Skip to main content

Perspective de Juillet a Decembre

  • Perspectives sur la sécurité alimentaire
  • Mali
  • Juillet - Décembre 2012
Perspective de Juillet a Decembre

Télécharger le rapport

  • Messages clé
  • Préface
  • Conditions actuelles de la sécurité alimentaire
  • Scenario le plus probable de la sécurité alimentaire
  • Facteurs qui pourraient changer le scenario

  • Préface

    Du fait de la faiblesse de la disponibilité d’information concernant les criquets pèlerins et l’incertitude sur l’évolution de la crise politique dans le nord du Mali, les projections des résultats futures de l’insécurité alimentaire sont moins certaines. L’analyse suivante sera actualisée au fur et à mesure que des nouvelles informations seront disponibles.

    Messages clé
    • L’insécurité au nord continue de perturber le circuit économique par la baisse d’opportunité d’emplois, le faible  approvisionnement et les prix élèves des céréales, et les termes d’échange défavorables aux éleveurs. Pourtant, l’insécurité alimentaire située à IPC Phase 3: Crise connaitra une amélioration graduelle d’ici décembre à IPC Phase 2 : Stress résultant du renforcement des opérations humanitaires en cours et planifiées au nord, la fin de la soudure pastorale,  et l’installation de la campagne agricole. 

    • A partir de juillet, on assistera à la fin de la période de soudure pour les zones pastorales ce qui apportera des améliorations importantes de pâturage et d’eau, et contribuera au bon embonpoint du bétail, la normalisation des prix des animaux et la reprise de migration saisonnière normale. Les apports humanitaires aux éleveurs depuis juin ont facilité l’atteinte d’IPC Phase 2 : Stress à partir de juillet.

    • Les perspectives pour les productions agricoles sont jugées globalement moyennes pour la campagne 2012-2013, renforcées par les pluies précoces et excédentaires observées jusqu’en juillet  et le commencement des activités agricoles.  Pourtant, on s’attend  à une baisse importante de la production rizicole au nord à cause du manque des intrants et équipements. En résultat, les revenus saisonniers dans les zones riz fluvial et élevage transhumant (LZ3) et le Delta du Niger (LZ6) seront réduits et les pauvres resteront en IPC Phase 3 : Crise jusqu’en décembre lorsque les récoltes locales apporteront une légère amélioration. 

    • L’invasion de criquet pèlerin constitue une menace sur la campagne agricole en cours, car l’insécurité empêche le suivi et le traitement des zones infestées au nord du pays. Les zones de signalisation se multiplient dans le Tamesna et  l’Adrar et où des individus adultes sont observés depuis mai. La mobilisation immédiate des ressources pour détecter, traiter et prévenir la prolifération acridienne est essentielle pour éviter de grandes pertes de récoltes et de pâturages au Mali et dans la région du Sahel.

    • L’allure de la campagne agricole, les initiatives en cours pour appuyer les régions du nord et l’apaisement du climat politique contribueront à une amélioration de la situation alimentaire du pays à partir de septembre. Toutefois, l’arrêt précoce des pluies et d’éventuelle invasion acridienne pourraient affecter la sécurité alimentaire particulièrement pour les zones de culture sèches du pays.  


    Conditions actuelles de la sécurité alimentaire

    La situation politique connait une certaine accalmie marquée par les négociations entre les acteurs politiques pour la mise en place d’un gouvernement d’ouverture. Pourtant, des accrochages entre les groupes rebelles en juin/juillet à Gao, la destruction des mausolées à Tombouctou et le durcissement dans l’application de la loi religieuse continuent de marquer le climat d’insécurité dans les régions de Kidal, Gao et Tombouctou. La volonté de reprise des zones occupées est de plus en plus pressante, ce qui explique les multiples tractations en cours aussi bien du coté politique que du coté militaire. Cependant, les réalités du terrain en cette période d’intempéries et la capacité de l'Etat à se mobiliser politiquement ne favorisent pas une opération militaire dans le court terme. Dans l’intervalle, les déplacements de population même timides en direction du Sud du pays se poursuivent et sont estimés actuellement à plus de 174,000 personnes.

    La campagne agricole a démarré avec une installation précoce des pluies dans le pays. Le cumul des pluies au 10 juillet est normal à excédentaire dans l’ensemble du pays excepté le sud de la région de Kayes où un léger déficit est observé. Pour la cinquième année consécutive, le programme de subvention de l’Etat sur les intrants agricoles se poursuivra, mais en baisse de 26% par rapport à 2011. Cependant, l’insécurité dans les régions productrices du nord affecte sérieusement sa mise en œuvre et risque de ne pas atteindre les 60% de réalisation. L’objectif de production céréalière est fixé par le gouvernement à environ 9.5 millions de tonnes contre 5.7 million en 2011 et 6.4 million en 2010. Cette augmentation se base sur la réalisation de nouveaux aménagements au sud du pays pour le riz en maitrise totale (environ 16,000 ha) et la mise à disposition du maïs hybride à haut rendement (5 à 6 MT/ha). Pour le coton, l’objectif est fixé à 500,000 MT contre 433,000 MT en 2011. Cependant, les difficultés dans l’approvisionnement régulier des paysans en engrais, la baisse des réalisations dans le delta et le sahel occidental suite à la faible disponibilité en semence de qualité, le risque de dégât des oiseaux et des criquets rendent peu probable l’atteinte de ces objectifs de production.

