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Production céréalière en hausse augure une disponibilité alimentaire moyenne dans le pays

  • Perspectives sur la sécurité alimentaire
  • Mali
  • Février - Septembre 2016
Production céréalière en hausse augure une disponibilité alimentaire moyenne dans le pays

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  • Messages clé
  • Contexte national
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    • Les ménages pauvres de la zone des lacs de Goundam font face à une baisse de production céréalière d’environ 40 pour cent de la moyenne quinquennale, des faibles perspectives de récolte de contre-saison en juin et à la baisse globale des revenus (agricoles non agricole) liée à la baisse des opportunités économiques avec la situation sécuritaire. Par conséquent, ils seront en insécurité alimentaire de Stress (Phase 2 de l’IPC) de février à septembre.

    • Les pertes et les ventes inhabituelles de bétail suite aux deux dernières années difficiles, les ménages pauvres pastoraux du Gourma de Tombouctou et de Gao dans la zone « Nord élevage (ML02) » connaissent une érosion du capital animalier qui limite leur accès aux marchés. Ils ont recours de façon atypique à la migration et à la réduction de leurs dépenses non alimentaires et seront en situation de Stress (Phase 2 de l’IPC) jusqu’au mois de septembre.

    • Les ménages pauvres déplacés des régions du nord de retour (environ 500.000 personnes) et ceux victimes des inondations de juillet à septembre 2015 (estimé à 15.000 personnes) sont dans un besoin de reconstitution de leurs moyens d’existence et seront incapables de satisfaire leurs besoins alimentaires et non alimentaires à la fois. Ils seront par conséquent en insécurité alimentaire de Stress (Phase 2 de l’IPC) de février à septembre.

    • La hausse de la production nationale de céréales de plus de 25 pour cent par rapport à la moyenne permet un approvisionnement suffisant des marchés du pays en denrées et un bon niveau de stocks des ménages. Les prix des céréales qui seront globalement proches de la moyenne et les bons termes de l’échange bétail/céréales favorisent un accès moyen des ménages aux denrées alimentaires. Par conséquent, la majorité du pays sera en insécurité alimentaire Minimale (Phase 1 de l’IPC) jusqu’en septembre.


    Contexte national

     

    Situation actuelle

    Disponibilité alimentaire globale :

    La disponibilité de céréales est moyenne à importante dans le pays grâce à la production agricole de 2015/2016 qui dégage un excédent de 1.635.000T, soit une hausse de 25 pour cent par rapport à la moyenne quinquennale. Les cultures de contre saison de céréales et de maraichage sont en cours au niveau des zones habituelles. Les perspectives de production sont moyennes dans l’ensemble particulièrement pour les cultures maraichères pour lesquelles les récoltes sont en cours. Ces récoltes améliorent l’alimentation des ménages et les revenus moyens à supérieurs à la moyenne tirés de la vente des récoltes améliorent le pouvoir d’achat des exploitants. Les opportunités moyennes de mains d’œuvre que les cultures de contre saison offrent aussi bien pour les récoltes que pour l’installation des contres saisons de riz au niveau des périmètres irrigués constituent des sources de revenus et de nourriture à travers la rémunération en nature pour les ménages pauvres.

    Les conditions pastorales :

    Les conditions d’élevage à travers la disponibilité de pâturage moyenne à supérieure à la moyenne dans les différentes zones d’élevage favorisent une production de lait et un embonpoint moyen pour le bétail à travers le pays. La descente habituelle des troupeaux transhumants vers les champs pour les résidus de récoltes, au niveau de la vallée du fleuve et autour des points d’eau permanents est amorcée et se poursuit normalement.

    La hausse habituelle des offres de bétail grâce au retour des troupeaux de la transhumance et des besoins d’approvisionnement habituels des éleveurs en denrées est observée sur les principaux marchés à bétail. Les prix du bétail en dépit de la hausse des offres par rapport au mois passé restent supérieurs à la moyenne quinquennale grâce à la forte demande sur les différents marchés. Par exemple, le prix de la chèvre en janvier 2016, qui est l’animal le plus vendu par les ménages pauvres, est en hausse par rapport à la moyenne quinquennale de 34 pour cent à Tombouctou et de 4 pour cent à Rharous.

