opportunités moyennes de revenus et de nourriture pour les ménages pauvres dans ces zones. Le cumul de pluie du 1er mai au 20 juillet est normal à excédentaire dans l’ensemble exceptées dans les régions de Mopti, Ségou et le nord de Kayes où il est déficitaire. Les séquences sèches observées en juin ont ralenti les niveaux de réalisation dans plusieurs zones agricoles à travers le pays particulièrement dans le nord de Kayes, Mopti et Ségou.

    La régénération des pâturages à la faveur des pluies enregistrées en mai-juin a permis la reprise normale de la transhumance du bétail vers les zones de pâturage d’hivernage. Cependant, la dégradation inhabituelle de certains parcours pastoraux suite au déficit de biomasse causé par la mauvaise pluviométrie en 2013 notamment dans le sahel occidental et les régions du nord ont prolongé la période de soudure pastorale jusqu’en fin juillet et sérieusement affecté les niveaux de production de lait et l’embonpoint des animaux par rapport à une année normale.

    Situation sécuritaire

    La situation sécuritaire a été marquée par des épisodes d’affrontements entre les groupes rebelles dans le grand nord ; ce qui affecte négativement la mobilité des personnes dans la zone et la bonne exécution des opérations d’appuis humanitaires. En outre, ces épisodes d’insécurité affectent négativement l’élan de reprise des activités économiques. La prudence qu’elle implique réduit les volumes des transactions économiques par rapport à une année typique ; ce qui réduit les revenus des ménages liés à ces activités aux niveaux inférieurs à la moyenne.

    La production céréalière de la campagne 2013/14

    Bien que le bilan alimentaire du Mali a présenté un excédent brut de plus de 800000T pendant l’année de consommation 2013/14, il y a avait des poches de mauvaise production dans le nord de Kayes et Koulikoro, à Mopti sur le plateau Dogon de Bandiagara et par endroits dans la bande du fleuve de Tombouctou et de Gao. Dans ces zones, les ménages ont connu des revenus agricoles inférieurs à la moyenne et un épuisement précoce des stocks, qui à leur tour rendent leur accès aux aliments plus difficile que d’habitude pendant cette soudure agropastorale en cours.

    Fonctionnement des marchés et prix

    L’approvisionnement des marchés en denrées alimentaires reste suffisant dans l’ensemble grâce aux stocks commerciaux moyens et malgré la baisse saisonnière normale des offres consécutive à l’épuisement progressif des stocks paysans. La disponibilité des récoltes de contre-saison de riz au niveau des zones de l’Office du Niger, du cercle de San, et des PPIV de Gao et de Tombouctou a contribué à l’amélioration habituelle des offres en cette denrée par rapport aux mois antérieurs.

    Les prix des céréales sont restés atypiquement stables par rapport au mois passé à l’exception du mil qui présente une hausse de 10 pour cent à Sikasso et Mopti et pour lequel la demande est habituellement forte en cette période de Ramadan. Par rapport à la moyenne des cinq dernières années, les prix du mil, principale céréale consommée, sont en hausse de 11 pour cent à Mopti, 7 pour cent à Koulikoro, 6 pour cent à Ségou, 4 pour cent à Sikasso, Gao et Tombouctou. Ces prix sont par rapport à l’année dernière inférieurs ou similaires sur tous les marchés régionaux exceptés à Ségou (+8 pour cent) et Mopti (+13 pour cent). La faible évolution des prix maintient l’accès des ménages aux marchés.

    Quant au bétail, les prix des animaux à la faveur de l’amélioration des conditions d’élevage dans les zones agropastorales du sud connaissent une évolution à la hausse sur les principaux marchés ; ce qui améliore le revenu des ménages par rapport à la soudure pastorale d’avril à juin. Les prix au 20 juillet restent supérieurs à la moyenne quinquennale d’environ 10 pour cent à Mopti et de 30 pour cent à Sikasso. Dans les régions du nord qui connaissent un déficit marqué de pâturage qui affecte l’embonpoint du bétail, les prix par rapport à la moyenne sont en baisse d’environ 20 pour cent à Kidal et de 10 pour cent à Tombouctou. La baisse de la valeur marchande des animaux qui en est résulté a affecté négativement le niveau de revenus des ménages agropastoraux et contribué à détériorer les termes de l’échange bétail/céréales par rapport aux mois antérieurs ainsi qu’à la moyenne à Tombouctou et Kidal.

    Appuis humanitaires

    Environ 1,11 millions de personnes ont bénéficié d’une assistance alimentaire des agences humanitaires (ex. PAM, FAO, CICR) de janvier à juin 2014, principalement dans les régions de Tombouctou, Gao, Kidal et Mopti. En outre, les appuis en intrants agricoles à environ 255 294 personnes procurent une capacité de production aux ménages bénéficiaires dans les zones victimes de la mauvaise production de 2013/14. Il en est de même pour les 16 926 personnes du volet élevage et les 126 167 bénéficiaires des filets sociaux (Cluster sécurité alimentaire, juin). La poursuite des programmes de dépistage et de prise en charge des cas de malnutrition en cours limitent la dégradation du statut nutritionnel en cette période de soudure agricole.