    La présence connue de criquets pèlerins dans les zones grégarigènes au nord du pays reste préoccupante surtout que les zones en question sont inaccessibles pour raison d’insécurité. L’amélioration des conditions écologiques (installation des pluies, régénération des pâturages) dans ces zones favorise leur reproduction et rend possible une invasion éventuelle vers les zones agricoles du pays et des pays voisins. Cependant, l’information courante sur les mouvements, emplacement, et comportement des criquets n’est pas disponible. Un plan d’action a été élaboré par le Centre National de lutte contre le criquet pèlerin à travers la mise en place d’équipes de prospection et de traitement sur une ligne qui va de Koro (Mopti) à Nara (Koulikoro) en vu de circonscrire d’éventuelles invasions.  Cependant, l’insécurité et le manque de ressources risquent d’affecter l’efficacité dudit plan au moment venu. La mobilisation immédiate des ressources nécessaires pour détecter, traiter et prévenir la prolifération acridienne est essentielle pour éviter de grandes pertes de récoltes et les pâturages au Mali et la région du Sahel.

    Les prix des céréales sont toujours à des niveaux très élevés, 60% à 80% voire plus par rapport à la moyenne des cinq dernières années et à ceux de 2011 sur tous les marchés. Les fortes demandes en mil/sorgho pour les assistances alimentaires de l’Etat dès décembre 2011 dans le cadre des distributions généralisées ont contribué à cette hausse. Cependant, de mai à juin, les prix ont connu une certaine stabilité voire baisse pour le maïs et le riz importé au sud du pays, pendant qu’ils continuaient en hausse sur les marchés du nord. Pour le maïs au sud du pays, la baisse est d’environ 9% par rapport au mois passé mais reste supérieur à un peu plus de 40% de la moyenne. Pour le riz importé, les prix sont stables ou à la baisse par rapport au mois passé et en baisse par rapport à la même période de 2011 et à la moyenne. Quant au mil/sorgho, les prix sont stables ou en légère hausse par rapport au mois passé. Le Gouvernement a accordé une exonération sur l’importation de 120,000 MT de riz et 85,000 MT de sucre et des prix plafonds ont été fixés pour ces produits par le Gouvernement en accord avec les commerçants. Ainsi le kg du riz importé sera en baisse d’environ 7 à 10% du prix du mois passé, de 10% pour le sucre. 

    La mise en œuvre de la distribution gratuite généralisée de 45,476 MT de céréales du plan d’urgence du gouvernement à l’endroit des populations en IPC Phase 3: Crise des 104 communes identifiées à risque d’insécurité alimentaire par l’évaluation provisoire du SAP d’octobre 2011 (Zone 8 et 4 de Kayes et Koulikoro), et dans le delta du Niger (zone 6 de Mopti) a pris fin en juillet. Pourtant, les ventes subventionnées de plus de 90,000 MT de céréales, qui devaient commencer depuis janvier à travers les 266 communes les plus touchées par la mauvaise production n’ont pas encore démarré pour raison budgétaire. En plus des actions de l’Etat, des distributions ciblées de vivres, les ventes subventionnées de céréales, de semences, les cash transfert et les distributions de petit ruminants ont été effectués par des ONG/humanitaires aux populations dans le sud. La reprise des actions humanitaires qui s’améliorent peu à peu au nord contribue à faire baisser le niveau de difficulté alimentaire à Tombouctou, Gao et Kidal, les déplacées, et les ménages d’accueil au Sud.

    Dans les zones du nord du pays (Tombouctou, Gao et Kidal)

    Le riz constitue la principale spéculation cultivée dans les régions du nord. Il représente un peu plus de 70% de la production céréalière de la zone et environ 12% de la production rizicole du pays. La campagne agricole 2012-2013 semble être compromise pour ce riz particulièrement au niveau des grands périmètres irrigués de Tombouctou ainsi que pour les petits périmètres irrigués villageois. Cet état s’explique par le manque de moyen au niveau des différentes coopératives à assurer l’approvisionnement en engrais, en carburant des stations de pompage et l’entretien des motopompes. La situation sécuritaire a fait en sorte que l’approvisionnement en intrants des régions du nord sera difficile pour cette année, ce qui amplifie la crainte d’une baisse importante des productions rizicoles. Un plan spécial a été initié pour cela afin de permettre aux paysans de s’approvisionner en intrants dans la région voisine de Mopti. Cette baisse affaiblira les niveaux de stocks des paysans et les revenus tirés (vente de production et main d’œuvre agricole) de cette activité par les différents ménages. En plus de ces problèmes de fonctionnement pour le riz à maitrise totale, on note également le problème de la disponibilité en semences pour le riz de submersion libre également important pour les populations de la zone 3 (riz fluvial, élevage transhumant) en termes de revenu et de nourriture.

