Skip to main content

Accès limité des ménages par endroit aux denrées alimentaires à cause des conflits

  • Perspectives sur la sécurité alimentaire
  • Mali
  • Février 2019
Accès limité des ménages par endroit aux denrées alimentaires à cause des conflits

Télécharger le rapport

  • Messages clé
  • CONTEXTE NATIONAL
  • Messages clé
    • La hausse de la production agricole de 34 pour cent par rapport à la moyenne favorise une disponibilité globalement satisfaisante en céréales dans le pays en dépit des poches de baisse de production localisées dans la bande du fleuve et le « Seno » de Mopti. Par conséquent, la majorité des ménages du pays sera en situation d’insécurité alimentaire Minimale (Phase 1 de l’IPC) de février à septembre 2019.

    • Les conditions d’élevage moyennes à bonnes sont favorables à une soudure normale à partir de mars, au maintien d’un embonpoint moyen et d’une production animale moyenne dans l’ensemble. Les revenus moyens issus de la vente du bétail grâce à un embonpoint satisfaisant et des produits animaliers amélioreront le revenu des ménages éleveurs.

    • L’accès des ménages aux céréales est globalement moyen grâce à la disponibilité de la propre production bien que faibles par endroits, des prix des céréales inférieurs à similaires à la moyenne et de l’amélioration des termes de l’échange bétail/céréales. Toutefois, la baisse du revenu global (pastoral, non agricole) pour raison de perturbation sécuritaire dans les zones de conflit affectera négativement l’accès adéquat des ménages pauvres aux marchés.

    • La soudure précoce dès avril/mai au lieu de juin liée à l’épuisement précoce des stocks et de la baisse des revenus à cause des impacts négatifs de l’insécurité amène les ménages à recourir de façon atypique aux stratégies d’adaptation. L’insécurité alimentaire de Stress (Phase 2 de l’IPC) qui en résulte se poursuivra jusqu’en septembre avec nécessité d’appui humanitaire de juin à septembre pour les zones les plus touchées pour éviter le passage à pire dans le delta, le « Seno » et Ménaka.


    CONTEXTE NATIONAL

    Situation actuelle

    Productions agropastorales

    La campagne de contre saison de céréales et de maraichage évolue normalement grâce à la bonne disponibilité de l’eau au niveau des zones habituelles. Les perspectives de productions sont jugées moyennes à supérieures à la moyenne grâce à la hausse des superficies réalisées par rapport à la moyenne. Les récoltes en cours et les installations de riz au niveau des périmètres irrigués constituent des opportunités de revenus et de nourriture pour les ménages pauvres.

    La disponibilité des pâturages est globalement moyenne dans le pays en dépit des poches de déficit localisées particulièrement dans le delta intérieur du Niger (cercles de Ténenkou, Djenné, Youvarou, Koro et Douentza) Tombouctou (cercles de Niafunké, Goundam et Tombouctou). L’embonpoint du bétail est satisfaisant dans l’ensemble.  Les troupeaux transhumants sont de retour pour les résidus de récolte et au niveau des bourgoutières dans la bande du fleuve de Mopti à Gao. Cependant, l’insécurité civile continue de limiter les mouvements des animaux dans certaines parties du centre et du nord du pays notamment dans les régions de Ségou (Niono, Macina), Mopti (Mema, Farimaké), Tombouctou, Gao et Kidal. La production laitière est moyenne à bonne à la faveur des bonnes conditions d’élevage. La situation zoo sanitaire est calme dans l’ensemble et la campagne de vaccination du bétail ouvert en novembre se poursuit avec l’appui de certains partenaires humanitaires.

    Les perspectives de production pour la campagne de pêche ouverte en novembre sont moyennes à supérieures à la moyenne au regard du niveau actuel des captures jugées supérieures à la moyenne dans l’ensemble. Les productions et les revenus supérieurs à la moyenne attendus amélioreront l’alimentation et le pouvoir d’achat des ménages pêcheurs. Les mouvements de ménages de pêcheurs sont en cours pour rejoindre les pêcheries habituelles.

