Skip to main content

La reprise des hostillités affecte la sécurité alimentaire

  • Perspectives sur la sécurité alimentaire
  • Mali
  • Janvier - Juillet 2013
La reprise des hostillités affecte la sécurité alimentaire

Télécharger le rapport

  • Messages clé
  • Préface
  • Présentation nationale
  • Areas of Concern
  • Evenements qui pourraient changer les scenarios

  • Préface

    La reprise des hostillités au nord contribue à une évolution de l’insécurité alimentaire, surtout dans les zones qui dépendent des systemes de marchés interrompus par l’insecurité. L’incertitude sur l’évolution dynamique de la situation continue à rendre difficile la tendance la plus probable du conflit.  Alors, l’analyse porte sur la continuation de la situation actuelle et sera actualisée au fur et à mesure que des nouvelles informations seront disponibles.

    Messages clé
    • Suite à la reprise du conflit, la fermeture de la frontière Algérienne et la rupture du corridor commercial de Mopti-Timbuktu-Gao posent des contraintes immédiates sur la continuation d’approvisionnement alimentaire, surtout dans les régions de Gao et Kidal. Les difficultés d’accès et/ou l’absence des commercants sur ces marchés pourraient conduire à une dégradation rapide de la sécurité alimentaire, surtout pour les pasteurs qui sont à 100% dépendant du marché.

    • L’insécurité alimentaire projétée en IPC Phase 2 : Stress attendue en mars dans les zones agropastorales du nord interviendra plus tôt que prévu en février suite aux perturbations socio-économiques qu’engendre la reprise des hostillités et les entraves à la mobilité.  Au sud, le comportement normal des facteurs permet la continuation d IPC Phase 1 : Minime insécurité alimentaire.

    • Sur la base de l’information disponible actuellement et en supposant que la perturbation des marchés et le manque d’accèss humanitaire persisent,  on attend les niveaux d’insécurité alimentaire de IPC Phase 3: Crise dans les zones pastorales à partir d’avril à cause des ruptures des marchés clés, les limitations de mouvement, et le début de la soudure pasorale.

    • Au niveau national, la production agricole connait une hausse de plus de 20 pour cent (estimation provisoire) par rapport à la moyenne quinquenale, ce qui renforce globalement la disponibilité céréalière. Pourtant, la baisse  d’environ 60% de la production moyenne enregistrée dans les zones de riz fluvial et élevage transhumant (LZ3) et le Delta du Niger (LZ6) de Djenné prolongera la soudure et accélerera l’évolution vers la Phase 2,  particulièrement dans les cercles de Gourma Rharous, Bourem et Gao.  


    Présentation nationale
    Situation actuelle

    La reprise du conflit, contrairement à l’hypothèse d’octobre semble de se prolonger avec l’implication active des troupes européenes et africaines. Avec la reprise des zones par les militaires, les ménages déplacés des villes de Konna, de Diablay commencent à rejoindre leur terroir. La reprise du conflit a eu des impacts négatifs sur les systèmes commerciaux et financiers au nord qui ont différents impacts sur la sécurité alimentaire selon les zones considérées. Les centres urbains, du fait de leur isolement et où les opérations militaires sont les plus intenses, semblent être plus affectés que les zones rurales disposant encore des récoltes et des petits stocks marchands.