    Les grands déplacements vers les régions du sud avec non retour à cause de l’insécurité, risquent de limiter les niveaux de réalisation pour cette campagne dans les régions de Tombouctou et Gao. Ainsi, les ménages pauvres anticiperont le départ à la migration et multiplieront les activités d’auto emploi (vente de paille et de bois). L’absence d’encadrement technique ne permettra pas un bon suivi de conseil agricole, ce qui affectera certainement le niveau des rendements.  De nombreuses initiatives sont prises du coté des ONG pour appuyer la production agricole dans cette zone en terme de semences, de carburant et de motopompes. Ces appuis surtout en semences risquent d’être en retard compte tenu du calendrier agricole pour le riz (idéalement en juin pour les PIV et juillet-août pour la submersion libre). Au vu de ces facteurs limitants, les productions rizicoles particulièrement connaitront une forte baisse pouvant dépasser 50% par rapport à l’habituelle.

    La forte dépendance des ménages aux marchés les rend plus vulnérables cette année face aux prix très élevés des denrées alimentaires d’autant plus que les sources de revenus permettant d’accéder aux marchés sont perturbées voire arrêtées. Le niveau élevé des prix des céréales plus que d’habitude et aussi le faible niveau d’approvisionnement des marchés en denrées alimentaires aggravé par l’insécurité dans la zone continue de caractériser les différents marchés. Le kg de riz local présente une hausse de 7%  par rapport au mois de juin sur le marché de Tombouctou et reste stable sur ceux de Kidal et de Gao. Quant au mil provenant du Sud et en petite quantité, la hausse du prix du mil est de 8% par rapport au mois passé à Tombouctou. Ces prix sont partout supérieurs de plus de 70% par rapport à la moyenne. Cependant, l’importation de denrées alimentaires (riz, semoule de blé, pate alimentaires, huile, lait) à partir de l’Algérie améliore l’approvisionnement des marches du nord particulièrement ceux de Kidal et de Gao. Les prix de ces denrées importées sont en baisse par rapport à l’habituel compte tenu du non paiement des taxes.

    Les sources de revenu qui permettaient aux ménages de se procurer des denrées alimentaires connaissent des baisses de niveau notamment pour le bétail. Le prix moyen d’un bœuf connait une baisse de plus de 50% par rapport à 2011 à la même période. Ainsi, les termes de l’échange chèvre/mil se trouvent fortement dégradés par rapport à la moyenne. L’apport du travail agricole local ne comblera pas les attentes compte tenu de la diminution des opportunités d’emplois liées à la réduction prévisible des réalisations. Les revenus de l’exode et de la migration (vivres et argents) qui ont évolué normalement dans le sud voire à l’extérieur du pays souffrent des difficultés voire de la rupture des relais de transmission (banques fermées et transports publics perturbés et renchérissement des frais d’envois). Ces changements ont affecté le niveau de revenu des ménages pauvres qui ont multiplié les recours aux emprunts et à la solidarité locale qui est à rude épreuve avec le prolongement de l’état de siège et le retard voir la faiblesse des appuis humanitaires.

    En termes d’intervention, on assiste de plus en plus à une amélioration dans l’organisation des caravanes sous la coupe du Ministère des actions humanitaires de la solidarité et des personnes âgées en collaboration avec le Haut conseil Islamique. Le renforcement des opérations d’appui de certaines ONG notamment en nutrition et dans la distribution de vivres est observé. Cependant, des témoignages de certains résidents évoquent la faiblesse des quantités de vivres distribuées jusque là et les difficultés de ciblage des plus vulnérables. La situation nutritionnelle dans les trois régions du nord constitue une préoccupation avec l’accroissement du taux de malnutrition chez les enfants comme signaler par ACF dans la région de Gao. Selon ACF, 51,7%  des 2,046 enfants dépistés entre le 14 mai et le 10 juin 2012 au centre de référence de Gao souffraient de malnutrition aigue globale.

    Région du Sud

    A la faveur de l’installation précoce des pluies dans la plupart des régions, les semis commencés en juin se poursuivent activement dans toutes les zones de production. Ces opérations de semis se buttent à une insuffisance voire un manque de semences aussi bien en mil qu’en riz. La bande du sahel (zone 8 et 4 des régions de Kayes et Koulikoro) pour les cultures sèches de mil/sorgho et légumineuses et celle du delta du Niger (zone 6 de la région de Mopti) sont les plus touchées. Cette situation est de nature à affecter les niveaux de production par la baisse des réalisations et surtout des rendements avec l’utilisation des semences de tout genre pour ces zones qui sortent d’une très mauvaise campagne agricole. La baisse attendue de production selon les techniciens du gouvernement pourrait atteindre 20 à 30% par rapport à la normale surtout pour le riz. Avec l’avancée de la crue qui est à ce jour supérieur à celle de 2011 et à la moyenne des trente dernières années, un retard dans les semis fait planer un risque de noyade au niveau des zones basses des rizières dans la zone delta. Pour minimiser les risques de noyade à blanc, certains paysans s’adonnent à des achats de semence de tout genre sur le marché. On note aussi, la faiblesse des bœufs de labours qui sortent d’une soudure très dure que la normale en raison du manque des pâturages et d’eau aussi bien dans le sahel occidental que dans le delta du Niger.