    Approvisionnement des marchés en céréales et les flux

    L’approvisionnement des marchés en céréales est suffisant partout grâce à la production globalement moyenne à bonne dans le pays. La hausse habituelle des offres sur les marchés est de plus en plus observée grâce à l’arrivée des nouvelles récoltes sur les marchés. Elle est moyenne à supérieure à la moyenne dans l’ensemble. Quant au marché de Kidal approvisionné habituellement à partir de l’Algérie, les flux sont moyens et restent tributaires des perturbations sécuritaires qui impactent négativement par moment les flux commerciaux. La baisse saisonnière des prix est observée sur les différents marchés avec des amplitudes variées d’un marché à un autre.Le prix de la principale céréale consommée en fin janvier au niveau des capitales régionales par rapport à la moyenne quinquennale est similaire à Sikasso, Mopti, Koulikoro (-2 pourcent), en baisse à Ségou de 4 pour cent, à Kayes de 32 pour cent et en hausse de 6 pour cent à Tombouctou 9 pour cent à Gao et de 17 pour cent à Kidal.

    Les marchés à bétail sont de plus en plus animés grâce au retour des troupeaux transhumants et aux besoins d’approvisionnement des éleveurs en cette période de baisse des prix des céréales. L’offre de bétail est moyenne dans l’ensemble grâce à la disponibilité satisfaisante des conditions d’élevage qui n’incitent pas à des ventes plus élevées que la moyenne. Les prix du bétail sont moyens à supérieurs à la moyenne sur les marchés agricoles du sud du pays mais similaires ou en baisse par rapport à la moyenne sur ceux des régions de Mopti, de Gao et de Tombouctou pour les gros ruminants à cause de la baisse des demandes ; ce qui réduit le revenu pastoral. Le prix de la chèvre qui est l’animal le plus vendu par les ménages pauvres, est par rapport à la moyenne quinquennale en hausse de 4 pour cent à Gao, 11 pour cent à Tombouctou, 12 pour cent à Mopti, 21 pour cent à Nioro et en baisse de 14 pour cent à Rharous.

    Accessibilité 

    La disponibilité moyenne à supérieure à la moyenne de la propre production et les produits issus de la rémunération en nature dans les travaux de récoltes permettent à la majorité des ménages d’accéder à la nourriture sans grandes difficultés dans les zones de production. Les termes de l’échange chèvre/mil sont similaires à légèrement supérieurs à la moyenne sur les marchés des zones pastorales excepté à Gao où une baisse de 4 pour cent est observée (Figure 1). La baisse des prix des principales denrées de base à un niveau similaire à légèrement supérieur à la moyenne et l’amélioration des termes de l’échange bétail/céréale sont favorables à un accès moyen des ménages agropastoraux à la nourriture.

    Consommation alimentaire

    La consommation alimentaire s’est améliorée grâce à la disponibilité des nouvelles récoltes des céréales et des légumineuses, des produits maraichers et des produits animaliers (lait, fromage, viande). Le score de consommation alimentaire pauvre plus limite pour 20,5 pour cent à l’échelle du pays selon ENSAN de septembre 2018 devrait connaitre l’amélioration habituelle et être proche de la moyenne des mois de février qui est autour de 13,5 pour cent. Quant à la diversité alimentaire, elle est au maximum pour la plupart des ménages en cette période grâce à l’amélioration de l’accès des ménages aux denrées alimentaires diversifiées. L’indice de faim se situe au niveau moyen de la période qui est de 8 pour cent de faim modérée à sévère.

    Mouvement de population

    Les départs habituels de bras valides à la recherche de ressources supplémentaires se poursuivent normalement vers les centres urbains du pays et des pays voisins. Dans les zones centres, l’insécurité a contribué à amplifier plus que la moyenne, ces mouvements vers les zones plus sécures. La poursuite des incidents sécuritaires inters communautaires continue d’engendrer des déplacements de population notamment dans les régions de Gao, Ménaka, Tombouctou et dans la bande frontalière avec le Burkina Faso. Au mois de février 2019, environ 120 298 déplacés étaient enregistrés dont 56452 personnes dans la seule région de Mopti où des arrivées de populations du Burkina Faso sont également signalées. Des retours de réfugiés continuent d’être enregistrés à travers le pays. Des appuis en vivres et en non vivres sont effectués à l’endroit des personnes déplacées et des rapatriés par le Gouvernement et les partenaires humanitaires.