    • L’impact de la fermeture des frontières avec l’Algérie est préoccupant pour l’approvisionnement des régions du nord, particulièrement à Kidal où les stocks commerçants sont actuellement faibles. Avant la fermeture, les approvisionements venant d’Algérie permettaient un accès alimentaire régulier en denrées de base à des prix similaires voire plus bas que la moyenne pour les communautés vivant dans ces zones.
      • Le départ précoce de certains commerçants des marchés dans les zones de Tombouctou et Gao par peur de représailles contribue à limiter les offres sur les marchés, surtout que l’importation des denrées à partir d’Algérie est assurée par eux. Les marchés urbains des régions de Tombouctou et de Gao sont les plus affectués.
    • Les principaux flux commerciaux sont intérrompus, surtout entre les régions du nord et du sud.  Plus dépendant actuellement des stocks en place, les marchés restent encore fonctionnels globalement dans les régions du nord même si une baisse d’affluence notamment pour les foires hebdomadaires est observée. 
      • Plusieurs marchés sont perturbés ou sont opérationnels à un niveau plus bas que la normale.  Des inquiétudes sont exprimées par les populations de ces zones face à une rupture généralisée en vivres sur les marchés dans le mois à venir. Pour l’instant d’importants stocks sont signalés à Mopti au niveau des fournisseurs habituels des régions du nord, ce qui écarte un problème de disponibilité pour approvisionner le nord à partir de Mopti si les flux routiers reprenaient.
      • L’intensification des liaisons entre le sud et les régions du nord (Tombouctou et Gao) par voie fluviale se présente comme une alternative pour l’approvisionnement de ces zones. Toutefois, la décrue du fleuve qui se poursuit rendra difficile la poursuite de cette voie.
      • Les flux venant du Niger sont importants notamment pour les cercles d’Ansongo et de Ménaka en partie dans la région de Gao. Toutefois, des difficultés se présentent pour leur régularité avec le renforcement des surveillances et la méfiance des transporteurs à fréquenter la zone.
      • En mi-janvier, l’état a exprimé une priorité sur la continuation des flux commerciaux entre les régions du Nord, Mopti  et le reste du pays après l’attaque de Konan. La demande de réouverture des structures bancaires pour permettre aux opérateurs économiques de faire les transactions financières et la sécurisation des axes pour la fluidité et la sécurité des personnes et des biens par les autorités ont permis la continuation des flux commerciaux jusqu’à Mopti.
      • La disponibilité en vivres sur les marchés dévient de plus en plus faible avec l’épuisement des stocks disponibles et la non reprise du trafic avec le sud du pays. Dejà une insuffisance notoire de mil et autres produits du sud (tubercules, fruits) est observée sur le marché de Gao et de Kidal. 
    • Les prix des denrées de base (mil, riz, farine de blé, huile, sucre)  présentent des hausses importantes par rapport à la période d’avant la reprise des hostillités  suite à l’épuisement des stocks disponibles Le renchérissement des prix, fragilise d’avantage les ménages pauvres qui avaient de la peine à se remettre des difficultés de l’année dernière.
      • La volonté de se mettre à l’abris des réprésailles a amené certains commerçants, assurant l’importation des produits à partir d’Algérie, à céder de façon rapide leur marchandise à d’autres commercants voire aux consommateurs. Cette stratégie a permis de maintenir un niveau de stock bien que faible sur les marchés et modérer la tendance haussière des prix pour ces produits. Le prix des animaux à l’inverse de ceux des céréales s’effondreront pour les pasteurs de Kidal pour lesquels les marchés Algériens constituent les principaux débouchés. Toutefois, certains pasteurs arrivent à déplacer leur bétail sur pied vers les marchés en dehors des zones de conflit et des pays voisins et pourront bénéfier de meilleurs prix pour compenser de peu ce manque à gagner par les éleveurs.
    • La reprise des activités économiques observée dans les régions du nord dépuis octobre est de nouveau affaiblie, ce qui constitue un manque à gagner pour les ménages pauvres principalement dans les centres urbains.
      • Le départ initial des populations aisées des centres urbains a provoqué une baisse immédiate des opportunités d’emploi dans la maçonnerie, les petits travaux, le courtage.
      • Les envois des migrants, de l’intérieur du pays et de l’extérieur (Mauritanie, Algérie, Niger,Côte d’Ivoire, Ghana, Sénegal) constituent un recours important mais leurs envois deviennent plus difficiles avec la rupture des liaisons avec le reste du pays et les restrictions au niveau des frontières.

    Zones Pastorales

    Les conditions d’élevages sont globalement bonnes dans le pays même dans les zones pastorales du nord, et en gros, la production laitière est jugée bonne à moyenne. Dans les zones du nord, une certaine perturbation des mouvements du bétail est observée à l’image des déplacements de populations. La descente habituelle des troupeaux du nord vers la bande du fleuve se trouve perturbée par les activités militaires en cours et la peur de représaille surtout pour les populations des zones pastorales du grand nord.  Les prix des animaux sont en hausse de 5 à 10 pourcent par rapport à la moyenne quinquennale à la faveur de leur bon embonpoint et de la forte demande des pays côtiers et de l’Algérie.  Toutefois, les termes de l’échange chèvre/mil sont inférieurs de 20 à 30% par rapport à une année moyenne à cause du niveau encore élevé du prix du mil. Cet équivalent bétail/céréales a subi une degradation dans les régions de Gao, Tombouctou et de Kidal avec la fermeture des frontières Algériennes et la restrictions des mouvements vers le Niger et le Burkina qui reduiraient les ventes. La fermeture temporaire des marchés pour raison de sécurité réduit l’accessibilité physique des populations pastorales aux différents marchés pour les échanges commerciaux, surtout pour les achats des denrées de base, y compris les céréales.

    Déplacement/Assistance

    L’évolution de la situation sécuritaire dans le septentrion du pays engendre de nouveaux deplacées en plus de ceux dejà enregistrés au sud et dans les pays voisins. Ces déplacées et les familles d’accueil continuent de béneficier des appuis de la part de l’Etat et des partenaires au développement. Le nombre de déplacées au 28 janvier 2013 est estimée à environ 227 206 personnes (OCHA) dont 9 946 nouveaux deplacements depuis le 11 Janvier 2013. Le district de Bamako avec 24% et la région de Mopti avec 20% restent les principales destinations des déplacées. Les opérations d’assistance sont fortement pertubées voires arrêtées dans les régions du nord mais se poursuivent au niveau des zones sud en faveur des populations déplacées. L’accès aux zones de conflit fortement demandé par les humanitaires reste encore difficile.   

    Sécurité Alimentaire au Sud du pays

    Dans le sud du pays, les prix des céréales poursuivent leur tendance saisonnière normale avec un niveau supérieur de 5 à 20% par rapport à la moyenne quinquenale.  Les productions agricoles ont été moyennes à bonnes dans le pays avec une hausse de plus de 20% par rapport à la moyenne quinquenale. La disponibilité des récoltes a amélioré l’accès alimentaire des ménages pauvres agricoles d’octobre à maintenante.  L’installation des cultures de contres-saison se poursuit activement. En ce qui concerne la situation pastorale, les mouvements habituels de descente des animaux vers les paturages de saison sèche se poursuivent normalement dans le sud du pays. Le comportement normal des facteurs permet la continuation d ‘IPC Phase 1 : Minime insécurité alimentaire.