    Les marchés se caractérisent par une faiblesse plus marquée des approvisionnements en céréales, notamment dans le sahel occidental à cause de la mauvaise production de la zone. Les prix des céréales restent encore plus élevés que ceux de 2011 à la même période et à la moyenne. Le prix du mil est en baisse de 3% par rapport au mois passé et supérieur à plus de 70% par rapport à la moyenne sur le marché de Ségou. Il en est de même pour le maïs mais avec un niveau moins élevé par rapport à la moyenne (45%) à Sikasso.  La faiblesse des stocks paysans particulièrement dans la bande du sahel et dans le delta et aussi la forte demande des humanitaires sur les autres marchés du Sud depuis le mois de janvier 2012 jusqu’en juin 2012 avec baisse d’intensité à ce jour, ont contribué au maintien des prix à ce niveau élevé. Les stocks de proximités au niveau des banques de céréales qui constituent un recours des populations à la soudure et qui permettent de réguler tant soit peu le prix au niveau de certaines zones sont pratiquement vides dans la bande du sahel et le delta. Les ménages pauvres multiplient les activités de mains d’œuvre agricole (rémunérées en nature ou en espèce), d’auto emploi et surtout les emprunts pour faire face à ces prix élevés sur les différents marchés.


    Scenario le plus probable de la sécurité alimentaire

    Le scénario le plus probable de la sécurité alimentaire décrit ci-dessous pour les deux zones de préoccupation, de juillet à décembre 2012, se fonde sur les hypothèses générales suivantes:

    La pluviométrie sera normale à déficitaire au sud du Mali et normale au centre et au nord du pays.

    • L’insuffisance de semences en riz flottant local dans le delta du Niger (90% de la production de la région) et la zone riz flottant de Tombouctou et Gao ne sera résolue à temps (avant fin août) par les appuis des humanitaires.
    • En absence d’information courante concernant le comportement, emplacement, activité, et mouvement des criquets pèlerins,  le scenario le plus probable suppose que l’arrivée éventuelle des criquets induise des pertes localisées sur les pâturages et les cultures.  Toutefois, étant donné l’évolution dynamique de la menace acridienne,  l’impact prévu pourrait être plus important que prévu en termes de dégâts sur les cultures, les pâturages et les résultats de sécurité alimentaire.
    • Les prix des céréales au sud stables aux niveaux élèves jusqu’en aout connaitront une baisse à partir de septembre avec le déstockage attendu. Dans les zones nord, ils resteront dans la même fourchette que juillet avec de légères fluctuations pendant toute la période du scenario selon l’évolution des appuis humanitaires et de la situation sécuritaire.  Ces prix seront supérieurs à la moyenne aussi bien au sud qu’au nord.
    • L’absence globale de ressources financières, d’engrais, de carburant pour le fonctionnement correct des périmètres irrigués des régions de Tombouctou et Gao hypothèque la production rizicole dans ces régions.
    • La crue sera au rendez vous avec un niveau normal dans les zones 3 et 6 et favorisera la bonne irrigation des plaines rizicoles en août, permettant une bonne reproduction des poissons au même moment.
    • Les commerçants et les paysans du sud du pays procéderont à un déstockage de céréales en fin août avec la bonne allure de la campagne agricole.
    • Les marchés continueront à reprendre petit à petit dans le nord du pays, ce qui améliorera le niveau des offres en céréales et en intrants agricoles mais à des niveaux encore élevés.
    • La timidité dans la reprise des activités économiques dans le septentrion continuera à affecter sérieusement les revenus des populations du nord.
    • L’amélioration et le renforcement des opérations d’appui des humanitaires dans les zones du delta et du nord à partir de juillet-août.
    • La poursuite normale des mouvements pastoraux avec la régénération des pâturages et la reprise de la production laitière aussi bien au sud qu’au nord en août.
    • La faible probabilité de traitement contre les oiseaux granivores en septembre ce qui occasionnera d’importants dégâts sur le riz dans le delta  du Niger.
    • La continuation des nouveaux déplacements de populations du nord au sud du pays pendant la période de perspective.
    • L’augmentation du niveaux des transferts des migrants de 20 à 30% par rapport à 2011 pendant la période dans les zones 2, 3 et 8 à cause des difficultés alimentaires.
    • La stabilité politique reste statu quo jusqu’en décembre avec la possibilité des tensions localisées au nord.
    • Les revenus tirés de l’exode seront en hausse de 20 à 30% compte tenu du prolongement de la durée de 6 à 8 mois voire du nombre de personnes.
    • Les revenus agricoles et pastoraux seront en baisse par rapport à la normale dans les zones 3, 6 et 8 à cause de la baisse des opportunités d’emplois et normaux ailleurs dans le pays.