    Suppositions

    Le scénario le plus probable de la sécurité alimentaire pendant la période de juillet à décembre 2014 par rapport à l’évolution du contexte national se fonde sur les hypothèses probables qui suivent :

    Progrès de la saison :
    • Pluviométrie: La saison des pluies se poursuivra jusqu'en octobre pour les régions du nord et d’octobre/novembre pour les zones agricoles du sud, avec d’importantes hauteurs de pluies enregistrées de juillet à août. Les prévisions des agences météorologiques (IRI, ECMWF, CPC) n’indiquent pas d’anomalies majeures pendant les prochains mois. Toutefois, étant donné que les précipitations en juillet étaient inférieures à la moyenne dans la plupart des zones du pays, FEWS NET suppose que le cumul de pluies pour la période de juillet à octobre sera moyen à légèrement inférieur à la moyenne à travers le pays mais avec une bonne répartition temporelle dans les périodes critiques de développement des plants.
    • Déprédateurs: Le risque d'infestation acridienne au cours de la saison agricole 2014/15 sera très faible dans l’ensemble et dans le cas échéant, la portée et l'impact des infestations seront limités en termes de perte de productions agricoles et de pâturages. Par ailleurs, les attaques des oiseaux granivores sur les plants à maturité en septembre pourraient être constatées par endroits sur le mil/sorgho et le riz particulièrement dans les régions du nord où elles seront plus que la normale à cause de l’absence ou de la faible fonctionnalité des structures de traitement.
    • Productions agricoles: La campagne en cours bénéficie du renforcement du programme de subvention du Gouvernement et des appuis importants en intrants agricoles par les partenaires au développement. Les réalisations en cultures à la faveur de ces appuis et des nouveaux aménagements seront supérieures à la moyenne ; ce qui contribue à une augmentation de la production en dépit du cumul pluviométrique saisonnier qui sera proche de la moyenne à inférieur à la moyenne. Le Ministère de l’agriculture prévoit que la production agricole de 2014/15 sera supérieure à la moyenne d’environ 27 pour cent. La récolte principale commencera en octobre et se poursuivra jusqu'à la fin de l'année.
    • Main d’œuvre agricole : Grâce à une campagne agricole normale attendue dans les zones agricoles et agropastorales, la main d’œuvre agricole procurera des revenus moyens et de la nourriture pour les ménages pauvres entre juillet à août (entretien des cultures) et d’octobre à décembre (récoltes).
    • Productions animales: La production de lait et les mises bas pendant la période du scenario seront moyennes dans l’ensemble du pays à l’exception de certaines zones très localisées du nord où le très mauvais embonpoint ne permet pas une récupération physiologique rapide des femelles. Dans ces zones, la baisse du nombre de mise bas par la faim réduit le nombre de laitières, donc de la production de lait de juillet à décembre.
    • Transhumance: Elle se poursuivra de juillet à octobre avec l’amélioration des pâturages et des points d’eau dans les zones habituelles de concentration d’hivernage aussi bien dans la zone pastorale que dans la zone agropastorale. Le retour des troupeaux des aires de pâturage d’hivernage pour les résidus de récolte sera observé en octobre-novembre. La baisse saisonnière des pâturages et de la disponibilité des eaux de surface en décembre relance le retour des animaux vers les points d’eau permanents et dans les bourgoutières. Dans les régions de Gao et de Kidal, le circuit habituel pourrait connaitre des perturbations à cause de l’insécurité résiduelle ; ce qui conduira à des concentrations inhabituelles qui engendrent un risque de surpâturage dans les zones sécures et à la frontière Nigérienne.
    Le commerce et la dynamique des prix :
    • Marchés à céréales: L’approvisionnement des marchés en céréales à partir des offres paysannes et des stocks commerçants moyens sera suffisant dans l’ensemble à travers le pays. La tendance baissière se maintiendra jusqu’en fin août et s’améliorera à partir de septembre avec l’arrivée de nouvelles récoltes de 2014 qui seront globalement moyennes à supérieures à la moyenne. La hausse saisonnière de la demande des zones déficitaires de juillet à août particulièrement pour le mil avec le Ramadan sera observée mais moins qu’en année normale dans les régions du nord et sur le plateau Dogon qui font l’objet de distribution de vivres.
    • Prix des céréales : Ils présenteront leur évolution saisonnière de faible hausse jusqu’en août à partir duquel une stabilité voire une certaine baisse (septembre) sera observée avec l’espoir d’une production moyenne à supérieure à la moyenne. Étant donné le niveau actuel de prix et son évolution saisonnière, le prix du mil restera légèrement supérieur à la moyenne de juillet à décembre.
    • Prix du bétail: Le prix du bétail suivra la tendance saisonnière de hausse de juillet à décembre à cause de la reprise de l’embonpoint. Les demandes attendues pour le Ramadan (juillet), la Tabaski (octobre) et les fêtes de fin d’année qui contribueront à la hausse de la demande interne en petits ruminants et en bovins vers les pays voisins maintiendront les niveaux supérieurs à la moyenne des prix pendant toute la période du scenario avec un pic entre juillet et août et octobre pour les petits ruminants. Les termes de l’échange bétail/céréales seront en nette amélioration de juillet à décembre et supérieurs à la moyenne.
    Autres enjeux :
    • Insécurité civile: La signature d’un accord de cessez-le-feu entre le gouvernement du Mali et les groupes armés le 24 juillet 2014 permet d’espérer sur une certaine accalmie dans les zones du nord. Cependant, les tensions entre les groupes armés se maintiendront et créeront de temps en temps des perturbations dans le cadre des conflits de positionnement.
    • Activités économiques: Une amélioration du climat économique est attendue dans les régions du nord avec les différents appuis du gouvernement et des partenaires au développement qui soutiennent le retour et la réinsertion des ménages déplacés et rapatriés. Cependant, le nord-est du pays continuera à connaitre des perturbations à cause de l’insécurité civile qui affectent la mobilité des personnes et des biens et réduit le volume des activités et les revenus des ménages aux niveaux inférieurs à la moyenne. Dans les zones du sud du pays, les ménages pauvres se procureront les revenus moyens issus des activités économiques habituelles pendant toute la période du scenario.
    • Mouvements des populations: Le retour des bras valides vers les terroirs d’origine se renforcera au cours du mois de juillet. Les ressources en nature et en espèce apportées et supérieures à la moyenne contribueront à améliorer l’accès des ménages aux marchés et à renforcer si non reconstituer les moyens d’existences qui ont été mobilisés pour atténuer les difficultés particulièrement dans les cercles de Bandiagara, de Nara et dans les régions du nord. Le retour des déplacés, estimés à 128 866 en juin 2014 (Commission mouvement des populations), se poursuivra dans les régions du nord avec l’appui de l’Etat et des humanitaires durant toute la période du scenario.
    • Actions humanitaires: La mise en œuvre du Plan National de Réponse en collaboration avec les agences humanitaires se déroulera de juillet à octobre pour environ 1 900 000 personnes en insécurité alimentaire à travers tout le pays. En outre, les distributions de vivres du PAM et du CICR débutées en janvier 2014 se poursuivent dans les régions du nord et le cercle de Bandiagara ; ce qui contribue à atténuer les difficultés des populations affectées par l’insécurité alimentaire à cause de la crise sécuritaire et de la mauvaise production agricole de 2013/14.
    Résultats les plus probables de la sécurité alimentaire