    Suppositions

    Le scenario le plus probable de la sécurité alimentaire de janvier à juin 2013 se base sur des suppositions fondamentales par rapport à l’évolution du contexte national, qui sont :

    • Conflit armée : L’insecurité se poursuivront au niveau actuel pendant la periode du scenario. On attend que l’insécurite continue à perturber les systèmes économiques et commerciaux, surtout dans les zones de Tombouctou, Gao, Kidal et le nord de Mopti. 
    • Productions agricoles : En dépit de l’insécurité au nord, les installations des cultures de contre-saison se poursuivront de façon normale dans les PIV et les lacs de la bande du fleuve des régions de Tombouctou, Gao, le delta du Niger de Mopti et dans la zone Office du Niger avec des perspectives de récoltes globalement moyennes à bonnes. Les récoltes attendues en juin-juillet permettent d’améliorer la disponibilité alimentaire dans les zones concernées. La concentration des conflits au niveau urbain principalement et l’abnégation des paysans rassurent que les activites agricoles sont susceptibles de continuer.
    • Maraichage : Les perspectives de production pour les cultures maraichères capitales dans la formation du revenu et dans l’alimentation des ménages pauvres durant la période du scenario sont moyennes à bonnes. Cependant, dans la  zone fluviale de Bourem, l’interdiction de la culture de Tabac principale source de revenu des populations constitue un manque à gagner qui réduit le niveau de revenu tiré de cette activité. Au lieu du tabac, ils cultivent l’oignon, et la tomate, tous moins rentables que le tabac. La bonne disponibilité en eau prolongera plus que d’habitude la durée de la campagne maraichères (de 3 mois à 4 voire 5 mois).  
    • Productions animales: La production laitière suivra la tendance normale avec une certaine baisse de volume de mars à juin consécutive à l’aménuisement des pâturages et des points d’eau jusqu’à la soudure pastorale en avril. Dans les zones pastorales du nord, le risque de soudure précoce plane avec la perturbation éventuelle de la transhumance qui impacte l’alimentation correcte du bétail dès les mois de février-mars.
    • Transhumance : Les mouvements des troupeaux seront perturbés avec la reprise des hostillités dans le nord du pays. Des mouvements inhabituels de troupeaux seront observés en février-mars vers les pays frontaliers en vu de s’éloigner des champs d’opération ou beaucoup plus vers les zones du sud du pays. Ces mouvements inhabituels réduisent la disponibilité laitière et la valeur marchande des animaux à cause du mauvais embonpoint que cela peut engendrer. Cette baisse de revenu et de la disponibilité laitière réduit l’accéssibilité des ménages pasteurs aux marchés.
    • Prix du bétail : Les prix du bétail suivront la tendance saisonnière avec des niveaux toujours supérieurs par rapport à la moyenne à cause de la demande extérieure, notamment dans les zones agricoles du sud durant toute la période du scenario. Dans les régions du nord, l’amélioration des prix des animaux avec le retour salutaire des chevillards sur les marchés prendra fin avec la fermeture des frontières du côté de l’Algerie et le ralentissement du flux du côté du Niger et du Burkina ce qui affectera négativement le revenu des pasteurs.
    • Prix des céréales : Les prix des céréales suivront les tendances saisonnières normales mais resteront supérieurs à la moyenne quinquennale durant le scenario dans le sud du pays. L’effet des reconstitutions des stocks institutionnels se fera sentir vers les mois d’avril-juin suite au retard dans la mobilisation des fonds. Sur les marchés du nord, la hausse précoce des prix observée suite aux disfonctionnement observé se poursuivra.
    • Endettement des ménages pauvres. Les ménages pauvres du nord comme d’habitude feront recours au crédit dans des proportions légèrement supérieures à la normale à partir de mars.  
    • Pêche : Les captures de poissons seront en nette amélioration à la faveur de la décrue observée sur les cours, ce qui améliorera le revenu des ménages pêcheurs plus qu’une année normale particulièrement dans les zones LZ3, LZ6 de janvier à avril.
    • Actions humanitaires: Les opérations humanitaires d’urgence en vivres et non vivres particulièrement pour les régions du nord à l’endroit des pauvres seront perturbées avec la reprise du conflit. Des actions de relèvement dans le cadre de l’amélioration des moyens d’existence seront effectuées dans toutes les zones affectées en 2012 (du delta du Niger, du sahel occidental et du nord) à environ 2 000 000 de personnes conformément aux différents programmes établis. Pour les deplacées du nord, les programmes d’assistance se poursuivent au sud.
    • Migration et mouvement de population: Les mouvements habituels de populations à la recherche de ressources se poursuivront durant toute la période du scenario dans le sud et le nord du pays où ils ont été précoces avant la reprise des hostilités. Ces départs de bras valides vers les centres urbains du pays voire des pays voisins sont très importants pour les ménages pauvres qui bénéficient des revenus et des envois de vivres issus de cette activité entre avril  et juin. Dans les zones de conflit, on assistera en plus à des départs habituels à de nouveaux deplacés comme dejà observé mais moins intenses qu’au début du conflit en janvier 2012.
    • Systeme bancaire : Les systèmes bancaires resteront pour la plupart inaccessibles dans les zones de conflit. Les opérations de transfert se derouleront comme d’habitude à travers les systèmes informels des particuliers, des compagnies de transports. Toutefois, le non fonctionnement des banques continue à affecter le flux des transactions commeciales et des transferts de migrants.
    • Activites économiques/revenus Les activités économiques au nord souffriront des effets de l’insécurité résiduelle. Toutefois, une reprise timide pourra être observée dans les différents centres urbains du nord après la phase des grandes offensives militaires. La main d’œuvre agricole, la vente de paille, de bourgou, la pêche, le transport restent les activités dominantes pour les pauvres dans ces localités.
    • Mobilité dans les zones de conflit : L’entrave à la mobilité des populations particulièrement pour les pasteurs limite leur accès aux marchés et entrainera une baisse importante de revenus par la mévente de février à avril suite à la non fonctionnalité des marchés. Des pertes de bétail pourront être observées suite à l’inaccessibilité aux zones de pâturage et de points d’eau habituels (vallée du fleuve, mares permanante  et les puits) pour les pasteurs du grand nord.
    Résultats les plus probables de la sécurité alimentaire

