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Insécurité alimentaire de Stress (Phase 2 de l’IPC) dans la vallée du fleuve Niger

  • Perspectives sur la sécurité alimentaire
  • Mali
  • Février - Septembre 2017
Insécurité alimentaire de Stress (Phase 2 de l’IPC) dans la vallée du fleuve Niger

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  • CONTEXTE NATIONAL
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    • La hausse de la production de céréales de 35 pourcent par rapport à la moyenne présage d’une disponibilité en céréales moyenne à supérieure à la moyenne dans la plupart du pays de février à septembre 2017. Cependant des poches de baisses importantes de production à cause des inondations, de la sècheresse et des déprédateurs sont à signaler par endroits dans la bande du fleuve des régions de Mopti, Tombouctou et de Gao et dans le Sahel occidental.

    • L’accès des ménages aux denrées alimentaires se maintiendra dans l’ensemble grâce à la disponibilité moyenne des stocks,  le niveau des prix proches ou légèrement en hausse par rapport à la moyenne quinquennale et les termes de l’échange chèvre/céréales favorables aux éleveurs.

    • L’insécurité alimentaire minimale devrait se détériorer en Stress (Phase 2 de l’IPC) à cause du recours atypique des ménages des zones de riz de submersion de Mopti, Tombouctou, Gao aux stratégies de réduction des dépenses non alimentaires et alimentaires pour satisfaire leurs besoins alimentaires. Il en sera de même pour les ménages pauvres victimes des inondations, de la sècheresse notamment dans le Sahel occidental et la zone des lacs de Goundam.

    • Des ménages très pauvres localisés dans les zones à anomalie citées ne pourront satisfaire leurs besoins alimentaires pendant la soudure de juin à septembre qu’en ayant recours à des stratégies de réduction du volume de repas et dépendre de l’aide. Ces ménages qui ne valent pas 20 pourcent requis pour changer la phase d’une zone seront en situation de Crise (Phase 3 de l’IPC). 


    CONTEXTE NATIONAL

    Situation actuelle

    Disponibilité alimentaire globale

    La disponibilité de céréales est moyenne à importante dans le pays grâce à la production agricole de 2016/2017 supérieure d’environ 35 pourcent de la moyenne des cinq dernières années ; ce qui dégage un excédent de 1.635.000MT. Les cultures de contre saison de céréales et de maraîchage sont en cours au niveau des zones habituelles. Les perspectives de production sont moyennes dans l’ensemble particulièrement pour les cultures maraichères pour lesquelles les récoltes sont en cours et qui se poursuivront jusqu’en mars.

    Les conditions pastorales

    Les conditions d’élevage sont globalement moyennes dans le pays excepté dans le Gourma des régions de Tombouctou et de Gao où elles sont moyennes à mauvaises. Les difficultés d’alimentation qui se profilent particulièrement dans le Gourma de Tombouctou et de Gao à cause de la baisse de production dans les bourgoutières dans la vallée du fleuve en plus de l’insécurité engendrent des mouvements inhabituels du bétail ; ce qui crée des concentrations inhabituelles sur certains pâturages relativement bien fournis. La descente habituelle des troupeaux est en cours vers les résidus de récoltes dans les zones agricoles et vers les points d’eau permanents ailleurs dans le pays.

    L’offre de bétail présente la hausse habituelle grâce au retour des troupeaux de la transhumance et des besoins d’approvisionnement habituels des éleveurs en denrées. Les exportations vers l’extérieur se maintiennent mais restent inférieures à la moyenne du côté du Niger à cause des difficultés d’écoulement vers le Nigéria. Les prix du bétail en dépit de la hausse des offres par rapport au mois passé restent supérieurs à la moyenne quinquennale. Le prix de la chèvre qui est l’animal le plus vendu par les ménages pauvres est en hausse de 19 pourcent à Gao, 6 pourcent à Tombouctou et 20 pourcent à Mopti.

    L’approvisionnement des marchés et les flux

    L’approvisionnement des marchés en céréales est suffisant partout en cette période de post récolte. L’offre de céréales essentiellement basée sur la production locale est en hausse dans l’ensemble. Cependant, les pertes importantes de production suite aux inondations par endroits dans le delta du Niger des régions de Mopti, Tombouctou et de Gao ont réduit la disponibilité pour le riz local par rapport à une année moyenne. Quant au marché de Kidal approvisionné habituellement à partir de l’Algérie et de Gao, les flux restent tributaires des perturbations isolées qui impactent négativement par moment les mouvements de commerçants. L’approvisionnement reste suffisant pour les demandes de consommation.  