    Dans les zones agricoles du sud, les ménages pauvres disposeront des opportunités moyennes de revenus et de nourriture autour des travaux agricoles, de leurs propres récoltes, des envois de migrants, et les autres activités économiques habituelles. En outre, le niveau de prix des céréales égal ou légèrement supérieur à la moyenne permettra un accès moyen des ménages aux marchés pendant la période de soudure (juillet à septembre) sans recourir à des stratégies d’adaptation atypiques. Par conséquent, l’insécurité alimentaire Minimale (Phase 1 de l’IPC) se maintiendra dans ces zones durant toute la période du scenario.

    Toutefois, les ménages agropastoraux pauvres du plateau Dogon de Bandiagara et du sahel occidental qui, à cause de la mauvaise pluviométrie de 2013, connaissent une baisse inhabituelle de leurs revenus agricoles de 2013/14, intensifieront plus que d’habitude le recours aux stratégies d’adaptation atypiques pour accéder à la nourriture. Les ménages pauvres dans ces zones, qui sont limités en possession de biens, ont vendu pratiquement tous le bétail et ont recours aux emprunts plus élevés qu’en année normale. En outre, ils ont fait des changements de régime alimentaire comme plus de bouillie en lieu et place des plats avec sauce et ne peuvent pas financer certaines dépenses (santé, éducation, intrants agricoles…). Ces ménages seront en insécurité alimentaire de phase Stress (Phase 2 ! de l’IPC) de juillet à septembre grâce aux appuis en vivres qui évitent une détérioration de la situation alimentaire en phase pire. Entre octobre et décembre, avec les récoltes moyennes attendues, ces ménages satisferont à leurs besoins alimentaires sans recourir à des stratégies d’adaptation atypiques ni dépendre de l’aide alimentaire et seront en insécurité alimentaire Minimale (Phase 1 de l’IPC).

    Dans les zones agropastorales de Tombouctou et de Gao, la baisse des revenus à cause de la combinaison des effets de la mauvaise production de 2013/14 et les effets négatifs de la crise sécuritaire sur les activités économiques met les ménages pauvres en insécurité alimentaire de phase Stress (Phase 2 ! de l’IPC) de juillet à septembre. Cependant, les changements préjudiciables dans la consommation alimentaire attendus de juillet à septembre par les ménages pauvres seront atténués par les appuis humanitaires qui se poursuivront pour environ 50 pourcent de la population jusqu’en septembre dans ces zones. Grâce à la disponibilité des récoltes et de la baisse saisonnière des prix, les ménages seront en insécurité alimentaire Minimale (Phase 1 de l’IPC) après septembre.