    L’approvisionnement des marchés et les flux :

    L’approvisionnement des marchés en céréales est suffisant partout. L’offre de céréales essentiellement basée sur la production locale suit la tendance habituelle de hausse en cette période de post récolte. Quant au marché de Kidal approvisionné habituellement à partir de l’Algérie, les flux sont moyens avec des perturbations isolées qui impactent négativement par moment les mouvements de commerçants.  

    Accessibilité :

    L’évolution des prix des principales denrées de base dans les différentes capitales régionales suit la tendance saisonnière de baisse. Le prix en fin janvier 2016 du mil qui est la céréale la plus consommée est, par rapport à la moyenne quinquennale en baisse de 4 pour cent à Sikasso, 7 pour cent à Ségou, 10 pour cent à Koulikoro et de 12 pour cent à Ségou. Pour les marchés des régions du nord pour lesquels, l’approvisionnement à partir des zones agricoles du sud se poursuit, les prix sont en baisse de 4 pour cent pour le mil à Gao et de 10 pour cent à Bourem. Ces prix favorisent l’accès des ménages aux denrées en cette période de disponibilité de la propre production et des produits de cueillette (fonio, cram cram) excepté pour les ménages pauvres dans certaines zones du nord, les victimes d’inondation et des populations retournées qui connaissent une baisse de revenus.

    Les termes de l’échange chèvre/mil grâce aux bons prix du bétail sont en hausse de plus de 30 pour cent par rapport à la moyenne à Gao et 19 pourcent à Ansongo; ce qui permet un accès moyen aux marchés des ménages éleveurs pauvres qui disposent d’un capital animalier (Figure 1). 

    Autres facteurs importants :

    La situation sécuritaire dans les régions du Nord du pays reste marquée par des incidents sécuritaires qui continuent d’affecter négativement la reprise socioéconomique. Les perturbations des mouvements et le climat de prudence que cela impose réduisent les opportunités d’emplois importantes pour les ménages pauvres qui connaissent une baisse de leurs revenus par rapport à la moyenne. Les difficultés d’accès de certaines localités ne permettent pas la mise en œuvre correcte des appuis humanitaires pour les ménages pauvres en difficulté ; ce qui rehausse la vulnérabilité des ménages pauvres et limite la reconstitution des moyens d’existence fortement utilisés pour répondre aux difficultés.

    Situation de sécurité alimentaire :

    La majorité des ménages agropastoraux et pastoraux à travers le pays ont un accès moyen aux denrées grâce à la disponibilité moyenne de la propre production, des produits de cueillette et des prix des céréales proches de la moyenne. Les termes de l’échange bétail/céréales supérieurs à la moyenne permettent un accès moyen des ménages éleveurs aux marchés pour satisfaire leurs besoins alimentaires. Par conséquent, la majorité des ménages sont présentement en insécurité alimentaire minimale (Phase 1 de l’IPC).

    Toutefois, les ménages victimes des inondations de juillet à septembre 2015 estimés à 15000 personnes et ayant connu des pertes de biens et de cultures ont des difficultés à satisfaire en même temps leurs besoins alimentaires et la reconstitution des biens qu’ils ont perdus. Ils sont actuellement en situation de stress (Phase 2 de l’IPC). Les ménages pauvres victimes de la forte baisse de production de 2015 au niveau des lacs Faguibines et Télé dans le cercle de Goundam et ceux de la zone pastorale du Gourma qui ont connu une baisse d’effectif suite à la forte mortalité ont recours à des stratégies d’adaptation atypiques de migration et d’intensification de main d’œuvre pour satisfaire leurs besoins alimentaires. Ils sont actuellement en situation d’insécurité alimentaire de Stress (Phase 2 de l’IPC).