    Nord du Mali

    Zone de moyen d’existence 1 :  (Nomadisme et commerce transsaharien) et 2 : (Pastoralisme nomade et transhumant) 

    La grande mobilité des populations des deux zones caractérisée par des déplacements permanents à la recherche d’endroits propices à leur activité de pasteur et de commerce les rend moins vulnérables aux difficultés que connaissent les régions du nord. Le bétail constitue l’élément fondamental de la vie dans ces zones. La fin de la soudure en juin consécutive à la régénération des pâturages et la reconstitution des points d’eau a amélioré l’embonpoint des animaux et la disponibilité laitière. Ainsi, les populations de la zone 1 ont en plus du lait l’opportunité de bénéficier de revenus conséquents de la vente des animaux avec l’Algérie. Les activités des pauvres généralement sur place et portant sur le gardiennage, les bois et les services se dérouleront normalement. La disponibilité des produits de cueillette, notamment du fonio sauvage en septembre pour les pauvres améliorera la situation alimentaire. Les populations de la zone 1 en raison de leur affiliation aux marchés Algérien sont en sécurité alimentaire minimale durant la période de la perspective. Quant aux populations de la zone 2 et compte tenu de leur intégration aux marchés perturbés du reste du pays en termes de vente de bétail et d’approvisionnement en vivres, les perturbations induites dans la libre circulation des personnes et des biens, elles seront en sécurité alimentaire minimale à partir d’août.

    Zone de moyen d’existence 3 : Riz fluvial et élevage transhumant

    La riziculture constitue l’activité principale de cette zone en relation avec un élevage de type transhumant. Les ménages dépendent de la riziculture, de l'élevage, du maraichage, de la pêche et du travail migrant (à travers les transferts) pour les aisés. La zone est largement déficitaire en année normale car les productions agricoles ne couvrent à peine que 3 à 6 mois de consommation pour les ménages aisés et 1 à 3 mois pour les pauvres. Cette faible production fait que les populations de la zone 3 sont dépendantes du marché pour satisfaire plus de 60% de leur besoins alimentaires. L’accès au marché des ménages pauvres est assuré par les revenus provenant des activités agricoles et des envois de migrants en juillet.

    La situation d’insécurité actuelle dans la zone provoquant des déplacements massifs de population ainsi que la prudence des aisés dans les investissements en agriculture, réduiront à cause de la baisse d’opportunité de travail, les revenus tirés de ces activités pour les pauvres et très pauvres. Le manque de moyen pour les périmètres irrigués, notamment à Tombouctou, offrant normalement plus de 5 mois de travail hypothèque les emplois pour des milliers de ménages, mais la diminution des périmètres réduira le besoin de main d’œuvre par 25-50%. La détérioration des termes de l’échange chèvre/mil aggrave la vulnérabilité des ménages particulièrement les pauvres face à des prix très élevés de plus de 80% par rapport à la moyenne.  Pourtant, la reprise timide des marchés avec l’opportunité de vente à un meilleur prix les animaux amélioreront un peu la situation pour ceux qui en possèdent encore.

    Les actions humanitaires en cours contribueront à soulager les difficultés des ménages pauvres dans la zone de juillet à décembre comme prévu pour la majorité des intervenants. La situation est moins critique dans les centres villes qu’ailleurs à cause du reflux du maximum de déplacées internes vers la campagne au niveau des parents avec lesquels les maigres ressources sont partagées. Les ménages pauvres et très pauvres, actuellement en IPC Phase 3 : Crise, verront leur situation s’améliorer à partir de septembre à cause de la disponibilité en produits de cueillette qui peuvent représenter plus d’un mois de consommation (fonio sauvage, nénuphar), du lait, du poisson en plus des appuis humanitaires. En novembre, à la faveur des récoltes du riz localisées, de la baisse de prix attendue des céréales du sud sur les marchés et du renforcement des revenues saisonnières et l’appui humanitaire permettront aux ménages pauvres et très pauvres à améliorer leur sécurité alimentaire en Phase 2 : Stress.