    La disponibilité des récoltes et les paiements en nature issus des travaux de récolte dans les zones agricoles du sud permettent aux ménages pauvres de disposer de vivres et de revenu leur permettant de satisfaire leurs besoins alimentaires sans difficulté de janvier à mars. Les départs habituels de bras valides à l’exode et les activités génératrices de revenus habituelles (maraichage, commerce, bois, paille) qui connaitront un essor à la faveur de la bonne production agricole permettront aux ménages pauvres et très pauvres de disposer des revenus pour la satisfaction de leur besoin alimentaire sans difficultés majeures de mars à juin surtout que les prix évolueront dans une fourchette légèrement supérieure à la normale. La disponibilité des récoltes pour les contre-saisons de céréales contribuera d’avantage à améliorer l’accès à l’alimentation dans la bande du fleuve des régions du nord et les zones de contre-saison du sud du pays.

    Dans les zones pastorales, les ménages pauvres seront en Stress (IPC Phase 2) dès février en raison des perturbations engendrées par les combats sur les activités pastorales et commerciales surtout avec la fermeture de la frontière Algérienne et les déplacements inhabituels de troupeaux. L’amélioration des termes de l’échange bétail/céréales amorcée s’estompera rapidement avec les difficultés de vente de bétail et le rencherissement des prix des denrées alimentaires (riz, semoule de blé, pâtes ).  Cependant, la mobilité de certains pasteurs vers les zones calmes permettra à ces ménages d’attenuer l’effet en accédant à de nouveaux marchés du sud et des pays voisins pour pouvoir vendre le bétail à des prix bas que la normale et accéder aux denrées alimentaires. Cette situation de stress se degradera d’avantage si la mobilité des ménages venait à être impossible avec l’intensification des conflits empêchant l’accéssibilité physique aux marchés pour l’approvisionnement en denrées et pour la vente du bétail. Alors, une situation d’IPC Phase 3 : Crise s’instalera dans toute la zone à partir de mars/avril jusqu'à la reprise de la mobilité et/ou le reétablissement des systemes commerciaux, et/ou l’assistance humanitaire.

    Dans les zones rizicoles et agropastorales du nord, le caractère exceptionnel et immediat de la hausse des prix suite à la réduction drastique du flux des denrées en provenance du sud et de l’Algérie en plus de la faible production rizicole affecte les ménages pauvres qui ont des difficultés d’accès au marché à partir de février surtout que les moyens d’existences sont fortement atteints avec les difficultés de l’année écoulée. Ainsi, la situation d’IPC Phase 2 : Stress dans laquelle ces ménages se trouvent se degradera en fonction de l’épuisement des stocks alimentaires, de la reprise faible des activités économiques et le fonctionnement compromis du marché.  Avec les difficultés prévisibles dans les appuis humanitaires programmés, d’envois en nature et en espèces des parents installés ailleurs, la situation risque de s’empirer en mai (IPC Phase 3 : Crise) si des mesures d’appui humanitaires et/ou de maitrise des prix pour faciliter l’accès des ménages pauvres aux marchés ne sont pas prises.


    Areas of Concern

    Zone de moyens d’existence 1 (Nomadisme et commerce transsaharien) et 2 (Pastoralisme nomade et transhumant)

    Situation actuelle

    La consommation alimentaire dans ces zones de moyens d’existence LZ1 (Nomadisme et commerce transsaharien) et LZ2 (pastoralisme nomade et transhumant) est fortement basée sur les produits importés tels que le riz, la farine, les pâtes alimentaires, la semoule et la production locale de lait pendant toute l’année. La consommation de mil est répandue dans la partie sud de la LZ2 et qui y est produit en octobre au niveau des mares et oasis en bonne année de pluie comme pour la campagne 2012-2013. Les activités de pastoralisme nomade et transhumant à partir de janvier, le commerce transsaharien de divers denrées avec les grands marchés de Tombouctou et Gao et de bétail avec l’Algérie de façon permanente, constituent les piliers de vie des populations en plus de la migration vers l’Algérie et la Lybie.