    Accessibilité

    L’évolution des prix des principales denrées de base dans les différentes capitales régionales est fluctuant avec une tendance à la stabilité. La tendance de baisse est moins marquée que pour les années moyennes à cause de la hausse de la demande par rapport à la moyenne vers les zones déficitaires du nord et du Sahel occidental et des besoins de reconstitution de stock pour les commerçants et des achats institutionnels. Le prix en fin janvier 2016 du mil qui est la céréale la plus consommée est par rapport à la moyenne quinquennale en hausse de 7 pourcent à Gao, pratiquement similaire à Mopti et en baisse de 7 pourcent à Koulikoro, 12 pourcent à Ségou. Ces prix favorisent l’accès des ménages aux denrées en plus de la disponibilité de la propre production et des produits de cueillette (fonio, cram cram) excepté pour les ménages pauvres dans certaines zones du nord, les victimes d’inondation et des populations retournées qui connaissent une baisse de revenus.

    Autres facteurs importants

    La situation sécuritaire dans les régions du Nord du pays par endroits au centre reste encore fragile et marquée par des incidents sécuritaires qui continuent d’affecter négativement la reprise socioéconomique et la libre circulation des personnes et des biens. Ces incidents sécuritaires en plus d’affecter la relance socio-économique rendent difficile la mise en œuvre des appuis humanitaires pour les ménages pauvres en difficultés ; ce qui rehausse leur vulnérabilité et limite la reconstitution des moyens d’existence en dégradation par rapport à la moyenne.

    Situation de sécurité alimentaire

    La majorité des ménages agropastoraux et pastoraux à travers le pays ont un accès moyen aux denrées alimentaires grâce à la disponibilité moyenne à supérieure de la propre production, des produits de cueillette et des prix des céréales proches à légèrement supérieurs à la moyenne. Les termes de l’échange bétail/céréales supérieurs à la moyenne permettent un accès moyen des ménages éleveurs aux marchés pour satisfaire leurs besoins alimentaires. Par conséquent, la majorité des ménages sont présentement en insécurité alimentaire Minimale (Phase 1 de l’IPC).

    Toutefois, les ménages pauvres dans le delta du Niger dans les régions de Mopti, Tombouctou et de Gao et par endroits dans le Sahel occidental connaissent une baisse importante de leur production agricole par rapport à la moyenne. Les ménages pauvres ont alors recours de façon précoce à l’intensification des activités de mains d’œuvre, de départ à l’exode pour générer le maximum de revenus et permettre leur accès aux marchés à cause de l’épuisement précoce de leurs stocks. La disponibilité des récoltes bien que faible et le niveau des prix proches de la moyenne en cette période favorise leur accès aux denrées et par conséquent, ils sont en insécurité alimentaire Minimale (Phase 1 de l’IPC) mais qui ne tardera pas à se dégrader en Stress (Phase 2 de l’IPC) à cause des facteurs cités plus haut.

    Suppositions

    Le scenario le plus probable de la sécurité alimentaire de février à septembre 2017 se base sur des suppositions fondamentales, par rapport à l’évolution du contexte national, qui sont:

    Activités agropastorales :

    Pluviométrie : Selon les dernières prévisions agro climatologiques de décembre 2017 du centre ECMWF et de IRI, les prévisions saisonnières ne présentent pas d’anomalies majeures jusqu’en juin 2017 en début de saison en mai. Selon FEWS NET, la saison des pluies s’installera à temps en juin dans la zone soudanienne et sahélienne du pays et juillet dans les zones du nord du pays. Les hauteurs de pluies attendues pendant cette période seront moyennes et permettront un démarrage à temps de la campagne agricole à travers le pays selon les différents isohyètes.
    Crue des fleuves : La décrue se poursuit activement sur les cours d’eau du pays. Le niveau actuel de la crue sur les cours d’eau est supérieur à celui de l’année dernière à la même période et à la moyenne pluriannuelle. La reprise de la montée des eaux est attendue à partir de juin-juillet 2017 et se poursuivra jusqu’en septembre. Les hauteurs évolueront dans une fourchette moyenne au cours de la campagne 2017.