    Situation sécuritaire

    La situation sécuritaire reste marquée par la poursuite des incidents sécuritaires qui affectent négativement l’environnement socio-économique dans les régions du Nord et du centre du pays ; ce qui réduit les opportunités d’emplois et les revenus par rapport à la moyenne pour les ménages pauvres. Les pertes de biens et les pillages liées à ces incidents sécuritaires engendrent des dégradations des moyens d’existence pour les ménages des zones concernées. Les difficultés de mouvement liées à ces incidents sécuritaires rendent difficile la mise en œuvre correcte des appuis humanitaires pour les ménages pauvres en difficulté ; ce qui aggrave leur vulnérabilité à l’insécurité alimentaire et limite la reconstitution des moyens d’existence fortement sollicités pour répondre à leurs besoins.

    Suppositions

    Le scenario le plus probable de la sécurité alimentaire de février à septembre 2019 se base sur des suppositions fondamentales, par rapport à l’évolution du contexte national, qui sont :

    Production agricole et pastorale

    Pluviométrie: Selon les dernières prévisions agro climatologiques de janvier 2019 des centres IRI, NMME, les prévisions saisonnières ne présentent pas d’anomalies majeures jusqu’en août 2019. Le cumul de pluies attendu en août sera normal à supérieur à la normale. Basé sur ces observations, selon FEWS NET, la saison des pluies s’installera à temps en juin dans la zone soudanienne et sahélienne du pays et juillet dans les zones du nord du pays.

    Crue des fleuves : Le niveau actuel de la crue sur les cours d’eau est supérieur à celui de l’année dernière à la même période et à la moyenne pluriannuelle au niveau de la plupart des stations. La reprise de la montée des eaux est attendue à partir de juin-juillet 2019 grâce à l’installation des pluies et se poursuivra jusqu’en septembre-octobre. Les précipitations, moyennes à supérieures à la moyenne, attendues permettront d’avoir des hauteurs moyennes au cours de la campagne 2019.

    Les cultures de contre-saison : L’installation des cultures de contre saison se poursuit activement particulièrement pour le maraichage et le riz de contre saison à travers les zones habituelles. Les productions attendues seront supérieures à la moyenne grâce à la bonne disponibilité des eaux au niveau des mares, lacs et fleuve, favorables à la hausse des superficies. Les récoltes moyennes à supérieures à la moyenne en cours pour les cultures maraichères et celles attendues pour les contres saison de riz en juin-juillet et de blé en avril amélioreront les disponibilités alimentaires au niveau des ménages exploitants.

    Productions agricoles : Le démarrage à temps grâce à l’installation normale des pluies et la poursuite des appuis en intrants agricoles du Gouvernement et des partenaires (semence, engrais), de distribution d’équipements et les aménagements hydro-agricoles permettent de s’attendre à des niveaux de réalisation globalement moyens à supérieurs à la moyenne. La hausse des superficies en plus des conditions suscitées, augurent des récoltes moyennes à supérieures à la moyenne dans le pays à partir d’octobre 2019. Toutefois, la situation sécuritaire instable continuera à affecter les activités agricoles dans les zones de conflit communautaire ; ce qui engendrera des baisses localisées de production notamment dans le nord et le centre du pays.

    Soudure agropastorale : La soudure agricole sera normale pour la majorité des populations du pays grâce à la disponibilité alimentaire moyenne à bonne et des prix des denrées alimentaires favorables à un accès moyen des ménages aux vivres. Elle s’étalera comme d’habitude de juin à septembre pour les agro-éleveurs à cause de l’épuisement habituel des stocks et de la hausse saisonnière moyenne des prix des céréales. Toutefois, elle sera précoce d’un à deux mois (avril/mai) pour les ménages pauvres du delta du Niger, de la bande du fleuve et de certaines zones de conflit de Mopti et de Gao à cause de l’épuisement précoce de leurs stocks dès février au lieu de mars-avril et de la baisse globale de revenus.