    La migration sans périodicité fixe vers les pays voisins est présentement perturbées par la fermeture des frontières algériennes et les difficultés de mobilité vers la Lybie, le Niger, la Mauritanie et le Burkina Faso suite au renforcement du contrôle routier. Les productions agricoles dans ces régions ne couvrent qu’environ 10 à 20%, des besoins alimentaires des ménages pauvres qui la pratiquent ce qui dénote de leur forte dépendance des marchés pour leurs besoins alimentaires et de revenu principalement avec l’Algérie. Les perturbations dans les transactions commerciales avec les sources d’approvisionnement habituelles et les difficultés de mobilité des populations compromettent la sécurité alimentaire dans ces zones. Ces perturbations entretiennent une certaine pression sur le marché au niveau des prix par la faiblesse dans l’offre liée aux difficultés d’acheminement des produits. Soutenue par la disponibilité fourragère encore suffisante dans les zones de pâturage, la production laitière quant à elle reste importante dans l’alimentation des ménages et procurent également des revenus complémentaires.

    Suppositions

    Le scénario le plus probable de la sécurité alimentaire dans ces deux zones de janvier à juin 2013, se fonde sur les hypothèses spécifiques suivantes:

    • L’évolution de la situation sécuritaire continuera à perturber les échanges commerciaux avec les sources habituelles d’approvisionnement et de vente de bétail que sont l’Algérie, le Niger et les marchés de Gao et Tombouctou. Cette perturbation prolongée dans l’approvisionnement des régions du nord (déficitaires) engendrera un disfonctionnement des marchés. Comme dans les autres années de defi alimentaire, les populations pastorales se deplaceront vers des zones où ils pourront accéder aux marchés pour leur approvisionnement, tels que les marchés situés plus au sud du pays (Mopti), du Niger et de la Mauritanie.
    • La perturbation de l’offre en vivres continuera plus ou moins pendant la période du scenario. La hausse des prix qui en résultera sera une contrainte majeure pour l’accessibilité des menages éleveurs pauvres avant et pendant la période de soudure (février à juin).
    • Les pâturages et les points d’eau largement reconstitués cette année assurent de façon acceptable de bonnes conditions d’élevage jusqu’en fin mars 2013 et permettent une bonne production laitière. Le caractère nomade des populations de la zone 1 permet de migrer vers les zones propices et calmes à l’intérieur de la zone de conflit et des pays voisins comme d’habitude. Cette disponibilité laitière améliore la consommation et la diversité alimentaire des ménages avant la période de soudure en avril.
    • L’inaccessibilité des régions nord par les grands commerçants à bétail ainsi que les difficultés d’accès des populations à certains marchés à bétail de pays voisins (Algérie, Niger) font baisser la demande globale sur les marchés et par conséquent le revenu des éleveurs pendant la soudure, période importante pour les ventes qui permettent l’accès au marché pour les denrées alimentaires.
    • La réduction des flux commerciaux avec les marchés habituels réduit les ventes de bétail et des activités comme le courtage, le gardiennage qui y sont liées avec réduction de revenu pour les ménages pauvres. Les prix des animaux à la soudure seront en baisse par rapport à la moyenne.
    • L’épuisement des stocks commerciaux surtout avec le départ des certains commerçants des marchés (surtout à Tombouctou, Gao et Kidal) rend difficile l’approvisionement des ménages en denrées alimentaires. Le depart des grands fournisseurs des marchés réduit considérablement la disponibilité en produits sur les différents marchés. Ainsi, les prix seront en forte hausse sur les principaux marchés affectant du coup le pouvoir d’achat des ménages.
    Résultats les plus probables de la sécurité alimentaire

    Dans la zone ML01 (nomadisme et commerce transsaharien) et le nord de la LZ02 :  Les populations de ces zones nomades sont fortement dépendantes des marchés pendant toute l’annee pour leur approvisionnement en denrées alimentaires et produits de base. Les perturbations dans l’acheminement des vivres sur les marchés de Kidal, Tessalit et de Menaka en lien avec les opérations militaires des régions du nord favorisent la hausse précoce et soutenue des prix des principales denrées de consommation ce qui conduit à un effritement du pouvoir d’achat des ménages. Déjà touchés par la forte décapitalisation en réponse à la dernière crise (2011-12), les ménages devront à nouveau faire recours aux emprunts et aux envois des migrants qui seront difficilement accessibles avec la situation sécuritaire qui pousse à la fuite les ménages nantis de la zone. La situation de stress alimentaire qui s’installe en février se dégradera avec les entraves à la mobilité dans la zone à cause du des effets du conflit. L’épuisement des stocks vers le mois de février suivi de la hausse précoce des prix met les ménages pauvres et très pauvres représentant plus de 60% et qui sont obligés de rester sur place ou de se refugier dans les pays voisins dans une situation d’IPC Phase 3 : Crise entre mars et avril jusqu’en juin.