    Production agricole 2017/2018 : La poursuite du programme gouvernemental de subvention des intrants agricoles, les distributions d’équipements et les aménagements hydroagricoles en cours permettront une augmentation des superficies réalisées pour la campagne 2017/2018. La pluviométrie moyenne ou proche de la moyenne attendue en plus des facteurs cités plus haut permettent d’espérer sur une production agricole globalement supérieure à la moyenne dans le pays.

    Les cultures de contre-saison : Le bon niveau de remplissage des retenues d’eau (mares et lacs) et sur les fleuves augure des perspectives de production moyennes à supérieures à la moyenne pour les cultures maraichères de février à mars et du riz de contre-saison pour lequel les récoltes sont attendues en juin-juillet et de juillet-août pour les cultures de décrue dans les régions de Tombouctou, Kayes et de Mopti. La poursuite des appuis dans le cadre de la diversification agricole et surtout de la réinsertion socio-économique des ménages dans les régions du nord, victimes de la crise sécuritaire améliorera le niveau des productions agricoles grâce à la distribution des semences de qualité et d’équipements offerts dans le cadre du plan national de renforcement de la résilience.
    Soudure agropastorale : La soudure agropastorale sera normale pour la majorité des populations du pays en raison de la disponibilité alimentaire moyenne à bonne, des productions agricoles et de bonnes conditions d’élevage à travers le pays. La période de soudure s’étendra comme d’habitude de mars-avril à juin-juillet pour les pasteurs à cause de la dégradation habituelle des conditions d’élevage et des productions animales dans l’ensemble et de juin à septembre pour les agropasteurs à cause de l’épuisement habituelle des stocks. Toutefois, la soudure sera précoce pour les populations pauvres rizicoles de certaines zones de la bande du fleuve de Mopti, Tombouctou et de Gao à cause de l’épuisement précoce de leurs stocks dès février au lieu de mars-avril suite aux mauvaises récoltes de décembre 2016. La régénération des pâturages à partir de juillet de même que la disponibilité des premières récoltes en septembre contribueront à mettre fin à la soudure à cause de l’amélioration de l’alimentation et des revenus des pasteurs et agropasteurs.

    Les autres sources de revenus et de nourriture :

    Productions animales : Les conditions d’élevage présentes augurent d’une production animale moyenne dans l’ensemble, sauf dans la vallée du fleuve Niger dans les régions de Mopti, de Gao et de Tombouctou affectée par la baisse du disponible fourrager. Les fortes concentrations à partir de février contribueront à une dégradation rapide des pâturages ; ce qui affectera négativement l’embonpoint et les productions animales dans la zone de mars à juin. La reprise de la production de lait et le regain d’embonpoint du bétail seront observés à partir de juin-juillet grâce à l’installation des pluies qui améliorera les conditions d’alimentation du bétail.
    Mouvements des animaux : La descente habituelle des troupeaux pour les résidus de récolte, vers les points d’eau permanents à partir de février se poursuivront jusqu’en mars. Ils y resteront jusqu’à l’installation des pluies à partir de juin-juillet qui relancera la remontée habituelle des troupeaux vers les zones de concentration d’hivernage en juin-juillet. Toutefois, la présence des poches de déficit de pâturage et les incidents sécuritaires engendreront des concentrations plus fortes que la moyenne dans certaines localités du nord (Gao) ; ce qui affectera négativement l’alimentation du bétail.
    Production halieutique : La forte crue du fleuve a permis une inondation satisfaisante de toutes les zones de reproduction des poissons ; ce qui augure d’une bonne reproduction des poissons et un bon développement des espèces halieutiques. Les captures moyennes à importantes de poisson pour la campagne de pêche qui a démarré en décembre se poursuivront à la faveur de la décrue sur les cours d’eau jusqu’en juillet-août. Les pêches collectives à partir de mars-avril grâce à la levée des mises en défens contribueront à améliorer la disponibilité en poissons pour les besoins alimentaires et de revenus des ménages. Les politiques d’empoissonnement des mares et d’équipement des pêcheurs en plus de la disponibilité moyenne à importante du poisson rehausseront plus que la moyenne les revenus pour les ménages pêcheurs.
    Migration : Le départ habituel des bras valides depuis octobre-novembre des zones agricoles vers les centres urbains du pays et vers l’extérieur se poursuivra normalement jusqu’en mars. Les ressources moyennes en nature et en espèce rapportées par les bras valides qui seront de retour à partir de mai-juin contribueront à soulager les ménages pendant la période de soudure agricole de juin à septembre. Elle a été précoce et massive dans les zones qui ont connu une mauvaise production agricole ; ce qui contribuera à l’augmentation plus que la moyenne des ressources rapportées grâce au séjour plus long que d’habitude et au nombre de partant plus important. 
    Main d’œuvre : Les activités habituelles de main d’œuvre non agricole et de petits métiers de février à mai et la main d’œuvre agricole de mai à septembre se poursuivront normalement dans le pays. Les revenus moyens issus de ces activités permettront aux ménages pauvres qui en dépendent d’améliorer leur pouvoir d’achat. Toutefois, dans les régions du nord et dans les zones du delta de Mopti ayant connu une mauvaise production agricole, la baisse des opportunités d’emplois de main-d’œuvre (construction, petits métiers, etc.) à cause de la situation sécuritaire engendrera des revenus inférieurs à la moyenne.