    Zone de moyen d’existence 4 de Gao et Tombouctou : mil et élevage transhumant

    La zone se caractérise par une production largement déficitaire en mil en temps normal. L'essentiel des besoins en nourriture, 50 a 60% est couvert par les achats à partir des revenus tirés principalement de la vente de bétail et de l'exode. La main d'œuvre agricole en juillet permet aux ménages pauvres d'accéder à la nourriture et au revenu. Le fonio sauvage récolté en septembre et le cram cram constituent une source importante de nourriture pour les ménages pauvres de la zone. A l'image des autres zones de moyen d’existence du nord, elle subit les effets de l'insécurité qui se manifeste par de nombreux refugiés au Niger et au Burkina. Ainsi, ces départs conduiront à une baisse importante de la production agricole ce qui amplifiera le déficit alimentaire pour ces populations. Pour celles restées sur place, elles continueront dans la crise en juillet car les revenus rapportés de l'exode et de la vente du bétail qui est loin de satisfaire les attentes avec leur mauvais embonpoint ne permettront pas aux ménages pauvres de se procurer de la nourriture convenablement en juillet. Un répit interviendra en aout-septembre avec la disponibilité en lait et du fonio. Ainsi, de la situation de crise en juillet, on assistera à une amélioration de la situation alimentaire en septembre donc en situation de stress car faisant toujours face à la morosité des activités économiques et aux prix élevés des céréales sur les marchés. Cette situation exigera toujours des appuis humanitaires pour sauvegarder les moyens d'existence de ces populations pauvres face aux prix élevés des denrées sur les marches et limiter la vente des productions.

    Zone de moyen d’existence 6 : Delta du Niger riz fluvial (Mopti)

    Les moyens d'existence de la majorité de cette population sont essentiellement agropastoraux et sont tributaires tant de la culture du riz que de l'élevage. Il s'agit d'une zone de production excédentaire et en sécurité alimentaire en année normale. Cette culture offre une grande opportunité de travail dans les mois de juillet et août et de novembre à janvier avec les récoltes du riz. La principale source de nourriture pour les populations de la zone en cette période porte habituellement sur la production propre pour les nantis. Pour les pauvres, elle est à plus de 50% basée sur les achats et sur les rémunérations en nature pour environ 10%. Les ventes de bétail en octobre et de la production du lait en novembre notamment pour les pauvres constituent des sources de revenus importantes en plus de la migration qui a lieu à partir de septembre.

    Malgré les perspectives de bonne crue, la campagne ne pourra répondre aux attentes que si des mesures idoines sont prises pour juguler le manque de semences en riz local tant décrié par les paysans pour la campagne en cours. Le niveau élevé des prix des céréales sur les marchés limite l’accès des ménages pauvres qui font face à une diminution de leur revenu à cause du faible niveau d’opportunité en main d’œuvre agricole. L’intensification des transferts de migrants et des exodants dont les revenus évolueront dans une fourchette normale ne permettra pas de combler les besoins alimentaires et de semences de riz local vendues à plus du double du niveau normal. Le sac de semence présente une hausse de 100% à plus de 150% par rapport au prix normal dans la zone.

    Malgré l’amélioration de l’embonpoint des animaux avec la régénération des pâturages, l’effectif vendable par les pauvres est très limité pour satisfaire les besoins financiers de la période. Cependant, la reprise du métier de gardiennage qui constitue une source de nourriture permettra d’améliorer l’alimentation des ménages pauvres d’août à décembre à travers le système de payement en nature en vigueur dans la zone (3 repas/jour pour le berger sur place et 3 sacs de riz pour le départ à la transhumance).  Les ménages de pêcheur continueront à souffrir de la faiblesse des captures qui résulte des mauvaises conditions de reproduction des poissons de la campagne passée. Les revenus tirés de cette activité malgré le niveau élevé du prix du poisson est en baisse d’environ 50% du revenu d’une année normale.

    Des ONGs ont initié des appuis en vivres et en semence de riz local pour les ménages les plus vulnérables à partir de juin. Ces différents programmes prévus pour 2 à 6 mois permettront de soulager les ménages pauvres de la zone qui ont bénéficié au mois de mai des distributions générales de céréales du Gouvernement dans le cadre du plan d’urgence. Ces différents appuis permettront aux ménages pauvres et très pauvres qui se trouvent en situation de IPC Phase 3 : Crise de se retrouver au niveau de IPC Phase 2 : Stress au mois de novembre avec les premières récoltes du riz et l’amélioration des captures. Au même moment, le prix du mil/sorgho connaitra une baisse à la faveur des bonnes productions attendues. Quant aux ménages riches et moyens, ils seront en sécurité alimentaire durant toute la période du scenario.

    Sud du Mali

    Zone de moyen d’existence 8 : mil/sorgho, migration et élevage transhumant

    La zone 8 se situe au nord-ouest du Mali et se caractérise par les transferts d’argent de migrants qui constituent le facteur déterminant des moyens d'existence pour la majorité de la population. Ces transferts se font à n’importe quel moment de l’année en fonction de la demande et surtout à partir de décembre avec l’arrivée des vacanciers. La vente de bétail en juillet constitue également une source de revenu pour les ménages aisés. L’envoi des exodants et l’intensification des activités agricoles de juillet à août offre l’opportunité de travail (rémunéré en nature et en espèces) pour les ménages pauvres de la zone. Le maintien de cette opportunité tient surtout aux transferts des migrants du côté des ménages aisés. La période des récoltes d’octobre à décembre voir au delà constitue également une période d’intenses activités pour les pauvres. Au même moment, la disponibilité des premières récoltes à partir de septembre marque la fin de la soudure.   