    En zone ML02 (Pastoralisme nomade et transhumant). La situation est pareille à celle de la zone 1 pour les populations pastoralists du nord de la zone 2. Dans le sud et autour de la bande du fleuve, les récoltes de mil, de niébé, provenant de la campagne agricole 2012-2013 jugées moyennes, des stocks de produits de cueillette et la disponibilité de lait permettent aux populations de couvrir leurs besoins alimentaires sans grandes difficultés et sont actuellement donc en IPC Phase 1 : insecurite alimentaire minime. La consommation alimentaire stable en janvier se dégradera en février en IPC Phase 2 : Stress avec la hausse précoce des prix des céréales, la baisse des revenus de la main d’œuvre par manque d’opportunité de travail local et du bétail suite à la reprise des hostillités et le bouleversement des marchés primaires. L’exacerbation des difficultés signalées par la poursuite de la désorganisation totale des marchés aussi bien de bétail que de céréales amène les populations de la zone à recourir à des stratégies négatives comme la décapitalisation du cheptel, la réduction de la consommation alimentaire préjudiciables pour la santé. Les envois des migrants rendus difficiles et le niveau élevé des créances de l’année passée réduisent les possibilités d’augmenter à souhait les emprunts ce qui ne permettra pas de combler le déficit de revenu mettant ainsi les ménages pauvres dans une situation de Crise (IPC Phase 3) evoluant entre mars et avril.

    Zone de moyen d’existence 3 (Riz fluvial et élevage transhumant) et 4 (mil pluvial et élevage transhumant) du nord du pays

    Situation actuelle

    La riziculture constitue l’activité principale de cette zone en relation avec un élevage de type transhumant. Les ménages pauvres et très pauvres, représentant un peu plus de 60% de la population de cette zone estimée à environ 460,000 personnes, dépendent de leur faible production rizicole de novembre à janvier, du travail agricole pour les aisés, de l'élevage, du maraichage, de la pêche et du travail migrant. La zone est largement déficitaire en année normale car les productions agricoles ne couvrent à peine que 3 à 6 mois de consommation pour les ménages aisés et 1 à 3 mois pour les pauvres. Cette faible production fait que les populations de la zone 3 sont dépendantes du marché pour satisfaire plus de 60% de leur besoins alimentaires à partir de mars. L’accès au marché des ménages pauvres est assuré par les revenus provenant des activités agricoles d’avril à juin et les envois des migrants.

    Actuellement, la disponibilité des récoltes (bien que faible) de riz en zone 3 suite aux pertes causées par les inondations en juillet-août, et de mil en zone 4, de la production laitière et du poisson en ce mois de janvier au niveau des ménages améliorent la situation alimentaire et nutritionnelle. Les ménages pauvres vivent présentement et comme d’habitude de leurs productions de riz (LZ3), de mil (LZ4) et de produits de cueillette, des rémunérations en nature dans les champs et des transferts de fonds et de nourriture relativement plus importants des parents installés ailleurs cette année compte tenu de la conjoncture locale de même que des appuis en vivres reçues des humanitaires et qui se sont poursuivis en debut janvier pour des raisons de retard dans les opérations. Les départs habituels de bras valides à l’exode se poursuivent avec plus d’intensité et de précocité que dans une année normale et cela suite à la conjoncture difficile et à la mauvaise campagne rizicole. La vente de paille est également signalée et procure des revenus aux ménages pauvres. La pêche à la faveur de la crue, constituent des sources de revenu et de nourriture non négligeables pour les populations de la zone 3 de décembre à avril. Les installations des contres-saisons en cours dans la LZ3 constituent des opportunités d’emplois et de revenu pour les ménages pauvres notamment dans la région de Tombouctou au niveau des périmètres irrigués et des lacs. Ces différentes opérations se poursuivent normalement.

    La reprise des hostillités réduit la mobilité dans les zones occupées avec baisse des fréquentations des marchés. Dans la zone 4 du nord, plutôt tournée vers les marchés du Niger, de Gao (pour les céréales ) et de Kidal pour les produits importés d’Algérie, les flux commerciaux sont fortement perturbés suite au renforcement des surveilleances routieres avec le Niger, le Burkina Faso et la fermeture des frontières avec l’Algérie.  Quant à la zone 3, la rupture des flux commerciaux avec le sud à travers l’axe routier sevaré-Gao qui constitue le plus important dans l’approvisionnement des régions du nord et malgré la poursuite du transport fluviale normale en cette période ne permet pas un approvisionnement correcte des marchés. Ces marchés dependent principalement du sud du pays (Mopti, Ségou) et de leur production locale de riz en cette période. D’autre part, la fuite de certains commerçants limite sérieusement la disponibilité en produits importés d’Algérie (pâtes, semoule, lait). Dans une ou deux semaines (février) la situation sera plus dure pour ces zones qui présentent dejà des insuffisances d’approvisionnement en produits provenant du sud du pays (mil, riz, tubercule, fruits).