    Les marchés :

    Prix des céréales : La bonne disponibilité céréalière dans le pays augure d’une évolution moyenne des prix durant l’année alimentaire. Toutefois, les demandes de reconstitution du stock national de sécurité et de la part du Burkina Faso dans les zones de production rehausseront plus que la moyenne le prix des céréales dans la zone de production de San qui a connu une baisse de production. Les marchés du nord qui dépendent de ce marché connaitront à leur tour une hausse inhabituelle des prix surtout que le coût du transport sur le tronçon a connu une hausse de 25 pourcent à cause de la hausse du prix du carburant et du mauvais état de la route. La stabilité des prix observée en cette période habituelle de baisse augure une hausse saisonnière précoce dès février qui se poursuivra jusqu’en septembre avec un niveau de prix moyen à légèrement supérieur à la moyenne. Toutefois, les ventes subventionnées et les distributions gratuites de vivres du Gouvernement à partir de juin atténueront la tendance de hausse sur les marchés de consommation.
    Prix du bétail : La tendance des prix du bétail supérieurs à la moyenne devrait se poursuivre en raison des conditions d’élevage globalement moyennes à bonnes dans le pays et grâce à la demande qui restera moyenne. La baisse saisonnière des prix en avril avec la dégradation habituelle des conditions d’élevage sera observée jusqu’en juin. La reconstitution des conditions d’élevage à la faveur de l’installation des pluies en juillet rehaussera le niveau des prix à cause de la baisse habituelle des offres liée à la remontée des troupeaux et à un moment où les demandes seront en hausse pour les fêtes de ramadan en juillet et de Tabaski en septembre. Les termes de l’échange bétail céréales resteront favorables aux éleveurs. 
    Achats institutionnels : Les achats institutionnels dans le cadre de la reconstitution du stock national de sécurité de l’OPAM, pour 15000MT de mil/sorgho et les achats du PAM et d’autres organismes humanitaires durant l’année 2017 dans le cadre du Plan National de Réponse seront globalement inférieurs à ceux de l’année 2016 à cause de la réduction du nombre de bénéficiaires d’aide dans le pays et du changement de stratégies d’appui qui privilégie les actions de résiliences aux distributions de vivres.

    Les autres enjeux importants :

    Actions humanitaires : La mauvaise production agricole dans la vallée du fleuve Niger dans les régions de Mopti, de Gao et de Tombouctou en plus des séquelles de l’insécurité résiduelle qui continue d’affecter négativement les conditions socio-économiques des ménages rendra difficile l’accès des ménages pauvres à la nourriture dans ces zones. Des actions d’atténuation sont prévues dans le cadre du plan national de réponse portant sur la distribution gratuite de la demi ration pour trois mois de juin à septembre à environ 500,000 personnes à travers tout le pays et des appuis dans la production agropastorale et piscicole par des dons gratuits et ou de subvention des intrants agricoles par le Gouvernement et ses partenaires pendant la même période.