    Dans les zones pastorales, les ménages pauvres, malgré l’amélioration des conditions d’élevages qui améliorent leur accès au lait à travers les systèmes de solidarité, accusent une baisse de revenu compte tenu de l’insécurité résiduelle qui perturbe les activités économiques. Comme les ménages pauvres sont limités en capital animalier et doivent attendre les mises bas en août septembre avant de prétendre vendre, la plupart des ménages qui bénéficient des appuis humanitaires se maintiendront en insécurité alimentaire de niveau Stress (Phase 2 ! ou Phase 2 de l’IPC) de juillet à septembre. Cependant, la disponibilité de lait et l'amélioration des termes de l'échange supérieurs à la moyenne quinquennale permettront aux ménages d’avoir un accès moyen aux marchés et d’être en insécurité alimentaire Minimale (Phase 1 de l’IPC) dès le mois de septembre.


    Zones de préoccupation

    Plateau Dogon (Zone de moyens d’existence 5: Mil, échalote, produits de cueillette et tourisme)

    Le plateau Dogon a connu une forte baisse de production agricole de 2013/14 de plus de 50 pour cent de la moyenne. La mauvaise production céréalière et de maraichage a réduit la disponibilité en produits alimentaires et les revenus tirés de la vente de ces produits (légumineuses, produits maraichers). Les conditions d'élevage ont également été mauvaises cette année en raison des impacts des pluies inferieures à la moyenne en 2013 sur la disponibilité des pâturages et de l'eau pour les animaux.

    Situation actuelle

    Les pluies enregistrées depuis mai à fin juillet sont déficitaires par rapport à la moyenne dans la zone. Cependant, le transport de la fumure dans les champs et les semis des cultures sont en cours à la faveur des pluies enregistrées. Les opportunités de main d’œuvre agricole disponibles procurent des revenus proches de la moyenne aux ménages pauvres malgré que les bras valides ne soient pas tous de retour contrairement aux années normales en raison des conditions de sécurité alimentaire difficiles dans la zone.

    Le revenu total pour les ménages reste inférieur à celui d’une année normale en raison de la baisse de l’apport des autres principales sources. Plus précisément, les ménages ont produit les faibles revenus de l’échalote en raison de sa mauvaise production d’octobre à mars par rapport à la normale. En outre, les revenus rapportés par les migrants ont été légèrement inférieurs que d’habitude et les difficultés d’entretien du bétail de cette année et la nécessité de vente précoce avant la période habituelle des fêtes ont réduit par rapport à une année normale les revenus tirés de l’embouche des petits ruminants. Les ménages essaient de surmonter leurs difficultés de revenus avec l’intensification plus que normale de l’exploitation des fruits sauvages (le raisin et la liane) et du bois mais la vente de ces produits ne couvre pas entièrement l'écart crée par les revenus inférieurs à la moyenne des autres activités.

    Les disponibilités céréalières sur les marchés sont moyennes dans le cercle en raison du maintien des flux avec les zones habituelles d’approvisionnement. Le prix du mil sur le marché de Bandiagara est stable par rapport au mois passé et inférieur à la moyenne quinquennale d’environ 10 pour cent suite à la baisse de la demande locale en raison des distributions de vivres en ration complète en cours pour environ 60 pour cent de la population du cercle par le Gouvernement et les agences humanitaires.

    Des changements légers à moyens dans les habitudes alimentaires à cause des difficultés d’accès aux marchés par baisse de revenus sont observés avec la consommation accrue plus qu’en situation normale de crème en lieu et place des plats cuisinés par beaucoup de ménages pauvres sur le plateau Dogon. Une réduction de volume des repas par certains ménages très pauvres par souci de rallonger la durée de l’utilisation des dons de vivres reçus est signalée. Cet état de fait est de nature à affecter le niveau nutritionnel des enfants dans la zone.

    Suppositions

    Le scénario le plus probable de la sécurité alimentaire de juillet à décembre 2014 dans la zone se fonde sur les hypothèses spécifiques suivantes:

    Progrès de la saison :
    • Pluviométrie: Les prévisions des agences météorologiques (IRI, ECMWF, CPC) n’indiquent pas d’anomalies majeures pour cette zone d’ici jusqu’à la fin de la saison des pluies en fin septembre. Par conséquent, FEWS NET suppose que les niveaux de précipitations, ainsi que la distribution seront moyens pour le reste de la saison. Toutefois, étant donné que les niveaux de précipitations entre mai et mi-juillet ont été déficitaires, l’analyse des résultats de modélisation sur la base des tendances pluviométriques en années récentes suggère les cumuls pluviométriques inférieurs à la moyenne pour l'ensemble de la saison (début mai à fin septembre), avec des totaux pluviométriques probablement entre 480 et 570 millimètres.
    • Productions agricoles: La mauvaise pluviométrie de 2013 ne permet pas la disponibilité des semences de qualité aussi bien en céréales qu’en échalote à cause des insuffisances dans la formation des graines (trop petits) et des gousses (pas bien mature). Cependant, les appuis en semences de qualité pour les différentes cultures seront effectués par l’Etat et les agences humanitaires pour restaurer les capacités de production en saison principale de juillet à septembre et en contre saison maraichère d’octobre à mars. Ces actions combinées permettent d’espérer sur une production céréalière et maraichère proches de la moyenne (octobre-novembre) malgré les cumuls de pluviométriques légèrement inférieurs à la moyenne.
    Revenus des ménages pauvres :
    • Revenus totaux: Dans l'ensemble, les revenus totaux des ménages seront légèrement inférieurs à la moyenne pendant le période du scenario. Plus précisément, les niveaux de revenus suivront les tendances suivantes pour les principales sources:
    • Mains d’œuvre : Les opportunités de main-d’œuvre agricoles seront moyennes de juillet à septembre, période active des travaux champêtres. Cependant, la conjoncture difficile amène les ménages pauvres à recourir à plus de travail agricole dans les champs des ménages aisés pour se procurer des revenus. La prolongation du temps de travail avec les mêmes niveaux de rémunération procurera des revenus et les paiements en nature supérieurs à la moyenne aux ménages. Pour les travaux de main-d'œuvre non agricole comme la maçonnerie, les revenus seront inférieurs à la moyenne entre juillet et septembre en raison du non-retour de tous les bras valides et de la faible demande du fait que les gens privilégient les dépenses alimentaires sur tous les autres postes de dépense. Cependant, les opportunités vont augmenter entre octobre à décembre en raison de la disponibilité des nouvelles récoltes de céréales et des revenus tirés de la vente des produits agricoles.
    • Revenus agricoles : La conjoncture difficile et les besoins financiers pour rembourser les emprunts amènent les ménages à vendre plus de produits de rentes que d’habitude comme le niébé, l’arachide, le voandzou à partir de septembre et des premières récoltes d’échalote dès décembre. Par conséquent, la vente des productions agricoles procurera des revenus supérieurs à la moyenne.
    • Revenus du bétail : Les prix des animaux augmenteront avec l’amélioration des conditions d’élevage de juillet jusqu’en décembre mais ne profiteront pas à la majorité des ménages pauvres qui ont vendu leur bétail précocement à cause des difficultés alimentaires des ménages et d’alimentation du bétail. Les revenus issus de ces ventes de petits ruminants opérées habituellement en période de fêtes seront moins que la moyenne à cause de ces ventes précoces.
    • Migration: Retour des bras valides en juillet-aout avec des ressources légèrement inférieures à la moyenne compte tenu de la forte sollicitation avant la période habituelle des envois pour soutenir les ménages. En octobre/novembre, les départs habituels des bras valides vers les zones rizicoles du Delta du Niger et vers les bassins céréaliers de Bankass et de Koro seront observés. Les stocks de riz et de mil issus de ces zones renforceront le niveau de stocks des ménages et serviront de sources de revenus.
    • Revenus des produits de cueillette : L’intensification de l’exploitation des produits de cueillette tels que le raisin sauvage, les lianes et les feuilles pour bétail de juillet à août procureront des revenus légèrement supérieurs à la moyenne pour les ménages.
    Autres enjeux :
    • Emprunt : Le recours aux emprunts pour l’achat des vivres et des intrants agricoles sera plus élevé que la moyenne de juillet à septembre à cause de la conjoncture difficile qui a abaissé le niveau des revenus par rapport en une année normale. Le payement de ces emprunts s’effectuera à partir d’octobre sur les récoltes de céréales et les productions maraichères en novembre-décembre.
    • Distributions de vivres: Les distributions en cours se poursuivront jusqu’en septembre et concerneront environ 60 pour cent de la population du cercle. Les denrées distribuées amélioreront l’accès des ménages pauvres à la nourriture et limiteront la dégradation de la consommation alimentaire et de l’état nutritionnel de juillet à septembre.
    • Prix des céréales : La baisse atypique de la demande de céréales sur les marchés de juillet à septembre en raison des programmes d’assistance humanitaire ne permet pas de voir l’évolution saisonnière normale. Les prix resteront pratiquement stables avec de légères fluctuations de hausse et ou de baisse en fonction des opérations de distribution de vivres.
    Résultats les plus probables de la sécurité alimentaire 

    L’accès limité à la nourriture par le faible revenu amène les ménages pauvres à préférer plus que d’habitude des aliments moins chers comme le maïs, les tubercules et la crème (bouillie) ; ce qui affecte négativement l’alimentation des ménages avec le risque d’apparition ou d’exacerbation des cas de malnutrition aiguë de juillet à août. Les ménages pauvres ayant abusement recours à leurs stratégies d’adaptation de hausse atypique d’emprunt et de réduction importante de certaines dépenses (santé, éducation, intrants agricoles…).et de mobilisation des biens (décapitalisation du bétail, volaille, vélo…), ne pourront satisfaire leurs besoins alimentaires que grâce aux dons alimentaires en cours qui les maintiennent en insécurité alimentaire de niveau Stress (Phase 2 ! de l’IPC). En septembre, la disponibilité des récoltes en vert attenue la rigueur de la soudure et met fin à l’utilisation des stratégies d’adaptation négatives. Les ménages pendant cette période seront en phase de Stress (Phase 2 de l’IPC) même en absence d’aide alimentaire.