    La soudure pastorale/ production animale : La disponibilité moyenne à supérieure à la moyenne des pâturages et des points d’eau à travers les différentes zones de concentration du pays est favorable à une soudure pastorale normale d’avril à juin. La reconstitution habituelle des pâturages et des points d’eau grâce à l’installation des pluies en juin-juillet relancera la production laitière et le regain d’embonpoint du bétail à un niveau moyen. Toutefois, la récurrence des conflits communautaires dans la bande frontalière avec le Niger dans la région de Ménaka et avec le Burkina dans la région de Mopti limitera l’accès adéquat à certains parcours ; ce qui pourrait affecter la bonne alimentation des troupeaux et affecter négativement les revenus et la disponibilité en produits animaliers pour les ménages pasteurs.

    Mouvements du bétail et productions animales : La descente habituelle des troupeaux pour les résidus de récolte, vers les points d’eau permanents à partir de février se poursuivra jusqu’en mars. En juin/juillet, la reconstitution des conditions d’élevage (pâturage, points d’eau) grâce aux pluies relancera le départ des troupeaux vers les zones de concentration habituelle d’hivernage. Toutefois, des perturbations dans le mouvement habituel des troupeaux seront observées dans les zones de conflit notamment dans les régions de Mopti et de Ménaka. Dans le sahel occidental, on s’attend à une descente précoce de troupeaux mauritaniens à cause de la forte baisse des disponibilités fourragères; ce qui engendrera une dégradation précoce des conditions d’élevage dans la zone.

    Production halieutique : Les perspectives de capture durant la campagne de pêche en cours et qui se poursuivra jusqu’en mars grâce à la décrue des fleuves sont moyennes à supérieures à la moyenne au niveau des différentes pêcheries du pays. La levée des mises en défens et les pêches collectives de mars à avril contribueront à rehausser le niveau des captures au bénéfice des ménages pêcheurs. La baisse saisonnière des captures sera observée à partir de juillet à cause de la reprise de la crue. La hausse des captures de poisson durant la campagne de pêche procurera des revenus supérieurs à la moyenne et une bonne disponibilité en poisson pour les besoins alimentaires des ménages.

    Les autres activités de moyens d’existence

    Migration et mouvements de population : Le départ habituel des bras valides depuis septembre des zones agricoles vers les centres urbains du pays et vers l’extérieur du pays se poursuivra normalement jusqu’en mars. Les sites d’orpaillage officiellement ouverts en octobre seront les destinations privilégiées de beaucoup de migrants dans les régions de Kayes, Koulikoro et de Sikasso. Les ressources moyennes en nature et en espèce envoyées de février à mai et/ou rapportées par les bras valides qui seront de retour à partir de mai-juin contribueront à soulager les ménages pendant la période de soudure agricole de juin à septembre. Dans les zones qui ont connu une mauvaise production agricole, le caractère précoce et massif des départs de bras valides contribuera à l’augmentation plus que la moyenne des ressources rapportées grâce au séjour plus long que d’habitude et au nombre de partants plus important.

    Main d’œuvre agricole et non agricole : Les activités habituelles de main d’œuvre non agricole et de petits métiers de février à mai et celles liées à la campagne agricole de février à juin notamment dans les zones de contre-saison de céréales (riz et blé) se poursuivront normalement dans le pays. Les revenus moyens issus de ces activités permettront aux ménages pauvres qui en dépendent d’améliorer leur pouvoir d’achat. Toutefois, dans les zones des régions du nord et dans les zones du delta de Mopti ayant connu une mauvaise production agricole, la baisse des opportunités d’emplois de main-d’œuvre (construction, petits métiers, etc.) à cause de la situation sécuritaire engendrera des revenus inférieurs à la moyenne. L’installation de la nouvelle campagne agricole à partir de juin/juillet rehaussera les opportunités moyennes d’emplois et de nourriture pour les ménages pauvres dans les zones agricoles.

    Les marchés et les prix

    Prix des céréales : La tendance de baisse saisonnière des prix au niveau des zones de production observée se poursuivra jusqu’en fin février grâce à la bonne disponibilité de céréales qui réduit les demandes sur les marchés. La hausse saisonnière des demandes de consommation et de reconstitution des stocks communautaires et Institutionnels rehaussera le niveau de la demande qui sera moins élevé que la moyenne ; ce qui engendrera une stabilité voire une légère hausse à partir d’avril comme d’habitude mais moins marquée par rapport à une année normale. La tendance de prix de la principale céréale (mil) en baisse ou en légère hausse par rapport à la moyenne sur les principaux marchés se maintiendra jusqu’en septembre.