    Situation sécuritaire : La situation sécuritaire restera marquée par des incidents isolés qui continueront à perturber la libre circulation des personnes et des biens notamment dans les régions de Tombouctou, Gao dans le nord de celles de Mopti et de Ségou. La mise en œuvre des patrouilles conjointes à partir de janvier et impliquant tous les belligérants constitue un gage d’apaisement qui améliorera significativement la situation sécuritaire et minimiser ses impacts sur la vie socio-économique des zones concernées.
    Situation nutritionnelle : La situation nutritionnelle à l’échelle nationale en cette période post-récolte demeure habituellement préoccupante en dépit de la situation épidémiologique stable. La prévalence de la malnutrition aiguë en cette période post-récolte reste d’habitude légèrement en dessous de la médiane soudure de la malnutrition aigüe globale (MAG <10,7 pourcent) calculée à partir des enquêtes SMART soudure non consécutives (2008-2016). La situation nutritionnelle connaitra sa dégradation habituelle à partir de mars-avril (début de la soudure nutritionnelle) particulièrement dans les zones de mauvaise production où la soudure précoce engendre des changements dans le régime alimentaire à cause de la faible disponibilité de vivres. L’installation des pluies en juin qui contribue à dégrader davantage les conditions d’hygiène à cause de l’utilisation des eaux de surface en plus des maladies diarrhéiques et la soudure contribueront probablement à cette dégradation jusqu’en septembre. L’accès globalement moyen des ménages aux denrées alimentaires, l’amélioration et l’intensification des programmes de dépistage et de prise en charge des cas de malnutrition particulièrement dans les régions affectées par la mauvaise production et le conflit contribueront à améliorer la situation alimentaire et limiter la dégradation de la situation nutritionnelle. A partir de septembre, la disponibilité des premières récoltes et du lait permettront une amélioration de la situation nutritionnelle à des niveaux habituels.

    Résultats les plus probables de la sécurité alimentaire

    Les ménages agropastoraux et pastoraux à travers le pays accèdent à la nourriture grâce aux disponibilités céréalières issues des récoltes moyennes à bonnes à travers le pays, aux paiements en nature, aux prix des céréales proches de la moyenne accessibles grâce aux sources habituelles de revenus et aux termes de l’échange bétail/céréales favorables aux éleveurs. Par conséquent la majorité des ménages du pays se trouve dans une situation d’insécurité alimentaire Minimale (Phase 1 de l’IPC) en février 2017.

    La baisse de la production agricole dans le Delta du Niger de Mopti, la bande du fleuve de Tombouctou et Gao, le Sahel Occidental ainsi que des poches de déficit localisées à travers le pays à cause de la crue précoce, des inondations, de la sécheresse et des déprédateurs engendrera un épuisement précoce des stocks et une dépendance prolongée des ménages aux marchés.   Face à la baisse de leurs revenus, les ménages auront recours à la réduction de leurs dépenses alimentaires non alimentaires, à l’intensification des activités de main d’œuvre non agricoles, aux emprunts et à la réduction de volume de repas pour satisfaire leurs besoins alimentaires. Ils seront alors dans une situation d’insécurité alimentaire de Stress (Phase 2 de l’IPC) entre mars et septembre 2017.

    La dégradation de la consommation alimentaire à cause du recours prolongé à des stratégies de réduction du volume de repas et la liquidation de leurs moyens d’existence pour la satisfaction de leurs besoins alimentaires pendant la soudure de juin à septembre par les ménages très pauvres localisés dans les zones à anomalie du pays seront observées. Ces ménages qui ne valent pas 20 pourcent requis pour changer la phase d’une zone seront en situation de Crise (Phase 3 de l’IPC). 

     

    Figures Carte des résultats actuels de la sécurité alimentaire, février 2017

    Figure 1

    Carte des résultats actuels de la sécurité alimentaire, février 2017

    Source: FEWS NET

    CALENDRIER SAISONNIER POUR UNE ANNÉE TYPIQUE

    Figure 2

    CALENDRIER SAISONNIER POUR UNE ANNÉE TYPIQUE

    Source: FEWS NET

    Figure 1. Terms of trade for millet/goats (kg/animal)

    Figure 3

    Figure 1. Terms of trade for millet/goats (kg/animal)

    Source: FEWS NET

    Afin d’estimer les résultats de la sécurité alimentaire pour les prochains six mois, FEWS NET développe les suppositions de base concernant les événements possible, leurs effets, et les réponses probables des divers acteurs. FEWS NET fait ses analyses basées sur ces suppositions dans le contexte des conditions actuelles et les moyens d’existence locaux pour développer des scénarios estimant les résultats de la sécurité alimentaire. D’habitude, FEWS NET prévient du scénario le plus probable. Pour en savoir plus, cliquez ici.

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