    Les récoltes en octobre et les produits issus des travaux dans les zones rizicoles de Mopti et de Djenné de novembre à décembre apporteront des revenus moyens et renforceront les stocks de vivres pour les ménages du plateau Dogon. En plus, à la faveur des revenus légèrement supérieurs issus de la vente des cultures de rentes (arachide, voandzou, niébé) et des premières récoltes d’échalote en décembre, les ménages seront en situation d’insécurité alimentaire Minimale (Phase 1 de l’IPC).

    Zone de moyen d’existence 3 (Riz fluvial et élevage transhumant)

    La zone du riz fluvial et d’élevage transhumant en plus de la mauvaise production rizicole de 2013/14 continue de subir les effets de la crise sécuritaire qui ralentissent la dynamique de reprise économique et affectent négativement les revenus des ménages dans la zone. Ces difficultés ont conduit à la dépendance précoce aux marchés de 2 à 3 mois plus qu’en année normale pour les ménages pauvres.

    Situation actuelle

    Des pluies précoces très mal reparties dans le temps ont été enregistrées dans la zone dès le début du mois de juin et qui ont été suivies dans la majeure partie des régions de Tombouctou et de Gao par une longue période de faible pluviométrie jusqu’au 20 juillet. Les opérations de préparation de terres, de renforcement de digues et les semis sont en cours à la faveur des pluies utiles reçues dans la dernière semaine de juillet. La nouvelle campagne agricole bénéficie des appuis en intrants (semences, engrais) de la part des agences humanitaires.

    Les conditions difficiles de pâturage dans la zone suite au déficit de pâturage ont affecté la valeur marchande des animaux ; ce qui explique la baisse des termes de l’échange chèvre/mil par rapport à la moyenne d’environ 20 pour cent à Tombouctou et Kidal. Cependant, ils sont similaires à la moyenne à Rharous, Gao, et Ansongo. Les envois des migrants légèrement supérieurs à la moyenne contribuent à rehausser le niveau de revenus des ménages, même si les revenus tirés de la main-d’œuvre agricole et non agricole, des petits commerces et de l’artisanat restent faibles par rapport à une situation normale compte tenu du contexte socio-économique timide à cause des séquelles de la crise sécuritaire.

    Les marchés restent suffisamment approvisionnés en denrées alimentaires même si des perturbations habituelles liées à la pluviométrie accentuée cette fois ci par l’insécurité par endroits dans la zone sont constatées surtout pour le flux des produits algériens. Les hausses de prix qui en résultent limitent l’accès des pauvres à ces denrées comme le lait en poudre (+12 pour cent à Gao), les pâtes alimentaires, la farine de blé (+10 pour cent à Gao et + 16 pour cent à Tombouctou) et l’huile (+5 pour cent à Gao et 13 pour cent à Tombouctou). Les prix du mil en juillet sont supérieurs à la moyenne d’environ 7 pour cent à Gao et Ansongo, 8 pour cent à Rharous et 13 pour cent à Tombouctou ; ce qui limite un peu l’accès normal des populations aux marchés. Cependant, la disponibilité des récoltes du riz de contre saison par endroits et les stocks commerçants moyens contribue à l’amélioration de la disponibilité en cette denrée.

    Les ménages pauvres qui ont les revenus inférieurs à la moyenne et qui ont une dépendance précoce aux marchés de 2 à 3 mois plus qu’en année normale en raison de la mauvaise production ont des difficultés à couvrir convenablement leurs besoins alimentaires sur les marchés sans recourir aux aides alimentaires et aux emprunts plus élevés que d’habitude. Cependant, les appuis humanitaires de vivres (ration complète) sont en cours pour environ 50 pour cent de la population par le Gouvernement et les agences humanitaires dans les régions de Tombouctou et Gao. Ces assistances améliorent l’accès des ménages pauvres aux denrées alimentaires et limitent la dégradation de la consommation alimentaire et de la nutrition. Les ménages pauvres sont en insécurité alimentaire de niveau Stress (Phase 2 ! de l’IPC) et ne détériorent pas dans une phase pire grâce aux appuis humanitaires.