    La mauvaise production agricole de 2011 a mis très tôt les bras valides sur la route de l’exode et de la migration. En juillet, période d’installation des cultures, les retours pour les exodants sont encore timides. Cependant, en dépit des effets de réduction sur le potentiel cultivable notamment au niveau des ménages pauvres, cette situation permet à ces ménages de bénéficier de revenus plus conséquents que d’habitude avec le prolongement de la durée normale. Aussi, l’intensification des transferts des migrants au niveau des ménages aisés compte tenu des difficultés du moment garantit l’opportunité du travail agricole rémunéré pour les pauvres. Cette opportunité est très capitale pour ces ménages durant les mois de juillet et août voire septembre dans la zone 8.  Le bon embonpoint des animaux en août améliore les niveaux de prix pratiqués les mois antérieurs. Cette amélioration profite plus aux ménages aisés qu’aux pauvres qui en ont moins si non tous vendu avant la période du scenario. Les améliorations de revenus au niveau des ménages pauvres resteront confrontées au niveau élevé des prix des céréales sur les marchés. Ces hausses se poursuivront jusqu’en août avec le mauvais état des routes rendues impraticables par les pluies. La disponibilité des produits verts à partir de septembre réduira l’effet des prix du marché pour les ménages pauvres.

    Les distributions alimentaires généralisées de céréales et les ventes subventionnées effectuées par l’état  et les ONG de décembre 2011 à juin 2012 ont permis de soulager les populations voire de stabiliser les prix des céréales au mois de mai à juin. Elles se poursuivent pour les humanitaires et sont prévues jusqu’en décembre 2012. Ces opérations ciblées de « Food for Work », et de distribution de vivres et de petits ruminants soulageront d’avantage. Les ménages pauvres dont certains avaient commencé à adopté des stratégies nuisibles comme la réduction plus que d’habitude du nombre de repas. Ces différents appuis réalisés et prévus avec une forte probabilité de se réaliser permettront aux ménages pauvres d’être sous IPC Phase 2 : Stress jusqu’en septembre à partir duquel l’insécurité alimentaire sera minime si d’autres facteurs ne venaient pas perturber la bonne évolution de la campagne agricole et le marché.  

    Dans les autres Zones du Sud (sud de Kayes, Koulikoro, le seno de celle de Mopti, Ségou, Sikasso)

    La situation alimentaire évoluera comme d’habitude dans les autres zones de moyen d’existence. Les ménages pauvres de ces localités connaitront des difficultés d’approvisionnement face aux prix très élevés des céréales sur les marchés jusqu’en fin juillet. L’évolution normale des opportunités d’emplois liées à la campagne agricole et à d’autres métiers en cette période permettront à ces ménages pauvres de satisfaire leur besoins alimentaires au détriment d’autres investissements aussi importants comme l’équipement en matériels agricoles et en intrants agricoles. L’ouverture des banques de céréales dans ces localités en août et la baisse de prix des céréales consécutive au déstockage attendu en août et septembre amélioreront d’avantage la situation alimentaire. En plus de ces facteurs il faut ajouter la disponibilité en aliments de soudure (maïs, niébé, voandzou, courges).     


    Facteurs qui pourraient changer le scenario

    Reprise du conflit

    La reprise du conflit au nord aurait des conséquences sévères sur les résultats de la sécurité alimentaire particulièrement si la tension monte en aout/septembre 2012. Dans cette perspective, les combats démarreront dès septembre. Sous l’emprise des feux des différents belligérants (armée, groupes d’autodéfense et rebelles), on assistera à une forte perturbation voire un arrêt de toutes les opérations humanitaires avec son corolaire de déplacements massifs de populations qui abandonneront leurs champs en pleine activité agricoles ou récoltes. Une désorganisation accrue des circuits économiques marquée par le non fonctionnement des marchés aussi bien pour le bétail que pour les denrées alimentaires contribuant ainsi à anéantir les revenus du bétail par manque de déboucher et la surenchère des produits venant du sud. A cela s’ajoute l’absence d’opportunité de travail par l’arrêt des activités économiques notamment pour les  populations sédentaires des régions de Tombouctou, Gao, Kidal déjà éprouvées qui pourraient voir leur sécurité alimentaire passer en IPC Phase 4 à partir de novembre si l’assistance humanitaire n’arrive pas à répondre aux besoins alimentaires. Quant aux nomades, ils profiteront pour s’éloigner des zones de conflit et se mettre à l’abri dans les pays voisins. 