    Prix du bétail : La tendance des prix du bétail supérieurs à la moyenne devrait se maintenir en raison des conditions d’élevage globalement moyennes à bonnes dans le pays et grâce à la demande intérieure et extérieure qui resteront globalement moyennes. La baisse saisonnière des prix en avril à cause de la dégradation habituelle de l’embonpoint du bétail à la soudure pastorale sera observée jusqu’en juin particulièrement dans les zones d’insécurité où l’accès à certains marchés est perturbé. En dépit de la baisse des prix, ils resteront moyens à supérieurs à la moyenne. Les termes de l’échange bétail céréales en dépit de leur amélioration resteront proches de la moyenne dans les zones pastorales.

    Les autres facteurs clés

    Achats institutionnels : Les achats institutionnels dans le cadre de la reconstitution du stock national de sécurité de l’OPAM, pour environ 15000MT de mil/sorgho et les achats du PAM et d’autres organismes humanitaires durant l’année 2019 dans le cadre du Plan National de Réponse seront globalement inférieurs à la moyenne à cause de la baisse du nombre de bénéficiaires d’aide dans le pays et de la tendance à privilégier les actions de transfert de cash et de résiliences aux distributions de vivres.

    Situation sécuritaire : La situation sécuritaire instable observée devrait se maintenir dans les zones habituelles particulièrement dans la bande frontalière du pays avec le Burkina et le Niger où la récurrence du conflit communautaire continue de perturber les mouvements des personnes et des biens et engendrer des déplacements de personnes et des pertes en vie humaine. Il en est de même pour les régions de Tombouctou et de Gao même. La mise en œuvre des patrouilles conjointes et impliquant tous les belligérants, constitue un gage d’apaisement qui contribuera à améliorer la situation sécuritaire et minimiser ses impacts sur la vie socio-économique des zones concernées.

    Actions humanitaires : Le plan national de réponse en préparation prévoit une assistance alimentaire et de renforcement de la résilience pour environ 450000 personnes identifiées par l’atelier du cadre harmonisé. Des appuis en termes d’intrant agricoles pour la nouvelle campagne agricole et pour le soutien aux pasteurs en aliment de bétail et de soins zootechniques dans les zones de déficit de pâturage sont en cours et ou prévus. Quant aux appuis à la réinsertion des populations retournées et rapatriées, ils se poursuivront durant toute la période du scenario. Ces programmes de renforcement de la résilience limiteront le recours des populations bénéficiaires à des stratégies d’adaptation négatives.

    Situation nutritionnelle : La baisse habituelle des disponibilités alimentaires pour les ménages pauvres à partir de mars-avril engendrera un changement dans le régime alimentaire qui affecte négativement la situation nutritionnelle des ménages. La prévalence de la malnutrition aiguë habituellement en baisse à la période post récolte connaitra sa dégradation habituelle à partir d’avril pour atteindre le pic à la soudure en juillet-août qui sera proche de la médiane pour la période qui est de 10,7 pour cent [9,8-11,6]. Elle sera relativement élevée dans les zones de mauvaise production et de conflit où les difficultés d’accès affecteront la nutrition des ménages. L’amélioration et l’intensification des programmes de dépistage et de prise en charge des cas de malnutrition particulièrement dans les zones affectées par la mauvaise production et le conflit contribueront à limiter la dégradation de la situation nutritionnelle.

    Résultats les plus probables de la sécurité alimentaire

    La disponibilité globalement moyenne à supérieure à la moyenne des productions agricoles dans le pays et les prix des denrées proches à légèrement supérieurs à la moyenne permettent un accès moyen de la majorité des ménages à la nourriture. La propre production bien que faible par endroits, les stocks issus des rémunérations en nature et en espèce des récoltes de même que les revenus moyens tirés des activités habituelles de mains d’œuvre agricole et non agricole permettent à la majorité des ménages pauvres d’accéder à la nourriture sans trop de difficultés. Le score de consommation alimentaire pauvre plus limite de 20,5 pour cent en septembre 2018 est en amélioration par rapport à la soudure et proche du niveau moyen. Il en est de même pour le recours aux stratégies d’adaptation atypiques qui a diminué grâce à la bonne disponibilité des récoltes et à la baisse des prix des céréales. Par conséquent, la majorité des ménages du pays sera en situation d’insécurité alimentaire Minimale (Phase 1 de l’IPC), de février à septembre 2019.