    Le retour des personnes déplacées et réfugiés dans leurs zones d’origine se poursuit. En fin janvier 2016, le nombre de retournés des régions du pays et des pays voisins était de 494.121 personnes, soit 453.059 de déplacés retournés et 41.062 de rapatriés selon le DTM (Displacement Tracking Matrix). Ces ménages qui ont de la peine à s’intégrer dans le tissu économique local et de se rétablir (abris, reprise d’activités économiques, etc.) ont des difficultés à satisfaire leurs besoins alimentaires et non alimentaires et sont en situation de Stress (Phase 2 de l’IPC).

    Suppositions

    Le scenario le plus probable de la sécurité alimentaire de février à septembre 2016 se base sur des suppositions fondamentales, par rapport à l’évolution du contexte national, qui sont :

    Les activités agricoles :

    • Pluviométrie : Selon les dernières prévisions agro climatologiques de la NOAA et de l’ECMBW, la saison des pluies s’installera à temps en juin dans la zone soudanienne et sahélienne du pays. Les hauteurs de pluies attendues pour la saison seront moyennes à supérieures à la moyenne ; ce qui augure des perspectives moyennes de développement des cultures (Figures 2 et 3).
    • Production agricole 2016/2017 : La poursuite du programme gouvernemental de subvention des intrants agricoles, les distributions d’équipements et les aménagements hydroagricoles en cours permettront une augmentation des superficies réalisées pour la campagne 2016/2017. La pluviométrie moyenne ou proche de la moyenne attendue en plus des facteurs cités plus haut permet d’espérer sur une production agricole globalement moyenne à supérieure à la moyenne.

    Les autres sources de revenus et de nourriture : 

    • Productions animales : Les conditions d’élevage présentes augurent d’une production animale moyenne dans l’ensemble, sauf dans le Gourma de Gao et de Tombouctou affecté par la mortalité inhabituelle du bétail en 2015. La baisse habituelle de la production de lait de mars à juin suivi de la reprise à partir de juillet pour atteindre le pic en août-septembre grâce à la reconstitution des conditions d’élevage sera observée.
    • Mouvements des animaux : La descente habituelle des troupeaux vers les points d’eau permanents et pour les résidus de récolte s’est amorcée et se poursuivra normalement de même que la remontée habituelle des troupeaux vers les zones de concentration d’hivernage en juin-juillet. Toutefois, les incidences sécuritaires dans les régions du nord pourraient engendrer des perturbations dans certaines zones ; ce qui affectera négativement l’alimentation du bétail.
    • Production halieutique : Les zones de reproduction des poissons ont été suffisamment inondées l’année dernière ; ce qui augure d’une bonne reproduction des poissons et un bon développement des espèces halieutiques. Les captures en cette campagne de pêche en cours s’amélioreront davantage à la faveur de la décrue sur les cours d’eau et à la levée des mises en défens en février-avril et l’ouverture des pêches collectives en fin mars. Les produits de la pêche et les revenus qu’elle engendre amélioreront le pouvoir d’achat et l’alimentation des ménages pêcheurs.
    • Migration: Le départ habituel des bras valides depuis octobre des zones agricoles vers les centres urbains du pays et vers l’extérieur se poursuivra normalement. Les ressources moyennes rapportées par les bras valides qui seront de retour en mai-juin contribueront à soulager les ménages pendant la période d’installation de la nouvelle campagne agricole.
    • Main d’œuvre : Les activités habituelles de main d’œuvre non agricole et de petits métiers de février à mai et la main d’œuvre agricole de mai à septembre se poursuivront normalement dans le pays. Les revenus moyens issus de ces activités permettront aux ménages pauvres qui en dépendent d’améliorer leur pouvoir d’achat. Toutefois, dans les régions du nord, la baisse des opportunités d’emplois de main-d’œuvre (construction, petits métier, etc.) à cause de la situation sécuritaire instable qui limite les investissements engendrera des revenus inférieurs à la moyenne.
    • Soudure agropastorale : La soudure agropastorale sera normale pour la majorité des populations du pays. La régénération des pâturages à partir de juillet de même que la disponibilité des premières récoltes en septembre contribueront à améliorer l’alimentation des pasteurs et agropasteurs et leurs revenus. Cependant, à cause de l’épuisement précoce de stocks en février au lieu de mars-avril et la dépendance aux marchés d’un à deux mois plus que d’habitude des ménages pauvres du Lac Faguibine et Télé de Goundam de même pour les pasteurs pauvres du Gourma des Régions de Tombouctou et de Gao qui connaissent une baisse de revenus par rapport à la moyenne, la soudure sera précoce d’un mois et plus dure qu’en année normale.