    Suppositions

    Le scénario le plus probable de la sécurité alimentaire de juillet à décembre 2014 se fonde sur les hypothèses spécifiques suivantes:

    Progrès de la saison :
    • Pluviométrie: L’installation des pluies a été précoce en mai et se caractérise par de faibles hauteurs enregistrées en juin. Cependant, les prévisions des agences météorologiques (IRI, ECMWF, CPC) n’indiquent pas d’anomalies majeures pour cette zone d’ici jusqu’à la fin de la saison des pluies en septembre. Par conséquent, FEWS NET suppose que les niveaux de précipitations ainsi que la distribution seront moyens (entre 190 à 320 mm à Gao) avec les hauteurs importantes de pluies observées de juillet à août pour décroitre en septembre.
    • Crue des fleuves : Les niveaux des fleuves sont supérieurs à la moyenne dans les régions de Tombouctou et de Gao au 20 juillet 2014. Les écoulements hydrologiques et les recharges des nappes phréatiques seront normaux dans toutes les zones agro-écologiques. Les inondations seront à un niveau typique n’entrainant pas des pertes des cultures au-dessus de la moyenne.
    • Productions agricoles : La campagne agricole bénéficie pour cette année d’importants appuis en intrants agricoles de la part du Gouvernement et des agences humanitaires ; ce qui améliore les capacités de production des paysans. Plus de 25000 exploitants dans la région de Tombouctou et Gao ont bénéficié de dons de semences de riz et d’engrais pour 7400 ha en riz du Pays Bas en plus de l’allocation de 610 tonnes de semences (toutes céréales confondues) à 30000 familles par le CICR dans la zone. Ces différents appuis en plus d’une pluviométrie moyenne de juillet à août permettront une production agricole (céréales et cultures maraichères) moyenne avec les récoltes en vert à partir de septembre.
    Le commerce et la dynamique des prix :
    • Les flux : Le commerce transsaharien connaîtra des perturbations suite aux récents affrontements entre les groupes dissidents qui inciteront les commerçants à la prudence. On assistera à une réduction des flux qui engendrerait des hausses de prix des denrées importées. La baisse de volume d’activités abaisse les revenus des ménages pauvres issus du petit commerce, de la manutention, du transport et du courtage. Les flux avec le Sud du pays se poursuivront de façon normale surtout que la navigabilité des pinasses et des bateaux à cause de la crue sur le fleuve permet d’accéder à beaucoup plus de marchés facilement comme d’habitude de juillet à décembre.
    • Prix des céréales : L’évolution saisonnière de hausse des prix des céréales de juillet à septembre est attendue mais avec un rythme moins marqué qu’en situation normale à cause des appuis humanitaires en cours qui réduisent le niveau de la demande locale. Les prix du mil, principale céréale consommée avec des niveaux de prix supérieurs à la moyenne quinquennale d’environ 7 pour cent à Gao et 13 pour cent à Tombouctou en juillet oscilleront dans une fourchette de 5 à 10 pourcent au pic de la soudure en août selon les projections de prix. La baisse de la demande à partir de septembre suite aux récoltes en vert contribue à la baisse de niveau des prix qui seront légèrement supérieurs à la moyenne.
    Autres enjeux :
    • Les emprunts : Le recours aux emprunts sera plus élevé que la moyenne à cause de la conjoncture difficile qui a abaissé le niveau des revenus par rapport à une année normale. Le remboursement se fera sur les récoltes de riz de novembre-décembre.
    • Activités économiques: La dynamique de reprise des activités économiques se maintiendra durant toute la période avec toutefois le renforcement de la prudence du côté des opérateurs économiques. Le retour continu des déplacées et des refugiés soutiendra la relance économique qui connaitra une amélioration par rapport à 2013 mais qui sera toujours à un niveau inférieur à la normale.
    • Revenus de la main d’œuvre : Un cumul de pluie moyen entre juillet et août favorise le maintien des opportunités de travail agricole et la réalisation de superficies moyennes à supérieures à la moyenne. Toutefois, le non-retour de tous les bras valides de même que la réduction des dépenses non alimentaires (construction….) réduisent les revenus du travail non agricole par rapport à la moyenne.
    • Revenus de pêche : Les activités de pêche seront normales même si le poisson ne représente qu'une petite portion de nourriture et de revenus des ménages pendant cette période.
    • Actions humanitaires: Les distributions de vivres s’étaleront de juillet à octobre pour environ 50 pour cent de la population des régions de Tombouctou, Gao et Kidal.
    • Nutrition: Les ménages en insécurité alimentaire useront des stratégies d’adaptation négatives préjudiciables à la nutrition des ménages comme la diminution du volume des repas et la réduction des dépenses alimentaires. Les distributions de vivres en cours et les programmes de dépistage et de prise en charge de la malnutrition permettent de limiter la dégradation de la situation nutritionnelle qui sera proche de celle décrite par les enquêtes SMART (13,5 pour cent à Gao) et EFSA (12,4 pour cent) en période de soudure de l’année dernière (juin-juillet 2013).
    Résultats les plus probables de la sécurité alimentaire 