    La baisse saisonnière des prix des céréales observée jusqu’en début de mois s’est interrompue avec l’arrêt des liaisons avec les marchés d’aprovisionnement du sud pour le mil, riz, tubercules, fruits, sucre, huile et la fermeture de la frontière Algérienne pour les produits comme la farine, le thé, l’huile, le sucre, le lait en poudre, le carburant. Les prix présentent en cette fin de mois de fortes hausses dépassant 50% de la moyenne suite à l’épuisement des stocks commerçants en produits importés du sud du pays et de l’Algérie. Le prix des animaux supérieur d’environ 5 à 10% par rapport à la moyenne a permis aux ménages de se procurer des revenus conséquents pour satisfaire leurs besoins avant la reprise du conflit. Cependant, l’interruption des liaisons avec les clients habituels explique les méventes des animaux observées présentement et qui probablement induira une baisse du niveau des prix. 

    De façon globale, la majorité des ménages des zones 3 et 4 avec leur production agricoles, les stocks issus des rémunerations en nature arrivent à satisfaire leurs besoins alimentaires. La consommation des ménages en cette période de post récolte reste satisfaisante dans l’ensemble. Quant à l’aspect nutritionnel, il continue de faire l’objet d’appui de la part des humanitaires à travers les distributions de kits nutritionnels à l’endroit des enfants malnutris.

    Suppositions

    Le scénario le plus probable de la sécurité alimentaire dans ces deux zones de janvier à juin 2013, se fonde sur les hypothèses suivantes spécifiques aux deux localités:

    • L’insécurité se poursuivra, en  limitant les activités socio-économiques avec la rupture des liaisons avec les zones d’approvisionnement habituels.
    • L’approvisionnement des marchés en denrées alimentaires de base sera perturbé sur certains marchés à partir de février-mars quand les stocks commerçants et la productions locale des ménages pauvres s’épuiseront et la mobilité des pinasses est rendue difficile avec la décrue du fleuve. Le recours précoce cette année par rapport à une situation normale aux marchés pour l’essentiel des ménages pauvres pour leur consommation alimentaire à partir de mars 2013.  Dans cette circonstance difficile qui sera marquée par la hausse probable des prix des denrées conduit à une forte baisse de leur pouvoir d’achat, surtout à partir du mois d’avril.
    • La perturbation des marchés à bétail liée au conflit crée une situation de mévente des animaux avec baisse du niveau des prix a partir de février. Les prix seront inférieurs à la normale comme dejà observer aux premièrs mois du conflit.
    • Les installations des cultures de contre-saison céréalières au niveau des PIV, des cultures de décrue et des parcelles maraichères se poursuivront normalement. Cependant, l’intensité et la durée des opérations militaires pouront perturber leur bonne conduite.  
    • Des perturbations des mouvements habituels des animaux vers les zones de concentration de saison sèche dans les deux zones seront observées de janvier à juin. Cette perturbation contribuera à un durcissement de la soudure pour les animaux qui seront en perpétuel mouvement pour s’éloigner des zones de conflit au profit des zones calmes dans les régions ou dans les pays voisins qui pourront connaitre une degradation rapide du disponible fourrager. Malgré la disponibilité moyenne en pâturage dans les deux zones, des difficultés d’abreuvement seront observées vers mars-avril ce qui entrainent des départs inhabituels avec risque de perte vers les zones très réculées du sud ou vers les pays avec risque de conflit avec les autochtones. La soudure pastorale sera plus dure plus qu’une année normale.
    • Les belles perspectives de pêche meilleures à celles d’une année normale de janvier à mai dans la zone 3 ne donneront pas les résultats escomptés suite à la reprise des combats qui empêche l’arrivée des acheteurs du Niger et du sud du pays. Les revenus tirés de cette activité seront en baisse avec la mévente que cela va engendrer et la consommation des ménages se vera améliorer.
    • Les opérations humanitaires seront perturbées par l’insécurité qui réduit les redeploiements sur le terrain.
    • Les difficultés de liaison avec le sud et les pays voisins rendent difficiles et onéreux les envois de vivres et d’argent des migrants aux parents sur place. Les ménages pauvres auront de la peine à se passer d’une ressource très importante dans leur existence car representant environ 25% des revenus pour cette période du scenario.
    Résultats les plus probables de la sécurité alimentaire

    Les ménages de la LZ3 et LZ4 à travers les stocks issus des récoltes, des paiements en nature pour les ménages pauvres et du niveau des prix des denrées qui restent supérieurs à plus de 30% de la moyenne quinquennale malgré la baisse saisonnière observée arrivent à satisfaire entre janvier et février leurs besoins alimentaires. L’épuisement rapide des stocks plus que d’habitude et la hausse atypique des prix des denrées sur les marchés suite à la rupture avec les sources d’approvisionnement réduisent l’accéssibilité des ménages pauvres des deux zones aux denrées alimentaires et les met dans une situation de stress dès février. La baisse de revenu de plus de 25% suite à la forte baisse des activités économiques amène les ménages pauvres à recourir au crédit dans des proportions plus élevées que d’habitude pour satisfaire leur besoin. Les envois des migrants tant sollicités et qui serviront à regler les dettes de la campagne passée ne pourront combler les attentes surtout que l’acheminement pose problème. Ainsi, les ménages pauvres très limités dans leurs mouvements et leurs activités de revenu pour satisfaire leur besoins alimentaires feront recours à des stratégies négatives comme la réduction du nombre de repas, la consommation des produits d’exception (boscia sénegal). L’accès des pauvres tirant l’essentiel de leur revenu de la mains d’œuvre (30%) qui souffre de la morosité écomique se trouve fortement réduit. L’état de stress en février se degradera très vite pour être en IPC Phase 3 : Cris en mai et juin à la soudure agropastorale dans plusieurs parties de la zone. Dans les zones de lacs, les récoltes habituelles de contre saison de blé, de maïs, tubercules et légumineuses en mai-juin notamment à Tombouctou amélioreront la disponibilité alimentaire au niveau des ménages. 