    Les marchés :

    • Prix des céréales : La bonne disponibilité céréalière dans le pays augure d’une évolution typique des prix durant l’année alimentaire et permettra leur maintien à des niveaux moyens à inférieurs à la moyenne, favorables à un accès des ménages aux denrées. La baisse entamée dès novembre sera suivie par une stabilité en mars-avril avant d’entamer une hausse saisonnière en mai-juin jusqu’à la fin de la soudure en septembre.
    • Prix du bétail : La tendance des prix du bétail supérieurs à la moyenne devrait se poursuivre en raison des conditions d’élevage moyennes à bonnes. La baisse saisonnière des prix en avril avec la dégradation habituelle des conditions d’élevage sera observée jusqu’en juin. La reconstitution des conditions d’élevage à la faveur de l’installation des pluies en juillet rehaussera le niveau des prix à cause de la baisse habituelle des offres lié à la remontée des troupeaux et à un moment où les demandes seront en hausse pour les fêtes de ramadan en juillet et de Tabaski en septembre. Les termes de l’échange bétail céréales resteront favorables aux éleveurs. 
    • Achats institutionnels : Les achats institutionnels dans le cadre de la reconstitution du stock national de sécurité de l’OPAM, pour 10000T de riz et 20000T mil/sorgho, des achats du PAM et d’autres organismes humanitaires durant l’année 2016 dans le cadre du Plan National de Réponse seront globalement inférieurs à ceux de l’année 2015 à cause de la réduction du nombre de bénéficiaires d’aide dans le pays.

    Les autres enjeux importants :

    • Situation sécuritaire: La situation sécuritaire restera marquée par des incidents isolés qui continueront à perturber la libre circulation des personnes et des biens notamment dans les régions de Tombouctou, Gao et de Kidal et aussi dans le nord de celle de Mopti. La mise en œuvre attendue dans les mois prochains des résolutions de l’Accord de Paix du 20 juin 2015 contribuera à améliorer significativement la situation sécuritaire et minimiser ses impacts sur la vie socio-économique des zones concernées.
    • Retour des populations déplacées et refugiés : La tendance au retour des déplacées et des réfugiés dans leurs zones d’origine se poursuivra et s’accroitra en raison de l’amélioration de la situation sécuritaire et la mise en œuvre des accords de paix. La satisfaction des besoins primaires qui sera difficilement supportable par les résidents reste importante à leur réinsertion dans le tissu économique local qui traine encore les séquelles de la crise sécuritaire.
    • Situation nutritionnelle : Le taux de malnutrition aiguë chroniquement préoccupant dans le pays sera au plus bas entre octobre et mars (période post récolte) et se dégradera de mai à septembre avec la dégradation des conditions d’hygiène (utilisation des eaux de surface, maladie etc.) et surtout aux difficultés d’alimentation liées à la soudure. La prévalence nationale de la malnutrition aiguë globale selon le rapport poids/taille pour le pays qui est de 12,3 pour cent (IC 10,6-14,3) selon l’enquête SMART de juin 2015 (période de début de la soudure) par le ministère de la santé en collaboration avec les partenaires ne devrait pas être dépassée. L’accès moyen des ménages aux denrées alimentaires, l’amélioration et l’intensification des programmes de dépistage et de prise en charge des cas de malnutrition particulièrement dans les régions affectées par le conflit contribueront à améliorer la situation nutritionnelle et réduire la prévalence. A partir de septembre, la disponibilité des premières récoltes et du lait permettront une amélioration de la situation nutritionnelle à des niveaux habituels.
    Résultats les plus probables de la sécurité alimentaire