    A cause de la dépendance précoce aux marchés de 2 à 3 mois plus qu’en année normale et la baisse de revenus suite aux séquelles de la crise sécuritaire, les ménages pauvres auront des difficultés à répondre à leurs besoins alimentaires et de sauvegarde de leurs moyens d’existence. Les ménages pauvres feront recours de façon atypique à des changements dans les régimes alimentaires (ex. diminution du volume des repas) et aux emprunts supérieurs à la moyenne entre juillet et septembre. Les appuis alimentaires de l’état des agences humanitaires ainsi que la disponibilité des récoltes de contre saison de riz et des cultures de décrue en juillet-août, permettront de limiter la dégradation de la consommation alimentaire ; la situation de Stress aiguë (Phase 2 ! de l’IPC) va se maintenir pour ces populations de juillet à septembre.

    En octobre-novembre, la disponibilité des récoltes en vert en plus des appuis humanitaires de vivres et de la baisse des prix des denrées, les ménages pauvres de la vallée du fleuve des régions de Tombouctou et de Gao connaitront une atténuation des difficultés d’alimentation et seront en insécurité alimentaire Minimale (Phase 1 de l’IPC) même en absence d’aide alimentaire. La consommation du lait en août-septembre et du poisson contribuera à une amélioration de la consommation alimentaire et de l’état nutritionnel des ménages jusqu’en décembre.


    Evènements qui pourraient changer les scenarios

    Table 1: Événements possibles dans les prochains six mois qui pourraient changer les scenarios ci-dessus.

    Zone

    Evènements

    Impacts sur les conditions de la sécurité alimentaire

    National

    Insuffisance et arrêt précoce des pluies de juillet à septembre

    Une mauvaise répartition spatiotemporelle des pluies induit une baisse importante des productions agricoles et du disponible fourrager. La rétention des stocks réduit les offres sur les marchés locaux ; ce qui entraînera une augmentation atypique des prix. Ceci, ainsi que une période de soudure prolongée, affectent négativement la sécurité alimentaire des ménages pauvres.

    Inondation de juillet à août

    Les pluies fortes et fréquentes peuvent engendrer des inondations avec pertes énormes en biens matériels et en cultures voire en vies humaines. Les ménages pauvres victimes auront de la peine à faire face aux besoins multiples d’alimentation, de réhabilitation et de santé. Les pertes de production qui en résultent augmentent la vulnérabilité des ménages à l’insécurité alimentaire.

    Régions de Tombouctou, Kidal et Gao

    Exacerbation des tensions entre les groupes dissidents

    Les affrontements entre les groupes dissidents perturbent d’avantage les mouvements des personnes et des biens; ce qui limite l’approvisionnement en vivres des populations de la zone fortement dépendantes des marchés pour les ventes et leur approvisionnement. Les perturbations, voire l’arrêt des opérations d’appui humanitaires aggraveraient la précarité des ménages pauvres qui se déplaceront vers d’autres zones.

    Régions de Tombouctou, Kidal et Gao et cercle de Bandiagara

    Perturbation des appuis humanitaires en août-septembre

    Une perturbation quelconque dans la mise en œuvre des appuis humanitaires aggravera l’insécurité alimentaire pendant cette période de soudure.

    Nord du Mali (ZONE 3,4), le delta du Niger et le plateau Dogon (ZONE 5, 6)

    Dégâts importants d‘oiseaux granivores

     

    Une invasion d’oiseaux granivores dans les zones concernées entre septembre et octobre entrainera des pertes importantes de production. Ces dégâts réduisent les disponibilités de vivres au niveau des ménages et induisent une hausse des prix sur les marchés.

     

    Figures Calendrier saisonnier pour une année typique

    Figure 1

    Calendrier saisonnier pour une année typique

    Source: FEWS NET

    Carte des résultats actuels de la sécurité alimentaire, juillet 2014

    Figure 2

    Carte des résultats actuels de la sécurité alimentaire, juillet 2014

    Source: FEWS NET

    Figure 1. Les cumuls pluviométriques à Bandiagara, l’année 2014 comparée à la moyenne

    Figure 3

    Figure 1. Les cumuls pluviométriques à Bandiagara, l’année 2014 comparée à la moyenne

    Source: USGS

    Figure 4

    Source:

    Afin d’estimer les résultats de la sécurité alimentaire pour les prochains six mois, FEWS NET développe les suppositions de base concernant les événements possible, leurs effets, et les réponses probables des divers acteurs. FEWS NET fait ses analyses basées sur ces suppositions dans le contexte des conditions actuelles et les moyens d’existence locaux pour développer des scénarios estimant les résultats de la sécurité alimentaire. D’habitude, FEWS NET prévient du scénario le plus probable. Pour en savoir plus, cliquez ici.

    Get the latest food security updates in your inbox Sign up for emails

    The information provided on this Website is not official U.S. Government information and does not represent the views or positions of the U.S. Agency for International Development or the U.S. Government.

    Jump back to top