    Evenements qui pourraient changer les scenarios

    Zone géographique

    Evènements possibles

    Impacts sur les conditions de la sécurité alimentaire

    ZONE 3,6

    Appuis conséquent en intrants agricoles pour les cultures de contre-saison de riz et de maraichage (engrais, semences et carburant) en janvier

    Un appui conséquent en semence de qualité en riz et en produits maraichers en janvier permettra une intensification de ces productions qui procureront des revenus et de la nourriture pour les populations des deux zones. Cette situation permettra de sauvegarder les opportunités d’emplois pour les ménages pauvres au niveau des zones concernées.

    Nord du Mali                (ZONE 1, 2, 3), le delta du Niger (ZONE6) et la bande du sahel(ZONE 8)

    Dégâts importants de feux de brousse sur les pâturages en février–mars.

    Les importants dégats de feux en février–mars reduisent le disponible fourager ce qui diminue les productions animales (lait et produits laitier). Le mauvais embonpoint qui en resultera détériore le revenu tiré de la vent des animaux et degrade le pouvoir d’achat des pasteurs et des agropasteurs. La hausse de la mortalité qui peut aussi en résulter crée un deficit de moyen d’existence.

    Zone 3 et 6

    La mise en place d’un système d’appui en équipements de pêche et de programme d’empoissonnement de mares pour les ménages pauvres durant la campagne de pêche (janvier à mai)

    Un équipement adéquat des ménages de pêcheurs améliorera les captures et partant le revenu tiré de cette activité. Il en est de même pour les empoissonnements de mares qui constituent des réserves de poissons pour les ménages en avril –mai. Ces appuis en équipements mettront les pêcheurs pauvres à l’abri des usuriers.

    National

    Reconstitution des stocks institutionnels au niveau de l’état et des humanitaires entre janvier et juin

    La forte pression forte sur les marchés à céréales entretenant une demande exceptionnellement élevée sur les marchés tirera très tôt les prix des denrées alimentaires.

    National

    Rencherissement des coûts des hydrocarcures dans le pays

    La baisse des subventions de l’Etat sur les hydrocarbures consécutive à la conjoncture difficile que traverse le pays conduit à la hausse du prix des transports ce qui impactera sur les coûts des denrées alimentaires. Le niveau de hausse des prix des denrées n’est pas toujours proportionnel à celui du prix du carburant ce qui reduira le pouvoir d’achat surtout des ménages pauvres.  

    Régions de Tombouctou, Gao, Kidal et le nord nord de Mopti

    Rétablissement de la stabilité au nord et la sécurisation  des axes de transport facilitant les flux commerciaux avec le reste du pays et les pays voisins

    Le retour de la sérénité dans les régions nord du Mali favorise la reprise des échanges commerciaux entre le nord et les partenaires habituels aussi bien du pays et des pays voisins. Ce retour de la paix avec la reprise de la fonctionnalité normale des marchés va susciter le retour des déplacées et des humanitaires pour les opérations d’appui. On assistera à la relance des activités économiques dans cette partie du pays. Les populations pastorales et agropastorales retrouveront une situation leur permettant de garantir leur sécurité alimentaire.

    Régions de Tombouctou, Gao, Kidal et le nord nord de Mopti

    Ouverture de couloirs sécurisés et forte assistance humanitaire dans la zone

    La mise en place de couloir humanitaire dès février pour l’approvisionnement en vivres et non vivres permettra de maintenir si non d’améliorer les conditions de vie des populations pauvres des zones de conflit qui sortent d’une année difficile. Ce couloir doit être maintenu durant toute la durée du conflit.

    Figures Calendrier saisonnier pour une année typique

    Figure 1

    Calendrier saisonnier pour une année typique

    Source: FEWS NET

    Carte des résultats actuels de la sécurité alimentaire, janvier 2013

    Figure 2

    Carte des résultats actuels de la sécurité alimentaire, janvier 2013

    Source: FEWS NET

    Afin d’estimer les résultats de la sécurité alimentaire pour les prochains six mois, FEWS NET développe les suppositions de base concernant les événements possible, leurs effets, et les réponses probables des divers acteurs. FEWS NET fait ses analyses basées sur ces suppositions dans le contexte des conditions actuelles et les moyens d’existence locaux pour développer des scénarios estimant les résultats de la sécurité alimentaire. D’habitude, FEWS NET prévient du scénario le plus probable. Pour en savoir plus, cliquez ici.

    Get the latest food security updates in your inbox Sign up for emails

    The information provided on this Website is not official U.S. Government information and does not represent the views or positions of the U.S. Agency for International Development or the U.S. Government.

    Jump back to top