    Le bon niveau des stocks des ménages grâce à la production céréalière moyenne à bonne augure des revenus agricoles moyens et un bon approvisionnement des marchés avec des prix proches de la moyenne. Par conséquent, la plupart des ménages dans le pays sera en situation Minimale d’insécurité alimentaire (Phase 1 de l’IPC).

    L’épuisement précoce des stocks à partir de février contre mars-avril dans la zone des lacs de Goundam et la baisse de revenus des ménages pauvres de la zone pastorale transhumant des régions de Tombouctou et Gao à cause de l’érosion du capital animalier limitent l’accès de ces ménages aux marchés. Les ménages pauvres ont recours de façon atypique à la migration, aux emprunts, à la réduction des dépenses non alimentaires, à la préférence des aliments les moins chers, et à la mobilisation des biens pour satisfaire leurs besoins alimentaires. La dépendance plus longue que d’habitude aux marchés avec des revenus globalement en baisse ne permettent pas aux ménages pauvres de ces deux localités de satisfaire à la fois leurs besoins alimentaires et non alimentaires. Par conséquent, les ménages pauvres de ces deux zones se maintiendront en insécurité alimentaire de Stress (Phase 2 de l’IPC) à partir de février 2016 jusqu’en septembre 2016 à partir duquel, la disponibilité des premières récoltes et des produits de cueillette mettront fin à la soudure.

    Les ménages victimes des inondations de juillet à septembre 2015 estimés à 15000 personnes et ayant connu des pertes de biens et de cultures auront des difficultés à partir de février 2016 pour couvrir convenablement leurs besoins alimentaires et feront recours à des stratégies d’adaptation inhabituelles. Il en sera de même pour les ménages pauvres  retournés dans leurs zones et les déplacés qui cherchent à rétablir leurs moyens d’existence. Par conséquent, ils seront en insécurité alimentaire de Stress (Phase 2 de l’IPC) entre février et septembre 2016.  

     

    Pour plus d'informations sur les perspectives des zones de préoccupation, veuillez, s'il vous plaît, cliquer en haut de la page pour télécharger le rapport complet.

    Figures Calendrier saisonnier pour une année typique

    Figure 1

    Calendrier saisonnier pour une année typique

    Source: FEWS NET

    Carte des résultats actuels de la sécurité alimentaire, février 2016

    Figure 2

    Carte des résultats actuels de la sécurité alimentaire, février 2016

    Source: FEWS NET

    Figure 1. Les termes de l’échange mil/chèvre (kg/animal)

    Figure 3

    Figure 1. Les termes de l’échange mil/chèvre (kg/animal)

    Source: FEWS NET

    Figure 2. Anomalies des précipitations (mm / jour) – Mai à juil. 2016

    Figure 4

    Figure 2. Anomalies des précipitations (mm / jour) – Mai à juil. 2016

    Source: NMME

    Figure 3.  Anomalies des précipitations (mm / jour) – Juil. à Sept. 2016

    Figure 5

    Figure 3. Anomalies des précipitations (mm / jour) – Juil. à Sept. 2016

    Source: NMME

    Afin d’estimer les résultats de la sécurité alimentaire pour les prochains six mois, FEWS NET développe les suppositions de base concernant les événements possible, leurs effets, et les réponses probables des divers acteurs. FEWS NET fait ses analyses basées sur ces suppositions dans le contexte des conditions actuelles et les moyens d’existence locaux pour développer des scénarios estimant les résultats de la sécurité alimentaire. D’habitude, FEWS NET prévient du scénario le plus probable. Pour en savoir plus, cliquez ici.

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