    Arrêt précoce des pluies et/ou Menace acridienne

    Actuellement, l’évidence d’une menace acridienne est limitée et presque inexistante, sauf pour les observations non officielles rapportées des groupes autour de la zone de Kidal.  Pourtant, la situation acridienne pourrait évoluer très rapidement ou la présence et l’activité des criquets pourraient avoir un important impact négatif sur la production agricole nationale ou régionale. Les moyens très limités de l’Etat et les dispositions prises suite à la menace acridienne ne rassurent pas face à une invasion généralisée dans les mois d’août à septembre. Dans le pire cas, une invasion occasionnera des dégâts très importants aussi bien sur les cultures que sur le pâturage. Les pertes importantes de productions particulièrement dans les zones de production du Sud justifieront les retentions de stocks et la forte hausse des prix des céréales sur les marchés. Les difficultés alimentaires apparaitront dès décembre pour les ménages pauvres du sud. Dans le nord du pays, l’insuffisance de pâturage engendrera des pertes importantes de bétail et la baisse considérable de leur valeur marchande. Les ménages éleveurs et notamment les pasteurs connaitront une situation de crise pour la prochaine soudure qui sera très précoce (février/avril).  L’arrêt des pluies en septembre aura les mêmes effets qu’une invasion acridienne particulièrement sur les productions agricoles dans le sud du pays.  La probabilité de survenu de ces trois chocs est faible sauf qu’une sècheresse dans le nord du pays favorisera la descente des criquets vers les zones agricoles du sud du pays.

    Table 1: Autres événements possibles dans les prochains six mois qui pourraient changer le scenario plus probable.

    Zone géographique

    Evènements possibles

    Impacts sur les conditions de la sécurité alimentaire

    Toutes les zones de moyen d’existence

    Arrêt précoce des pluies

    Le déstockage attendu en août auprès des paysans et des commerçants n’aura plus lieu. Les prix seront en hausse dès septembre fragilisant d’avantage la sécurité alimentaire des pauvres particulièrement dans la bande du sahel et les régions du nord qui seront à leur deuxième mauvaise année de production.

    ZONE 3

    Appuis conséquent en engrais, semences et carburant pour les périmètres irrigués des régions du nord

    Un appui conséquent en semence de qualité du riz avant le 10 août au plus tard permettra aux riziculteurs particulièrement les ménages démunis de semer dans des proportions satisfaisantes le potentiel exploitable. Cette situation permettra de sauvegarder les opportunités d’emplois pour les ménages pauvres et à des prix raisonnables.

    National

    Invasion acridienne pour raison du manque de capacité de surveillance et de traitement

    Pertes importantes de production aboutissant aux mêmes effets que l’arrêt précoce des pluies en plus des dégâts importants sur le pâturage avec de graves conséquences sur la vie des animaux et des éleveurs.

    National

    Forte demande des humanitaires en cas de reprise des conflits au nord

    Pression forte sur les marchés à céréales entretenant la tendance haussière des prix.

    ZONE 1, 2, 3 et ZONE6 en partie (nord de Mopti)

    Guerre ouverte par l’armée pour la reconquête des régions du nord

    Embrasement générale de la zone avec isolement des populations du nord provoquant la reprise des grands déplacements de population. Le fonctionnement des  marchés sera fortement perturbé avec risque de pénurie dans les zones concernées.

    ZONE6 et ZONE 8 et 4 (de Kayes et Koulikoro)

    Lutte efficace contre les oiseaux granivores dont la présence massive est signalée dans la zone

    Un traitement efficace contre les oiseaux granivores en septembre (période de reproduction des oiseaux) contribuera à sauvegarder les productions agricoles

    (mil/sorgho, riz) permettant ainsi aux producteurs de se mettre à l’abri d’un déficit alimentaire.

    Nord du Mali                (ZONE 1, 2, 3), le delta du Niger (ZONE6) et la bande du sahel(ZONE8)

    Arrêt des opérations humanitaires

    Aggravation des difficultés alimentaires et nutritionnelles en juillet et août pour la ZONE 8 et de juillet à octobre pour les ZONE 1, 2,3 et 6.

    Nord du Mali (ZONE 1, 2, 3)

    Accord entre Etat et rebelles

     

    Retour de la quiétude favorisant la libre circulation des personnes et des biens. Les retours des déplacés et des refugiés avec la reprise des activités économiques et des actions humanitaires amélioreront les disponibilités en denrées alimentaires.

    Figures Calendrier saisonnier et événements critiques

    Figure 1

    Calendrier saisonnier et événements critiques

    Source: FEWS NET

    Carte des résultats estimés actuelles de la sécurité alimentaire, juillet 2012

    Figure 2

    Carte des résultats estimés actuelles de la sécurité alimentaire, juillet 2012

    Source: FEWS NET

    Carte des zones de moyens d’existence

    Figure 3

    Carte des zones de moyens d’existence

    Source: FEWS NET

    Afin d’estimer les résultats de la sécurité alimentaire pour les prochains six mois, FEWS NET développe les suppositions de base concernant les événements possible, leurs effets, et les réponses probables des divers acteurs. FEWS NET fait ses analyses basées sur ces suppositions dans le contexte des conditions actuelles et les moyens d’existence locaux pour développer des scénarios estimant les résultats de la sécurité alimentaire. D’habitude, FEWS NET prévient du scénario le plus probable. Pour en savoir plus, cliquez ici.

    Get the latest food security updates in your inbox Sign up for emails

    The information provided on this Website is not official U.S. Government information and does not represent the views or positions of the U.S. Agency for International Development or the U.S. Government.

    Jump back to top