    Cependant, l’épuisement précoce des stocks pour certains ménages du delta du Niger dans la région de Mopti et par endroits dans la bande du fleuve de Tombouctou à Gao à cause des inondations et dans les zones de conflit communautaires, les amène à recourir plus aux marchés pour leur approvisionnement en nourriture dans un environnement socio-économique instable qui ne permet pas d’accéder à des revenus moyens. Le recours atypique à la migration, l’intensification de la main d’œuvre et la vente de bétail plus élevée que la moyenne mettront les ménages pauvres en insécurité alimentaire de Stress (Phase 2 de l’IPC) à partir de mars jusqu’en juin 2019. Il en sera de même pour ceux victimes des inondations dans les autres régions et qui ont des difficultés à faire face à la fois aux besoins alimentaires et de reconstitution des moyens d’existence dégradés. La hausse des prix à la soudure qui réduit l’accès des ménages pauvres aux marchés et le renforcement des stratégies d’adaptation atypiques alimentaires contribueront à une dégradation de la consommation alimentaire et de la situation nutritionnelle. La hausse du nombre de ménages à consommation alimentaire pauvre et limite sera nettement au-dessus du taux médian de 15 pour cent pour la période. L’insécurité alimentaire de Stress ( Phase 2 ! IPC) s’aggravera en absence d’assistance humanitaire en phase de crise pour les ménages pauvres notamment dans les zones de conflit communautaire à la bande frontalière avec le Burkina et le Niger de juin à Septembre 2019. Le taux de Malnutrition Aigüe Globale (MAG) au niveau national est caractérisé de « sérieuse » selon la SMART juillet 2018, même si une stagnation est observée par rapport à 2017. Ce taux de prévalence structurellement au-dessus du seuil sérieux connaitra sa détérioration habituelle à partir de mars/avril à cause des stratégies alimentaires et de dégradation des conditions d’hygiène et de la prévalence des maladies respiratoires et parasitaires de juin à septembre.

    Pour plus d'informations sur les perspectives des zones de préoccupation, veuillez, s'il vous plaît, cliquer en haut de la page pour télécharger le rapport complet.

    Figures Carte de la Sécurité alimentaire courante, février 2019: La plupart du pays est en Minimal (Phase 1 de l'IPC) sauf que partis

    Figure 1

    Sécurité alimentaire courante, février 2019

    Source: FEWS NET

    Title: Seasonal calendar Mali; Description: Rainy season: mid-May to October. Land preparation: April to June. Planting: June

    Figure 3

    SEASONAL CALENDAR FOR A TYPICAL YEAR

    Source: FEWS NET

    Figure 1: graph of the evolution ofmillet to goat terms of trade(kg/animal). Most are close to average or below average

    Figure 3

    Figure 1. Terms of trade for millet/goats (kg/animal)

    Source: FEWS NET

    Precipitation forecast map May to July 2019 according to NOAA: average rainfall forecast or more than average

    Figure 4

    Figure 2. Precipitation forecast from May to July 2019

    Source: NOAA/NMME

    Afin d’estimer les résultats de la sécurité alimentaire pour les prochains six mois, FEWS NET développe les suppositions de base concernant les événements possible, leurs effets, et les réponses probables des divers acteurs. FEWS NET fait ses analyses basées sur ces suppositions dans le contexte des conditions actuelles et les moyens d’existence locaux pour développer des scénarios estimant les résultats de la sécurité alimentaire. D’habitude, FEWS NET prévient du scénario le plus probable. Pour en savoir plus, cliquez ici.

    Get the latest food security updates in your inbox Sign up for emails

    The information provided on this Website is not official U.S. Government information and does not represent the views or positions of the U.S. Agency for International Development or the U.S. Government.

    Jump back to top